Nota Bene

Nota Bene

Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Le Forum Que Vous N'Oublierez Pas De Sitôt - Histoire & Cinéma Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Extrémistes & Trolls S'Abstenir
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  Évènements  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

 

Lettres à ma grand-mère de Sandrine Froment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
Ellcrys
Littérophage Notabéniste.
Littérophage Notabéniste.
avatar

Féminin
Cancer Rat
Nombre de messages : 55
Age : 33
Localisation : Marseille
Emploi : Secrétaire
Loisirs : Lecture, écriture, photo, musique classique, musée et Histoire
Date d'inscription : 21/03/2012

MessageSujet: Lettres à ma grand-mère de Sandrine Froment   Mer 25 Avr - 10:05

Lettres à ma grand-mère de Sandrine Froment


Quatrième de couverture :
« Mots pour maux.
Je suis une "petite-fille" ordinaire. J’ai écrit pour toutes celles et ceux qui ont comme moi perdu leur grand-mère.
Ce livre est une partie de moi, un bout de mon histoire et de la sienne. Je vous confie mes doutes, mes interrogations, mes angoisses. Je me suis abandonnée sur le papier.
Mon écrit est également un hommage à ma grand-mère, bien sûr, et à toutes les personnes qui comptent ou ont compté dans ma vie. J’expose des faits, mes ressentis, mon vécu et pense que mon histoire est, sans doute, un peu la vôtre.
On y retrouve le lien mère-fille, très fort, qui se développe, mais qui, malgré toute sa beauté, ne peut avoir qu’une fin.
Comment vit-on le deuil ? Comment le vivre mieux ?
Peut être en l’écrivant… »

Mon avis
:
Tout juste avant d'ouvrir ce livre, j'étais partagée entre deux sensations, deux émotions. Tout d'abord, l'impatience de me plonger dans un texte qui allait forcément être passionnant et beau et ensuite, la peur ; la peur que ces quelques pages réveillent en moi des souffrances, des manques... Mais, il me fallait lire ce livre ; c'est comme s'il m'appelait.

Dans ce livre, Sandrine Froment, nous offre les sept lettres qu'elle a écrite pour sa grand-mère, lorsque celle-ci est décédée après une longue maladie.
Comme tout le monde, lors de la perte d'un être cher, l'auteur s'est vu assailli par des questions, des doutes, des angoisses ; elle a du se confronter à l'absence de l'être aimé, aux différentes démarches. Il lui a fallu survivre malgré la souffrance, continuer à vivre et à aimer la vie, malgré l'absence de celle qui était un pilier dans son existence...

L'auteur, qui s'adresse à sa grand-mère, parle de la culpabilité de survivre, d'être en bonne santé alors que la mort à emporté un membre de la famille (ou un ami...). Elle aborde l'euthanasie, se demandant si la légalisation de cette pratique serait un bien (pour soulager, enfin, les souffrances, la douleur de quelqu'un) ou un mal (diverses dérives du droit de mort sur quelqu'un et problème de moral, aussi). Elle évoque également la lourdeur des démarches administratives à entreprendre rapidement alors que la douleur de la perte de l'être aimé est là. Elle raconte aussi l'omniprésence du disparu, son regard sur nous, sa bienveillance. Bien qu'il ne soit plus là physiquement, il reste autour de nous, dans nos pensées, dans nos vies.
L'importance de l'entourage est très important pour surmonter la douleur de la mort d'un des nôtre, la descente du cercueil en terre, pour l'éternité...

C'est vrai, ce n'est pas un livre facile, drôle, amusant. L'auteur a ressenti le besoin d'écrire et publier ces lettres pour comprendre, pour se comprendre. Elle s'est aussi dit que ce qu'elle avait vécu, écrit pourrait aider d'autres personnes...

Ces sept lettres sont d'une magnifique beauté. La poésie est là, flirtant avec la douleur, l'émotion. Ça n'a pas été facile, je vous l'assure, car ce petit livre a ramené à la surface ce qui me hante chaque jour de ma vie : l'absence de mes deux grand-père (la souffrance de ne pas les avoir connu, d'avoir essayé de construire ma vie sans qu'ils soient là pour me conseiller, me soutenir), l'absence de mon oncle, trop tôt disparu, l'absence de ma grand-mère (ma chère mamie Olga, que finalement je n'ai que peu connu), la disparition de Rémi, partit beaucoup trop tôt, trop jeune... On a tous des amis, des membres de la famille qui nous manque, alors c'est normal que ce livre trouve écho en nous. Au-delà de la souffrance de ce replonger dans cette douleur (mais me quitte-t-elle un jour, dans ma vie ?), ces lettres sont un pansement, un soulagement, car Sandrine Froment exorcise nos peurs, nos doutes, nos angoisses à travers les siennes... Et finalement, au fil des pages, nous revienne en mémoire les bons souvenirs et si, comme moi, vous n'aviez pas de souvenirs (c'est le cas pour mes grand-père, que n'ai pas eu le bonheur de connaitre), vous apprenez à imaginer les bons moments que vous auriez vécu ensemble. L'émotion est là, à fleur de peau... Les larmes coulent (c'est même encore le cas, alors que j'écris cet avis), des sourires naissent aussi sur nos lèvres car l'on se rappelle la douceur, la gentillesse de l'être aimé.

Ce petit à tout d'un grand, la plume de Sandrine Froment est tout simplement bouleversante et, elle nous offre un magnifique cadeau.
Je vous invite vraiment à découvrir ces lettres et à me dire ce que vous en pensez. Je suis certaine que, comme pour moi, ces lettres vous apporteront quelques choses d'important.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lettres à ma grand-mère de Sandrine Froment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: HISTOIRE & LITTERATURE :: Document ou biographie inclassable ? C'est ici ... -