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Walter Salles

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Calou
L'Ivre de Lecture


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MessageSujet: Walter Salles   Mer 18 Mai - 9:19

Deux jeunes étudiants Argentins, Alberto Granado et Ernesto Guevara, décident de partir à la découverte de leur continent sur une vielle moto la poderosa (la puissante)... C'est la découverte d'un nouveau monde, de cultures et de problèmes sociaux et politiques qu'ils vont découvrir...tout cela les emmène dans une léproserie ou ils prendront pleinement conscience du sens qu'ils veulent donner à leur vie.

Extrait: « Ce film n'est pas un récit d'exploits impressionnants. C'est un fragment de vie de deux êtres qui ont parcouru un bout de chemin ensemble, en partageant les mêmes aspirations, les mêmes rêves. Notre vision était elle trop étroite, trop partiale, trop précipitée? Nos conclusions furent elles trop rigides? Peut être... »

Ce film est un plaisir,sur les prises de conscience quand on voyage et tout ce que l'on a envie d'en faire.....presque un film documentaire.
Le jeune acteur Gael Garcia Bernal découvert dans le dernier Almodovar est magnifique .
Je suis aimantée par la force de ce réalisateur qui m'avait déjà impressionnée avec Centro do Brasil.
J'ai trouvé un lien qui résume parfaitement ce que je pense de ce film (j'ai le droit?) : http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=29714
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Arkenghels
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Mer 25 Mai - 14:12

Juste un petit mot pour aller dans le même sens que Calou.

Loin d'être en phase avec les idées du Che, je m'attendais à un film politique, faisant l'apologie d'un jeune idéaliste, futur emblème de la lutte révolutionnaire.

Et au contraire, on est face à un film très pudique qui ne met moins que l'on pourrait le croire Ernesto Guevara en avant. A travers le tour de l'Amérique latine que les deux amis entreprennent, nous sommes inclus dans un voyage initiatique qui va permettre à un homme de se révéler.

Le film est fidèle aux carnets de voyages du Che (qui correspond au premier volume de la trilogie de ses carnets). Les paysages sont absolument magnifiques et la bande son est superbe.

Un très beau film à ne pas rater.
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coline
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Ven 8 Juil - 2:25

« CARNETS DE VOYAGE »
un film de Walter Salles (« Central do Brazil », « Avril brisé »…)

avec : Gaël Garcia Bernal (Guevara) et Rodrigo de la Serna (Granado)…

Le film « Carnets de voyage » s’inspire des notes de voyage écrites par Ernesto Guevara lors d’un périple commencé en 1952 à travers l’Amérique Latine. Il s’inspire aussi du livre de son co-équipier d’alors, Alberto Granado : « Con el Che por America Latina »

Che Guevara écrivait ces lignes, en préambule à ses « Carnets de voyage à motocyclette » : « Entendons-nous bien ! Ce qui suit n’est pas le récit d’exploits fabuleux. C’est un fragment de nos vies parallèles, au temps où nous parcourions ensemble un même bout de chemin, dans une communauté d’aspirations et de rêves. »
« Carnets de Voyage » d’Ernesto Guevara est un livre de souvenirs, rédigé par celui-ci plusieurs années après ce voyage de jeunesse. L’ouvrage mêle aux insertions du journal original, aux descriptions spontanées des lieux découverts et des gens rencontrés, des réflexions plus tardives, qui nous éclairent sur l’évolution de Guevara, sa prise de conscience et sa destinée.

En 1952, deux jeunes argentins, Alberto Granado (biochimiste) et Ernesto Guevara (étudiant en médecine), partent à la découverte de l’Amérique latine.
Ernesto a alors 23 ans. Il appartient à une famille de la bourgeoisie .Son asthme est depuis l’enfance un souci permanent mais il a appris à le combattre. Etudiant en médecine, il n’est qu’à quelques semaines de ses examens lorsqu’il décide de faire ce voyage avec son ami Alberto.
Ils débutent leur périple sur une vieille moto pétaradante baptisée « la vigoureuse ».
Très vite, ce qui ne devait être qu’une expédition rocambolesque va s’avérer être une formidable aventure humaine qui bouleversera le destin des deux jeunes hommes.
Les rencontres qu’ils font leur révèlent la réalité politique et sociale de leur continent : la misère, l’exclusion, les inégalités, les persécutions politiques. Ils observent, échangent, s’interrogent
Ce voyage à travers le continent sud-américain déterminera pour une large part l’avenir des deux hommes.
Le périple fut vraiment un événement déterminant dans la vie du Che. Il a permis la naissance de la conscience sociale de l’un des révolutionnaires les plus idéalisés du XXème siècle.

Dans cet épisode de sa période pré-révolutionnaire, les signes annonciateurs sont là : rejet viscéral de l’injustice, dévouement envers les exclus… Se fait peu à peu son évolution intérieure au rythme des rencontres :un ex-nazi réfugié en Argentine, des lépreux reclus aux confins de la Bolivie…Dans la léproserie, les deux amis passèrent trois semaines à aider les médecins et les religieuses. Ernesto refuse de porter des gants pour toucher les malades. Il traverse à la nage le fleuve qui sépare les malades des bien-portants.

Soucieux d’authenticité, Walter Salles a longuement préparé son film.
D’abord en recueillant à Cuba la parole d’Alberto Granado, partenaire de Guevara lors de ce voyage .
En cherchant aussi à retrouver l’esprit de Guevara et Granado, à moto, puis à pied à travers l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie, le Vénézuela…
Le cinéaste a connu parfois des moments de découragement. Et d’autres d’illumination. « Au Brésil, on ne cesse de s’interroger sur notre appartenance à un continent dont nous ne parlons pas la langue. J’ai commencé ce film en doutant du rêve bolivarien d’unité transaméricaine, celui dont parle Guevara. Aujourd’hui, j’y crois. »
« En sillonnant l’Amérique latine sur ses traces, je me suis aperçu que le continent décrit il y a cinquante ans était très proche de celui que je traversais. Du coup, le film s’est sans cesse conjugué au présent, abolissant la frontière entre documentaire et fiction. J’en ai fait un principe de tournage : injecter dans le scénario, perpétuellement réécrit, la vie qui pouvait naître de rencontres de hasard. A Cuzco, par exemple, quatre femmes incas, qui ne parlent pas l’espagnol mais le quechua, ont été intégrées au récit. » Dans des lieux comme Cuzco ou le Macchu Picchu, nous avons encouragé les acteurs à dialoguer avec la population locale, comme l’avaient fait Ernesto et alberto. Ces échanges spontanés furent ensuite incorporés dans le scénario.

Dans ses notes de tournage, Salles cite l’écrivain portugais Fernando Pessoa : « Je n’évolue pas. Je voyage. »
Un an après le tournage, lorsqu’on lui demande ce qu’il a appris en chemin : »Je viens d’un milieu social aisé qui, comme celui de Guevara, était plus tourné vers l’Europe que vers le continent latino-américain. « Carnets de voyage » m’a aidé à aller dans une autre direction. Je pense que c’est le cas pour nombre de ceux qui ont travaillé sur le film. Nous avons vécu collectivement l’expérience d’une révélation : celle que les livres de Guevara nous proposent. »

Ce film est tout simplement une histoire humaine, celle d’une amitié entre deux hommes qui vont aller à la découverte de leur pays et des hommes qui l’habitent pour finalement se découvrir eux-mêmes.
Ce n’est pas une hagiographie du Che. Le mythe s’efface derrière une humanisation du personnage. Guevara apparaît calme et timide, piètre danseur, asthmatique mais plein de vie ,surtout très proche de son prochain

Walter Salles jette aussi un regard plein de tendresse sur un continent, une terre de contrastes, auquel il rend hommage.
Pour l’image, il a choisi un chef-opérateur français, Eric Gautier,( habitué des
Films d’Assayas et Chéreau.). Et la nature est superbement photographiée.

Dans les dernières scènes, le visage d’un vieil homme apparaît. Celui d’Alberto Granado (82 ans) qui a accompagné l’équipe sur le tournage.( Il paraît que l’un des moments les plus émouvants fut lorsque Alberto Granado reconnut dans la léproserie de San Pablo un patient qu’il avait traité à l’époque…)

Un film qui donne envie d’aller au cinéma…et aussi de lire « Les Carnets de voyage » du Che !
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coline
Invité



MessageSujet: Carnets de Voyage   Lun 3 Oct - 21:33

Si!...Pour ceux qui ont Canal Plus, ce soir à2h20 " Carnets de Voyage" de Walter Salles...

« CARNETS DE VOYAGE »
un film de Walter Salles (« Central do Brazil », « Avril brisé »…)

avec : Gaël Garcia Bernal (Guevara) et Rodrigo de la Serna (Granado)…

Le film « Carnets de voyage » s’inspire des notes de voyage écrites par Ernesto Guevara lors d’un périple commencé en 1952 à travers l’Amérique Latine. Il s’inspire aussi du livre de son co-équipier d’alors, Alberto Granado : « Con el Che por America Latina »

Che Guevara écrivait ces lignes, en préambule à ses « Carnets de voyage à motocyclette » : « Entendons-nous bien ! Ce qui suit n’est pas le récit d’exploits fabuleux. C’est un fragment de nos vies parallèles, au temps où nous parcourions ensemble un même bout de chemin, dans une communauté d’aspirations et de rêves. »
« Carnets de Voyage » d’Ernesto Guevara est un livre de souvenirs, rédigé par celui-ci plusieurs années après ce voyage de jeunesse. L’ouvrage mêle aux insertions du journal original, aux descriptions spontanées des lieux découverts et des gens rencontrés, des réflexions plus tardives, qui nous éclairent sur l’évolution de Guevara, sa prise de conscience et sa destinée.

En 1952, deux jeunes argentins, Alberto Granado (biochimiste) et Ernesto Guevara (étudiant en médecine), partent à la découverte de l’Amérique latine.
Ernesto a alors 23 ans. Il appartient à une famille de la bourgeoisie .Son asthme est depuis l’enfance un souci permanent mais il a appris à le combattre. Etudiant en médecine, il n’est qu’à quelques semaines de ses examens lorsqu’il décide de faire ce voyage avec son ami Alberto.
Ils débutent leur périple sur une vieille moto pétaradante baptisée « la vigoureuse ».
Très vite, ce qui ne devait être qu’une expédition rocambolesque va s’avérer être une formidable aventure humaine qui bouleversera le destin des deux jeunes hommes.
Les rencontres qu’ils font leur révèlent la réalité politique et sociale de leur continent : la misère, l’exclusion, les inégalités, les persécutions politiques. Ils observent, échangent, s’interrogent
Ce voyage à travers le continent sud-américain déterminera pour une large part l’avenir des deux hommes.
Le périple fut vraiment un événement déterminant dans la vie du Che. Il a permis la naissance de la conscience sociale de l’un des révolutionnaires les plus idéalisés du XXème siècle.

Dans cet épisode de sa période pré-révolutionnaire, les signes annonciateurs sont là : rejet viscéral de l’injustice, dévouement envers les exclus… Se fait peu à peu son évolution intérieure au rythme des rencontres :un ex-nazi réfugié en Argentine, des lépreux reclus aux confins de la Bolivie…Dans la léproserie, les deux amis passèrent trois semaines à aider les médecins et les religieuses. Ernesto refuse de porter des gants pour toucher les malades. Il traverse à la nage le fleuve qui sépare les malades des bien-portants.

Soucieux d’authenticité, Walter Salles a longuement préparé son film.
D’abord en recueillant à Cuba la parole d’Alberto Granado, partenaire de Guevara lors de ce voyage .
En cherchant aussi à retrouver l’esprit de Guevara et Granado, à moto, puis à pied à travers l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie, le Vénézuela…
Le cinéaste a connu parfois des moments de découragement. Et d’autres d’illumination. « Au Brésil, on ne cesse de s’interroger sur notre appartenance à un continent dont nous ne parlons pas la langue. J’ai commencé ce film en doutant du rêve bolivarien d’unité transaméricaine, celui dont parle Guevara. Aujourd’hui, j’y crois. »
« En sillonnant l’Amérique latine sur ses traces, je me suis aperçu que le continent décrit il y a cinquante ans était très proche de celui que je traversais. Du coup, le film s’est sans cesse conjugué au présent, abolissant la frontière entre documentaire et fiction. J’en ai fait un principe de tournage : injecter dans le scénario, perpétuellement réécrit, la vie qui pouvait naître de rencontres de hasard. A Cuzco, par exemple, quatre femmes incas, qui ne parlent pas l’espagnol mais le quechua, ont été intégrées au récit. » Dans des lieux comme Cuzco ou le Macchu Picchu, nous avons encouragé les acteurs à dialoguer avec la population locale, comme l’avaient fait Ernesto et alberto. Ces échanges spontanés furent ensuite incorporés dans le scénario.

Dans ses notes de tournage, Salles cite l’écrivain portugais Fernando Pessoa : « Je n’évolue pas. Je voyage. »
Un an après le tournage, lorsqu’on lui demande ce qu’il a appris en chemin : »Je viens d’un milieu social aisé qui, comme celui de Guevara, était plus tourné vers l’Europe que vers le continent latino-américain. « Carnets de voyage » m’a aidé à aller dans une autre direction. Je pense que c’est le cas pour nombre de ceux qui ont travaillé sur le film. Nous avons vécu collectivement l’expérience d’une révélation : celle que les livres de Guevara nous proposent. »

Ce film est tout simplement une histoire humaine, celle d’une amitié entre deux hommes qui vont aller à la découverte de leur pays et des hommes qui l’habitent pour finalement se découvrir eux-mêmes.
Ce n’est pas une hagiographie du Che. Le mythe s’efface derrière une humanisation du personnage. Guevara apparaît calme et timide, piètre danseur, asthmatique mais plein de vie ,surtout très proche de son prochain

Walter Salles jette aussi un regard plein de tendresse sur un continent, une terre de contrastes, auquel il rend hommage.
Pour l’image, il a choisi un chef-opérateur français, Eric Gautier,( habitué des
Films d’Assayas et Chéreau.). Et la nature est superbement photographiée.

Dans les dernières scènes, le visage d’un vieil homme apparaît. Celui d’Alberto Granado (82 ans) qui a accompagné l’équipe sur le tournage.( Il paraît que l’un des moments les plus émouvants fut lorsque Alberto Granado reconnut dans la léproserie de San Pablo un patient qu’il avait traité à l’époque…)

Un film qui donne envie d’aller au cinéma…et aussi de lire « Les Carnets de voyage » du Che !
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coline
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Lun 3 Oct - 21:40

Et mercredi 5 à 20h55 sur Canal toujours: "Comme une image" d'Agnès Jaoui (avec Marilou Berry, Agnès Jaoui et Jean Pierre Bacri)
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Calou
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MessageSujet: Avril brisé - Walter Salles   Dim 11 Déc - 17:24

Titre original : Abril despedaçado
Film suisse, français, brésilien réalisé par Walter Salles, avec José Dumont, Rodrigo Santoro, Rita Assemany

En avril 1910, dans le nord-est pauvre du Brésil, une chemise tachée de sang se balance au vent. Tonho, fils cadet des Breves, est contraint par son père de venger la mort de son frère aîné, victime d'une lutte ancestrale entre familles pour des questions de terres. S'il remplit sa mission, Tonho sait que sa vie sera scindée en deux : les vingt ans qu'il a vécus, et le peu de temps qu'il lui restera à vivre. Il sera pourchassé par un membre de la famille rivale, comme le dicte le code de vengeance de la région. Angoissé par la perspective de la mort et instigué par son petit frère Pacou, Tonho commence à douter de la logique de la violence et des traditions. C'est alors que deux artistes d'un petit cirque itinérant croisent son chemin...

Avril brisé est l'adaptation sur grand écran du roman éponyme d'Ismail Kadaré, dont l'action se déroule en Albanie. Walter Salles a transposé le récit au Brésil, frappé par la force symbolique de cette histoire, qui ressemblait à un conte des origines. « J'ai été attiré par la dimension mythique du conflit ancestral que nous raconte Kadaré, cet affrontement tragique entre un héros que l'on veut forcer à commettre un crime, et sa volonté de suivre un autre destin. J'ai été fasciné par ce monde mythologique qui semble précéder l'histoire, par la force de ses non-dits. J'y voyais un huis clos à ciel ouvert, un drame à la fois intime et épique »

Le film a été tourné dans l'Etat de Bahia. Les images sont magnifiques et la bande sonore envoûtante avec des musiques où les pleureuses chantent des cantiques pour la paix de l'âme du mort. Comme à son habitude, Walter Salles a mélangé acteurs professionnels et amateurs. Seuls neuf comédiens professionnels ont participé au film. Tous les autres ont tourné pour la première fois dans Avril brisé.

Un superbe film!
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Mer 4 Avr - 22:34

Oui, j'ai aussi lu les Carnets de voyage du Che.
Le film m'a beaucoup plus marqué.
Et il faut bien l'avouer, il m'a surtout donné envie de faire le tour de l'Amérique latine au bord de la Poderossa. :lol
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Ven 6 Avr - 19:42

Mon père était un fervent lecteur du "Journal de Bolivie" de Guevara. Il paraît que 600 000 personnes (à peu près) attendirent dans la nuit, sur les trottoirs de Cuba, le 2 juillet 1968, date de sa parution.

Penses-tu, Heimdall, que, comme on l'a prétendu (certains diront qu'on ne prête qu'aux riches mais bon, je n'ai pas d'opinion sur cette question bien précise), Castro a laissé assassiner son compagnon de route parce qu'il pensait que le Che était en fait plus révolutionnaire que lui ?
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

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Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
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MessageSujet: Re: Walter Salles   Sam 7 Avr - 19:32

Je sais juste que Castro s'était distancié du Che parce que celui-ci condamnait ouvertement l'URSS qui était l'allié économique de Cuba.
Alors je ne sais pas si Castro l'a laissé se faire tuer.
Ce qui est sûr en revanche, c'est l'implication de la CIA dans l'assassinat.

Et sinon concernant le fait qu'on ne prête qu'aux riches, c'est vrai dans 98% des cas. Il y a bien le micro-crédit en plein développement qui pousse à croire qu'on peut s'en sortir mais je pense que ce n'est qu'une roue de secours. En tout cas, heureusement qu'elle est là.

Franchement, plus j'étudie en finance, plus je suis en train de me tourner vers les marxisme. C'est vraiment étonnant comme revirement. Mais là, je me demande quel modèle de société on peut proposer en échange.
Parce que de ce point de vue, Che Guevara en disant que le modèle soviétique basé sur une récompense matérielle ne marcherait pas, avait raison. Les gens pensaient et voyaient le modèle capitaliste marchant mieux à côté. Et c'est ce qui a provoqué la chute de l'Union soviétique : les gens ne faisaient pas confiance à l'URSS.
Mais les limites du modèle capitaliste se ressentent de plus en plus à travers le monde : démographie galopante, écologie en mal, changement climatique, problèmes d'eau, etc.
Maintenant, je crois plus que jamais qu'il faut vraiment changer de système mais pour ça, il faut réinventer totalement notre modèle de société.
En tout cas, tout ça mérite une profonde réflexion...
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Walter Salles

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