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Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol

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yugcib
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MessageSujet: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 10 Fév - 8:41

"Un écrivain, c'est un mur avec deux grandes oreilles et un oeil de cyclope...
Écrire, c'est écouter, observer, renifler, devenir marronier, abat-jour ou toile d'araignée. Tendre l'oreille, le regard, le pif, faire le vide en soi pour que la vie s'y engouffre et dépose ses alluvions.
S'oublier pour devenir tous les personnages, les rires et les larmes, les espérances et les impatiences, plonger tout au fond, saisir une pièce en or...
La déposer dans le récit et repartir...
Quand j'écris, j'ouvre grand les bras et j'avale la vie...
Je franchis les mers et les montagnes, je traque le détail, dévore des kilos de documentation, j'écoute..."


Voici au moins une définition de l'écrivain qui sort de l'ordinaire !... Et qui ne peut alors, au risque d'imposture, faire de l'écrivain un être ordinaire...
Bien sûr, à dire vrai, que l'écrivain, tout comme le météorologue, le chercheur, la lingère, la ballerine, l'employé de banque ou le chômeur longue durée... Est un être ordinaire, tout ce qu'il y a de plus ordinaire en ce sens qu'il a un trou en haut pour absorber et un trou en bas pour évacuer... Mais cet "ordinaire" qu'il y a en l'être – et donc, en un écrivain aussi- est bien une "matière première" sans laquelle absolument rien d'exceptionnel en l'être ne peut exister autrement qu'en trompe -l'oeil, en trompe- le- regard, en trompe- les- oreilles, en trompe-l'intelligence, en trompe-l'humain...

Si les gens que nous sommes, chacun d'entre nous à sa façon, se parlaient les uns les autres comme se parlent les personnages du livre de Katherine Pancol – "Les écureuils de central park sont tristes le lundi"- sans doute la vie que nous vivons au quotidien serait moins triste...
"Une vie meilleure" (ou plus belle, ou moins injuste, ou plus ou moins "tout ce que l'on voudra") ça ne veut rien dire et en faire de l'écriture c'est encore pire...
"Une vie moins triste" – en se parlant moins triste- c'est dans le domaine du possible...
Peut-on imaginer, avec un langage tel que celui des personnages du livre de Katherine Pancol... que des tranchées, des redoutes et des nids de mitrailleuses soient nécessaires ? Ou des contes ou des histoires ou des discours à dormir debout ?

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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 17 Fév - 20:23

... Je ne sais ce qui me fait dire : "je sens la même atmosphère en lisant le livre de Katherine Pancol, les écureuils de central park sont tristes le lundi... que dans le livre de John Irving, le monde selon Garp... "
Mais c'est ainsi...
Je crois que par la suite, je vais lire aussi les autres livres de Katherine Pancol...
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Sam 3 Mar - 8:37

... Dans ce livre tout de même, deux choses me gênent :

-Le fils Junior, de Josiane et de Charlie, qui, lors de sa troisième année (il a 2 ans quand il apparaît pour la première fois dans le livre, puis 3 ans ensuite) a dix fois plus de connaissances et d'intelligence qu'un adulte déjà "très calé", et qui est capable de soutenir avec sa mère et avec son père, des conversations que le "commun des mortels" n'a pour ainsi dire jamais, avec ses semblables... Là, nous sommes, dirais-je, en dessous du crédible ! Je sais bien que certains enfants dits" d'une intelligence exceptionnelle" (et en fait très rares dans le monde) existent bel et bien, que c'est une réalité observable et incontestable... Mais tout de même! Pas à l'âge de 2 ans ! (mais plutôt à partir de 5 ou 6 ans).
- Le passage où il est évoqué, dans un voyage en avion aux USA, un mormon assis à côté d'Hortense Cortès, et qui a deux femmes et plusieurs enfants de ces deux femmes. Nous sommes dans le livre, tout de même, en 2010, et que je sache, les mormons ne pratiquent plus la polygamie depuis 1860/1870 aux Etats Unis d'Amérique... et d'ailleurs ils se conforment (et ils ont à coeur de le faire) aux lois du pays dans lequel ils vivent, et c'est bien spécifié dans leurs écritures)... Voilà encore, par cette image fausse et communément médiatisée du mormon polygamme, de quoi faire encore les beaux jours d'un cliché quasi universel en ce qui concerne les mormons ! Combien de gens, tels que vous ou moi, partout dans le monde, croient encore, et ont à l'esprit, bien gravé bien ancré, cette image là, du mormon qui a plusieurs femmes ! Comme (je m'excuse presque de le dire) "j'en connais un rayon" sur les Mormons, je peux vous dire que la pratique de la polygamie a effectivement existé à l'origine (1830-1850 environ), du temps des pionniers, de leur second prophète Brigham Young, à une époque où ils étaient persécutés (Vermont, Virginie et états de l'Est) et où ils ont émigré vers l'Ouest pour aller se fixer dans la région du Grand Lac salé à Salt Lake City... Beaucoup d'hommes mouraient alors et dans la longue pérégrination à travers des contrées sauvages et hostiles, les femmes étaient plus nombreuses et il fallait alors assurer la descendance ne serait-ce que pour une question de survie du groupe... par la suite, avec l'arrivée de la civilisation, de l'industrialisation, des exploitations et des ranches et du chemin de fer et du développement des villes, de l'aménagement progressif de tous ces territoires, les prophètes qui se sont succédés ont interdit la polygamie afin de se conformer aux lois en vigueur du pays...
Je profite de ces quelques lignes que j'écris au sujet des mormons, pour dire que, de tous les Chrétiens, c'est à mon sens, à leur contact, auprès d'eux que je me suis senti le plus proche de l'idée que je me fais, de la relation humaine (indépendemment bien sûr de leur foi, de leur pratique religieuse, des fondements de leur religion (Dieu créateur) que je ne partage pas (tout comme tout ce qui se rapporte à n'importe quelle religion en ce monde)...

Juste, pour terminer, une petite anecdote : en 1970/1971, (j'avais 22/23 ans alors)... Je me rendais parfois à leurs soirées de jeunes du samedi soir : c'était pas triste ! (même sans une goutte d'alcool et sans clope)... Dans des slows "mémorables" les filles "collaient assez fort", elles étaient très bien habillées, très chic, d'une gentillesse à crever de régal, et tout cela, cette atmosphère, cette ambiance, ce "relationnel", ça avait "une grande classe, une grande élégance", et au matin ça se terminait toujours par d'interminables "discussions philosophiques" où entrait beaucoup de réflexion, de poésie, d'émotion, de chaleur humaine, et alors on ne parlait plus de religion... Ils m'auraient voulu des leurs mais je ne pouvais l'être et sachant que je ne pouvais l'être ils m'ont aimé quand même...
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Sam 3 Mar - 16:26

Merci Guy pour ce rectificatif au niveau des mormons. Personnellement, je t'avoue que je ne m'étais pas du tout posé la question, d'autant plus que c'est "un monde" que je ne connais pas. J'avais commencé à lire Pancol (j'avais arrêté car j'avais des livres à lire pour des partenariats et je ne dois pas rater les dates de remise des critiques) et je vais m'y remettre. Tu me fais d'ailleurs penser que j'ai aussi "Le monde selon Garp" dans ma bibliothèque...
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Jeu 3 Mai - 22:47

... Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol

Après "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi", je lis ces jours-ci "Les yeux jaunes des crocodiles", du même auteur...
L'on y rencontre les mêmes personnages, mais quelques années plus tôt, à savoir Joséphine, Shirley, Iris, Josiane, Marcel, Zoé et Hortense les filles de Joséphine, et Antoine le mari de Joséphine, Philippe le mari d'Iris... Et le "Cure-dents", et "Chaval"...
Je livre ici, un passage de ce livre, pages 234 et 235, qui m'a particulièrement interpellé...
Cela se passe le matin de l'ouverture des soldes, au premier étage de la maison Givenchy (comme chacun sait "une grande marque") :

"Une main aux griffes rouges et acérées vint se planter dans celle d'Iris qui poussa un cri et envoya, sans se retourner, un coup de coude furieux dans les côtes de l'assaillante qui couina de douleur.../...
La main rouge traînait encore, tentant d'agripper, au hasard des poussées, ce qui se trouvait à sa portée (il s'agissait précisément d'un petit ensemble en soie crème ourlée de ganse marron, repéré par Iris)...
Iris appuya de toutes ses forces avec le fermoir de sa gourmette et lui lacéra la peau. L'odieuse poussa un cri de bête blessée et retira sa main précipitamment. .../...
Que ces femmes sont redoutables, lâchées dans la jungle des soldes! Elles avaient attendu une heure et demi sous la pluie battante, chacune serrant dans sa main le précieux carton qui lui permettait l'accès au saint des saints, une semaine avant Noël, en soldes extrêmement privés. Happy few, quantité limité, occasions à saisir, prix sacrifiés. .../...
Des femmes d'industriels, de banquiers, d'hommes politiques, des journalistes, des attachées de presse, des mannequins.../... La voracité brillait dans leurs yeux. L'avidité, la peur de manquer, l'angoisse de passer à côté de l'article qui changerait leur vie! .../...
Huit mille quatre cent quarante euros, dit la vendeuse en commençant à plier les articles dans de grands sacs en papier blanc au sigle de Givenchy. Iris tendit sa carte... (une carte GOLD, l'équivalent de "Visa premier" -600 euros de cotisation annuelle-)...

En fait, on le découvre une page plus loin, la main aux griffes rouges et acérées est celle de Caroline Vibert, l'avocate qui travaille auprès de Philippe, le mari d'Iris...

... Certes, ces gens là, de "ce monde là"... Ne représentent qu'une petite partie de la population française...
Mais il y a les autres, et qui eux, sont des millions... Et qui courent, se bousculent dans les magasins de différentes marques, et utilisent des cartes de crédit... avec la même voracité, la même avidité, la même peur de manquer, de ne pas être à la mode...

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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 4 Mai - 8:31

... Happy few, happy few... Tel est l'un de ces mots d'ordre qui fédère une population de consommateurs de tous âges... à dire vrai une population pour l'essentiel, de gens dont le niveau de revenus si modeste soit-il (mais surtout la réserve de crédit) demeure encore suffisant pour pouvoir acheter tous ces produits, tous ces gadgets, tous ces vêtements, tous ces équipements de loisirs.... dont la plupart d'entre eux n'ont qu'une saison de durée, sont très vite "dépassés", et que l'on retrouve un beau jour dans l'un ou l'autre des innombrables vide-grenier dans toute la France...

... Les crocodiles qui infestent le marais putride, régurgitent les débris de ce qu'ils ont fini de digérer ; et des cohortes de poules d'eau, et toutes sortes de volatiles plus ou moins déplumés aux becs fureteurs et aux pattes griffues, se gavent des débris régurgités par les crocodiles...
Et les yeux jaunes des crocodiles sont ces seules lumières, glauques et persistantes, qui dominent sur toute la surface du marais...

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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Mar 8 Mai - 20:13

... A celles et ceux d'entre vous qui n'ont pas encore lu de livres de Katherine Pancol (et qui seraient tentés vu ce que j'en ai dit)... Je conseille de commencer par "Les yeux jaunes des crocodiles", avant "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi"... Pour les autres livres, je ne sais pas : je ne les ai pas encore lus...
Passionnant, et "très d'actualité"... Quelques belles formulations, exactement comme je les aime, (cela en est à vrai dire "farci", tout au long des pages!)...
Pour moi, ça c'est de l'écriture !
De plus, les personnages sont attachants, ou troublants, ou drôles, ou "exécrables par moments mais fascinants"...
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Jeu 10 Mai - 22:07

... Je regrette cependant (au départ je ne savais pas) de ne pas avoir suivi la chronologie des 3 livres : Les yeux jaunes des crocodiles, puis La valse lente des tortues, puis Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi...
Je viens de commencer "La valse lente des tortues", après "les yeux jaunes des crocodiles" (dont la 5ème et dernière partie que j'ai trouvé géniale et "hautement philosophique avec beaucoup d'humour et de vérité")...
Demain, je vais vous en livrer un extrait et vous dire ce que j'en pense (en gros c'est "très proche de certaines de mes convictions et pensée personnelle")...
... Des livres "qui feront date" dans ma mémoire !
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Jeu 10 Mai - 22:16

... Petite rectification : la carte VISA PREMIER, de la Banque Postale (et je pense que dans les autres banques cela doit être à peu près pareil) ne coûte pas 600 euros de cotisation par an (comme je le disais) mais actuellement 125 euros... "seulement"...
Par contre pour la carte GOLD, je ne sais pas... Cela "se pourrait", qu'elle coûte 600 euros... Mais bon...
... Je vous le déclare : je n'ai pas de carte VISA Premier, mais une "simple" MASTERCARD ADESIO" de la Banque Postale ( à débit différé)...

Ah, putain, quel "sésame" tout de même, la carte VISA PREMIER, cela doit être quand tu la présentes! '"signe extérieur de richesse" dis-je (rire) !

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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 11 Mai - 18:09

Il faut que je lise ces bouquins ! J'avais commencé et, comme souvent, prise dans d'autres lectures, je les avais mis de côté.
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 11 Mai - 19:15

"Oui.Je t'en veux de tes airs gentils, doux, complètement à côté de la plaque! De ta générosité à la con, de ta gentillesse débile!.../... La vie est si dure, si dure, et toi, tu es là à prétendre le contraire, à essayer que tout le monde s'aime, que tout le monde partage, que tout le monde s'écoute. Mais c'est de la connerie, tout ça! Les gens se dévorent, ils ne s'aiment pas! .../... Tu restes là comme une conne, à pleurer sur ton balcon, à parler aux étoiles. .../... Elles devaient bien se marrer les étoiles à t'entendre radoter, à genoux, les mains croisées.../... Tu pleurnichais, tu leur demandais de l'aide, tu croyais qu'un bel ange allait descendre du ciel et résoudre tous tes problèmes."

[ Hortense, à sa mère, dans "Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol, page 646, cinquième et dernière partie]


... En effet, comme je l'ai déjà dit "la vie n'est pas un conte de fées"...
Et c'est fou, vraiment fou/archi fou, ce que nos "grands et nobles écrivains", nos "plus grands penseurs", bon nombre de nos intellectuels charismatiques, la plupart de nos artistes et de nos amuseurs... et toute une pléiade d'auteurs "à la mode" dont les livres "pètent bien en évidence" sur les présentoirs des maisons de la presse... S'évertuent à nous prouver que "le monde est autrement", "que le monde change peu à peu et que des consciences s'éveillent"...
Et c'est fou, toutes ces émissions Télé "grosse émotion larme à l'oeil grand débat grandes actions humanitaires", dont l'audimat atteint des sommets, et qui nous bercent dans l'idée que "ça commence à être différent"... Alors que dès le lendemain matin, la brutalité et la vulgarité et l'égoïsme dans les comportements reprennent le dessus, à chaque fois qu'un intérêt personnel est menacé, qu'une gêne est ressentie...
Est-ce un si grand malheur que cela, que le monde soit comme il est ?
Est-ce qu'il faut pleurer toute sa vie et attendre qu'il soit meilleur, le monde ?
Aimer, c'est donner des coups de pied au cul aux autres quand ils baissent la tête et regardent leurs chaussures, pour qu'ils relèvent la tête et se mettent à s'exister par eux mêmes plutôt que d'attendre que les autres les existent... Ou quand ils se gavent de bonbon qui leur pourrit la cervelle...
Être aimé, c'est recevoir les coups de pied au cul qu'on n'a pas volé...
Mais l'on n'aime... ou l'on n'aime pas... que "parce que..."
Et c'est ce "parce que" qui fausse tout, qui pourrit tout, qui nous crève ou qui nous fait rêver en pure perte... et en définitive nous "désexiste"...

... Le ciel sous lequel tu vis est de fer et de feu mais beau comme un éclair d'orage qui traverse ta vie...
... Et ta vie, elle aussi, traverse l'éclair d'orage... juste le temps de l'éclair d'orage...

(ça, c'est de moi)... Mais merci, Katherine Pancol !
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 11 Mai - 19:36

... Tu verras, Lydia, tu vas aimer ! Mais il vaut mieux comme j'ai dit, les lire ces livres, dans l'ordre chronologique c'est à dire en finissant par "les écureuils de central park sont tristes le lundi"...
Katherine Pancol a été professeur de lettres puis journaliste. "les yeux jaunes des crocodiles" a obtenu le Prix Maison de la Presse en 2006... Certes, ce prix est moins "élogieux littérairement parlant" que le Goncourt, ou le Renaudot, sans doute plus "populaire" et donc se situant si l'on veut entre "le roman grand public" des auteurs célèbres "à la mode" et le roman "un peu moins grand public"... Mais à mon avis, c'est un "bon livre" et il est situé "à sa juste valeur" (comme quoi les "prix" peuvent quand même avoir "du sens")...
Il y a, comme je dis, "quelques belles - et originales et humoristiques- formulations"... telles que je les apprécie, tout au long de ces pages dont pas une seule n'est ennuyeuse...
Rien que ces 3 livres, ça fait tout de même environ 1800 pages si ce n'est davantage...



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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Sam 12 Mai - 11:32

yugcib a écrit:
... Tu verras, Lydia, tu vas aimer ! Mais il vaut mieux comme j'ai dit, les lire ces livres, dans l'ordre chronologique c'est à dire en finissant par "les écureuils de central park sont tristes le lundi"...

C'est noté Guy !
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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 18 Mai - 9:47

... Il y a un passage, dans "La valse lente des tortues", que je n'ai "pas du tout aimé" :
c'est celui où la vieille et acariâtre Henriette Grobtz, la mère de Joséphine et d'Iris (surnommée "le Cure-Dent") et épouse de Marcel Grobtz ; décide de faire appel à "Madame Suzanne", une voyante "jetteuse de sort" qui, moyennant 600 euros, va "pourrir la vie" de Josiane la maîtresse de Marcel Grobtz...
Dans cet épisode en effet, "ça arrive"... "ces choses là" !
Et, comme je n'y crois pas du tout, comme pour moi "ces choses là" sont "de la pure foutaise", disons que "ça m'a choqué"! (dans cet épisode, on a l'impression de retomber "encore plus bas" que du Marc Lévy tarabiscotement thrillerique et fantasmagorique)...
Le pire, ici, dans ce livre qui est tout de même l'un des livres d'un auteur "littéraire" et "au dessus de la médiocrité habituelle", d'un auteur qui fut professeur de Lettres et journaliste... C'est que des lecteurs "un peu limite question ces croyances là" vont inévitablement "y accorder quelque crédit"...

A bas les voyantes! A bas les sorciers, A bas les charlatans, au feu, au trou, ces conneries à la mord'moi l'noeud, ces absurdités, ces inepties, ces pollutions, cette anti-culture!

Vous connaissez mon "parti pris" super/super/anti/anti", ma rage à pourfendre, à écrabouiller, mon dégoût, mon mépris absolu, de "ces choses là" ! (ça va finir par devenir "légendaire" !)

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MessageSujet: Re: Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol   Ven 15 Juin - 7:18

... Cette série de Katherine Pancol (les yeux jaunes des crocodiles, la valse lente des tortues et les écureuils de central park sont tristes le lundi) me passionne tellement que j'en suis arrivé à relire entièrement le troisième (les écureuils de central park sont tristes le lundi) que j'avais lu en premier, avant les autres...

... Et je note ici cette phrase, page 675, prononcée dans le livre par Junior le fils âgé de trois ans, de Josiane Lambert et de Marcel Grobtz, un enfant "surdoué" qui converse comme un adulte...
Mais, soit dit en passant, un enfant de seulement trois ans pouvant "tenir un tel discours" avec sa mère, cela me semble peu crédible... mais qu'importe après tout...
C'est la phrase que je retiens :

"Le monde est dangereux. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire..."

...Cette phrase qui fait remonter lorsque je la lis dans le livre de Katherine Pancol, ce souvenir de mon enfance :

Le petit garçon que j'étais alors en classe de maternelle à Cahors en 1953, savait déjà que le monde était dangereux, parce que, dans cette école maternelle où je venais de faire ma rentrée un jour de fin septembre, j'ai très vite compris qu'il fallait faire attention à ne pas se laisser voler son goûter et, à peine après une semaine d'école, un coup de ciseaux (le bout des ciseaux était heureusement arrondi) administré par mon petit voisin de banc avec lequel je m'étais disputé, m'emporta un petit triangle de chair à la jointure du milieu de mon index gauche. (J'ai encore la marque sur le doigt, soixante ans après).
Mais ce qui me terrifiait – et me désespérait- le plus, n'était pas cette violence de tous ces vauriens dont j'étais entouré et qui criaient de si vilains "gros mots", ou qui donnaient de méchants coups de pied sous le banc, ou encore qui se jettaient à la tête des jouets en bois... C'était le silence, c'était le regard, de tous ceux autour, qui assistaient amusés ou indifférents à la bataille à coups de jouets en bois, et se disaient peut-être que c'était là un jeu sûrement plus intéressant que le jeu de cache-cache...
Ceux qui regardent et laissent faire rendent le monde plus dangereux encore, que ceux qui font effectivement le mal... parce qu'ils le rendent, le monde, imbécile et sans avenir, et en font une scène de jeux stupides et cruels où le gagnant est toujours un tricheur, un voleur, un orgueilleux, et où il y a aussi, toujours, dans le sillage ombragé et tortueux du gagnant, quelques profiteurs ...
Et la scène de jeux devient la scène d'un théâtre où l'on se tue en vrai, où l'on se tue jusque dans les rangs des spectateurs...
Ceux qui regardent et laissent faire sont les pourvoyeurs de ceux qui mettent en scène et banalisent ainsi le mal et la souffrance, entretiennent cette médiocrité édulcorée qui fait devenir les gens des sortes de zombies... (et ça, c'est autrement plus dangereux encore que le mal lui-même, pour l'avenir de l'humanité)...
Il y a mille façons de regarder et de laisser faire, et cela va de l'indifférence, mère de toutes les pollutions, au lynchage sur internet ou à la meilleure place recherchée sur les gradins de l'arène pour voir crever le taureau, par exemple...

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Les écureuils de central park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol

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