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Séjour en Sologne. Septembre 2009.

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charpentier hélène
Littérophage Notabéniste Avec Mention Spéciale.
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MessageSujet: Séjour en Sologne. Septembre 2009.   Sam 1 Oct 2011 - 15:14

En 2009, notre association marnaise avait effectué un séjour en Sologne particulièrement réussi car il avait fait beau toute la semaine. parmi les participants nous avions Philémon et Baucis , c'est à dire un couple dont le mari avait 89 ans et l'épouse 90, tous deux gais et valides malgré les épreuves de la vie et le besoin d'une canne pour le mari.
En 2010, l'association est allée en Pologne. J'ai choisi de rester aux côtés de mon mari en raison de l'éloignement.

AMOPA-MARNE. Séjour en Sologne du 20 au 27 septembre 2009.


Après un voyage agréable, en ce dimanche 20 septembre, un excellent repas et l’installation en des chambres confortables au village vacances Azureva, Domaine de Grand’maison, constitué de pavillons situés dans une vaste étendue boisée à proximité d’un étang, non loin du village de Sainte-Montaine en Sologne dans le Cher, le car nous conduisit à Concressault à quelques kilomètres de là, pour la visite du musée de la sorcellerie.
Là, sur le seuil d’un ancien corps de ferme, à l’écart du village comme il se doit, nous attendait un aimable meneur de loups. Il nous fit pénétrer en la pénombre d’une pièce où se tenaient sorcières, magiciens et monstres aux yeux de braise, terreurs de notre enfance. Cet homme amène et érudit nous traça l’historique de la sorcellerie, expliqua fort doctement les mécanismes qui alimentaient autrefois l’imaginaire des gens simples, puis nous exposa tortures, persécutions et mort atroce aux quelles s’exposaient ces étranges personnages qui se livraient à de mystérieuses pratiques, et détenteurs de pouvoirs inquiétants, très vite livrés à la vindicte populaire et à la hargne des puissants attachés à la maîtrise des corps et des âmes.
Jean- Marie Néchal.


Lundi 21 septembre est une journée nature sous la houlette de Jean-Claude Barthoux, actif sociétaire de Sologne Nature environnement et de Maurice Sempé, naturaliste ornithologue qui nous rejoignent au départ de Sainte Montaine.
Dans le bus qui nous emmène à Villeny, Jean-Claude nous brosse un historique de la Sologne, pauvre en terres agricoles et riche en forêts giboyeuses, en étangs naturels …et artificiels poissonneux : une campagne favorable aux oiseaux.
A la Maison du cerf, notre première étape, un parcours dans un espace très agréablement aménagé doublé des commentaires scientifiques de guides bénévoles et passionnés nous font découvrir l’animal culte de la Sologne, le prince des forêts, ses mœurs. Un film poétique et pédagogique et des entretiens avec nos hôtes complètent notre découverte.
Après un repas de chasse gourmet et apprécié des gourmands, promenade en forêt ! Avant de nous enfoncer dans les bois, nous passons admirer le " chafaud » de Saint Viâtre, l’église avec son caquetoire typique de la région et son clocher vrillé par le temps et les intempéries. Le musée des étangs ouvrira ses portes pour quelques participants curieux et moins sportifs.
Dans les sous-bois ensoleillés, le long des étangs, les amopaliens ont retrouvé leurs âmes de potaches en interrogeant tout au long du parcours le maître Maurice Sempé sur la faune aperçue et observée à la jumelle : faisan doré, héron cendré, cormorans etc. et la flore spécifique. Plaisir complémentaire : la douceur automnale de l’après midi a régné tout au long de la balade.

De retour à Sainte Montaine, la journée s’est terminée de façon très chaleureuse et sympathique par un échange de produits locaux entre les occupants du centre.
Nicole Bauchet.

La journée du mardi 22 septembre a été consacrée à la découverte de Briare le canal dans le Loiret a débuté par la visite du musée de la mosaïque et des émaux. Au début du XIX° siècle, Jean-Félix Bapterosses créa une usine, toujours en activité, pour produire des mosaïques, des boutons et des perles. Le musée, présente parmi ces objets de vastes compositions en mosaïque dont les tesselles sont variées tant en forme, taille et couleur. D’autres mosaïques sont visibles sur la façade et à l’intérieur de l’église Saint-Etienne où elles représentent les cinq sens, les trois âges de la vie, les quatre éléments…
Le pont-canal, long de 700 m, permet aux bateaux de franchir la Loire pour passer du canal latéral à la Loire, rive gauche, au canal de Briare, rive droite. Son ossature métallique est due à Gustave Eiffel. Au cours d’une « croisière-déjeuner » nous avons assisté au franchissement de trois écluses et profité d’un paysage verdoyant et vallonné sous un soleil resplendissant.
Au musée des deux marines sont évoquées l’évolution de la batellerie, la variété des marchandises transportées et la diversité des métiers liés à la navigation sur fleuves.
Odette Naurois.

La veillée de ce mardi est animée par Hélène Charpentier qui évoque la vie de Marguerite Audoux, (1863-1937) née à Sancoins, élevée à l’orphelinat de Bourges avant de connaître la dure vie de couturière à Paris. Un musée lui est consacré à Aubigny sur Nère. Son roman autobiographique, Marie-Claire, a obtenu le prix Femina, vie heureuse en 1910 et fut traduit en plusieurs langues. Reconnue par les écrivains de l’époque dont Octave Mirbeau, André Gide ou Alain Fournier avec lequel elle nouera une profonde amitié, son roman obtient un succès foudroyant qui lui apportera une relative sécurité financière mais ne changera pas sa vie simple. On peut expliquer ce succès par sa valeur de témoignage à fois réaliste et poétique, celui d’une enfant du peuple dont la sensibilité et la vie intérieure demeurent intactes en dépit des épreuves traversées. Marie- Claire, perd sa mère à l’âge de 3 ans. Abandonnée par son père, elle est placée avec sa sœur aînée à l’orphelinat de Bourges où une jeune religieuse, Sœur Marie Aimée la prend sous son aile lui enseigne l’essentiel d’une instruction élémentaire et remplace la mère trop tôt disparue. Placée comme bergère en Sologne, dès l’âge de 12 ans, dans une ferme proche de Sainte Montaine, Marie-Claire s’adapte à la vie simple et chaleureuse d’une famille de métayers qui sera remplacée par un couple ne songeant qu’aux seuls intérêts matériels. Marie- Claire sera chassée de cette ferme car son amour sincère pour le fils des propriétaires avec lequel elle partage ses découvertes littéraires est considéré comme une mésalliance. Elle part alors pour Paris où elle connaîtra la condition misérable des couturières à la fin du XIX° siècle. Cette expérience est relatée dans un second roman : L’atelier de Marie-Claire publié en 1920.
Marie-Claude Bouzin présente à son tour le roman unique d'Alain Fournier : Le Grand Meaulnes, dont l’essentiel de l’action se situe en Sologne. Le souvenir d’Alain Fournier est entretenu au village d’Epineuil le Fleuriel que nous ne visiterons pas et au château de la Chapelle d’Angillon que nous découvrirons. Alain Fournier (1886-1914) est le fils d’un couple d’instituteurs exerçant dans les écoles rurales aux limites du Berry et de la Sologne. Il est aisé de retrouver dans le roman les lieux et les paysages de cette région. Avec Le" Grand Meaulnes", Alain Fournier joue sur plusieurs claviers : roman autobiographique car le narrateur est incontestablement le double de l’auteur ; roman d’apprentissage relatant le difficile passage de l’adolescence à l’état adulte ; roman d’aventures rappelant les thèmes et les techniques des romans anglais prisés par Alain Fournier, en particulier « L’île au trésor » de Stevenson, mais surtout roman poétique ce qui me rend original et fascinant surtout dans sa première partie. On songe à Gérard de Nerval, Charles Nodier et aux écrivains symbolistes. Alain Fournier a su mettre en lumière le merveilleux enclos dans le réel.



Mercredi 23 septembre nous nous rendons à Bourges en passant par Ménétrol et La Chapelle d’Angillon. Madame Roulet, présidente de l’AMOPA du Cher nous accueille devant l’hôtel de ville et nous conduit à pied à la cathédrale gothique Saint-Etienne, une des cinq plus belles de France que Mademoiselle Cordéro, professeur de lettres honoraire nous fait visiter.
La construction se fit en deux campagnes : le chevet et le chœur de 1195 à 1215, la nef et la façade de 1225 à 1260. Le programme iconographique demanda plus de temps et la consécration eut lieu le 13 mai 1324. Du jardin de l’évêché, nous remarquons surtout la fausse crypte qui permit d’allonger l’édifice au-delà des anciens remparts, les cinq chapelles rayonnantes accrochées au chœur, l’absence de transept, et les doubles arcs-boutants qui ont permis d’élever deux nefs latérales à grandes fenêtres. La façade, limitée par deux tours d’inégale hauteur, comprend cinq portails, fait rarissime, à la riche statuaire, plus, au sud, un pilier butant ajouté au XVI° siècle pour étayer la tour. Une immense rosace centrale monte presque jusqu’au sommet de la voûte. Les portails latéraux réemploient les des sculptures de l’époque romane. A l’intérieur, très éclairé, les voûtes sexpartites de la nef couvrant chacune deux travées, retombent sur des colonnettes dont certaines descendent jusqu’au sol. Les Trois nefs donnent naissance à un double déambulatoire. On y remarque quelques statues dont les orants du duc de Berry et de son épouse, deux tableaux de Boucher et une très riche collection de vitraux anciens du XII° au XVII° siècle. Notre guide choisit l’un d’entre eux et nous explique tout le parti à tirer de la lecture d’un vitrail.
Le petit train touristique nous permet d’admirer la vieille ville avec ses maisons à colombages, ses vieilles ruelles reliées par d’étroits passages souvent en escaliers et quelques églises anciennes. En plusieurs endroits les remparts sont utilisés comme soubassements de bâtiments ou de maisons. Notre groupe est ensuite reçu à l’Hôtel de ville par M. Michel Moreau, Inspecteur d’Académie et M. Roland Narboux, maire adjoint qui nous retrace l’évolution socio-économique de la ville à travers les âges. Nous prenons l’apéritif en leur compagnie avant d’aller déjeuner au restaurant du Sénat.
La visite du palais Jaques Cœur est effectuée sous la conduite de son administrateur, M. Georges Buisson. Jacques Cœur, homme d’affaires, riche commerçant et grand propriétaire foncier devient argentier du roi Charles VII qui l’anoblit. De 1444 à 1451, il fait construire cette maison forte pour loger sa famille et devant répondre à quatre fonctions : sensibilité, apparat, vie privée et confort domestique composé d’éléments inspirés des voyages : latrines assises avec évacuation, salle d’eau et de chauffe, étuve, système de circulations verticales et horizontales avec sculptures indiquant, tels des logos, la destination des escaliers et couloirs. Les galeries hautes offrent un cadre de vie agréable, bien décoré et convenablement chauffé. Accusé injustement d’avoir participé à l’empoisonnement d’Agnès Sorel, Jacques Cœur fut condamné au bannissement perpétuel, se mit au service du pape et mourut en 1456. Il nous a laissé le plus bel exemple d’édifice privé urbain du Moyen-âge construit par l’argent de son travail et l’argent royal qu’il soit permis cependant de le comparer à Fouquet Le palais de Jacques Cœur étant proche de l’Inspection académique, l’AMOPA du Cher nous y a offert le verre de l’amitié dans une ambiance joyeuse d’une très grande cordialité. Il est envisagé d’accueillir à notre tour nos collègues du Cher.
André Poullot.

Jeudi 24 septembre, nous restons dans la région Centre, mais nous voici cette fois au centre géographique de la France. Seulement au moins trois communes alentour se disputent cette situation !
Puis c’est la découverte de Noirlac, dans la vallée du Cher, dans un lieu isolé, offrant peu de ressources, désormais défriché. A partir de 1150 jusqu’en 1230, l’abbaye est construite. Les bâtiments où vivaient les moines s’ordonnent en forme de quadrilatère. Sur le côté nord, s’étend l’église abbatiale dont l’entrée à l’ouest s’appuie sur l’aile des convers. L’aile parallèle à l’est, réservée aux moines, prolonge le bras sud du transept. Au sud fermant le carré, sont distribués les bâtiments de la vie commune, cuisine, réfectoire, chauffoir. Au centre, le cloître avec un jardin est entouré de quatre galeries de circulation.
Dans ces lieux désormais vides, résidaient environ 200 moines et des convers, pour une vie austère de travail et prière dans le silence. Le monastère a été vendu comme bien national en 1791, il est devenu manufacture de porcelaine au XIXe siècle. Aujourd’hui, après avoir été acquis par le conseil général du Cher en 1909, il a été restauré, de nombreux rendez-vous artistiques s’y déroulent.
Notre route nous mène à l’auberge de Noirlac, endroit déroutant où le gris domine. Renseignement pris, cette couleur stimulerait l’appétit selon l'architecte d’intérieur qui a travaillé ici…
Puis après avoir dépassé la petite ville endormie de Saint- Amand- Montrond, nous arrivons à Nohant. Une promenade à pied nous amène à une petite place où le temps s’est arrêté. L’endroit est paisible, sous le soleil. Nous entrons chez George Sand.
Amandine Aurore Dupin est née en 1804. Rapidement orpheline de père, elle est éduquée, dans l’esprit des Lumières, en Berry et à Paris. Son premier roman est écrit en 1832 avec Jules Sandeau, un ami. Elle prend alors le nom de George Sand, qu’elle gardera pour signer toute son œuvre. A cette époque, il faut alors être un homme pour être reconnu(e)!
Devinez qui est pour elle » un ami, un conseil, un consolateur éloquent et calme »? C’est… un LIVRE (Histoire de ma vie). George Sand c’est 90 romans, 35 pièces de théâtre, 35000 lettres, une autobiographie en 10 volumes et des carnets de voyage!
Aspect méconnu de cette auteure, elle a été une écrivaine engagée, combattant pour la république dans le contexte complexe de son siècle, elle meurt en 1876.
Enfin elle a voulu donner une place aux femmes dans la société: « Je relèverai la femme de son abjection et dans ma personne et dans mes écrits » note-t-elle dès 1837. Reprenant l’action de Flora Tristan, avant Louise Michel, George Sand a mené une vie de femme libre et engagée, sa maison était un lieu ouvert aux créateurs, que ce soient Liszt, Chopin, Balzac, Flaubert, Delacroix ou même Tourgueniev. Sa renommée était internationale.
Aujourd’hui, sachons découvrir d’autres œuvres que La mare au diable ou La petite Fadette. Mais il se fait tard. Est-il faste d’évoquer les sorcières, le soir, en Berry ?
Chantal Desbrosse.

Le vendredi 25 septembre, le brouillard matinal ne nous a pas permis d’apercevoir cerfs, biches ou chevreuils (dommage !) sur le parcours qui nous conduit au château de Blancafort.
Après un coup d’œil sur le curieux clocher-porche de l’église de Blancafort, nous allons visiter le «château des senteurs», édifié au XVème siècle par la famille de Boucaud sur l’emplacement d’une ancienne seigneurie du XIème siècle. Ses bâtiments construits autour d’une cour fermée, formaient une d défense efficace. Aujourd’hui le donjon remanié au XVIIIème siècle a perdu sa vocation initiale.
L’ensemble majestueux en briques roses, matériau local, s’élève au bord du canal de la Sauldre. Il présente la particularité de posséder quatre façades différentes, d’être privé et habité par la famille de Mongeot. En outre, ce site plaisant est enrichi par un jardin à la française, et un parc de 20 hectares.
La visite s’organise par la découverte de pièces à destination spécifique. Salle des trophées (de chasse bien sûr !), chambre bleue (senteur Muguet), l'ancienne entrée (senteur Gingembre), la salle à manger, pièce de vie avec table dressée et tapisserie de cuir tendu des Flandres (senteur Rose), grand salon Régence dit «au pavot» avec des fauteuils à accotoirs rembourrés et tapisserie des Gobelins, puis la nouvelle entrée du propriétaire face aux grilles et douves sèches, agrémentée d’une tapisserie d’Aubusson, la bibliothèque Régence (senteur Cranberry) proposant quelques 500 ouvrages bien alignés, enfin un salon privé utilisé par le propriétaire.
Ce superbe château aux 40 pièces, offre un mobilier ancien, choisi avec goût et de superbes tapisseries des XVIIème et XVIIIème siècles.

Retour « au Village » pour le repas.

L’après-midi, le soleil nous accompagne pour un autre genre de visite puisque nous nous rendons dans le Sancerrois.
Sancerre, cité médiévale perchée sur un piton rocheux à 312 m d’altitude, domine le splendide panorama du Val de Loire, expose son vignoble bien ordonné un peu comme celui de Champagne.
Les vendanges ont commencé, cependant peu de vendangeurs ! Car, comme sur le domaine Tabordet, l’automatisme règne en maître : cueillette des raisins, chargement de la remorque pour le pressoir, 3 000 kg pressés par un système hydraulique, jus directement dans la cuverie. Les propriétaires présentent leur production (Sancerre, Pouilly-Fumé) et offrent une dégustation.

Nous atteignons ensuite le domaine de la «Miellerie des Petits». L’apicultrice Yolande Jeanjean, nous attend dans ce petit hameau
Après avoir rappelé que, du temps de Charlemagne, l’abeillage était un droit féodal sur les ruches des vassaux, elle nous expose la biologie d’Apis Mellifera. Cet hyménoptère vit en société de 10 000 à
60 000 individus, divisée en trois castes : les ouvrières, les mâles (faux-bourdons) et la reine. Notre hôte gère une colonie de 450 ruches transhumantes. Elle précise que l’effondrement des ruchers est lié aux pesticides, aux parasites et maladies des abeilles (comme la loque ou l’acarien varoa), aux attaques du frelon asiatique et à la disparition des prairies et haies fleuries. C’est avec beaucoup d’amour que notre apicultrice parle des «choupettes» !
Elle nous invite à goûter sa production et répond à nos questions.

Enchantés par notre journée aux centres d’intérêts variés, nous regagnons notre lieu de villégiature vers 19 h 15. Dans la soirée, le groupe folklorique Le Troupiau de Saint Michel de Volangis, nous invite à découvrir les musiques et danses berrichonnes.
Hubert Pelladez.

La journée du samedi 26 Septembre 2009 nous conduisit sur les pas de Marguerite Audoux et d’Alain Fournier, région située à la limite des forêts de Sologne et des coteaux du Sancerrois.
La matinée fut consacrée à la visite d’AUBIGNY sur Nère, charmante petite bourgade de 6000 habitants, très fleurie, avec ses maisons à colombages en grille et très animée en ce jour de marché.
Son histoire justifie le terme de « cité des STUARTS » car une alliance fut scellée entre le royaume de France et celui d’Ecosse .En 1423 Charles VII remet la ville d’AUBIGNY à John Stuart, chef de l’armée écossaise, ce qui permettra de mettre un terme à la guerre de 100 ans.
AUBIGNY a été écossaise pendant 400 ans et un mémorial au château rappelle l’histoire des chevaliers de l’AULD ALLIANCE. (Auld, forme archaïque de l’adjectif old : vieux) Depuis 1990, à la mi-juillet, les fêtes franco-écossaises accueillent des milliers de visiteurs pour commémorer ces événements historiques.
D’autres visites pouvaient être choisies comme :
- le musée de Marguerite Audoux,
- la Maison Victorine, maison des Métiers d’Arts de la table et de la Gastronomie avec présentation de faïences, porcelaines …et objets culinaires 'hier et d’aujourd’hui,
- la maison François Ier, actuellement galerie d’art, où l’on peut admirer des œuvres réalisées par des souffleurs de verre et des tailleurs de cristaux,
- l’église Saint-Martin de style gothique de transition construite à l’emplacement d’une ancienne église romane.
La matinée n’a pas suffit à découvrir cette petite ville reconstruite à l’époque Renaissance suivant le tracé de l’ancienne ville médiévale.
Après le déjeuner, partagé au centre Azureva, nous nous sommes dirigés vers La Chapelle d’Angillon, village situé sur la route de Jacques Coeur, renommé par son château et bien sûr par un de ses enfants, Alain Fournier.
Le château de Béthune fut une forteresse bâtie autour d’un donjon carré au XIème siècle. Le château actuel forme un ensemble trapézoïdal avec des bâtiments divers comme le cloître, la chapelle, des salles d’exposition ….Ce lieu évoque des personnages historiques (la princesse de Clèves, Sully ou Charles de Gonzague …).
La visite de ce château, meublé et habité, fut commentée en grande partie par le propriétaire et conservateur, le comte Jean d’Ogny. Avec beaucoup d'éloquence et d’humour il nous fit découvrir les lieux et toutes les collections : meubles, tapisseries, peintures (dont un tableau de Murillo) … Le plus original est la collection, unique en Europe, sur l’Albanie du XVIIIème siècle. Ce château abrite également un musée très intéressant consacré à Alain Fournier. La visite s’est terminée par une dégustation d’un cocktail « maison ».
Marie-Josèphe Maginot.
Notre dernière matinée du dimanche 21 septembre nous conduit à Chaon dans le Loiret en direction de Lamotte-Beuvron, pour la visite de la Maison du braconnage. A côté du bâtiment du musée, une petite cabane retient notre attention. Le guide nous précise qu’il s’agit d’une maison de braconnier appelée le cul du loup en raison de sa forme. Le mot braconnier désignait au Moyen-âge le valet qui dresse les chiens. (Braques) Il ne prend son sens de chasseur délinquant qu’au XVIII° siècle et le guide rappelle la vie de ce petit peuple de charbonniers et bûcherons, des marginaux, qui, pour survivre, s’adonnaient à la chasse sans permis avec des engins prohibés. Le musée se compose de quatre salles :
- le couloir de la loi avec les figures du garde-champêtre, du gendarme et surtout celle du garde-chasse, l’ennemi juré du braconnier ;
-le coin des pièges ;
- la salle de la nuit qui recrée l’atmosphère pleine de mystère d’une nuit de chasse ;
-la salle de l’imaginaire évoquant quelques braconniers célèbres ayant inspiré la littérature et le cinéma.
Cette matinée a ajouté la dernière touche au tableau de la Sologne où nous avons effectué un séjour véritablement inoubliable. Que nos organisateurs soient très chaleureusement remerciés !
Armand Weiss.
[b]
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