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Rentrée littéraire chez Galaade éditions

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ignatius
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MessageSujet: Rentrée littéraire chez Galaade éditions   Mar 20 Sep - 13:25

Bon, chose promise...

Lieu: Maison de l'Amérique latine, paris VIIè,

(je vous préviens, ce semblant d'article sera très subjectif)

Date: 14 septembre 2011

Personnages: Emmanuelle Collas, Catherine Pont-Humbert et quatre auteurs.

Depuis le décès d'Edouard Glissant, l'auteur "phare" de Galaade éditions est Irvin Yallom, mais il n'était pas présent à cette rentrée, sa prochaine apparition est prévue je crois pour mars où il devrait présenter un roman avec pour thème et personnage central Spinoza.

Je vous passe le discours liminaire de Mme Collas dont me reste surtout le mot "insoumission" qui semble être le leitmotiv de sa maison, l'étoile à laquelle elle voue son travail d'éditrice.

Il s'agissait donc de présenter les quatre romans de cette rentrée au travers de brèves lectures. On débuta par "Le blanc va aux sorcières". Chaque lecture -hormis la dernière- fut un échange entre Catherine Pont-Humbert et l'auteur.

-"Le blanc va aux sorcières", d'Helen Oyeyemi. Roman autour d'une maison "vivante", dont la forme et le fond seraient à classer apparemment dans la lignée d'Henry James ou de Shirley Jackson. Difficile de se faire une opinion sur une simple lecture, dont la moitié fut en langue originale (c'est à dire en anglais), mais je suppose que pour ceux qui goûtent ce genre de roman, celui-ci présente des intêrets: le style me parut bon et le thème serait traité de façon peu conventionnelle (notez le conditionnel, je ne peux avoir d'avis sur la question avec un extrait de quelques pages seulement). J'ai discuté avec Mlle Oyeyemi lors du pot qui suivit, et j'ai aimé sa vision très intègre de la fonction d'écrivain, ses références littéraires (citées dans le fil sur Irvin Yallom); elle m'a dit avoir voulu arrêter d'écrire l'année dernière, craignant que l'écriture la rendît folle, c'est peut-être idiot et en tous cas subjectif, mais ça me pousse à la considérer avec un certain sérieux (et cela prouve ce que j'ai toujours pensé: la publication n'épargne aucun des affres qui entourent la vie d'écrivain, amateur ou reconnu).

-"L'unique objet de mon désir", Frédéric Teillard. Les premières pages me semblèrent bonnes: le narrateur craint la fin de toute chose, que tel noël soit le dernier, que ce soit la dernière fois qu'il mange tel plat, etc etc. Des plus graves aux plus insignifiantes. Un angoissé. Je crois que chaque personnage tient une espèce de journal intime, en tous cas, chacun écrit, et il est question du rapport à l'écriture. D'après le romancier c'est le thème central de son ouvrage. Je cite l'auteur de mémoire: "j'écris toujours sur ce sujet-là, le rapport à l'écriture, et pour que ce ne soit pas trop chiant pour mes lecteurs, je mets des histoires d'amour". Car oui, il était question d'histoires de couples.

-"Trois surprises à bord du Bahnhof Zoo",Manuel Piolat Soleymat. L'intrigue se noue parce qu'un personnage féminin décide de sortir une nuit pour aller danser, c'est l'élément déclencheur du roman. L'auteur est aussi metteur en scène de théâtre et au long de la lecture, cela semblait flagrant: il devait écrire en pensant aux adaptations (je crois d'ailleurs qu'il en prévoit déjà une pour le théâtre). Le style ne m'ayant pas beaucoup accroché, j'aurais du mal à donner un avis argumenté.

-"Les averses d'automne" Tuna Kiremitçi. Cela débute par un dialogue des plus anodins, assez léger. Une dame plutôt âgée a passé une annonce, cherchant quelqu'un pour un service à la personne. C'est une jeune femme qui lui donne la réplique. On sent la surprise de cette jeune femme obligée de répondre à des questions particulièrement futiles, ou vaguement indiscrètes (-je cite de mémoire: "c'est tout ce qui vous reste de votre grand-mère? et aimiez-vous votre grand-mère?"... On se demande où on va. Mais l'écriture est subtile, en ombre on ressent la gêne de la jeune personne, ses interrogations: pourquoi est-elle ici?. Il y est question de la langue turque, d'Istanbul que cette vieille dame souhaite apparemment garder en mémoire, et raviver au fil de la conversation. La jeune interlocutrice finit par poser La question (je cite toujours de mémoire):

-"vous n'avez pas passé une annonce juste pour parler?

-"Si, c'est exactement ça".

**************

Bon, je vous passe les mondanités qui s'en suivirent. J'aurais au moins eu le plaisir d'être au Paraguay ou à quelques pas de ce pays si lointain (la maison de l'Amérique latine héberge l'ambassade du Paraguay).


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