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" Monsieur Proust" Céleste Albaret

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Elisabeth
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MessageSujet: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Mar 16 Juil - 17:38

Jelisavecplaisir Lorsqu'il est sorti, il y a quand même quelques dizaines d'années, le livre avait fait chuchoter dans Landerneau ( le littéraire, hein)
Assez mortifiés de s'être fait voler la vedette, les spécialistes de Proust, de tout poil, l'avaient mauvaise;
Il faut dire que l'écrivain, une délicieuse dame âgée, ayant toute sa tête ( et la langue bien pendue) avait fréquenté Proust, cet homme devenu secret au possible durant de trés longues années, en tout bien tout honneur, comme femme de chambre, mais bien plutôt comme aide, cuisinière, messagère, dame de compagnie, etc; bref entrée trés jeune au service d'un Proust vieillissant et reclus volontairement pour se consacrer à son oeuvre en dépit de l'asthme qui le martyrisait, elle lui était devenue indispensable; fine, docile, intelligente, intuitive elle apprit à connaître son Proust sur le doigt avec finesse et respect; elle épouse un brave homme qui deviendra son chauffeur lors de ses rares sorties, toutes consacrées à "vérifier un détail pour son oeuvre";
La guerre éclate, le mari de Céleste part au front, voilà Céleste et Proust en tête à tête; elle lui sert alors de commissionnaire, va lui chercher les quelques aliments délicats dont il se nourrit.....
A sa mort, bien aprés, elle rédige ses souvenirs et détruit impitoyablement quelques légendes tenaces;
Non, Monsieur Proust ne recevait pas d'hommes dans son intimité, elle n'en n'a jamais vu;
Non Monsieur Proust ne tenait pas salon dans sa chambre enfumée par les fumigations qui l'aidaient à tenir face à l'asthme;
Etc, de ce récit fait de petits détails ténus, au jour le jour, naît l'image d'un Proust enfermé dans une seule volonté achever coûte que coûte son oeuvre avant la mort qui rôde; Il s'affaiblit, ne se nourrit presque pas, dort le jour, écrit la nuit;
A lire pour avoir de Proust une image vraie éloignée de ce dandy hypersensible et compliqué que des générations de critiques lui ont fabriquée;

Céleste Albaret, née sous le nom Augustine Célestine Gineste le 17 mai 1891 à Auxillac (Lozère) et décédée le 25 avril 1984 à Montfort-l'Amaury, était la servante dévouée de Marcel Proust.
Le 28 mars 1913, Céleste Gineste épouse Odilon Albaret, chauffeur de taxi dont Marcel Proust est un client régulier. En 1914, par l'entremise de son mari, elle devient la toute jeune servante de l'écrivain.
Accompagnant ses horaires étranges, ses lubies vestimentaires, alimentaires et sociales, son épuisement physique, elle lui reste fidèle jusqu'à sa mort, en 1922.
Dans l'après-guerre, Proust vit de plus en plus reclus. À sa manière, Céleste participe, en rédigeant sous sa dictée, en rassemblant et vérifiant ses informations, en assurant une part de ses contacts avec le monde extérieur ou en lui inspirant certains traits de caractère, à l'achèvement de son œuvre romanesque.
À la mort de Proust, Céleste ouvre avec son mari l'hôtel Alsace Lorraine, rebaptisé hôtel La Perle, situé 14 rue des Canettes, dans le VIe arrondissement de Paris, puis se voit chargée de 1954 à 1970 de la garde du Belvédère, la maison de Maurice Ravel à Montfort-l'Amaury. Oubliée de tous, elle survit à la quasi-totalité des personnages célèbres qui, grâce à Proust, avaient entouré sa jeunesse. Elle est « redécouverte » dans les années 1970, notamment par le célèbre collectionneur et bibliophile Jacques Guérin. Sur ses conseils, elle livre ses souvenirs, qui sont mis en forme dans l'ouvrage Monsieur Proust. À la même époque, elle vend à Jacques Guérin plusieurs ouvrages que Proust lui avait offerts et qui figurent aujourd'hui parmi les trésors les plus recherchés des bibliophiles français.
Par son dévouement à l'homme et par son respect pour le créateur, Céleste Albaret est considérée comme le modèle des auxiliaires de l'écrivain. Peu avant sa mort d'ailleurs, en hommage à une personnalité qui a participé intimement à l'histoire de la littérature et qui a grandement contribué à la préservation de ses textes, Céleste Albaret est faite commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.
Dans sa Recherche du temps perdu, Marcel Proust a immortalisé sa gouvernante sous le nom de Françoise. Dans Sodome et Gomorrhe, un personnage porte le nom de Céleste Albaret. Et il a offert à Céleste un poème qui suffirait à lui seul à montrer dans quelle estime il la tenait :





Dernière édition par Elisabeth le Mer 29 Jan - 15:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Mar 16 Juil - 20:14

Très intéressant ! Je n'ai jamais réussi à lire Proust mais ça, oui ça doit être riche !
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Mer 17 Juil - 7:18

Effectivement, c'est trés joli; ça montre Proust sous un jour simple, trés humain, plein de gentillesse et de délicatesse pour cette jeune femme intelligente et lucide qui voit à quel point il souffre et qui tente de l'aider avec délicatesse et respect;
En outre, on voit un peu comment il écrit, dans l'extrême concentration, et dans un état de santé préoccupant, le docteur est inefficace;
Je l'ai relu avec plaisir; c'est un document rarissime;
On a tenté de contester ces souvenirs, peine perdue, ils sont tout à fait exacts et authentiques;
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Mer 17 Juil - 13:33

J'aime beaucoup ce genre de documents permettant de remettre les pendules à l'heure. Les écrivains ont tellement fait couler d'encre !
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Eustrabirbéonne
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Mer 17 Juil - 16:14

Proust l'aimait tendrement et elle a l'honneur de figurer avec sa soeur Marie Gineste dans un délicieux passage de Sodome et Gomorrhe :

Citation :
Malgré la difficulté qu’il y avait pour un client à aller dans des chambres de courrières, et réciproquement, je m’étais très vite lié d’une amitié très vive, quoique très pure, avec ces deux jeunes personnes, Mlle Marie Gineste et Mme Céleste Albaret. Nées au pied des hautes montagnes du centre de la France, au bord de ruisseaux et de torrents (l’eau passait même sous leur maison de famille où tournait un moulin et qui avait été dévastée plusieurs fois par l’inondation), elles semblaient en avoir gardé la nature. Marie Gineste était plus régulièrement rapide et saccadée, Céleste Albaret plus molle et languissante, étalée comme un lac, mais avec de terribles retours de bouillonnement où sa fureur rappelait le danger des crues et des tourbillons liquides qui entraînent tout, saccagent tout. Elles venaient souvent, le matin, me voir quand j’étais encore couché. Je n’ai jamais connu de personnes aussi volontairement ignorantes, qui n’avaient absolument rien appris à l’école, et dont le langage eût pourtant quelque chose de si littéraire que, sans le naturel presque sauvage de leur ton, on aurait cru leurs paroles affectées. Avec une familiarité que je ne retouche pas, malgré les éloges (qui ne sont pas ici pour me louer, mais pour louer le génie étrange de Céleste) et les critiques, également fausses, mais très sincères, que ces propos semblent comporter à mon égard, tandis que je trempais des croissants dans mon lait, Céleste me disait : « Oh ! petit diable noir aux cheveux de geai, ô profonde malice ! je ne sais pas à quoi pensait votre mère quand elle vous a fait, car vous avez tout d’un oiseau. Regarde, Marie, est-ce qu’on ne dirait pas qu’il se lisse ses plumes, et tourne son cou avec une souplesse, il a l’air tout léger, on dirait qu’il est en train d’apprendre à voler. Ah ! vous avez de la chance que ceux qui vous ont créé vous aient fait naître dans le rang des riches ; qu’est-ce que vous seriez devenu, gaspilleur comme vous êtes. Voilà qu’il jette son croissant parce qu’il a touché le lit. Allons bon, voilà qu’il répand son lait, attendez que je vous mette une serviette car vous ne sauriez pas vous y prendre, je n’ai jamais vu quelqu’un de si bête et de si maladroit que vous. » On entendait alors le bruit plus régulier de torrent de Marie Gineste qui, furieuse, faisait des réprimandes à sa sœur : « Allons, Céleste, veux-tu te taire ? Es-tu pas folle de parler à Monsieur comme cela ? » Céleste n’en faisait que sourire ; et comme je détestais qu’on m’attachât une serviette : « Mais non, Marie, regarde-le, bing, voilà qu’il s’est dressé tout droit comme un serpent. Un vrai serpent, je te dis. » Elle prodiguait, du reste, les comparaisons zoologiques, car, selon elle, on ne savait pas quand je dormais, je voltigeais toute la nuit comme un papillon, et le jour j’étais aussi rapide que ces écureuils, « tu sais, Marie, comme on voit chez nous, si agiles que même avec les yeux on ne peut pas les suivre. — Mais, Céleste, tu sais qu’il n’aime pas avoir une serviette quand il mange. — Ce n’est pas qu’il n’aime pas ça, c’est pour bien dire qu’on ne peut pas lui changer sa volonté. C’est un seigneur et il veut montrer qu’il est un seigneur. On changera les draps dix fois s’il le faut, mais il n’aura pas cédé. Ceux d’hier avaient fait leur course, mais aujourd’hui ils viennent seulement d’être mis, et déjà il faudra les changer. Ah ! j’avais raison de dire qu’il n’était pas fait pour naître parmi les pauvres. Regarde, ses cheveux se hérissent, ils se boursouflent par la colère comme les plumes des oiseaux. Pauvre ploumissou ! » Ici ce n’était pas seulement Marie qui protestait, mais moi, car je ne me sentais pas seigneur du tout. Mais Céleste ne croyait jamais à la sincérité de ma modestie et, me coupant la parole : « Ah ! sac à ficelles, ah ! douceur, ah ! perfidie ! rusé entre les rusés, rosse des rosses ! Ah ! Molière ! » (C’était le seul nom d’écrivain qu’elle connût, mais elle me l’appliquait, entendant par là quelqu’un qui serait capable à la fois de composer des pièces et de les jouer.) « Céleste ! » criait impérieusement Marie qui, ignorant le nom de Molière, craignait que ce ne fût une injure nouvelle. Céleste se remettait à sourire : « Tu n’as donc pas vu dans son tiroir sa photographie quand il était enfant ? Il avait voulu nous faire croire qu’on l’habillait toujours très simplement. Et là, avec sa petite canne, il n’est que fourrures et dentelles, comme jamais prince n’a eues. Mais ce n’est rien à côté de son immense majesté et de sa bonté encore plus profonde. — Alors, grondait le torrent Marie, voilà que tu fouilles dans ses tiroirs maintenant. » Pour apaiser les craintes de Marie je lui demandais ce qu’elle pensait de ce que M. Nissim Bernard faisait. « Ah ! Monsieur, c’est des choses que je n’aurais pas pu croire que ça existait : il a fallu venir ici » et, damant pour une fois le pion à Céleste par une parole plus profonde : « Ah ! voyez-vous, Monsieur, on ne peut jamais savoir ce qu’il peut y avoir dans une vie. » Pour changer le sujet, je lui parlais de celle de mon père, qui travaillait nuit et jour. « Ah ! Monsieur, ce sont des vies dont on ne garde rien pour soi, pas une minute, pas un plaisir ; tout, entièrement tout est un sacrifice pour les autres, ce sont des vies données. — Regarde, Céleste, rien que pour poser sa main sur la couverture et prendre son croissant, quelle distinction ! il peut faire les choses les plus insignifiantes, on dirait que toute la noblesse de France, jusqu’aux Pyrénées, se déplace dans chacun de ses mouvements. »
Anéanti par ce portrait si peu véridique, je me taisais ; Céleste voyait là une ruse nouvelle : « Ah ! front qui as l’air si pur et qui caches tant de choses, joues amies et fraîches comme l’intérieur d’une amande, petites mains de satin tout pelucheux, ongles comme des griffes », etc. « Tiens, Marie, regarde-le boire son lait avec un recueillement qui me donne envie de faire ma prière. Quel air sérieux ! On devrait bien tirer son portrait en ce moment. Il a tout des enfants. Est-ce de boire du lait comme eux qui vous a conservé leur teint clair ? Ah ! jeunesse ! ah ! jolie peau ! Vous ne vieillirez jamais. Vous avez de la chance, vous n’aurez jamais à lever la main sur personne car vous avez des yeux qui savent imposer leur volonté. Et puis le voilà en colère maintenant. Il se tient debout, tout droit comme une évidence. »

Françoise est jalouse des deux "enjôleuses", bien entendu, mais Proust lui prête certains traits de Céleste, notamment la "compréhension instinctive du travail littéraire" qu'elle révèle dans Le temps retrouvé à l'occasion de ses conversations avec le narrateur au sujet des "paperoles" (terme emprunté à Céleste, je crois).

Il y a un bout de temps que le livre attend dans ma bibliothèque, je pense tout à coup à le lire avant d'attaquer Les détectives sauvages. Merci de nous l'avoir rappelé, Elisabeth!
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Mer 17 Juil - 16:23

Ah, oui ! les "paperoles" c'est trés joli !
Ce livre rend un tel son d'authenticité qu'il en est trés émouvant.....
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 13:33

J'ai donc appris que Proust n'était pas "petit", mais qu'il était à peu près de la taille de Céleste, qui mesurait "près d'un mètre soixante-douze" (tiens, comme moi!:gorgedéployée:). Et aussi que Céline Cottin, un autre modèle de Françoise (Proust attribue notamment à cette dernière le mirifique boeuf mode de Céline) était jalouse de Céleste et la traitait d'enjôleuse! (mais contrairement à Françoise elle a fini par se faire virer). Céleste est parfaitement consciente, presque dès le départ, que Proust sacrifie entièrement sa vie à son oeuvre, elel l'exprime d'une façon tout à fait poignante. Et comme elle s'exprime joliment! (je ne dirai pas "écrit", puisqu'il s'agit de souvenirs recueillis) Certaines phrases on même un tour un peu proustien :

Citation :
Tout cela demeure dans ma mémoire tel qu ce dut être alors : une sorte de confusion, comme quand on entre dans une vie qui vous change de tout ce qu'on a connu, avec, en plus, la fascination d'un personnage comme on n'imaginait pas qu'il pût en exister un et qui devient, avec une douceur plus grande que toutes les forces, le centre de cette vie - tantôt tout près par sa bonté et sa délicatesse, tantôt très loin dans la réflexion de sa pensée.

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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 14:11

J'essaye de passer un doctorat ( on va voir) sur Proust; je ne te cacherai pas que ce document me sert de repère pour l'analyse que je veux faire de "la figure du narrateur // la présence de l'écrivain" ;
La fin est poignante et on mesure le calvaire; c'est une oeuvre au prix du sang, bien éloignée de l'image qu'on en a;
Il est à noter ( j'ai vu un topic sur ce sujet mais n'ai pas souhaité y répondre, qu'aprés la guerre, "les croix de bois " de Roland Dorgelès, et " A la recherche du temps perdu" tous deux publiés par Gallimard ONT CONCOURU pour un prix; c'est Dorgelès qui l'a emporté, plus poignant.....
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 14:14

Elisabeth Le Caille a écrit:
J'essaye de passer un doctorat ( on va voir) sur Proust

Wahou ! C'est génial ça !
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 14:46

J'essaye, hein.....:oops: 
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 14:47

C'est déjà bien Elisabeth !
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 15:09

L'agrégation m'est interdite ( audition), j'ai tout essayé
Et j'aimerais bien avoir un diplôme de plus pour entrer au CNED par la grande porte; aujourd'hui, là, tu vois, hum :bof: 
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   Ven 19 Juil - 15:15

Oui, je comprends bien !
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MessageSujet: Re: " Monsieur Proust" Céleste Albaret   

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