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Le Ventre des philosophes - Michel Onfray

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MessageSujet: Le Ventre des philosophes - Michel Onfray   Mer 27 Fév - 20:48




Quatrième de couverture :



Le Ventre des philosophes repose sur un formidable pari intellectuel : qu'il doit être possible de mieux comprendre les conceptions des philosophes à partir de leurs choix culinaires. En quelque sorte que, peut-être, Diogène n'aurait pas été un adversaire aussi résolu de la civilisation et de ses usages sans son goût pour le poulpe cru. Ou encore que Rousseau n'aurait peut-être pas fait l'apologie de la frugalité si ses menus ordinaires n'avaient pas été composés que de laitages. Diogène, Rousseau, Kant, Fourier, Nietzsche, Marinetti et Sartre : voilà quelques-unes des figures dont traite ici Michel Onfray et dont il brosse avec verve et intelligence le tableau de la pensée. Le Ventre des philosophes ou l'art d'entrer en philosophie par la bouche.





Mon avis :




Jusqu'à présent, si vous me prononciez le mot "philo", je partais généralement en courant. Ce terme a une fâcheuse tendance à me filer de l'urticaire. Mais en voyant Michel Onfray sur les plateaux télévisés, en écoutant ses réflexions faites dans un langage compréhensible pour le commun des mortels (comprenez : pour une ignare en philo comme moi), j'ai voulu tenter. Avec l'âge et la maturité, ne dit-on pas qu'on évolue (hein, hein ?) ? Eh bien, j'ai non seulement apprécié ce petit bouquin, mais j'avouerai même, sans torture, que je suis allée acheter quatre autres de ses essais. Et le bougre m'a même donné envie de lire son maître à penser, Nietzsche. Chapeau bas Monsieur Onfray ! Vous parvenez à vos fins là où d'autres y ont laissé des plumes !!!

Cet essai est ludique. En effet, il permet de se raccrocher à quelques notions de philo via les travers culinaires de ceux qui pour moi, hormis Sartre, étaient à la fois intouchables et incompréhensibles. Et moi, dès que l'on me parle de nourriture, j'hume, je salive et je galope jusqu'à l'antre sacrée (la cuisine). Bon, je ne mangerai pas du poulpe cru comme ce farceur de Diogène (complètement barré celui-là !) et je n'essaierai pas non plus de piquer les saucisses (même si j'adore ça) de Nietzsche qui serait capable de me planter sa fourchette dans la main ! Aïe !!!

On notera que dans ces quelques chapitres, les différents plats ont raison du philosophe. Bien souvent, l'envie l'emporte sur le jugement. Et c'est justement amusant de voir à quel point ces personnages, prônant souvent les valeurs inverses, se laissaient abuser par leurs pulsions. Ils tombent de leur piédestal pour devenir plus humains. On sourit en lisant toutes ces anecdotes.

Allez, à table !!!
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MessageSujet: Re: Le Ventre des philosophes - Michel Onfray   Mer 27 Fév - 20:49

Extrait :



La trentaine passée, Emmanuel Kant s'abreuva tant dans l'un des cafés qu'il fréquentait avec habitude et modération qu'il ne put retrouver son domicile sis Magistergasse à Königsberg. Chaque soir, il jouait au billard et aux cartes, chaque midi, il prenait un verre de vin. Jamais de bière. Il était l'ennemi déclaré du breuvage national prussien, "un poison lent, mais mortel", qu'il percevait comme l'une des causes les plus importantes de mortalité et... d'hémorroïdes. Imaginer Kant amateur d'estaminet n'est pas sans étonner. Le piétiste austère, rigoureux, le philosophe ardu et exigeant n'en était pourtant pas moins un buveur et un mangeur averti, au point que son ami le conseiller secret Von Hippel lui disait souvent en plaisantant : "Vous écrirez bien encore, tôt ou tard, une critique de la cuisine ?" Hélas ! il n'y eut pas de Critique de la raison gastronomique. Là même où le penseur analyse le goût - dans sa Critique de la faculté de juger -, il ne laisse aucune place à la nourriture.

Lorsqu'il fait la théorie des sens, il détermine ceux qui sont supérieurs et objectifs - le toucher, la vue et l'ouïe - et ceux qui sont inférieurs et subjectifs - l'odorat et le goût. Le nez et le palais sont les organes des fonctions sans noblesse, car "la représentation qui se fait par eux est plus celle de la délectation que de la connaissance des objets extérieurs". Soit. Mais Kant omet d'intégrer l'imagination, la mémoire et l'entendement dans ce processus complexe qu'est la production d'une saveur et d'un jugement de goût buccal. Sans mémoire des saveurs, des mélanges sans imagination analytique et synthétique, sans saisie globale et particulière par l'entendement, il ne saurait être question de goûter. Et Kant le sait.
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MessageSujet: Re: Le Ventre des philosophes - Michel Onfray   Mer 27 Fév - 20:50

Michel Onfray sur Nota Bene, ici.
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MessageSujet: Re: Le Ventre des philosophes - Michel Onfray   

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