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La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.

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charpentier hélène
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MessageSujet: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Mer 2 Oct - 18:54

Effectuant du rangement dans mes documents, je retrouve cette conférence donnée par Madame le Procureur au Tribunal de Châlons en Champagne.

L’intervention judiciaire face aux problèmes de violence au sein de l’institution scolaire.


Conférence donnée par Madame Laurens, Procureur au Tribunal de Châlons en Champagne, au Lycée Gustave Eiffel de Reims le mercredi 11mars 2009.


En préambule, Madame le Procureur se présente comme une enfant du quartier où elle a grandi et effectué sa scolarité jusqu’en troisième et rend hommage à la mémoire de Marie- Louise Lassalle, autre figure du quartier qui a organisé cette conférence dont le sujet vient d’être tragiquement illustré dans notre pays à Gagny et chez nos voisins allemands. Elle avise l’assistance des limites de son propos, son expérience professionnelle personnelle n’étant pas représentative de l’expérience de tous les procureurs dont les conditions de travail présentent de nombreuses variantes.

La violence en milieu scolaire est liée aux symptômes d’un grand dérangement dans les mentalités et le mode de vie. Le souci du confort personnel, la primauté de la morale individuelle, l’exigence du zéro défaut et de l’immédiateté, la saturation législative tout autant que la méconnaissance des lois relatives aux droits comme aux devoirs ont transformé le citoyen en usager consommateur de services rendus refusant que l’intérêt collectif prime sur l’intérêt individuel.
Au constat de ces différents symptômes il convient d’ajouter les similitudes de la Justice et de l’Education nationale. A la jeunesse des magistrats instructeurs affectés en début de carrière sur des postes difficiles correspond celle des professeurs nommés dans des établissements de quartiers dits sensibles. La profession est largement féminisée dans les deux institutions lesquelles sont par ailleurs accusées d’être des institutions incompréhensibles en raison du jargon des personnels, des procédures lourdes et complexes ou d’un éloignement de la réalité du terrain. La présentation médiatique souvent défavorable renforce cette image négative et contribue à une remise en cause systématique allant jusqu’aux propos diffamatoires ou aux actes violents. Les deux institutions vivent très rapidement de profondes mutations. Il en découle un sentiment d’insécurité dans des conditions de travail de plus en plus difficiles. L’organisation pyramidale s’écroule pour faire place à une organisation horizontale : les magistrats ou les professeurs ne sont plus les seuls détenteurs du savoir car tout le monde a son avis sur tout. Les experts auto proclamés pour une raison douteuse, voire injustifiée, s’approprient, par Internet en particulier, savoir et compétence et chacun se donne la compétence dans une société en toile d’araignée où la véritable personne compétente est remise en cause. L’institution judiciaire se trouve donc confrontée à de nouveaux contentieux.

Les contentieux essentiels concernent d’abord les violences entre mineurs. Dès la maternelle, le simple coup de fourchette donné sur la main de la voisine de cantine peut donner lieu à une plainte et le procureur est sollicité pour donner son avis sur la question. La plainte peut avoir pour objet le vol d’une trousse subtilisée durant une heure puis remise à son propriétaire. Il convient de noter que les jeunes filles mineures sont de plus en plus violentes.
Viennent ensuite les contentieux relatifs aux parents qui s’attaquent à l’institution scolaire.
Le comportement se manifeste par une absence de retenue et de réflexion par rapport à l’acte. On ne cherche pas à s’informer sur les circonstances exactes et les données précises du différend. La réaction agressive est immédiate. L’institutrice de l’école du quartier Verbeau à Châlons en Champagne et celle d’une école de Sézanne, pour ne citer que ces exemples, ont été victimes de ce genre de réaction.
Enfin le contentieux peut venir des professeurs eux-mêmes, capables de violence à l’égard de certains élèves. Il convient de noter que dans de nombreux cas ces professeurs sont fatigués, âgés et vivent parfois des difficultés personnelles dont l’administration est le plus souvent avisée - ou devrait l’être - pour tenter de remédier à leur situation toujours douloureusement vécue.
Les contentieux très graves illustrés par l’actualité récente sont rares mais aucun établissement, favorisé ou non, n’est véritablement à l’abri des problèmes de violence. L’intervention judiciaire au sein de l’institution scolaire s’est amplifiée de façon significative pour y faire face.

Le législateur s’efforce de réagir à chaud en s’appuyant sur une série de textes. Dès le début de 1992 le trafic des stupéfiants au sein d’un établissement scolaire est réprimé par une forte amende et une pénalité de dix ans de prison. En 1994 les intrusions sont également passibles d’une forte amende. En 1998 les violences entraînant une incapacité, à l’intérieur,à l’entrée ou à la sortie de l’établissement sont jugées comme circonstances aggravantes, la loi visant à protéger les personnes ayant une mission de service public. En 1998, également, le bizutage à l’encontre des nouveaux élèves, consentants ou non, est interdit par la loi et en 2002 les outrages sont réprimés plus sévèrement : le risque est de six mois de prison et une très forte amende. Un enseignant doit être protégé au même titre qu’un policier .Le métier et la personne doivent être protégés même à l’extérieur.

Le procureur quant à lui joue un rôle de premier plan mais reste tributaire de la remontée de l’information. La convention du 24 janvier 2004 a pour objectif de faciliter cette remontée mais elle est trop souvent perdue de vue et le nombre des affaires entraîne une perte de temps. Le procureur procède à un tri des cas les plus graves pour faire ensuite pression sur les policiers. Il arrive également que la presse soit prévenue avant la justice. La réponse à la remontée de l’information varie en fonction de l’âge des délinquants -majeurs ou mineurs - de leur situation familiale et sociale ou de leur santé mentale. Dans certains cas la réponse se veut pédagogique. Le jeune doit comprendre que son acte est un délit et Madame le Procureur donne l’exemple d’un jeu bien particulier non perçu comme malsain et dangereux par les protagonistes. Il arrive que l’accompagnement soit plus lourd et nécessite un encadrement psychologique, voire une incarcération.
Les stages de citoyenneté d’une durée de trois jours permettant de réfléchir et de dialoguer avec des intervenants ayant eux-mêmes réfléchi à leur comportement sont souvent constructifs. Les travaux d’intérêt général, TIG, peuvent l’être tout autant à condition que le travail ne soit pas humiliant. Le nombre de postes est insuffisant et leur application est délicate car le travailleur condamné aura des difficultés à s’absenter de son travail pour effectuer le TIG.

En conclusion, Madame le Procureur affirme son admiration pour le corps enseignant dont elle a constaté, comme mère de famille, le dévouement et l’observation attentive malgré le nombre d’élèves en charge en collège et en lycée et malgré le quotidien épuisant. Il est des enseignants qui marquent pour la vie et qui font bien plus que transmettre le savoir.
Elle cite à cet effet son instituteur de CM1 qui l’invitait à corriger ses erreurs puis la rendait fière de son travail et son professeur d’histoire - géographie au collège qui avait réussi à transformer l’élève timide en élève confiante.
En réponse aux questions de quelques membres de l’assistance, elle précise que son rôle à l’audience consiste à exprimer l’intérêt de la société. Elle dirige l’enquête et requiert la peine au nom de cet intérêt. Elle souhaiterait que sa mission soit davantage connue du public et intervenir par exemple dans les IUFM. La conférencière a été chaleureusement applaudie.
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Mer 9 Oct - 17:44

Je découvre ce sujet, juste en "sortant" de mon forum "prof" sur lequel je viens de lire des posts et des posts sur la "gestion" de classe, qui pose des Pbs à bien des professeurs;
J'ai été récemment stupéfaite par un reportage, justement en IUFM, dans lequel on faisait faire aux stagiaires des jeux de rôle sur l'agressivité, en les invitant à se mettre tantôt dans le rôle d'un élève agressif, tantôt dans le rôle du professeur qui devait le "gérer";
Bien sûr.....Débarquer tout jeune, devant des élèves à peine plus jeunes, en n'ayant pris la parole en public auparavant, rien que lors des oraux et de quelques exposés, ce n'est pas facile;
Mais, et j'insiste là parce que c'est ce qui ressort des posts du forum prof ( et de mon expérience) si l'établissement a une politique de fermeté bien adaptée et bien relayée par tous ( les cadres pédagogiques, les surveillants, les professeurs principaux) le débutant n'est pas seul; quelques conseils et il peut s'adapter;
Je dis ceci, parce qu'il faut encourager une politique de fermeté dans tous les établissements, et que ce n'est pas toujours le cas;
Et je crois qu'il serait bon de sous tendre cette fermeté de quelques mesures symboliques en plus =
* interdiction du tabac, cela a été fait, mais aussi
* interdiction formelle d'avoir un téléphone portable sur soi ( en dépit des protestations des parents, comment faisait-on AVANT ? )
* interdiction de porter des vêtements ou d'avoir une tenue excessive à tous égards = coupe de cheveux, maquillage, etc;
Etc, ce qui m'amène à dire que si on en arrive à devoir recourir aux forces de l'ordre à l'école, c'est qu'il y a dans la famille, déjà, dérapage possible;
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Mer 9 Oct - 18:54

Le "hic", c'est que tout le monde ne suit pas. Chez nous, les piercings sont interdits (pour tous), de même que les boucles d'oreilles pour les garçons. Les élèves doivent porter une tenue professionnelle. Donc, pas de baskets, de T-shirts ou autres... Certains collègues ne jouent pas le jeu et ne disent rien lorsqu'un élève est en baskets (et que l'administration ne l'a pas vu car les élèves jouent au chat et à la souris) ou qu'il a ses boucles d'oreilles par exemple.
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Mer 9 Oct - 20:09

Oui, il y a bcp de profs qui la jouent "démago"
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Mer 9 Oct - 20:23

Les CA de notre section AMOPA-MARNE se tiennent soit dans un lycée hôtelier de Reims, soit dans un lycée hôtelier de Châlons en Champagne. Ces CA sont souvent suivis d'une conférence et la plupart des auditeurs prennent le repas au lycée. A chaque fois, le président, un ancien inspecteur de la vie scolaire, remercie et félicite les élèves apprentis cuisiniers et serveurs et nous les applaudissons. Nous savons, par les professeurs que tout le premier trimestre de l'année scolaire est nécessaire à l'apprentissage de la politesse et de la correction. Ils sont exigeants et patients pour arriver au résultat. La tenue vestimentaire est obligatoire.
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Sam 12 Oct - 16:52

Je me souviens qu'après 68, alors que je venais de reprendre mes études, les étudiants fumaient dans les salles de cours de la fac de lettres de Reims. Si un enseignant demandait aux étudiants de ne pas fumer pour raison de salubrité il était l'objet de commentaires désagréables.
L'une de mes cousines dont le fils gravement asthmatique ne supportait pas les salles de cours enfumées de son lycée, avait été contrainte de l'inscrire dans un lycée privé où il était interdit de fumer en cours !
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Sam 12 Oct - 17:00

Il y a eu de trés gros excès en 68, qui se sont répercutés longtemps après;
Cependant, avant 68, il fallait avoir la chance d'être dans une école "humaine";
J'ai fait de la 6ème à la 2ème mes classes dans un lycée trés côté, mais "inhumain"; j'en suis restée traumatisée, mes parents ont du me changer d'établissement en 68, justement;
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Sam 12 Oct - 21:24

En ce qui me concerne j'ai eu de la chance.
Les instituteurs de l'école rurale de mon village étaient exigeants mais passionnés par leur métier. Il fallait écouter, se taire, apprendre ses leçons et faire ses devoirs, accepter les sanctions que les parents approuvaient- et au besoin en rajoutaient une couche- mais il y avait des moments de complicité, de partage, de créativité car ils appliquaient l'esprit des méthodes Freinet et aussi des moments de rigolade. Au Cours complémentaire du chef-lieu de canton qui ouvrit la première classe de sixième à la rentrée 1958, et devint peu après un collège nous n'avions que deux adultes pour nous faire travailler en sixième et en cinquième. A partir de la quatrième d'autres professeurs furent nommés. Là encore, il fallait écouter, se taire, travailler mais il y avait toujours ces bons moments de complicité et nous étions contents d'être ensemble de nous retrouver chaque jour et de voir chaque année une amélioration matérielle des conditions de travail.
Je ne suis pas allée au lycée car je suis entrée en seconde en 1963 à l’École Normale du département avec cinq de mes camarades du collège, solution très économique pour les familles qui n'avaient rien à payer. En retour nous devions signer un engagement décennal au service de l'enseignement et faire le ménage 20 mn de 7 h 30 à 7h 50 chaque matin avant d'aller en cours. La nourriture était excellente, les locaux agréables et clairs. Il faisait chaud partout dans les salles de cours, les couloirs, les dortoirs. Nous disposions de l'eau chaude et de l'eau froide dans nos box et il y avait des douches. La plupart d'entre nous n'avaient jamais bénéficié de ce confort.
La discipline était sévère et le courrier surveillé. Pas question de se promener en ville avec un garçon vous tenant par la main, le jeudi après-midi jour de congé. Toute élève - une par an environ- se trouvant enceinte était absente une année scolaire pour l'accouchement et l'organisation et revenait l'année suivante ce qui constituait un gros progrès par rapport aux années 50 où les syndicats et certains professeurs contestaient la radiation pour immoralité.
Néanmoins je garde de ces années de bons, que dis-je, de merveilleux souvenirs : la bibliothèque de la ville, le ciné-club, les conférences de Connaissance du monde, la découverte du chant choral qui me permit de surmonter l'épreuve de la rupture avec le milieu familial, et puis, en année de formation professionnelle aussitôt le bac, les cours de psychologie de l'enfant et l'histoire de la pédagogie qui m'ont aidée tout au long de ma carrière. Quand j'ai dû suivre ma formation en CPR après l'obtention du CAPES à l'âge de 40 ans, j'ai compris que j'étais particulièrement avantagée. Nombre de collègues qui pensaient que j'étais documentaliste par peur d'affronter une classe ont été surpris d'apprendre que j'étais reçue avec mention aux épreuves pratiques. En fait, j'avais pris ce poste de documentaliste parce qu'il était proche du village où mon mari avait fait construire une maison de plain -pied et où il exerçait des responsabilités lui permettant d'oublier les conséquences de la paraplégie. L'inspecteur lui-même était surpris et je lui ai simplement dit que j'avais reçu une solide formation d'institutrice et que j'avais appris à m'organiser en ayant la responsabilité d'une classe unique. Je garde un bon souvenir de cet inspecteur exigeant et pointilleux mais d'une grande ouverture d'esprit.
Avec le recul, je me dis que tout compte fait, j'ai eu beaucoup de chance et que je suis passée par une bonne époque.
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Dim 13 Oct - 2:56

C'est ce climat que j'ai connu à l'école primaire ( une école pilote dépendant directement de l'école normale d'institutrices située juste à côté); autant dire que nous avions toutes les stagiaires en prime et de merveilleuses institutrices...
Comme j'ai eu tous les prix d'excellence du CP au CE2, les institutrices m'ont fait concourir pour le prix Fabre ( et j'ai eu le 1er prix de la meilleure élève de la ville de Toulouse); c'est ce qui a fait mon malheur, car je n'ai pas suivi la carte scolaire et j'ai eu une dérogation pour être dans "le meilleur" lycée de Toulouse à Saint Sernin; horrible établissement datant de Napoléon 1er pour les règles, prestigieux mais inhumain; j'y ai été du 1er au dernier jour malheureuse comme les pierres;
Ceci a eu de positif pour ma carrière de me rendre "humaine" et de comprendre certains "cancres" qui ne sont simplement pas heureux, et d'en faire tout de suite la différence avec les vrais perturbateurs, je me rends compte maintenant, que mon "autorité" est venue de là; je n'ai jamais eu de problème de discipline en partie parce que je "détecte" du premier coup celui qui n'est vraiment "pas bien" et celui qui est un "sale gosse":
Comme quoi......
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Dim 13 Oct - 20:52

Comme quoi à quelque chose malheur est bon dit-on; encore que tout dépend du malheur. Il peut ne laisser qu'un bleu qui disparaît ou laisser une cicatrice qui se réveille à la moindre occasion, ou encore une blessure qui ne se cicatrise pas. Il y a aussi le cas de l'épreuve surmontée qui rend plus fort, permet de relativiser et de distinguer ce qui est vraiment essentiel, de se découvrir et découvrir les autres par la même occasion.
Mais il y a des épreuves qui relèvent de l'horreur absolue. Je pense à cette institutrice retraitée et âgée de plus de 90 ans qui continue à rendre visite aux collégiens et lycéens de la région d'Epernay. Secrétaire de mairie elle fabriquait des faux papiers pendant l'occupation de la seconde guerre. Dénoncée, elle a été déportée à Ravensbrück où elle a vécu ce qu'on imagine. Elle aime la jeunesse, elle aime la vie, elle aime rire même si parfois les larmes lui montent aux yeux à l'évocation d'un souvenir insupportable mais aussitôt elle se reprend. Partout où elle passe, les élèves l'écoutent et la respectent.
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Lun 14 Oct - 2:58

Il y a vraiment des gens formidables, hein.....
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Lun 14 Oct - 9:07

En fait, j'ai déjà parlé de cette dame et de son ouvrage : le fil de l'araignée sur le le forum. Le nom de la personne l'ayant aidée à rédiger son livre est également mentionné, marque d'honnêteté intellectuelle appréciable.
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   Lun 14 Oct - 11:04

Ah, oui, Yvette Lundy......
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MessageSujet: Re: La violence en milieu scolaire . L'intervention judiciaire au sein de l'institution.   

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