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Quelques lettres "mémorables"...

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yugcib
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
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MessageSujet: Quelques lettres "mémorables"...    Mar 2 Aoû - 11:15

Je reproduis ici, dans le coin de Yugcib... Quelques "lettres mémorables" que j'ai écrites, un jour, à des personnes que j'aimais beaucoup.... Ou encore parfois, à d'autres personnes avec lesquelles j'ai été en relation, ou que j'ai voulu contacter (et qui ne m'ont pas forcément répondu, celles là...)

A dire vrai je n'écris pas si souvent, de telles lettres... Je préfère "composer" un petit texte anecdotique avec des personnages fictifs, ou écrire dans le genre "missile" (ou pamphlet)... Ou raconter une histoire tirée d'une situation ou d'un fait réel...





A Marie José Ferey, guichetière à la poste de Bruyères dans les Vosges, le 10 janvier 2005 :


Bien que je t’adresse cette lettre à toi personnellement, je t’autorise et même je te suggère de la faire lire à tous ceux qui parmi vous sont encore présents à la poste de Bruyères, et qui m’ont connu.

L’estime que j’ai pour toi n’est d’ailleurs je crois bien, un secret pour personne.

Voilà…

Le 12 janvier 2005, un mercredi, sera pour moi le dernier jour de mon activité professionnelle. Il va sans dire que je fête cet évènement en « grande pompe » avec d’une part mes collègues de la poste de Saint Julien en Born, bureau dans lequel j’ai travaillé durant les 3 derniers mois, et d’autre part quelques uns de mes collègues brigadiers EAR du groupement Landes Océanes.

Le 12 janvier étant mon ultime jour de travail, c’est seulement le 14 que je fais la fête… toute la journée.

A ce niveau là, je n’en serai plus à une journée près…

Le 12 janvier n’est pas pour moi une date ordinaire, loin s’en faut !

C’est en effet ce jour là qu’en l’année 1977 tu fis ton entrée à la poste de Bruyères, venant je crois de Paris 61 si mes souvenirs sont exacts.

Une petite Vosgienne enfin revenue dans sa vallée de la Mortagne.

Je te revois encore ce 12 janvier 1977 dans une robe rouge, avec un grand imper blanc.

J’étais à la « cabine financière ». Au moment de la rentrée des facteurs. Y’en a même un parmi eux, peut-être était-ce Michel Douche, qui a dit « voilà le petit chaperon rouge ».

Te voyant donc débarquer ainsi, alors que ton arrivée était annoncée depuis au moins 15 jours, j’en étais quelque peu ému. Et c’est bien normal : la féminité m’ a toujours émerveillé depuis ma plus tendre enfance. Soit dit en passant selon une expression de moi qui a fait long feu déjà, merci pour toutes ces « piqûres d’héroïne dans la veine à vif sans les effets secondaires dévastateurs »… Ces piqûres qui m’ont convaincu que le paradis existait déjà sur Terre avant d’exister dans le ciel.

Bien des années plus tard, un jour d’été au guichet, tu devais être en vacances, des gens qui te connaissaient bien m’ont parlé de toi, évoqué cette gentillesse, cette délicatesse, cette discrétion qui te caractérisent particulièrement.

J’ajouterai pour ma part « une certaine élégance dans une merveilleuse et authentique simplicité ». Quoi que je puisse dire aussi ( mais ce n’est pas trop grave ) : « une réserve et une mesure en toutes choses qui confine parfois à une certaine froideur portant ombrage à ce meilleur de toi-même à nul autre pareil ».

Le vendredi 14 janvier de cette année 2005 rappelle à mon souvenir ce même 14 janvier 1999 lorsqu’à la poste de Bruyères je fêtais mon départ… En compagnie de mes « petites fées », toi et Françoise à mes côtés et devant mes nombreux copains des Vosges, sans compter quelques « clients » que j’avais invités. Le conseiller financier que j’avais été neuf ans durant, dont quatre sans cravate, et qui se déplaçait à vélo, avait fini par avoir une « grosse cote » auprès des dames et demoiselles, naturellement bien conseillées pour leurs placements.

Six ans ont passé.

Un gouffre, une éternité…

Parce que je viens de traverser durant ces années un autre « segment d’existence »… Avec d’autres « piqûres d’héroïne » et une toute autre carrière comportant quelques épisodes atypiques.

Mais ce 14 janvier 1999 est aussi proche de moi aujourd’hui que le jour d’hier.

Mon écriture a évolué aussi.

Sans doute avez-vous pu me lire, les uns et les autres, dans l’Echo des Vosges, Marianne, l’Est Républicain, l’Humanité Hebdo et même, mais plus rarement, dans Le Monde et une fois dans le Figaro… Je « squatte » en effet partout où l’on veut bien accueillir mes propos généralement axés sur des sujets d’actualité.

Mais cette écriture là n’est pas la seule. J’en ai une autre, plus libertaire, plus « hard », plus « du fond de mes tripes ».

Cette écriture là envahit régulièrement les pages d’un petit fanzine qui se nomme ROUE LIBRE, distribué gratuitement, lu en pays de Born par quelques dizaines de personnes et notamment au cinéma de Contis, un espace où l’on pourfend cette culture kitsch ultra médiatisée genre Star Académy et autres conneries soporifiques édulcorées de nos différents programmes de télévision.

Certains Chrétiens définissent l’enfer par la perte de la présence de Dieu…

Je dirais de l’enfer qu’il est assurément celui des fractures relationnelles.

Quand t’as été bien avec quelqu’un, que t’as bu avec lui au même verre, que t’as partagé avec lui des émotions, traversé avec lui des segments d’existence… Et que, suite à un énorme malentendu tu n’as plus jamais revu cette personne, il y a bien là une fracture relationnelle. Et c’est ce qu’il y a de pire, je crois.

Plus encore que d’avoir à subir toutes les injustices, toutes les hypocrisies et toutes les violences.

Dans cette si drôle d’expérience qu’est la traversée de la vie, j’ai parfois vécu ce genre de fracture. Je ne m’en suis jamais remis…

Telle est donc ma définition de l’enfer sur Terre.

J’exhorte tous les acteurs de la grande scène du monde à ne jamais porter à leurs lèvres la coupe si amère de ce vin maudit entre tous : celui de la fracture relationnelle.

Mais si j’ai une définition de l’enfer, j’en ai une aussi du paradis, semblable à celui qui fait vibrer de bien être les ailes de la mouche entre les plis d’un rideau… comme entre les plis de toutes les féminités.


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MessageSujet: Re: Quelques lettres "mémorables"...    Mar 2 Aoû - 21:55

... Avant d'enchaîner avec une autre lettre "mémorable", voici une petite anecdote "pas piquée des hannetons"... Et qui eût en son temps, à la Poste de Bruyères (22 facteurs et 11 agents du Service général à l'époque) une notoriété qui dépassa même très largement le seul établissement postal de Bruyères, s'étendit à toute la Poste des Vosges et dont on eût des échos jusqu'au Centre Financier de la Poste de Nancy...

Voici !

... Simone, la mécanographe (en ce temps là nous n'étions pas encore informatisés), une femme "un peu plantureuse", très volubile, très volontaire, un peu autoritaire mais néanmoins très gentille... Se trouva un jour en congé de maladie parce qu'elle s'était accidentellement brûlé le derrière, chez elle, tombant lourdement sur l'un des feux de sa gazinière (elle avait perdu l'équilibre en voulant fixer quelque chose sur le mur au dessus de la cuisinière alors qu'un feu était allumé)...
Michel Douche, un facteur (le plus rigolard de tous, et aussi le plus farceur) lui avait dit lorsqu'elle reprit le travail : " voilà ce que c'est que de te faire crapahuter sur le coin de ta cuisinière par le Pierrot (son mari)... tu pouvais pas choisir un autre endroit ? Résultat, t'as eu le cul en feu par le gaz, comme si t'avais pas déjà le feu au cul sans t'asseoir sur un feu allumé de cuisinière !"
Et je venais de raconter justement, un rêve que je fis : c'était notre femme de ménage, très grosse et avec des cheveux en chou-fleur, et sapée comme un as de pique (mais surtout très culottée, se prenant pour la femme de ménage en chef et qui persécutait la pauvre Léontine à moitié illettrée,qui soit dit en passant abattait davantage de besogne)... qui descendait du ciel en parachute, sans slip, et présentant son postérieur grossissant à vue d'oeil dans la descente... J'étais assis attaché à un arbre et les mains liées derrière l'arbre, de telle sorte que j'allais me prendre en plein sur le visage le cul de la rombière!
Ayant fini de raconter ce rêve, je dis alors " si au moins ç' avait été la Simone descendant en parachute ! ...
Et alors, un autre facteur, un "pas triste" non plus, me dit ceci " Et si ç'avait été le petit cul de Marie José" ? ...
Je ne vous dis pas la légendaire crise de fou rire qui me plia en quatre et dura plus d'une heure, et qui se communiqua à toute l'équipe de la Poste...
Bien des années plus tard, l'histoire était encore évoquée...

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MessageSujet: Re: Quelques lettres "mémorables"...    Mer 3 Aoû - 7:32

... Je viens de relire sur mon site, catégorie "Quelques lettres" (3 ou 4 rubriques dont une, non visible au sommaire ( "rubrique cachée" accessible par un lien ) ces quelques correspondances qu'à l'époque j'avais rédigées... Mais cette "relecture" après plusieurs années ne m'a guère satisfaite à l'exception de celle, plus haut, que je présente ici dans mon coin, et sans modification...
Je ne poursuivrai donc pas pour le moment. J'envisage en effet des corrections, voire de modifier ou supprimer certains passages (qui ne me semblent pas d'une grande valeur littéraire et qui de surcroît n'ont pas non plus un grand intérêt, même ici dans le "coin de Yugcib")...

... Je pense que, dans le genre "autobiographique" , et sans doute plus encore dans le genre "correspondance privée ou "plus ou moins privée"... Une certaine "exigence" dans la formulation et surtout un regard "personnel, objectif et évolué", s'imposent...

... Je sais bien que certains auteurs ou écrivains, ont "tellement de talent", qu'à n'importe quelle époque de leur vie, ils peuvent produire "de l'immortel à l'état brut" (et donc trouver la formulation "définitive" )... Mais ces auteurs là sont rares, très rares à vrai dire... (je citerais peut-être François Mauriac, André Gide, par exemple...)


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MessageSujet: Re: Quelques lettres "mémorables"...    Mer 3 Aoû - 18:24

... Bon, j'ai un peu réfléchi... Et en définitive je me décide à reproduire cette lettre là... Que j'ai envoyée à Thierry Ardisson, du temps où était diffusée le samedi soir l'émission "Tout le monde en parle"... C'était je crois, en 2004...

Monsieur Thierry Ardisson, le roi de « TOUT LE MONDE EN PARLE », qui pète le feu, beau comme un dieu, iconoclaste, arrogant, décapant...



Je n’aime pas votre émission. Enfin, ce n’est pas que je l’aime pas…Mais vous me faites rire.

Et quand on rit vraiment, la vulgarité, ça passe comme une lettre à la poste... Enfin "presque"...

Vulgaire et iconoclaste votre prestation du samedi soir, dis-je ?

Plutôt tordue à dire vrai...

Très franchement, moi qui ne suis ni un auteur connu, ni un personnage du « Show biz », être pourfendu, retourné comme une crêpe sur votre plateau de télévision devant quelques millions de nos concitoyens de tous bords et de toutes tendances, j’en crèverais de rire.

N’ayant rien à perdre et rien à gagner, autant se faire assassiner en beauté… Et être avalé comme Tricatel dans la gueule grande ouverte de « tous les coups sont permis »… Si je devais être un jour l’un de vos invités.



Cher monsieur Ardisson qui pète le feu beau comme un dieu…

J’ai écrit deux livres.

Une ânerie intitulée « Au pays des guignols gris », 450 pages, publiée en octobre 2002.

Une ânerie qui m’a tout de même coûté neuf mois de travail d'écriture à raison de trois à quatre heures par jour sinon plus certains jours …

Et un laïus pseudo philosophique en deux parties intitulé « Quel monde possible ». La première partie est une ineptie, un répertoire de commentaires sur des sujets d’actualité dans le genre de tout ce qu’on peut entendre au bistrot du coin.

La seconde partie, quand à elle… Est un peu « valable », si l’on peut dire.

Ce livre fait 167 pages, ce qui semble déjà plus digeste pour un lecteur éventuel.

Il a été publié par Manuscrit point com...

Je concocte actuellement une oeuvre iconoclaste intitulée "Grand Hôtel du Merdier"...

Si l'on peut toutefois appeller "oeuvre" un torchon pareil !

Mais quel torchon !

Sans sombrer pour le moins du monde dans le narcissisme, j’en crève de rire à chaque paragraphe.

Pour ce bouquin là, cher monsieur Ardisson beau comme un dieu, je ne chercherai jamais un éditeur.

Il est impubliable.

Il sent trop la merde.

Il ne respecte rien.

Y’ a des mots qui sont pas dans le dico, et qu’il est hors de question d’appeler pompeusement « néologisme ».



L’ écriture est devenue enfin pour moi cet espace de liberté dont j’ai toujours rêvé.

Un espace de liberté…Absolue.

Et dans cet espace là, l’on y peut tout être, tout faire, tout dire…

Qui n’écrit que pour plaire ou distraire n’est qu’un artisan de l’écriture. En « liberté surveillée et plus ou moins médiatisée ».

En ce sens, il faut des écrivains, des poètes, d’excellents chroniqueurs, comme il faut des ébénistes ou des forgerons.

Lorsque l’écriture devient vraiment un espace de liberté, l’on n’a que faire de la reconnaissance, des préséances, des académies et des salons.

Voilà, cher monsieur Thierry Ardisson beau comme un dieu !

Et bien sincèrement… Parce que si vous saviez ce que je dis dans mon entourage, de ces « sentiments » qu’on torche au bas d’une lettre !


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MessageSujet: Re: Quelques lettres "mémorables"...    Mer 3 Aoû - 19:18

... Et voici une lettre que j'adressai à Marie Thérèse Drouillot, secrétaire de Direction à la Poste des Vosges, groupement postal de Saint Dié...
Le 12 octobre 2002 alors que j'étais dans les Landes depuis février 1999...

Lettre à Marie Thérèse Drouillot, le 12 octobre 2002

Chère Marie-Thérèse,



Si mes souvenirs sont exacts, vous devez maintenant exercer vos fonctions à la Poste d' Epinal, depuis le mois de mars 2002.

Au temps où j’ étais conseiller financier à Bruyères, dans mon jargon à moi, j’ appelais la Direction Départementale « la Sphère Céleste ». Mais, en ce temps-là, l’on y rencontrait Jean-Claude Plèche, Francis George et Bernard Lotz. Et tant d’autres personnes, dont la sémillante Evelyne Claude Mougel, personnes toutes aussi sympathiques les unes que les autres…

J’avais alors coutume d’expédier par la Sacoche, de Bruyères, quelques « messages pirate », ainsi que diverses esquisses ou dessins de mon invention, et, il faut le dire, généralement, ça faisait rire et ça mettait une petite note d’humour entre ces murs gris de la « Sphère Céleste ».

Pour la « petite histoire », c’était en 1989, et peut-être jusqu’en 1991…

Au temps de ces « pionniers » que nous étions, les conseillers financiers de la Poste, notre vénérable « Mère Céleste nous gratifiait, nous, les premiers « conquérants », de toutes ses bénédictions…

Par la suite, en 1994, lorsque furent créés les Groupements ; ce fut à Saint-dié, auprès de nos animateurs de l’ époque, entre autres, Pascal Grosgeorges , que j’exerçais mes « talents » d’ humoriste… et de semeur d’ anecdotes…

Il y avait alors « toutou Excellius », bientôt suivi de la « girafe au long cou », Altitus, grandes affiches publicitaires vantant ces placements "miracle" qu'étaient Excellius et Altitus...

Il faut dire qu’ alors, nous avions des interlocuteurs « hors du commun », tels Denis Cablan, le directeur du groupement, et, bien sûr, ses adorables assistantes : Doriane Marchal et vous-même, Marie-Thérèse Drouillot.

Autant que je me souvienne, lorsque je venais au groupement pour des formations, nous nous retrouvions tous, toute la « bande » des « cofis », et… Qu’est-ce qu’on rigolait ! Je crois que si j’ ouvrais d’un seul coup tous les tiroirs de ma mémoire, je n’en finirai plus d’exhumer, avec « l’air du temps », un nombre incalculable de petites anecdotes et de reconstruire ainsi un « historique » de ce qui fut notre vie, nos expériences, durant ces années-là. Car la relation qui s’ établissait entre nous, avait, selon moi, quelque chose de tout à fait exceptionnel.

Mais, aujourd’ hui, je suis depuis le 1 er Février 1999 à la Poste des Landes... Et depuis le 30 Juin 2002, je n’exerce plus les fonctions de Chef d’ établissement à Lesperon. J’ ai donc « changé de vie », en quelque sorte, aspirant à finir ma carrière dans des conditions plus conformes à mes projets futurs, soit des conditions moins contraignantes en responsabilités, et me laissant beaucoup plus de liberté et de loisirs. Je suis désormais Brigadier EAR dans le groupement des Landes Océanes, et je fais des remplacements dans les bureaux du littoral. Cela me convient beaucoup mieux. Je vois du pays, de nouveaux visages, et j’ ai plus de temps libre. Moins de soucis aussi, et plus aucun de ces objectifs commerciaux "impossibles" ni de portefeuille de clientèle à gérer. Guichet, services arrière, courrier, un peu de compta, et c’est tout.

...Je vous avais fait écouter une cassette de mes textes en 1994 je crois…

Je me souviens encore du jour où vous êtes venue me voir, début mai 1994 à la Poste de Bruyères, pour « m’interviewer » afin de me présenter dans « Jourpost », le journal des Postiers...

J'avais tout particulièrement apprécié votre "papier" avec photo à l'appui. Il est vrai que nous étions alors à cette époque les "anges à trompette" de notre "Mère Céleste", que nous étions "bien soignés" (en particulier lors de ces stages de formation de la CNP en Hôtel Mercure, bons repas et charmantes hôtesses d'accueil dans les "grandes messes" présidées par Jacques Lenorman le directeur des Clientèles Financières)...





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