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Miyazaki et Takahata

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Itsumo-yo
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MessageSujet: Miyazaki et Takahata   Ven 7 Juin - 23:37

Deux grands animateurs japonais se sont associés au début des années 1980 pour fonder le Studio Ghibli.
"Ghibli" n'est pas un terme japonais, mais italien. En effet, le père de Hayao Miyazaki, un aviateur, a pu voler sur un fort bel hydravion italien de ce nom, et le fils a repris le terme (qui désigne un fort vent du Sud, genre sirocco).
Miyazaki a pu dans ce studio réaliser en 1984 un long métrage animé tout à fait remarquable, qui rompait complètement avec les productions occidentales comme japonaises de l'époque : Kaze no tani no Nausicaä, "Nausicaä de la vallée du vent".
Ont suivi (je prends les titres français, parfois assez inexacts) "Le Château dans le ciel", "Mon voisin Totoro", "Kiki la petite sorcière", "Porco Rosso", "Princesse Mononoke", "Le voyage de Chihiro", "Le Château Ambulant", "Ponyo sur la falaise". A mon avis le meilleur pour le mélange de charme, de puissance, et de profondeur réflexive est "Princesse Mononoke".
Le maître n'est plus très jeune à présent et après chaque film depuis 7 ou 8 ans prétend que c'est le tout dernier. Bien sûr en réalité il ne peut s'empêcher de continuer. Il va sortir dès cet été son petit dernier des derniers habituel : "Kaze tachinu" ( = "le vent se lève"), tiré d'un roman à fond de guerre mondiale fort triste de Tatsuo Hori. Il y aura même un avion célèbre, car l'ingénieur ayant créé le fameux chasseur Zéro joue un certain rôle paraît-il, mais je vais en savoir plus dès demain.
Son ami et co-directeur du Studio Ghibli Isao Takahata, bien que plus âgé que lui, ne s'arrête pas davantage. Il sortira en même temps un long métrage animé inspiré du "Taketori monogatari" (Conte du Coupeur de Bambous). On peut présumer du contenu puisque le récit en est très connu, je vous le résumerai plus tard.

- "Nausicaä de la Vallée du Vent" mérite d'être vu, et de plus un long manga (sur papier) créé par Miyazaki reprend et développe bien davantage l'histoire (en fait il l'a écrit et dessiné pour convaincre des producteurs de lui donner les moyens de faire le film).
Nous sommes vers 3000 après J.-C. Le monde reste ravagé par une ancienne apocalypse due à une guerre mondiale où des Géants de Feu, sortes de machines biologiques, ont tout détruit. La pollution a fait pousser d'immenses forêts fongiques empoisonnant l'atmosphère, et les humains, devenus peu nombreux, doivent porter des masques respiratoires pour voyager. Dans les forêts ne vivent que des myriades d'insectes géants fort dangereux s'ils se sentent menacés, dont les Ohmus, colossales chenilles cuirassées à dix ou douze yeux. La jeune princesse Nausicaä, experte de l'aile volante blanche qui est son véhicule, vit dans un petit royaume rustique que le vent marin protège des miasmes. Elle étudie les Ohmus et la forêt, persuadée qu'il y a une sorte d'"accord" à trouver avec cet environnement ; mais la Vallée va être envahie par les Torumekians, venus d'un grand royaume conquérant aux moeurs guerrières et féodales. A leur tête une autre princesse, bardée de fer, Kushana, qui veut détruire les Ohmus et la forêt entière grâce à un Géant de Feu retrouvé et peu à peu reconstitué et ramené à la vie... ça va chauffer.
Bref, la vraie qualité du film est surtout dans l'authenticité insufflée aux personnages, dans les images magnifiques, dans la réflexion sur le rapport humains / nature dépourvue de bête manichéisme (même Kushana a ses raisons d'agir comme elle le fait), dans le sens épique et éthique extraordinaire de Miyazaki, sans oublier la splendide musique.
Je repasserai pour parler des autres films du Studio.





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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Miyazaki et Takahata   Ven 11 Oct - 19:26

Je poste ici, car mon fils et moi adorons ces deux cinéastes dont nous avons vu presque tous les films; j'hésite à dire d'animation, tant ici, la portée poétique et psychologique nous éloigne de ce que l'on sous-entend parfois par "animation" walt disneyenne; je précise que j'adore Walt Disney !

"Le tombeau des lucioles" est un film qui m'a marquée;
Il est de Isao Takahata

Durant l'été 1945, dans le Japon de la seconde Guerre mondiale, deux enfants, Seita (un adolescent de quatorze ans) et sa jeune sœur Setsuko (qui a quatre ans), se trouvent livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère, suite au bombardement à la bombe incendiaire de Kōbe par les forces armées américaines.
Après avoir vainement tenté de contacter leur père, un officier supérieur de la marine impériale japonaise, Seita et Setsuko partent habiter chez une tante éloignée.
Un temps accueillante, la tante traite progressivement les deux enfants comme des fardeaux.
Aussi, Seita et Setsuko partent et se réfugient dans un abri désaffecté.
Celui-ci est illuminé la nuit par des milliers de lucioles.
Les problèmes s'enchaînent : la nourriture vient à manquer et Setsuko tombe malade.
Seita se met alors à voler de la nourriture, mais se fait prendre par un fermier.
En désespoir de cause, il part en ville vider le compte en banque de ses parents et apprend à l'occasion la capitulation du Japon et la destruction de la marine japonaise.
De retour à l'abri avec de la nourriture, il ne parvient pas à sauver Setsuko de la mort.
Après l'avoir incinérée, il se laisse à son tour dépérir jusqu'à sa mort, dépeinte au début du film avant un long flash-back.
Les esprits des deux enfants, réunis, contemplent le Kōbe moderne.

C'est un film pudique et tragique, d'une grande beauté plastique et raffiné dans le graphisme;

                                                                   
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MessageSujet: Re: Miyazaki et Takahata   Sam 7 Juin - 17:33

Voici le dernier film d'Isao Takahata, que je classe à regret dans la rubrique "Manga" si réductrice, mais bon.......
Le titre est =
"Le conte de la princesse Kaguya" sortie prochaine en salle;




Biographie d'Isao Takahata

Dernier né d'une famille de sept enfants, Isao Takahata étudie à l'Université de Tokyo où il obtient un diplôme en littérature française. Il entre directement dans la société Tôei Dôga où il apprend la mise en scène avec des séries télévisées, dont un épisode de Ken, l'enfant loup en 1964. Il a la chance d'entrer dans cette maison de production au moment où l'industrie commence à créer les premiers longs métrages d'animation.

Il réalise son premier film pour le cinéma en 1968, Horus, prince du soleil. Ce film est la première réalisation "indépendante" de l'histoire de l'animation japonaise. Takahata en assure la mise en scène, car il ne dessine pas lui-même, au contraire de Hayao Miyazaki. Il se contente d'esquisser le story-board. Suivent Kié la petite peste en 1981 et Goshu le violoncelliste en 1982. Ces deux films évoquent un sujet cher à Takahata et qui est récurrent dans toute son oeuvre : l'abandon, l'enfance orpheline.

Le Tombeau des lucioles, en 1988, lui apporte la reconnaissance internationale, et marque une véritable avancée dans la qualité des longs métrages d'animation. En 1991, il réalise un film intimiste et naturaliste Les Souvenirs ne s'oublient jamais, puis vient Pompoko (1994). En 1999 Mes voisins les Yamada connaît un beau succès à travers le monde. En 2003, il est le metteur en scène des Aventures de Petit Panda, sorti en Europe en juillet 2004.

J'ai évoqué ci dessus l'admirable "Tombeau des lucioles" , tragique et poétique;

Voici la bande annonce du "conte de la princesse Kaguya"



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