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la première guerre mondiale en littérature.

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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Dim 8 Déc - 16:12

   
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Dim 8 Déc - 18:34

Alors voici le programme établi par le chef, de nos deux concerts, l'un dans la marne et l'autre dans les Ardennes.

Un Noël de tradition.

      C’est bien la tradition que chante ce programme, non pas dans un vain regret du passé, mais pour faire ressurgir de belles images et rappeler l’atmosphère si particulière de cette période en proposant des airs plus ou moins familiers.

       Des chants traditionnels

    Chacun en reconnaîtra l’un ou l’autre, ou la plupart.
    Ils étaient chantés dans toutes les églises : Venez Divin Messie ou Minuit Chrétiens…
    De tradition populaire, ils animaient les veillées    d’antan ; on les a entendus à la radio. Ils viennent de Lorraine, de Franche-Comté, d’Alsace, d’Angleterre ou d’Allemagne.
    Aujourd’hui, le Noël blanc ou même Douce nuit sont diffusés dans les rues, dans les grandes surfaces. Sans doute perdent-ils de leur signification première, mais ils rappellent la tradition.

       Des images traditionnelles

    Noël… Les images surgissent  : les bergers, l’annonce, Marie, Joseph, l’enfant Jésus, les rois mages.
    Les auteurs et compositeurs les mettent en scène. En particulier plusieurs pastorales, de Gounod, ou moins connus, de Debousset ou de l’abbé Arifon, racontent l’émerveillement des bergers, le dialogue avec les anges, la douceur de la Sainte Famille…
    Et nous repensons aux concours de crèches, aux contes et poèmes de saison, aux joies partagées.

     Une ambiance traditionnelle

    Au fil de ces chants, c’est l’ambiance de Noël qui se crée ou se rappelle.
   Regard des enfants.
   Échange de cadeaux.
   Douceur de Noël, lumière des chandelles, des guirlandes, des étoiles.
   Paix de Noël, rêve universel auquel nous voulons croire, malgré tout.
   Espoirs de Noël.

    Puissent tous ces chants vous transporter dans la joie de Noël si vous allez en écouter un certain nombre à la rubrique : Chants de Noël.


Dernière édition par charpentier hélène le Lun 9 Déc - 15:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Dim 8 Déc - 18:45

Merci ! ( si tu avais un ptit film des répétitions.....)
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Dim 8 Déc - 18:49

Hélène, je n'ose même plus te dire que tu t'es trompée de fil ! A mon avis, tu voulais le mettre dans "Noël en musique", non ?
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Lun 9 Déc - 15:17

Voilà, Lydia, j'ai fait de mon mieux et mon petit montage de "copier/coller" figure à la rubrique Chants de Noël, concert 2013.
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 10 Déc - 15:55

Lorsque je dis que nous devons rappeler à nous la mémoire de la guerre de 14-18, je ne dis pas tout, enfin exactement....Née en 1952, à l'école primaire, nos cours de morale n'évoquaient pas ( trop) la guerre de 39-45; elle était si proche, que lorsque nous nous rendions aux cérémonies au monument aux morts un très sombre silence nous traumatisait; il y avait parmi nous des adultes dont c'était le passé tout proche, et nous sentions ce tragique très fort;
Par contre, la guerre de 14-18 était évoquée en classe avec bien des textes, notamment un texte ( dont j'ai oublié l'auteur) qui évoquait la guerre des écoliers d'Alsace;
Je garde en mémoire ( offert à noël) "Histoires pour Bel Gazou" de Colette avec le " Conte pour les petits enfants des poilus" qui m'a fait ( et encore) pleurer lorsque j'avais 8 ans;
Colette, souveraine écrivain des bêtes, y raconte le songe (éveillé) et le "miracle" d'une nuit de noël au front, où un soldat recroquevillé dans sa casemate mal protégée du froid et de la neige, reçoit la visite des bêtes sauvages de la campagne venue en cette nuit de noël le visiter =

" Quelque chose, soudain, bondit et s'arrêta : une mince martre jaune, vêtue de neuf par les mois rigoureux, chassait. Elle s'assit en écureuil, peigna sa queue, se gratta,regarda la lune.
- pss, pss, appela le soldat.
La martre fit un saut comique, comme si elle eut éclaté de rire avec tout son corps, et disparut. [.....]
" Je ne suis qu'un soldat timide et le sang me fait horreur, et le froid me pétrifie. Si du moins j'avais, comme la martre, une fourrure à moi, bien implantée dans ma peau..."
Il rêvait, à demi couché, raidi, tenté par l'immobilité éternelle : " Mais quelle toison me réchaufferait à présent ? Est-ce qu'il n'est pas trop tard ?"
Il essaya de se relever, ses jambes n'obéirent pas à son effort.
"C'est la mort, sans doute. Le sommeil de la mort. Un peu de chaleur m'eut sauvé...Si j'avais eu...
- Si tu avais eu quoi ? glapit une coupante petite voix de martre. Une fourrure? Tu n'as qu'à choisir et à souhaiter."
La martre assise sur la couverture, s'exprimait avec une assurance pédagogique, en remuant le bout du museau, et jouait en parlant avec la barbe blonde du soldat.
"Elle parle, dit-il en lui-même. Ai-je déjà quitté le monde où les hommes et les bêtes, ennemis et frères, ne se comprennent plus ?
"

L'extraordinaire se produit, les bêtes sauvages viennent donner au soldat leur fourrure...
Le soleil rouge du matin le réveille, et cette fourrure blanche s'envole en flocons...c'est de la neige....mais le soldat rit de bonheur, il a gardé sur lui, en lui, la chaleur des bêtes de noël....
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mer 11 Déc - 12:51

charpentier hélène a écrit:
Voilà, Lydia, j'ai fait de mon mieux et mon petit montage de "copier/coller" figure à la rubrique  Chants de Noël, concert 2013.

Merci Hélène !
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Lun 16 Déc - 14:28

Je me souviens, là, d'avoir étudié en collaboration avec des collègues, il y a des années " à l'ouest rien de nouveau" d'Erich Maria Remarque;
Paul Bäumer est un jeune allemand de 19 ans. Après avoir été soumis à un bourrage de crâne patriotique par leur professeur, Kantorek, tous ses camarades de classe et lui-même s'engagent volontairement dans l'armée allemande.

Après dix semaines d’entraînement, la rencontre du fameux caporal Himmelstoss et la brutalité de la vie au front font découvrir à Paul et à ses amis que leur idéal de patriotisme et de nationalisme se résume à des clichés inadaptés au monde réel. Sous le révélateur de la guerre, le jeune soldat se sent trahi par ses maîtres :

« Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – préparant l'avenir. Parfois, nous nous moquions d'eux et nous leur jouions de petites niches, mais au fond nous avions foi en eux. La notion d'une autorité, dont ils étaient les représentants, comportait à nos yeux, une perspicacité plus grande et un savoir plus humain. Or, le premier mort que nous vîmes anéantit cette croyance. Nous dûmes reconnaître que notre âge était plus honnête que le leur. Ils ne l'emportaient sur nous que par la phrase et l'habileté. Le premier bombardement nous montra notre erreur et fit écrouler la conception des choses qu'ils nous avaient inculquée. »

Paul raconte les abominations de la guerre : les tranchées ne sont même plus en état d'être occupées, envahies de rats ou complètement détruites par les obus.
Heureux d'avoir une permission, Paul rentre chez lui, mais n'est compris que de sa mère qui ne lui pose aucune question.
De retour de permission, il est heureux de n'avoir perdu aucun de ses amis.
Obligé de mûrir d'un coup à 19 ans et Paul remet en cause les références morales qu'on lui a inculquées et se demande comment, lui qui n'a jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, nous pouvons ajouter que les 2 frères sont en recherche d'un idéal les corps sont dénudés et découpés, réduits en charpie par l'artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour à l’arrière, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, car les gens de l’arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.

Je me souviens peu de cette oeuvre, excepté le personnage de la mère et sa relation avec le narrateur;
Je me souviens aussi de la déprime occasionnée par son étude en classe, les élèves avaient été trés attristés par cette étude;

En définitive, il y a une constante dans toutes les oeuvres dont nous parlons ici = l'horreur de cette guerre, les descriptions insoutenables des tranchées, et, en ce qui me concerne, la conviction qu'elle aurait pu et aurait dû être évitée;
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Lun 16 Déc - 15:10




Il y a aussi, en livre, et film " Le porteur de destins " Gilbert Bordes; le film est de Denis Malaval

En 1912, Antonin avait vingt et un ans et il était fou de bonheur.
Certes, il allait rejoindre son régiment et quitter pour de longs mois Josépha qu'il aimait plus que tout ; mais il savait qu'elle l'attendrait, qu'en 1914 ils se marieraient et vivraient aux Rivières-Hautes, le domaine familial qui lui revenait.
Le destin en décidé autrement.
La guerre éclata.
Lorsqu'il revint, amputé d'un bras, son frère dirigeait le domaine et Josépha était mariée à un autre.
Antonin devient alors facteur.
Chaque jour il chemine sur les routes de Corrèze. De maison en maison, il porte les nouvelles, bonnes ou mauvaises.
Emissaire du destin, il est tour à tour idolâtré et haï.
Parfois, il se rebelle et tente de modifier le cours des choses. Mais peut-on s'opposer à l'inéluctable ?

"Ce livre est poignant, émouvant.
On touche du doigt les sentiments de l’auteur, du héros et des personnages !
La trame de fond est la guerre et tous les destins qui vont se greffer autour de celle–ci.
La vie autour d’un village et de ses habitants, du terroir.
L’agilité de l’auteur à nous décrire les sentiments et les ressentis des personnages sans s’appesantir sur des détails inutiles nous livre là un beau roman;
Les passages dans lesquels il décrit la guerre, sont pudiques et respectueux des poilus.
Le héros est fragile, pudique et fort à la fois mais aussi révolté face aux injustices et aux destins qui ne laissent pas de répit.
Sur fond de guerre (14-18 et 39-45) l’auteur nous livre une chronique villageoise .
Il est spectateur de son destin et de celui des autres à travers le courrier qu’il distribue.
Nous ne sommes pas maîtres de notre destin totalement et par la force des choses, il s’en rendra compte, le cours des choses, ne peut
pas être changé simplement par le vouloir.
Prenons nous le temps de vivre, la course vers le progrès ne nous même t-il pas à la perte du simple bonheur de regarder les choses vivre, de prendre le temps de s’arrêter et de regarder la nature ou les choses qui nos entoure. ?
L’auteur ne donne vraisemblablement pas de réponse .....
"

"Antonin Chèze ayant miraculeusement survécu à l’enfer des tranchées de la guerre 14-18 revint néanmoins amputé d’un bras. Son handicap l’empêchait désormais d’assurer les travaux de la ferme. Plus que d’un bras c’est d’un héritage dont on l’avait amputé. Mais Antonin prend les choses avec philosophie et il se dit que ce qui lui arrive n’est que la manifestation du destin, à tel point qu’il se prend parfois à imaginer que la guerre, le cloaque de ses tranchées et ses milliers de morts n’avait pour seul but que de lui enlever son bras pour qu’il revête le costume de facteur, pour qu’il devienne désormais l’instrument par lequel le destin officiera.
Ainsi Antonin prendra conscience de toute la gravité de sa fonction. Il sait qu’en sa sacoche de facteur se trouve la destinée de nombre de ses congénères. Il se sait le messager de bon ou mauvais augure, celui que l’on attend avec fébrilité, avec espoir, mais avec crainte aussi. Il sait que les quelques lettres qu’il porte à leurs destinataires peuvent changer à jamais une vie, la plonger en un instant dans la plus grande des joies comme dans le plus profond des désespoirs.
Mais en réalité à travers tout cela, on comprend qu’Antonin n’est ni plus ni moins qu’un autre le porteur de son propre destin et la vie se jouera de lui en lui faisant croire qu’il était le bras armé de la destinée des autres. C’est d’un machiavélisme sans nom. Antonin est l’instrument de sa propre destinée. Antonin est l’auteur de sa propre souffrance, Antonin générera à son insu les drames de sa propre vie.
Voilà peut-être l’idée la plus confondante de ce petit livre, qui à n’y regarder que de trop près, pourrait se résumer à la simple évocation d’une vie traversée par les drames et les douleurs de deux guerres aux atrocités inouïes et leurs lots de conséquences désastreuses sur la vie de ses amis, de ses proches, de ses compatriotes, de toute une communauté.
Par un jeu subtil de rapprochement les destinées multiples se confondent, s’entremêlent et ne font plus qu’une, une seule et unique destinée, celle d’Antonin Chèze. Le porteur de destins ? Non, le porteur de son destin.
Et finalement, bizarrement, l’affirmation de la réalité d’une chose vient à en nier l’existence, et, de ce fait, nous plonge dans un abîme d’incertitudes. "
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Lun 16 Déc - 19:56

A l'ouest rien de nouveau était l'un des romans préférés de mon père. Un jour, quand j'étais en troisième je lui ai fait découvrir Après, du même auteur qui en est la suite, puis peu après L'île d'espérance qui cette fois porte sur la seconde guerre, puis L'étincelle de vie. Je venais de voir Nuit à brouillard au télé-club du foyer rural du village et ce documentaire m'ayant traumatisée, je ne cessais de consulter des ouvrages sur le sujet.
Nous avons vu Le porteur de destin à la télévision. C'est à la fois superbe, drôle parfois et insoutenable. Heureusement, une femme redonne le goût de vivre au porteur de destin.  Elle l'aime comme il est, malgré son handicap.
Le film La chambre des officiers est également très dur et magistralement interprété. J'avais lu un article dans Télérama lors de sa sortie, dans lequel son réalisateur racontait qu'il avait participé à des retrouvailles de gueules cassées où l'emmenait son grand-père. Le gamin âgé de 9 ans avait d'abord été effrayé puis il avait été séduit par les rires et la bonne humeur de tous ces anciens combattants heureux de se retrouver et l'empreinte profonde de ce souvenir l'avait aidé dans la réalisation du film. Dans le cadre de ses recherches généalogiques, mon mari a découvert une famille dont quatre fils avaient été tués lors de cette première mondiale.


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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Lun 16 Déc - 20:15

Je ne connais pas le dernier, Elisabeth, mais je le note.

J'ai lu A l'Ouest rien de nouveau alors que j'étais au collège. Je l'avais emprunté à la bibliothèque. Je me souviens avoir beaucoup aimé.
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:15

On mesure très mal aujourd'hui, le traumatisme que cette guerre a constitué;
Des générations entières ont été sacrifiées, des foyers dévastés ( la 2ème guerre mondiale a été très différente, à tous points de vue);
Il y a aussi, dans la littérature de cette 1ère guerre mondiale , le point de vue des gens qui sont à l'arrière, dont de larges extraits de Proust, dans ? un tome lequel ? de "A la recherche du temps perdu" je suis en train de les rechercher;
Et "Les croix de bois" de Roland Dorgelès ; je n'ai jamais lu cette oeuvre;


Dernière édition par Elisabeth le Mar 17 Déc - 15:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:18

Encore une oeuvre me vient à l'esprit "Voyage au bout de la nuit" L.F. Céline;

"Voyage au bout de la nuit" est le premier roman de Céline, publié en 1932. Ce livre manqua de deux voix le prix Goncourt mais obtint le prix Renaudot.
Le roman est surtout connu pour son style, imité de la langue parlée et teinté d'argot, qui a largement influencé la littérature française contemporaine.
Il s'inspire principalement de l'expérience personnelle de Céline à travers son personnage principal Ferdinand Bardamu : Louis-Ferdinand Destouches a participé à la Première Guerre mondiale en 1914 et celle-ci lui a révélé l'absurdité du monde.
Il ira même jusqu'à qualifier la guerre d' « abattoir international en folie ».
Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté.
Il est hostile à toute forme d'héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre.

Pour lui, la guerre ne fait que présenter le monde sous la forme d'un gant qu'on aurait retourné et dont on ne verrait que l'intérieur, ce qui révèle la trame du livre : la mise en évidence de la pourriture.

"Voyage au bout de la nuit" est un récit à la première personne dans lequel le personnage principal, Bardamu raconte son expérience de la Première Guerre mondiale, du colonialisme en Afrique et des États-Unis de l'entre-deux guerres.
Bardamu a vu la Grande Guerre et l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est aussi le point de départ de sa descente sans retour.
Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne tout le récit. Il part ensuite pour l'Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour lui c'est même l'Enfer, et il s'enfuit vers l'Amérique de nord, du dieu Dollar et des bordels.
Bardamu n'aime pas les États-Unis, mais c'est peut-être le seul lieu où il ait rencontré un être (Molly) qu'il aima jusqu'au bout de son voyage sans fond.
Mais la vocation de Bardamu n'est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit ; c'est de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle.
Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il exerce alors dans la banlieue parisienne, où il rencontre la même détresse qu'en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:37

C'est dans "Le temps retrouvé" que Proust évoque la guerre, voici les principales notations =
chapitre deuxième

-Les toilettes des dames pendant la guerre.
-Renouvellement des dames à la mode.
-Évolution de jugements sociaux : le dreyfusisme ne choque plus de même que le mariage de Saint-Loup avec Odette n’interpelle plus personne, tant cette dernière est riche. Et, de plus, les dreyfusards deviennent les patriotes d’aujourd’hui, défenseur de la « loi de trois ans » sur la conscription.
-Mme Verdurin/Mme Bontemps : ascension finale des Verdurin ; apogée du salon.
-Description du nouveau salon Verdurin. Un soldat passe derrière la vitre. Comparaison avec les pêcheurs que le narrateur apercevait jadis à Balbec derrière la baie vitrée de l’hôtel.
-Description de Paris la nuit sans éclairages publics du fait de la guerre.
-Saint-Loup/Bloch et l’engagement dans la guerre. Saint-Loup à Marcel sur la guerre. Le liftier de l’hôtel de Balbec s’engage comme aviateur.
-Dialogue savoureux Françoise/maitre d’hôtel de Marcel : attention portée par le narrateur à la langue des domestiques : aspect malin, intelligence populaire de Françoise. Curiosité domestique bienveillante.
-Marcel en maison de santé. Lettre de Gilberte et de Saint-Loup. Gilberte quitte Paris. Tansonville envahie par les troupes allemandes. -Lettre de Saint-Loup du front. Poésie de Saint-Loup, au-delà des clichés des visions poétiques ordinaires de la guerre.
-Visite de Saint-Loup à Marcel : Description poétique et futuriste de la guerre par Saint Loup. Discussions stratégiques. À guerre nouvelle, stratégie nouvelle héritée des anciennes guerres mais à renouveler sans cesse.
-Évolution de Saint-Loup : élévation intellectuelle.
-Nouvelle promenade du narrateur dans le Paris nocturne non-éclairé.
-Au détours de sa promenade, le narrateur rencontre un homme qu'il n’identifie pas tout de suite qui se révèle être le baron de Charlus : il ne s’agit plus comme à Balbec de découvrir l’inversion cachée derrière Charlus, mais de voir la particularité de M de Charlus derrière l’inversion que toute sa personne traduit désormais.
-Jugement de Mme Verdurin sur M de Charlus : « il était d’avant-guerre. »
1)La mauvaise réputation maintenant connue de M de Charlus : l’inversion.
2) Germanisme du baron qui passe très mal en ces temps de guerre où il faut se montrer patriote pour être dans le monde : « Point de vue moins transcendant et plus pratique, Mme Verdurin affectait de croire qu'il n'était pas Français. »
-Or, jugement cruel, injuste d’après le narrateur qui intervient pour rétablir la vérité sur M de Charlus contre le jugement de la mode et du monde car M de Charlus : « Un homme ayant des idées élevées, d’une sensibilité extraordinaire, une manière de saint. » Cruauté et méchanceté particulière de Morel, le violoniste jadis amant de M de Charlus qui n’a fait que profiter de ce dernier pour se hisser dans le monde et le clan Verdurin.
-Pédophilie de M de Charlus.
-Mort de Cottard et de M Verdurin, chagrin d'Elstir.
-Analyse par le narrateur de la germanophilie de M de Charlus qui a d'après lui trois raisons :
1) Son raffinement intellectuel
2) Sa sensibilité et sa pitié. Son aversion pour l’injustice.
3) Enfin, un dernier trait complétera cette germanophilie de M. de Charlus : « il la devait, et par une réaction très bizarre, à son « charlisme ». ».
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:43

Le sang noir de Louis Guilloux donne une idée de la mentalité des gens restés à l'arrière et qui refusent de comprendre en se cramponnant égoïstement à leurs intérêts.
Dans la chambre des officiers, le film de François Dupeyron, il y a une scène insoutenable où l'on voit une infirmière défigurée qui essaie de reprendre contact avec sa famille qui fête la fin de la guerre. Bien accueillie par un domestique elle est par contre rejetée par son frère qui lui demande ce qu'elle vient faire à la maison.
Quant à ceux, qui après la guerre, tirent gloire et profit de la disparition d'un être cher, ce thème est exprimé dans l'une des premières pièces de Pagnol et Paul Nivoix créée en 1925 au Théâtre de La madeleine : Les marchands de gloire.
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:46

On ne peut pas non plus ignorer les films et les productions de bande dessinée, notamment celles de Jacques Tardi

Né en 1946, Jacques Tardi passe ses premières années dans l'Allemagne de l'après-guerre, son père étant militaire de carrière.
Plus tard, les atrocités de la guerre de 14-18, celle de son grand-père, d'origine corse, hanteront ses rêves d'enfant avant de devenir par la suite un des thèmes majeurs qui inspireront son oeuvre.
Etudiant à l'école des beaux-arts de Lyon, puis aux Arts décoratifs de Paris, Jacques Tardi fait ses débuts, en 1969, dans l'hebdomadaire Pilote.
En 1972 paraît sa première longue histoire, Rumeurs sur le Rouergue (scénario Christin, éditée chez Futuropolis en 1976).
C'est en 1976 que Jacques Tardi fait son entrée chez Casterman et entame le cycle des "Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec", dont le succès ne se fait pas attendre.
Le neuvième album de cette série populaire, intitulé Le mystère des profondeurs, paraît le 14 novembre 98 dans la série "Adèle Blanc-Sec", chez Casterman.
Parrallèlement, Tardi adapte le Paris de Léo Malet, celui des aventures de Nestor Burma, et réalise d'autres adaptations qui sont autant de succès (Le der des ders de Daeninckx, Le cri du peuple de Vautrin, etc.)
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:53

www.marcel-pagnol.com/biblio-les-marchands-de-gloire,5.html‎
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:57

"Le der des ders " Tardi

Varlot, après la guerre devient détective privé, mais il est hanté par des cauchemars lui rappelant la guerre;

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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 15:59

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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 19:42

Il y a aussi Le feu de Barbusse.
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 19:57

Ah, oui ! j'avais le titre, mais je n'ai jamais lu;
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 20:09

J'avoue que je n'ai jamais réussi à y entrer !
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 20:10

Oui, sans oublier Ceux de 14 de Maurice Genevoix, cette œuvre relevant du témoignage, de l'expérience vécue et non de la fiction. Sa fille Sylvie, venue faire une conférence sur son père à Reims avait insisté sur ce point. Pour Genevoix, plus rien ne pouvait être comme avant et Gustave Lanson, professeur réputé de l'époque, n'avait pas compris que Genevoix ait changé d'orientation après avoir vécu une telle expérience et vu mourir tous ceux auxquels il s'était attaché. On peut comprendre qu'après avoir connu l'horreur il ait eu envie ensuite de se réfugier dans la nature et d'observer les animaux.
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Mar 17 Déc - 20:13

Oui, le traumatisme de cette guerre a été incommensurable;
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MessageSujet: Re: la première guerre mondiale en littérature.   Lun 23 Déc - 14:11

L'écrivain français Henri-Alban Fournier, dit Alain Fournier, est tué au sud de Verdun alors qu'il vient d'avoir 28 ans.
"Le Grand Meaulnes", son premier et unique roman, paru en 1913, manqua d'une voix le Prix Goncourt.
Il transpose dans ce livre sa rencontre avec la belle et mystérieuse Yvonne de Galais dont il était éperdument amoureux.
En 1914, il commencera la rédaction d'un nouveau roman: "Colombe Blanchet" qui restera inachevé.
Mobilisé dès les premiers jours de la Grande Guerre, il meurt dans les Hauts de la Meuse.
Porté disparu avec 20 autres compagnons d'armes, il est jeté dans une fosse commune.
Son corps sera finalement identifié en 1991, soit 77 ans après sa disparition.
Il y a aussi les écrivains que cette guerre réduit au silence, alors qu'ils avaient toute une oeuvre à écrire;
J'ai évoqué Alain Fournier ici  Le Grand Meaulnes




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la première guerre mondiale en littérature.

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