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Baudelaire

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MessageSujet: Re: Baudelaire   Lun 25 Juil - 10:06

Je répondrais "oui et non", réponse de normande, hein ! Disons que si un livre ne totalise pratiquement que des mauvaises critiques, je n'irai pas spontanément l'acheter. Maintenant, il est arrivé que j'achète des livres qui faisaient l'unanimité et qui pourtant ne m'ont pas plu. Disons que je fais un peu plus attention aux critiques (bonnes ou mauvaises) constructives, pas aux "j'aime / j'aime pas" qui n'apportent rien.
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Giles
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Lun 25 Juil - 14:49

Lydia a écrit:
Je répondrais "oui et non", réponse de normande, hein !
Petit hors sujet.


Ne soyez à la Cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur ni parleur trop sincère,
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.
— La Fontaine, La Cour du lion
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Lun 25 Juil - 14:57

Si j'ai l'aval de La Fontaine alors... En même temps, j'ai des racines normandes, donc.... Wink
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Evguénie Sokolov
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Lun 25 Juil - 18:06

Itsumo-yo a écrit:

Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de
Gainsbourg (à ne pas sous-estimer pourtant, et tu le sais mieux que moi,
Evguenie), mais la personne me plaît réellement.

Il y a à boire (évidemment) et à manger dans l’œuvre de Lucien Ginzburg.
Quelques chefs-d’œuvres, pour un certain nombre inconnus ou presque du
grand public qui ne se souvient souvent que du provocateur télévisuel et
de quelques "tubes" (au demeurant souvent très bons).

Mais qui connaît, parmi d'autres chansons méconnues, ces deux titres:

http://www.youtube.com/watch?v=OsYa6xGl7eg

(Chanson que Montand, pourtant sous le charme, refusa – encore –
d’interpréter, peut-être, comme l'écrit Gilles Verlant, parce que son
titre aurait pu être interprété comme une référence à Simone Signoret,
alors accro la bouteille...)



http://www.youtube.com/watch?v=f5_NOXty0Zo



Comme toi, j'aime beaucoup l'homme, avant tout. C'est l'être extrêmement
fragile et sensible que j'ai deviné derrière le masque du provocateur
qui m'a emmené à l'époque vers sa musique. Gainsbourg et moi, ça a
presque commencé comme une histoire d'amour homosexuelle. I was the boy. Coït malheureusement interrompu...

Itsumo-yo a écrit:

Je ne pense pas que le dandy (je me rattache à
l'analyse qu'en fait Baudelaire) ait une volonté réelle de prise de
risque, c'est plutôt le militant qui ne concède du mérite qu'à ce type
d'attitude. L'auteur de ce blog, qui semble bien un militant, considère
donc Gainsbourg comme un exemple d'imposture, par défaut de prise de
risque. Ce faisant il ne comprend pas (et s'en irrite) que la
provocation du dandy, et de Gainsbourg, est justement volontiers envers
les militants : ceux de l'anti-capitalisme avec le "coup du billet" et
autres cynismes plus ou moins sincères envers "ce qui rapporte" (alors
que notre Serge n'oublia jamais l'art authentique), ceux du nationalisme
avec le "coup de la Marseillaise". Le dandy n'a pas la moindre
intention de risquer très gros, d'être un martyr de la Cause (il n'en a
pas)
Je te suis tout à fait et je n'ai rien à ajouter.
Si ce n'est que le militant est souvent pénible. Surtout s'il est de gauche ou de droite.
Si ce n'est aussi que les "provoc'" de Gainsbarre (car Gainsbourg était,
en public, sage comme une image) étaient au moins bifaces: d'abord et
peut-être avant tout, le besoin de provoquer et de heurter "l'ordre
bourgeois établi" tout en étant lui-même un bourgeois, mais aussi, face
non négligeable, le coup commercial lui permettant de vendre son image
(peut-être aussi à lui même? s'il fallait s'adonner à de la psychologie
de comptoir) et ses disques. Car, même au sommet de son art, Gainsbourg
ne fut pas toujours riche (ce qui explique pourquoi il accepta de
tourner et de réaliser des publicités pour la télévision – vous
souvenez-vous des pubs Gini dans les années 80?).

Deux anecdotes:
– Il se chuchote que le billet de 500 FF brûlé en direct à la télévision
par Gainsbourg était un faux. Provocateur, mais prudent.
– Vous souvenez-vous de l'image de Gainsbourg, un œil poché, qui fut
diffusée au journal parlé de l'époque, peu après la Marseillaise
strasbourgeoise? Gainsbourg criait haut et fort qu'un ou plusieurs
parachutistes lui avait cassé la gueule quelque temps après le concert annulé. Un
de ses amis, dont j'ai oublié le nom, a présenté une version quelque peu
différente: un soir de beuverie (...), Gainbourg, complétement bourré,
serait tout simplement entré en collision avec un objet contondant...
Mais le coup de pub était trop beau... Cela dit, je l'aime quand même.


Citation :
j'y opposerais volontiers l'attitude de Sartre essayant désespérément de
se faire emprisonner par De Gaulle, qui bien sûr n'est pas tombé dans
le panneau.
Brave Général!
Pourquoi crois-tu que BHL aime Sartre?

Citation :
Si tu vois plusieurs dandysmes, ça peut aussi être intéressant.
Je ne suis pas (encore?) très versé dans le dandysme, donc je ne me hasarderai pas à théoriser sur le sujet. J'ai juste l'impression que, comme dans tous les "courants", il doit exister plusieurs "écoles" et que la définition est certainement vague et fluctuante (au moins doublement vague, donc). Mais le sujet m'intéresse, et si quelqu'un a de bons ouvrages à ce sujet (des biographies si possible), je suis preneur.

Comment ça on est hors-sujet? ...

P.-S. Je viens de comprendre pourquoi certains de mes messages ressemblent à du copier-coller. Intéressant, non?
_________________
"C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases."
http://www.youtube.com/watch?v=waWRWEiG7Uw
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Giles
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Lun 25 Juil - 21:43

Evguénie Sokolov a écrit:
Pourquoi crois-tu que BHL aime Sartre ?
Parce qu'il est nécrophile ?
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MessageSujet: Les Fleurs du Mal   Dim 4 Nov - 13:57




Quatrième de couverture :


Moi, mon âme est fêlée, disait Baudelaire, le coeur serré d'angoisse. Le mal, la laideur et la bêtise l'oppressaient. Il lutta par le rêve et l'ironie. Fermant ses volets, il appareille vers un monde enivrant où les parfums, les couleurs et les sons se répondent. Il construit, au-delà des mers, de féeriques palais peuplés de femmes voluptueuses et de chats mystérieux. Il descend en enfer pour y chercher des fleurs. Du mal, il extrait la beauté et de l'incessant malheur les minutes heureuses. Condamné en 1857 pour outrage à la morale publique, le poète répondit qu'il n'avait pu écrire autrement un livre destiné à représenter l'agitation de l'esprit dans le mal. Au-delà du bien et du mal, il y a le beau: Baudelaire nous l'a donné en des vers inoubliables.



Mon avis :


"Dans ce livre atroce, j'ai mis tout mon coeur" disait Baudelaire. Atroce ? Ce n'est pas le mot que j'aurais employé... Maléfique, torturé, mystérieux, voluptueux... voilà ce qui me vient à l'esprit en relisant ce recueil majestueux. Mettre en vers beauté et misère, angoisse et damnation, paradis artificiels et mort, n'est-ce pas cela la beauté et, surtout, la liberté de cet art appelé poésie ?

Je ne vais pas refaire ici une étude complète des poèmes, certains s'en sont déjà chargés, et beaucoup mieux que moi. J'ai relu cette oeuvre dans un objectif précis : Le challenge totem de Lili Galipette. Qu'est-ce que c'est que ça ?, allez-vous me demander l'air sournois et le rictus peu avenant. Le but est de choisir un animal et de lire les livres en relation avec celui-ci. Ayant choisi le chat, je voulais revoir les poèmes qui en parlaient, ayant à l'esprit ces quelques vers :
" Viens mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux
Mêlés de métal et d'agate." (Le Chat, XXXIV)


Pas moins de trois poèmes sur les chats sont dans ce recueil. Dans le premier poème que je viens de citer, le chat est comparé à une femme dangereuse, objet de désir, la sensualité étant le fil conducteur. Dans les deux autres, le félin ne fait qu'un avec le poète. A la fois doux et apaisant, il sait aussi se montrer sous un autre angle : sacré, libre et insoumis comme le montrent ces bribes :

"Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L' Érèbe les eut pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté." (Les Chats, LXVI )


N'est-ce pas là, par ailleurs, l'image même du poète ?


Allez, pour finir, je mets ici l'autre poème intitulé Le chat (LI.)


Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde,
C'est là son charme et son secret.

Cette voix, qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.

Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !

II

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Sam 8 Déc - 14:25

J'hésite entre..

Une Charogne :

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

— Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
À cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!

... et ...

Un hémisphère dans une chevelure :

Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique.
Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.
Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur.
Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d’un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.
Dans l’ardent foyer de ta chevelure, je respire l’odeur du tabac mêlé à l’opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’infini de l’azur tropical ; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m’enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l’huile de coco.
Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs
_________________
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Dim 14 Avr - 19:12

Difficile de répondre à la question tortueuse de la préférence ... S'il fallait vraiment choisir (ce que je n'imagine pas réellement) :

La destruction

Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon ;
Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l'appareil sanglant de la Destruction !


Ce poème est d'autant plus fort lorsqu'on y raccroche l'idéologie catholique à l'extrême de Baudelaire (religion qu'il ne cessera d'encenser, contrairement à son disciple Rimbaud à l'athéisme affirmé), en contradiction avec les tentations auxquelles il se sent exposé et se considère comme presque impuissant. Effectivement, dans cette détresse de la dualité, je crois qu'on peut y voir aussi un certain questionnement entre l'incompatibilité des préceptes religieux et l'abandon de soi aux vices défendus par les textes saints (mais ici, c'est davantage une ramification personnelle que la vision du poète à la base). Toujours dans cette prose à l'esthétique si chère à Baudelaire, à la tournure torturée et sombre. C'est littéralement foudroyant.


(NB : Il me semble qu'un "réciteur" avait entrepris de lire ce poème il y a quelques temps, mais je suis incapable d'en resituer le nom. Ferré avait également réuni bon nombre de lectures/mises en musique des proses baudelairiennes. Que, pour ma part, je n'ai pas plus aimé que ça ...)
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