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Histoire de mon village hier et autrefois.

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charpentier hélène
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MessageSujet: Histoire de mon village hier et autrefois.   Sam 9 Fév - 10:34

Ce travail , interrompu par l'exposition consacrée à Jacques Cazotte, est enfin terminé.J'ai déposé le CD, soit le contenu, à la mairie de mon village et le conseil réfléchira à la présentation du contenant car je renonce à tirer un bénéfice financier de mon travail, car jusqu'ici je suis retombée sur mes pieds, sans plus. Mais c'est ainsi, quand on a vraiment envie de chercher et de créer, on le fait, parce qu'une force vous pousse à le faire et que vous avez envie d'aller jusqu'au bout de la quête. Je ne peux vous proposer que le début et la fin puisque ce n'est pas publié.
Vous aurez ainsi un aperçu de : Vincelles, hier et autrefois. Un village raconté par ses habitants.

En 2006, j'avais mis au point Riante vallée, un village raconté par ses enfants, 1948-1952. L'ouvrage rassemblait et classait par thèmes, les textes et illustrations du journal scolaire Riante vallée. Les enfants, sous la conduite de leur instituteur ( inspiré par les techniques de Célestin Freinet sans perdre de vue un enseignement exigeant et rigoureux car j'ai été son élève dès 1952 et il fallait apprendre ses leçons et faire correctement les devoirs.) rédigeaient, corrigeaient illustraient et imprimaient lettre par lettre différents textes retraçant la vie quotidienne de l'époque. J'avais ajouté les souvenirs de plusieurs anciens élèves ayant vécu cette expérience et ils étaient très heureux de revoir leurs travaux. En fait, je viens plus ou moins de donner une suite mais ce fut beaucoup plus laborieux.
.
TABLE DES MATIERES.

Le mot du maire.
Première partie.
Vincelles au vingtième siècle. Résumé des délibérations du conseil municipal complété par quelques précisions.
Seconde partie
Documents et témoignages.
1) Rappels préliminaires sur l’origine du nom et les principaux événements historiques.
2) Le maire et la commune au fil des siècles. Les maires de Vincelles depuis 1792.
3) Un village au travail.
4) Un village dans les épreuves.
5) Un village se nourrit.
6) Un village et ses enfants.
7) La vie culturelle.
Bibliographie succincte.
Personnes à remercier.


QUELQUES RAPPELS PRELIMINAIRES

Origine du nom.

Jérôme Chalette dans le second volume de son Dictionnaire des communes publié en 1845 et réédité par Res Universis en 1991, nous apprend que Vincelles associe les mots vini, le vin et cella, le cellier.
L’étymologie du mot cellier désignant comme le précisent plusieurs dictionnaires une partie du rez de chaussée ou du sous-sol d’une maison où l’on entrepose le vin et les provisions, mérite le détour. La racine indo- européenne kel est présente dans le sanskrit cala désignant l’abri ou le refuge et dans le grec kalyptein dans le sens de couvrir et cacher. En latin le mot cella indique un abri ou une petite pièce, sens conservé dans le mot français actuel cellule si l’on songe à la cellule de prison ou à la cellule du moine qui s’isole pour méditer et prier. Le verbe latin celare a donné les verbes celer et receler où l’idée de dissimulation est maintenue. Au cellier le vin est certes à l’abri des regards mais surtout de la lumière et de la chaleur. En allemand, la racine Kel a donné le mot keller désignant la cave pour entreposer le vin et les provisions sous la responsabilité de l’intendant : kellerman. En anglais, le mot cellar désigne la cave. Cette approche étymologique apporte la confirmation qui s’impose : Vincelles cultive la vigne, produit le vin et le protège comme il convient depuis des siècles, voire depuis sa fondation.
Auguste Longnon dans son Dictionnaire topographique, Les noms de lieu de la France, leur origine, leur signification, leurs transformations, publié en 1920, et consultable aux Archives départementales de la Marne (US 143) donne la même étymologie.

L’auteur précise que le nom Vincella est mentionné dès 886 par Mabillon (acta SS ordini S Benedicti , tome III, page 68).
La forme Vinceles apparaît en 1250 (liber pontificum F° 519v°) mais dès ce XIII° siècle on trouve Vincelles (Amour-dieu, c2)
Auguste Longnon fait également référence aux Archives nationales où notre village est mentionné sous deux appellations différentes :
- Vincelles lez ledit Châtillon sur marne en 1458,
- Vincelles sur Marne en 1461, et il ajoute qu’en 1789, Vincelles faisait partie de l’élection d’Epernay et était régi par la coutume de Vitry, l’église paroissiale appartenant au domaine de Soissons, doyenné de Dormans (Saint-Timothée et Saint-Apollinaire.) L’évêque de Soissons présentait à la cure.

Evénements historiques.

Le 10 octobre 1575, la bataille de Dormans se tient en partie sur son territoire entre Tréloup et Verneuil, plus précisément dans le bois du Tronquet, au cours de la cinquième guerre de religion qui oppose les troupes royales catholiques commandées par Henri , troisième duc de Guise, fils aîné de François de Guise, à un corps de reîtres ( mercenaires allemands servant dans une troupe française à cheval ) recrutés par les Protestants et les Malcontents, déçus, comme leur nom l’indique, par la politique du roi Henri III. Le duc de Guise met ses ennemis en déroute mais reçoit après la bataille un coup d’arquebuse, plus vraisemblablement de pistolet, à la joue droite occasionnant une balafre ce qui explique son surnom « Le balafré. » que son père François portait lui aussi en raison d’une blessure reçue au siège de Boulogne en 1545.
Cet événement est relaté dans le tome XCII des Mémoires de la Société d’agriculture, commerce sciences et arts du département de la Marne (La SACSAM) de l’année 1977 par Dom Jacques Hourlier aux pages 175 à 191. On y apprend que cette bataille se situe dans le cadre d’un conflit opposant deux frères, fils d’Henri II et Catherine de Médicis, revendiquant l’un et l’autre la couronne royale. Le roi Charles IX est décédé l’année précédente d’une pleurésie consécutive à une pneumonie tuberculeuse. Son frère Henri III qui avait été élu roi de Pologne renonce à ce trône pour celui de la France et se fait sacrer à Reims à la grande déception de son frère cadet, François duc d’Alençon (ne pas confondre avec François II, l’aîné des enfants décédé en 1560 après un règne très court) qui n’est pas décidé à renoncer. Le roi Henri III surveille son frère au Louvre mais ce dernier complote et s’échappe. Les subsides de l’Angleterre, la caution de riches familles protestantes influentes et des renforts venant de Sedan lui ont permis de lever une armée importante dans l’est de la France. Henri III, menacé à l’Ouest comme à l’Est s’appuie sur les Guise jouant le soutien catholique au royaume tout en nourrissant l’espoir de recevoir un jour la couronne. Les Guise remportent rapidement la bataille de Dormans car les reîtres manquant d’entraînement et méconnaissant le terrain se découragent et s’enfuient. « Le gros de l’armée du duc de Guise n’eut pas à intervenir faute de temps et faute d’espace pour manœuvrer. » (Page 182 paragraphe 3 de l’article de Dom Jacques Hourlier.) Le duc de Guise tire une popularité envahissante (1) de la victoire et de la balafre reçue en dehors du combat selon les explications de Dom Jacques Hourlier affirmant par ailleurs que le retentissement de cette bataille n’est pas justifié et qu’il s’agit plutôt d’un combat d’arrière-garde car Henri III, conscient du danger avait pris par ailleurs d’importantes mesures pour la protection de Paris.
Cet article très détaillé donne les références de ses nombreuses sources, en particulier, les Lettres du roi Henri III, Le Registre-Journal de Henri III ou l’Histoire universelle d’Agrippa d’Aubigné témoin oculaire de la bataille, pour ne citer que les principales, et n’omet pas de mentionner les désagréments et souffrances endurées par les populations de la région car le frère cadet d’Henri III persistant dans son ambition continuera à mobiliser des forces et la Champagne souffrira à nouveau de divers mouvements de troupes.
(1) Henri III fera assassiner Henri de Guise à Blois en 1588 et sera lui aussi assassiné à Saint-Cloud en 1589. François, duc d’Alençon était décédé entre temps de tuberculose, en 1584 à Château-Thierry.

En 1647, d’après Guillaume Blanchard dans sa Compilation chronologique des ordonnances et édits, la terre de Vincelles est rattachée à la grosse tour du Louvre.
En 1660, elle appartient au comte Charles de Broglia et au XVIII° siècle, à la maison de Ligne, ancienne et prestigieuse famille noble de Belgique devant son nom au village de Ligne situé entre Ath et Tournai.

A la Révolution de 1789, d’après Dom Albert Noël dans « Dormans et ses environs », la terre de Vincelles appartient à « la Comtesse de Rouhaulx , séparée de biens d’avec son mari et qui s’intitulait dame du Marquisat de Dormans, auquel est unie la terre de Tréloup ; elle comparut en mars 1780 au Bailliage de Château-Thierry pour l’élection des députés de son Ordre aux Etats -Généraux. »

Vincelles en 1841.


La notice de Jérôme Chalette dans son Dictionnaire des communes publié en 1845 donne les indications suivantes à la page 183.
« Ce village est au pied d’un coteau couvert de vignes, près de la Marne, à 2 km nord de Dormans, sur la route départementale n° 13. Il est dominé à l’ouest et au nord par deux monts élevés de 234 et 216 mètres au-dessus du niveau de la mer. On voit dans son église un autel remarquable dédié à la Sainte Vierge. Il y a une maison commune et d’école, une fontaine très abondante et huit sources dans le territoire. Les puits, creusés dans le sablon et une terre rouge, à la profondeur de 12 à 20 mètres, fournissent une eau salubre, qui repose sur sable et argile. Ils ne tarissent pas non plus que toutes les autres sources.
La commune a un bac.
Le sol est composé de limons et terre douce assez productifs.
Le territoire de Vincelles, limité à l’ouest par celui de Tréloup (Aisne) le long duquel il a une queue étroite, n’a que 2 kilomètres en longueur et autant en largeur. Il contient 355 hectares, dont 151 en terres labourables, 8 en prés, 84 en vignes, 65 en bois, etc. Il est arrosé par deux faibles ruisseaux qui font tourner un moulin. On voit sur ce territoire une grotte qu’habite une sorte d’hermite. »
Le même ouvrage mentionne une population de 559 habitants, 50 hectares ensemencés en froment, 400 ovins, 24 chevaux, 108 bovins et 82 ânes ou mulets.

1862

Adolphe Guérard dans sa Statistique historique de la Marne, indique que des souterrains creusés dans le tuf auraient été découverts au XIX° siècle afin de servir de refuge aux habitants en temps de guerre.

1877.
Bénédictin de la congrégation de France, Dom Albert Noël s’appuyant sur les ouvrages évoqués ci-dessus rédige un petit ouvrage d’une centaine de pages, réédité en 1989 par Res Universis et intitulé « Dormans et ses environs. » Il précise que Vincelles, l’un des premiers villages de la Champagne du côté de Châtillon, dépendait vraisemblablement du pays de l’Omois qui embrassait de l’ouest à l’est l’extrémité orientale de l’ancien diocèse de Soissons le long de la rive gauche de la Marne et se terminait aux environs d’Epernay. Reprenant les recherches de Mabilon évoquées plus haut, Dom albert Noë cite un document de 886, par lequel le comte Eiric accorde à l’abbaye des SS. Crépin et Crépinien, de Soissons, divers biens, entre’autres une demi-manse et sept serfs, in villa quae Vincelle in paga Otmense. (Mabillon, Annales, tom.III, in appendice, Inst. XXIX.) Au Moyen Age, la manse est une unité d’exploitation agricole d’une moyenne de dix ou quinze hectares.

En 1950,
Madeleine Gilbert, élève de l’instituteur Gabriel Legrand, instituteur de notre commune de 1947 à 1956, rédige une présentation de la commune pour le journal scolaire Riante vallée dont la publication va de 1948 à 1952.

« I. VINCELLES.
Ce nom semble être formé des deux mots : vin et cellier.
II. LE SITE.
Vincelles est situé :
- dans la vallée de la marne(les vallées sont toujours des voies de communication naturelles.) - sur le versant exposé au sud (exposition favorable à la vigne.) -à mi- pente (à cause des inondations.)
III. ASPECT GENERAL
Le village est étendu le long de la route sur une longueur de 800 mètres
IV.LES MAISONS.
La plupart sont neuves car le pays a été presque entièrement détruit pendant la guerre de 1914-18. Elles sont construites en meulière et en grès, roches dominantes de la région. Les toits de pente moyenne, sont en tuile ou en ardoise.
En général les fermes sont formées d’une cour rectangulaire limitée par la maison d’habitation et ses dépendances : écurie, étable, hangar, grange, porcherie etc.

Les recherches d’André Béthune, instituteur de 1956 à1968
.

« Petite histoire démographique de Vincelles.

Après les opérations du recensement 1968 qui font apparaître que la population vincelloise atteint maintenant 382 unités, une étude de la population paraît intéressante.
1773 : 300 habitants. La lecture de 10 registres paroissiaux (1773-1782) existant aux archives de la mairie permet de constater que, malgré l’abondance des naissances à cette époque ( 18 en 1778) la population était faible. Il ne faut pas oublier que la mortalité infantile était terrible. (50 pour cent de décès jusqu’à 12 ans) sans compter les nombreux décès de mère à la suite des couches et que la limite de la durée de la vie faisait qu’on était vieillard à 40 ans.
Puis ce fut la révolution. Et la vente des biens nationaux. De nombreuses petites propriétés apparaissent et les nouveaux exploitants, possesseurs pour la première fois de la terre qu’ils cultivent vont travailler avec ardeur et chercheront à accroître leur patrimoine. Ce qui aura pour effet d’augmenter la superficie cultivée du territoire : 75 ha de vignes en 1773 ; 90 en 1872.
1872 : 628 habitants. C’est « la belle époque » vincelloise. La population a atteint son chiffre maximum. Les « savarts » sont défrichés ; les vignes sont amendées avec la terre des Pâtis. ; la terre ravinée est remontée. Pour ce faire le vigneron utilise la hotte et un auxiliaire très utile : l’âne. (Il en existe 80 à cette époque.)
Mais bientôt, hélas, c’est l’effondrement dû d’abord à l’invasion phylloxérique puis à la guerre 1914-18. Le territoire de Vincelles a eu le triste privilège d’être le premier atteint par le redoutable parasite. Devant l’ampleur du désastre, un syndicat anti- phylloxérique fut constitué.
1912 : 468 habitants. De nombreux exploitants abandonnent et se « reconvertissent ». Puis c’est la première guerre mondiale. 50 maisons sont détruites : lourd tribut pour un village comptant environ 125 feux.
1922 : 347 habitants. Après l’accalmie, c’est la période de redressement et la population augmentera jusqu’à la crise économique qui s’abattra sur la Champagne.
1932 : 359 habitants et 1936 : 342 . La seconde guerre mondiale ramènera la population à 328, chiffre le plus bas depuis 1773. Enfin la paix revenue, la situation du vignoble ira toujours en s’améliorant ; la population restera d’abord stationnaire.
1962 : 332 habitants, mais le dernier recensement accuse une augmentation de 50 H.
1968 : 382 habitants. Contrairement à beaucoup de petites communes rurales, c’est un accroissement spectaculaire dû en partie à la proximité de Dormans, petite ville à vocation industrielle et à l’arrivée de main d’œuvre étrangère.
Dans cette époque de perpétuelle mutation, quel avenir est réservé à Vincelles ? »

Bibliographie succincte.

Ouvrages généraux sur l’adminisration des communes.
Jacques Aghulon. La République au village. Paris, Plon. 1970. Cette étude rassemble trois publications :
- La France vagabonde. Paris, Gallimard.
- Marianne au combat. L’imagerie et la symbolique républicaines. 1789-1880. Paris, Flammarion, Flammarion. 1979.
- Marianne au pouvoir. L’imagerie et la symbolique républicaines. 1880-1914. Paris, Flammarion. 1989.
Jocelyne George. Histoire des maires, 1789-1939. Préface de Maurice Aghulon. Paris, Plon, collection Terres de France, 1989. Cet ouvrage offre une dizaine de pages de références bibliographiques et mentionne certaines œuvres littéraires comme le Journal de Jules Renard, La guerre des boutons de Louis Pergaud, Clochemerle de Gabriel Chevallier, L’eau des collines de Marcel Pagnol, Vieille France de Roger Martin du Gard, Mon village et moi de Pierre Gaxotte, Souvenirs d’un maire de village d’Henry Bordeaux ou encore La jument verte de Marcel Aymé.

Evolution du système éducatif.
Certificat d’Etudes. Mémento de poche. 640 gravures, 42 cartes, 75 tableaux. Paris ? Librairie Larousse. Ouvrage non daté. La chronologie des chefs d’Etat s’arrête à Armand Fallières, président de la République élu en 1906.
Mona Ozouf. La classe ininterrompue. Cahiers de la famille Sandre, enseignants. 1780-1960. Paris, Hachette, 1979.
Jacques Ozouf. Nous les maîtres d’école. Autobiographies d’instituteurs de la Belle Epoque. Paris, Gallimard, collection folio histoire, 1993.
Fabienne Reboul-Scherrer. La vie quotidienne des premiers instituteurs, 1833-1882. Préface de Mona Ozouf. Paris, Hachette, 1989.
Vive l’Ecole républicaine. Textes et discours fondateurs. Anthologie présentée par Philippe Muller. Librio, 1999.
Pourquoi ? Numéro 30 de décembre 1966. Revue de la Ligue de l’enseignement. Dans le cadre du centenaire de la Ligue de l’enseignement fondée par Jean Macé, un reportage de plusieurs pages illustré de plusieurs photographies, présente deux foyers d’éducation populaire : le foyer Wilson de Reims et celui de Vincelles.
Jean Vial. Les instituteurs, douze siècles d’histoire. JP Delarge. 1980. Jean Vial a publié chez d’autres éditeurs divers ouvrages sur l’histoire de l’éducation.

La vie quotidienne et les épreuves.
Eric Alary, Bénédicte Vergez-Chaignon, Gilles Gauvin . Les Français au quotidien, 1939-1949. Paris, Perrin. 2006. 850 pages. Cartes, tableaux, photographies. Les documents d’archives, les sources imprimées, les sources privées et orales et une importante bibliographie sont détaillés sur une trentaine de pages.
Eric Alary . L’exode : un drame oublié. Paris. Perrin. 2010.
Jean-Louis Beaucarnot. Ainsi vivaient nos ancêtres. Paris. Robert Laffont. 1989.
Marc Blanpain. La vie quotidienne dans la France du Nord sous les occupations, 1814-1944. Paris. Fayard. 2002.
Gérard Boutet.
- Le temps des traditions. Paris. Denoël 1979.
- Le temps des guerres. 1914- 1939. Paris. Denoël. 1981. Ces trois ouvrages appartiennent à la collection Ils étaient de leur village.
- Le temps de l’occupation. Paris. Denoël. 1983.
Gérard Boutet a publié plusieurs ouvrages dans d’autres collections : Les gagne-misère, La belle ouvrage, Nos vieux métiers. Ses ouvrages traitent également de la gastronomie -Nos grands-mères aux fourneaux- et nous plongent dans le quotidien de la France rurale d’hier et d’autrefois en étudiant plus particulièrement la Sologne et l’Orléanais.
Marcelle Daguin. Recettes de cuisine et conseils ménagers en période de restrictions. Paris. Albin Michel. 1941 ?
Marcelle Daguin. Comment faire les conserves chez soi. Guy Le Prat. Paris.1943.
Maurice Genevoix. Ceux de 14. Paris, Flammarion 1950 ; réédité aux éditions du Seuil, collection Points.
Maurice Genevoix. Au cadran de mon clocher. Paris, Plon 1969 : réédité chez Pocket en 1997.
Maurice Genevoix. Trente mille jours. Paris, Seuil. 1980.
Jean-Pierre Guéno, Jérôme Pecnard. Paroles de l’ombre. Tome 1 : Lettres et carnets sous l’occupation, 1939-1945. Tome 2 : La bataille des mots. Editions Les Arènes. Paris. 2009 et 2011. Collection L’Histoire entre nos mains reproduisant à l’identique des documents à déplier glissés dans des enveloppes.
Auguste Jotterand. Cuisine de guerre. Recettes donnant 150% d’économie d’après de sérieuses expériences. Editions Héros-Limite. 1917.
Nicole Lemaître. Histoire des curés. Paris. Fayard. 2002. Ouvrage collectif établi sous la direction de Nicole Lemaître.
Philippe Madeline, Jean-Marc Moriceau. Les paysans. Récits, témoignages, et archives de la France agricole. 1870-1970. Editions Les Arènes. Collection L’histoire entre nos mains. Paris 2010.
Pierre Miquel. L’exode : 10 mai- 20 juin 1940. Paris .Pocket. Réédition. 2005. Cet ouvrage relate le témoignage d’Auguste Héry, commis agricole dans une ferme de Chavenay âgé de 15 ans à l’époque mais devant travailler pour aider sa famille en l’absence du père mobilisé.
Pierre Pierrard. Histoire des curés de campagne de 1789 à nos jours. Paris, Plon. 1986.
Edouard de Pomiane. Cuisine et restrictions. Paris. Corrêea. 1940.
Edouard de Pomiane. Manger quand même. Paris Corrêa. 1941.
Gaston Richard. La cuisine simple et bonne ou l’art de bien manger en temps de restrictions. Paris. Sépia. 1941.
Benjamin Stora. Tramor Quemeneur. Algérie 1954-1962. Lettres, carnets, et récits des Français et des Algériens dans la guerre. Editions Les Arènes. Paris. 2010. Collection L’Histoire entre nos mains.
Jean Verdovati. Les combats de la vallée de la Marne. Cercle historique et culturel de Dormans avec le concours de la mairie de Dormans. 1997.
Cette brochure de 96 pages, comportant des cartes et de nombreuses photographies relate les événements de la guerre 1914-1918 sur Dormans et les environs. Plusieurs personnes ont participé à sa conception et à sa réalisation : Hermann Plotte pour la traduction des textes allemands, Claude Demarque pour le prêt de sa collection iconographique, Martine et Pascal Guérin pour l’illustration photographique, Jacques Aubry, Isabelle Devorsine, Monique Duflos et Alain Fazincani pour la composition, Guy Benoît et Michel Normand pour la correction et Gilles Guérin pour la conception graphique, sans oublier toutes celles et tous ceux ayant contribué à la documentation.
Pierre Miquel. L’exode. 10 mai -20 juin 1940. Pocket 2005. Réédition.
Pierre Vallaud. L’exode. Paris. Librairie académique Perrin. 2000.
Charles-Robert Argeron. La décolonisation française. Paris. Armand Colin. 2002.
Xavier Yacono. Les étapes de la décolonisation française. Paris. PUF. Collection Que sais-je ? 1971.
Presque tous ces ouvrages comportent une bibliographie proposant d’autres sources d’information.

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Le département de la Marne au XIX° siècle.
Jérôme Chalette. Département de la Marne. Volume I. Statistique générale. Cet ouvrage entrepris en 1836 et achevé en 1844 d’après un vaste plan élaboré par une commission nommée par la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de Châlons a été repris par les éditions Res Universis en 1991. Ce travail de recensement minutieux propose une classification de toutes les données du département : la géographie physique, l’étude du règne minéral, végétal et animal, l’agriculture, l’élevage, l’étude de la population (habitations, nourriture, habillement, événements familiaux,fêtes et traditions, vie religieuse, esprit politique, dictons, parlers locaux) l’instruction et les bibliothèques publiques. Jean-Pierre Ravaux, dans sa préface, retrace la biographie de Jérôme Chalette en concluant que cette statistique reste la seule « à développer de façon importante les renseignements généraux sur le département. »
Le second volume est un dictionnaire des communes. Un paragraphe est consacré à Vincelles à la page 183.
M. Calmette. Histoire des Villes, Bourgs et villages remarquables de la Marne.1850. Les éditions de La Tour Gile. Réimpression, en 1989 avec l’aimable concours de la Bibliothèque de Reims et préfacé par Albert Vecten. Vincelles, 583 habitants, est simplement mentionné à la page 63 dans le cadre de l’histoire du canton de Dormans mais les deux premiers chapitres rappellent les faits historiques locaux essentiels, la topographie, les productions, l’industrie et les divisions administratives du département (civile, religieuse, militaire, judicaire, universitaire, sociétés savantes, arrondissements, cantons, communes avec le nombre d’habitants. L’ouvrage s’achève par un tableau des foires et marchés du département.

VINCELLES PERSONNES A REMERCIER



Nous tenons à remercier toutes les personnes dont les noms suivent, sauf erreur ou omission, ayant contribué par leurs témoignages, leurs conseils, et le prêt de photographies et documents à la réalisation de cet ouvrage.
Claudine et Jean-François Beaufrère, Ludivine Beaufrère, André Béthune, Joël Béthune Marcelle Bibré-Fontaine, Michel Blin, Raymond Blin, Françoise Bonnenfant, Rémy Bonnenfant, Muriellle Bouré-Savart, Henri Brion, Henri Charpentier, Claude Cordoin, Jacqueline Cosson, Sylvie Cougnet, Eliane David-Del’hozanne, Claude Demarque, Jeanine Demessance, Maurice Demessance, Louis Dépaux, Nicole Gallet-Henri, Madeleine Gilbert, André Glavier, Georges Glavier, Françoise Guy, Jean-Marie Guy, Michel Hachet, Jean et Pierrette Hû, Josette Hû, Lucienne Huat, Nicole et Gilbert Landrieux Jean Le Follezou, Paulette Mallet, Lucien Manscourt, Fabienne Nouira Huet, Ginette et Gabriel Pichelin, Maryse Pichelin, Jean-Claude Piot, Liliane Piot, Jean Ragouillaux, Françoise Roland, Yvette Romain-Drouart, Ginette Savart, Ginette Savart-Lelarge, Roger Savart, Isabelle Sévillano-Piot, Denise Tétard-Durdon et Guy Vignon.

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