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Teresa de la Parra (Vénézuela)

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Masques de Venise
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MessageSujet: Teresa de la Parra (Vénézuela)   Lun 1 Oct - 18:14

5 octobre 1889, Paris (France) : naissance d'Ana Teresa Parra Sanojo, dite Teresa de la Parra, diariste, épistolière & romancière.

Fille de l'Ambassadeur du Vénézuéla, alors en poste à Berlin, et de son épouse, Isabel Sanojo de Parra, l'enfant appartenait à une famille fortunée et influente. Elle passa une grande partie de son enfance à Tazón, dans l'hacienda familiale mais, à la mort de son père, sa mère l'envoya, avec ses soeurs, étudier au couvent du Sacré-Coeur de Godella, en Espagne. Dans une atmosphère de ferveur religieuse, elles reçurent une solide éducation, de celles que l'on donnait à l'époque aux filles de la haute société. Ana Teresa ne devait revenir à Caracas qu'à l'âge de dix-neuf ans.

Mais elle n'eut de cesse de s'installer à Paris, qui était après tout sa ville natale. Elle voyageait beaucoup et menait une vie sociale intense. Peut-être aiguillonnée par la célébration du centenaire de sa mort, elle entama des recherches pour une biographie de Bolívar mais dut remettre son projet à plus tard car les médecins la diagnostiquèrent tuberculeuse.

Débuta alors la longue errance entre plusieurs sanatoriums européens, essentiellement en Suisse et en Espagne, mais la maladie ne voulait rien entendre. La jeune femme eut tout son temps pour réfléchir à ses idées philosophiques et littéraires et pour se plonger dans un véritable travail d'écriture. Les plus longues et les plus belles lettres jamais écrites à sa famille et à ses amis, ainsi que ses journaux intimes se rattachent à cette période et doivent être considérés comme faisant partie de son oeuvre.

Teresa de La Parra devait mourir à Madrid, le 23 avril 1936. Ses restes furent exhumés et envoyés à Caracas en 1947.
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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron


Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. 
Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. 
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Dernière édition par Masques de Venise le Lun 1 Oct - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Teresa de la Parra (Vénézuela)   Lun 1 Oct - 19:25

Les histoires fantastiques de La Parra furent publiées dans le quotidien El Universal et son "Journal d'une Habitante de Caracas Dans L'Est Lointain" dans le magazine Actualidades. Son histoire "Mama X" remporta le premier prix d'un concours organisé par une ville de la province vénézuélienne.

En 1924, La Parra sort "Iphigénie : Journal d'une jeune femme qui écrivait parce qu'elle s'ennuyait" et ce roman va marquer un tournant dans la littérature du pays. L'essentiel du livre, elle le compose en 1921 et 1922, sous la dictature de Juan Vicente Gómez. Certains des personnages sont proches de la caricature malicieuse d'individus qui étaient alors très en vue dans la bonne société de Caracas. En revanche, ceux d'Abuelita, de Tía Clara et de César Leal symbolisent un attachement indéfectible aux valeurs morales. Quant aux personnages comme Gabriel Olmedo et Tío Pancho, ils représentent, avec leur ambition et leur corruption politique, une liberté morale accordée aux hommes et dont l'ampleur choque par rapport au rôle passif assigné aux femmes.

La protagoniste d'"Iphigénie", María Eugenia Alonso, jeune femme intelligente et d'une éducation parfaite, est en partie le portrait de l'auteur. Elle se bat contre le confinement que lui impose un mariage qui menace par ailleurs d'étouffer en elle tout développement intellectuel. Elle essaie de déterminer s'il est possible, pour une femme intelligente et instruite, de s'évader du mariage sans y perdre sa respectabilité face à une société où les femmes ne sont considérées que si elles sont épouses ou mères.


Le ton, la nature thématique et le contexte social-historique d'"Iphigénie" provoquèrent la controverse dans certains cercles sociaux et littéraires du Vénézuéla et de Colombie. Le gouvernement vénézuélien fit en sorte de couper les crédits aux éditeurs qui voulaient publier le roman. Ce ne fut qu'à Paris, où elle comptait des amis comme Simón Barceló, Alberto Zérega Fombona, l'ancien président du Pérou Ventura García Calderón et le diplomate et écrivain équatorien Gonzalo Zaldumbide, que Teresa de la Parra parvint à se faire éditer.

"Iphigénie" rencontra tout de suite un succès incontestable parmi les intellectuels parisiens et les lecteurs français. Il entraîna son auteur dans deux années de voyages multiples et de conférences, notamment à la Société des Nations. Puis, Teresa s'attaqua à son deuxième texte majeur.

"Mémoires de Mama Blanca" sort en 1929. Il s'agit des souvenirs d'enfance plus ou moins romancés mais pleins de nostalgie de La Parra elle-même. Les quatre soeurs de Tazón deviennent les six soeurs de l'hacienda Piedra Azul. Par sa "correction" morale, ce livre reçoit un accueil très favorable de la part de ceux-là mêmes qui avaient critiqués "Iphigénie." La Parra reconnaît d'ailleurs dans ses lettres que les deux livres sont très différents, les "Mémoires ..." ne tenant aucun discours contestataire et ne véhiculant aucune idée révolutionnaire ou critique sociale.

Conférencière très demandée, la jeune femme fait ses lectures les plus importantes à La Havane et à Bogotá. Elle y affirme de manière significative sa conception du rôle de la femme dans la société latino-américaine.

Ses deux textes majeurs ont été traduits en français mais sont surtout disponibles dans de vieilles éditions.
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MessageSujet: Re: Teresa de la Parra (Vénézuela)   Lun 1 Oct - 20:01


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