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Souvenirs d'Ecole

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charpentier hélène
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MessageSujet: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 9:49

Je relis souvent L'âne culotte et Le pays où l'on n'arrive jamais. J'aime les contes et presque tous les livres pour enfants . Quand j'étais enfant je voulais devenir illustratrice de livres pour enfants après avoir rêvé d'être miss, ou encore danseuse étoile et éventuellement chanteuse.
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 15:01

Il me faut préciser que le village où je suis née et où j'ai grandi s'étale sur presque un kilomètre. La maison de mes parents étant située à une extrémité et l'école à l'autre extrémité, nous devions mes frères et sœurs et moi traverser tout le village quatre fois par jour selon des itinéraires que nous avions la possibilité de modifier comme je l'ai expliqué. Ces trajets étaient propices à la rêverie et je me suis retrouvée un jour dans une phrase extraite de L'enfant artiste d'Elise Freinet, l'épouse de Célestin Freinet ce pédagogue que mes deux instituteurs avaient lu et compris sans appliquer à la lettre toutes ses techniques amis en ayant judicieusement retenu l'esprit.
" Nous ne ferons jamais à l'enfant ce reproche de trop rêver. C'est parce que nous avons su nous saisir de ce pouvoir du rêve que notre pédagogie d'expression libre est devenue efficiente dans tous les domaines de la pensée de l'enfant et spécialement dans la poésie et l'art que tant d'écoles ignorent encore sans que des remords effleurent la conscience des maîtres."  Sur ce point, j'ai été comblé j'ai pu rêver autant que je voulais.
 L'école avait été reconstruite en 1923 après les bombardements de 1918 qui avait détruit le village à 90%. Les travaux d'électrification ayant été retardés par la guerre, les conseillers municipaux avaient décidé de reconstruire l'école à l'extrémité du village sur un terrain où aucune autre construction ne serait autorisée afin que la lumière du jour puisse y pénétrer au maximum. Cette école existe toujours mais elle est fermée depuis 2007.
C'est une école comportant une classe pour les petits âgés de 5 à 7 ans et une classe pour les grands ( 6 fenêtres par classe) jusque l'âge de 14 ans mais il y eut des périodes après la première guerre et pendant la seconde où tous les âges étaient ensemble. Quand l'entrée en sixième fut automatique et le certificat d'études primaires réservé aux seuls adultes, les effectifs chutèrent et il n'y eut plus qu'une seule classe. Entre les deux guerres les hommes du village prolongèrent le bâtiment et aménagèrent une scène de théâtre séparée de la petite classe par une cloison repliable. Il suffisait d'enlever chaises et tables et de les remplacer par des bancs fabriqués eux aussi par les volontaires ayant abattu des arbres pour faire des planches agencées en bancs. La scène fut utile aux spectacles scolaires mais également aux spectacles donnés par les adultes durant l'hiver. Mes parents m'ont souvent parlé de cette époque. Ma mère chantait pendant les changements de décor et mon père et son cousin ( ils ignoraient qu'ils étaient cousins et c'est mon mari passionné de généalogie qui a retrouvé le lien de parenté remontant au début du XIX° siècle ) racontaient des histoires drôles. Ah si les murs de cette école pouvaient parler, que de souvenirs ils nous raconteraient !


Dernière édition par charpentier hélène le Mar 24 Déc - 15:26, édité 3 fois
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 15:07

[url=] La voici[/url]
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 15:43

NEDELEG LAOUEN Heureux Noël à toi et aux tiens, Hélène !
Cette école ressemble comme deux gouttes d'eau à mon école, et me rappelle d'heureux souvenirs, surtout ceux des noëls d'enfants......Nous y avions une tasse de chocolat, un petit gâteau et une mandarine ( un luxe à l'époque ! ) c'était magique et si heureux.....J'ignore si les enfants d'aujourd'hui ont encore cette magie en partage, je l'espère....Peut-être réussissons nous à leur donner .....
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 16:35

Joyeux Noël à tous les membres du forum.



Noël rustique


La bûche de Noël

C’est le cœur du foyer.



Quand j’étais jeune comme toi,

Ma petite fille si belle,

On mettait, le soir de Noël,

Dans l’âtre un beau rondin de bois

Pour les trois fêtes solennelles :

Noël, le Jour de l’an, les Rois.

Enfance chère aux cœurs fidèles,

Beaux réveillons ! je me rappelle,

Nul ne songeait à sommeiller.



Le feu dansait devant la bûche

Tout le long de la crémaillère

— Il semble que c’était hier… —

On chantait, on vidait les cruches,

Le bonheur de la maisonnée

Nous venait de la cheminée.

Le feu semblait se réveiller

Dans sa flamme claire et nouvelle

Pour souhaiter la bonne année.

La nuit des Rois, devant le feu,

On tirait le gâteau des Rois ;

Et l’on donnait la part à Dieu

Aux petits enfants qui ont froid ;

Ils chantaient avec trois chandelles,

Comme on chante encore maintenant…

Ma petite fille si belle,

Ce sont des souvenirs d’enfant

Qu’il ne faut jamais oublier.



La bûche de Noël

C’est le cœur du foyer.



Francis YARD — Le roi Octobre (Paris, Grasset éditeur, 1930)

Voici quelques informations sur l'auteur.

Athanase François Yard, dit Francis Yard, né le 13 septembre 1876 à Boissay (Seine-Maritime) et mort le 28 février 1947, est un écrivain français.

Monté à Paris à vingt-et-un ans, Francis Yard y acquiert la célébrité en 1900 avec son premier recueil de poèmes intitulé Dehors. Surnommé « le Poète des Chaumes » à Montmartre et au Quartier latin, il retourne néanmoins au bout de deux ans en Normandie où, parallèlement à une carrière d’instituteur à Harfleur, au Petit-Quevilly et à Rouen, il publie nombre de poésies et d’almanachs célébrant ses racines champêtres normandes.

Il fut également graveur. Il illustra ainsi de bois gravés "L'an de la Terre" dont des planches furent présentées à la Société des Artistes Rouennais en 1922 (n°341), à Rouen. Le collège de Buchy en Seine maritime porte son nom.
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 16:53

C'est bien joli ! merci, Hélène !   
Joyeuse chorale, ce soir aussi, je suppose ?
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 16:59

Non pas ce soir. Nos concerts ont été donnés le 15 et le 16 de ce mois.
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 17:05

Ah ! Hélène, je suis passée à côté.....Bon réveillon en famille, alors !
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mar 24 Déc - 17:37

Très beau, Hélène ! Et... Joyeux Noël !!!
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yugcib
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mer 25 Déc - 10:18

... Merci pour ces évocations de souvenirs d'enfance, d'école, de rêves, de veillées de Noël, d'étrennes, de galette des Rois... Qui me renvoient à ces années du milieu du siècle dernier ayant été les années de mon enfance, à ce monde "d'avant" qui est si différent du monde d'aujourd'hui, monde d'aujourd'hui dans lequel je me sentirais par moments, presque "autiste" (ou "trisomique")...
Cette "pédagogie d'expression libre devenue efficiente dans tous les domaines de la pensée de l'enfant et spécialement dans la poésie et l'art que tant d'écoles ignorent encore sans que des remords effleurent la conscience des maîtres"... Est cependant une réalité dans le monde d'aujourd'hui, tout comme cela était aussi déjà une réalité dans le monde "d'avant"...
Elle a en effet, cette pédagogie de l'expression libre, mise en pratique par les enseignants, par les éducateurs, par les parents, par les adultes en général, pour les enfants dès leur plus jeune âge... Deux visages, je crois bien :
- le "vrai visage" dirais-je, celui qui tend autant qu'il est possible, à faire devenir l'enfant le créateur de sa vie, de la vie qu'il aura, et qui puisera sa force, sa liberté, son authenticité, son énergie, son intelligence, dans son imaginaire, dans des rêves...
- et "l'autre visage", celui qui tend pour l'essentiel, à faire devenir l'enfant puis l'adulte qu'il sera, un personnage de scène, mais un personnage cherchant sans cesse à se "mettre en avant" et dont l'expression libre est éduquée dans le sens du paraître, et si possible du paraître le mieux et le plus différent possible des autres de manière à ce que cela se remarque, soit bien visible...
Pour ma part, je déplore que soit "orchestrée" cette pédagogie de l'expression libre selon "l'autre visage" ... Et donc, je souscris par conviction, à la pédagogie de l'expression libre selon "le vrai visage"...
_________________
"Nous ne pouvons savoir! Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères! [Arthur Rimbaud]
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mer 25 Déc - 10:43

Bien dit Yugcib et c'est ainsi que l'avaient compris mes deux instituteurs issus de la même promotion et ayant traversé des épreuves leur ayant fait comprendre que l'être est plus important que le paraître. L'un avait connu la déportation et l'autre non mobilisé en raison d'un disgrâce physique consécutive à une tuberculose des os, affligé par ailleurs d'une forte claudication, avait dû remplacer les collègues en ayant en 1942, à 20 ans pour son premier poste, une classe de 54 élèves.
Je ne sais plus si j'ai parlé du journal scolaire Riante vallée dans lequel de 1948 à 1952, les enfants de mon village rédigeaient, imprimaient et illustraient des textes relatant la vie quotidienne.
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mer 25 Déc - 19:11

Voici comment les élèves ont composé le journal Riante vallée de 1948 à 1952 sous la direction de leur instituteur. Les textes étaient imprimés lettre par lettre disposées une par une à l'envers dans des composteurs. Elles étaient recouvertes d'encre à l'aide d'un rouleau et la machine à imprimer était une petite presse manuelle.



RIANTE VALLEE,


Un village de la Champagne raconté par  ses enfants : 1948-1952 


Avant-propos,

Nous avons rassemblé ici des textes libres rédigés par les élèves d’une classe unique d’un village de la Marne sous la directive de leur instituteur adepte des méthodes actives du pédagogue Célestin Freinet. Les élèves imprimaient et illustraient eux-mêmes leurs textes selon le procédé de la linogravure. Ils se nomment Raymond, Nicole, Suzanne ou Louis….
           

Les textes ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique de la publication du journal scolaire Riante Vallée, mais regroupés par thèmes correspondant aux différents chapitres.
Il est bien entendu que les prix donnés et certaines réglementations apparaissant  dans quelques récits sont ceux en vigueur à cette époque des années 1950.
La qualité de l’expression peut surprendre à juste titre. Elle ne relève pas du miracle mais d’un travail patient et laborieux dont l’enfant est acteur. Les productions inspirées par les événements de la vie quotidienne en dehors de l’école, sont d’abord rédigées à la maison avec toutes les imperfections que cela suppose. Elles sont lues ensuite devant les camarades qui choisissent pour le journal scolaire les plus intéressantes. Le maître veille cependant à ce que chaque élève soit publié un jour ou l’autre. Recopiées au tableau, elles sont améliorées : l’erreur étant considérée comme la forme vivante et nécessaire de l’apprentissage. Par une succession de tâtonnements répétés on corrige ensemble l’enchaînement des faits dans le temps et l’espace, les tournures incorrectes, les erreurs de syntaxe et de conjugaison, les imprécisions du vocabulaire, les répétitions... «  La chasse aux mots » s’organise, et, pour reprendre l’expression de Freinet : La rédaction vivante et joyeuse mène à la perfection grammaticale.
Tout ce travail s’inscrit dans un ensemble de pratiques : journal scolaire bien sùr, mais aussi correspondance avec d’autres écoles, enquêtes, entretiens, ateliers de linogravure et d’imprimerie et réunions de la coopérative.


Voici quelques textes.

MA JOURNEE

Souvent, le jeudi, mes parents vont au bois accompagnés de mes frères et sœurs. Je reste seule, du matin jusqu’au soir, et j’ai beaucoup de travail.
Dès que le jour se lève, un grand vide emplit la maison. Avant de partir, maman m’a donné ma tâche de la journée.
Je commence par la vaisselle. Ensuite, je soigne les animaux, puis je m’occupe du
ménage. Vers onze heures, je prépare le déjeuner. Pour ma grand-mère et moi, c’est vite fait. J’emploie le début de l’après-midi à coudre ou à repasser. A quatre heures, je jette le grain aux volailles qui accourent et picorent avec avidité. Après, je vais au foin pour les chevaux, et je fais la provende. Quand la nuit tombe, je trais la vache. L’ouvrage est terminé.
Vers six heures et demie, mes parents rentrent du bois, bien fatigués.Le soir tout le monde mange la bonne soupe fumante qui nous réchauffe.
Je suis très heureuse de rendre service à ma famille.
Simone.  D.   13 ans.

L’HIVER

L’hiver est là. Nous avons ressorti depuis longtemps les habits chauds et les culottes longues. Plus de soleil, ou quelques rares rayons. Tous les matins, un épais brouillard emplit la vallée. La Marne, grossie par les pluies abondantes et la neige précoce, est sortie de son lit et submerge par endroits les champs voisins. On dirait autant de petits lacs qui brillent au soleil pâle.
La gelée se fait sentir. Elle dessine sur les vitres de magnifiques guirlandes et pare de blanc les arbres et l’herbe. Quand je pars pour la classe, la bise me glace les oreilles et un frisson me parcourt de la tête aux pieds. Mes pas résonnent sur la terre sèche et dure. L’eau des caniveaux forme glace. Oh ! Joie ! Glisser est notre rêve à tous. C’est un des plaisirs de l’hiver.
Au sortir de l’école nous nous élançons les uns après les autres sur la piste luisante.  Les plus petits se raccrochent, font de faux pas, et plouf ! En voilà toute une file sur le dos. Certains se détachent, glissent lentement, avec assurance. D’autres font des contorsions, zigzaguent. Les faces sont réjouies.
La neige a déjà fait son apparition. Quelles bonnes batailles de boules ! Nous n’étions contents qu’une fois les doigts rougis par le froid et les habits tout blancs. J’espère bien qu’il va neiger à nouveau et alors, à nous les grisantes parties de traîneau. Le soir, couché dans un bon lit bien chaud, je me dis : « Pourvu qu’il neige demain ! Pourvu qu’il neige ! »

Françoise.  G.   13 ans.    et   Georges.  G.   12 ans.

LA COURSE AUX PORCS

Nous avons deux jeunes porcs. Qu’ils sont amusants avec leurs oreilles droites et leurs queues en tire-bouchon !
Quand nous nettoyons leur porcherie, ils se sauvent, et ce ne sont que galopades dans la cour. Mais quel travail pour les faire rentrer !
Dès qu’ils s’aperçoivent que je les poursuis, ils augmentent de vitesse et me passent à chaque fois sous le nez. Je m’énerve et continue ma course ; mais dans mon empressement, je m’emmêle les pieds dans un fil de fer qui se trouve sur mon passage et je m’étale !
Profitant de ce répit, mes deux fuyards reprennent leur souffle.... Bientôt, l’un réintègre son abri, mais l’autre court toujours ! A la fin, il franchit lestement la porte. Je m’élance à sa suite, mais le second ressort, reposé et dispos. Il se laisse approcher en grognant. Prête à mettre la main dessus, il m’échappe à nouveau. Je m’exclame hors de moi : « Ah ! Coquin, tu rentreras tôt ou tard ! » Pendant un long moment, ce jeu redouble d’entrain. Heureusement, ma sœur vient m’aider et mes deux porcelets retournent au logis.
Je rentre aussi à la maison, tout essoufflée, les cheveux en désordre, les bottes recouvertes de boue.

  Suzanne. B.    13  ans.

U N TRISTE 14 JUILLET

En fin d’après-midi, Michel Blin, qui avait passé sa journée à rire et à s’amuser avec ses camarades, eut une indisposition et dut aller se coucher.
Le soir, avant d’aller au bal, sa maman monta dans sa chambre pour l’emmener. Mais, le trouvant profondément endormi, elle n’osa pas le réveiller et partit avec ses autres enfants. Elle ignorait malheureusement que Mimi, qui était couché tout habillé, avait dans sa poche des allumettes et des feux de Bengale.
Que se passa t-il ? On suppose que le frottement des allumettes contre la boîte fut la cause de l’accident. Michel, réveillé par la douleur, se vit environné de flammes. Il se roula sur la descente de lit pour éteindre le feu de ses vêtements, puis, ne pensant qu’au danger d’incendie, il alla chercher une cuvette d’eau qu’il jeta sur son lit. Ensuite, il changea de culotte, et escalada la grille pour aller chercher  sa maman. Mais, épuisé par les efforts qu’il avait  faits et les souffrances presque surhumaines qui le tenaillaient, il s’effondra sur le bord de la route en gémissant. Des voisins le découvrirent là et allèrent prévenir ses parents. On l’emmena d’urgence dans une clinique de Reims.
Michel est rentré aujourd’hui 24 dans sa famille ; mais il est toujours couché. Il nous dira peut-être un jour ce qu’a été son séjour à la clinique qui a duré trois mois.

LA  CLASSE.


LE CIDRE DE PEPERE

Hier nous avons fait du cidre. Pépère a trié les pommes pourries dans un panier qu’il a vidé sur le fumier. Il a presque rempli le broyeur avec les bonnes pommes. Moi, je l’ai aidé à tourner la manivelle, pendant que mon frère Michel faisait descendre les fruits broyés, avec un bâton, dans un bassin. Quand celui-ci fut plein, il le vida dans un tonneau. Pépère va laisser fermenter cette bouillie pendant plusieurs jours.

Jean-Claude. H.  8 ans.

ON DETORTILLE LES GAULES

Jeudi, je suis allé détortiller les gaules avec André. On est parti vers neuf heures du matin. En route je demandai à mon frère : « C’est dur ce travail ? » Il me répondit : « Tu verras bien. »
Quand nous fûmes à la vigne, André me montra comment on s’y prenait, tout en m’expliquant : « Tu vois, on casse ces brins de paille, et on détortille la gaule. » Nous primes chacun une route. Il y en avait seize à faire. J’en ai fait sept et André neuf.

Georges. G.   9 ans.    équipe des pigeons


Dernière édition par charpentier hélène le Jeu 26 Déc - 8:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mer 25 Déc - 20:45

[url=]Voici l'imprimerie.[/url]
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mer 25 Déc - 20:48

[url=]voici les lettres[/url]
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Mer 25 Déc - 20:54

[url=]voici le livre.[/url]

Depuis 2006, j'essaie de vendre l'ouvrage au profit de l'association RETINA mais je suis modestement retombée sur mes pieds. Personne n'attend après moi et j'ai pris mes distances avec les salons.
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Jeu 26 Déc - 6:05

Hélène, bravo ! c'est génial et passionnant !
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Jeu 26 Déc - 9:42

Voici le mot du maître et les témoignages des élèves devenus presque tous grands-parents en 2006. Il me fut facile de les retrouver car bon nombre d'entre eux étaient restés au village ou dans la vignoble. Pour les autres, ils n'hésitèrent pas à me téléphoner ou à m'écrire du midi, de la vallée du Rhône ou de Lorraine pour me confier leurs souvenirs relatifs à ce journal, puis ils sont venus le jour de la dédicace qui leur était réservée dans leur école. L'instituteur déjà âgé n'avait pas voulu venir. Une équipe d'anciens élèves est alors allée lui rendre visite chez lui ce qui lui a fait grand plaisir. Il est décédé quatre ans après la publication de Riante vallée.
Née en 1946, et appartenant à la génération du baby boum je suis entrée au CP en 1952 avec 7 autres enfants. Le maître, chargé d'une classe unique comportant tous les niveaux jusqu'au certificat d'études primaires a dû abandonner le journal car il ne voulait surtout pas sacrifier son CP. Je me souviens vaguement que des grands s'affairaient en chuchotant autour d'une table dans le fond de la classe. Parmi ces grands, il y avait mon frère et bien entendu je lui avais demandé ce qu'il allait faire dans ce coin et il m'avait répondu qu'il s'agissait du journal scolaire. Le dernier numéro parut un peu avant la Toussaint.
Cet instituteur a exercé dans la commune de 1947 à 1956. Quatre de ses élèves ont été reçus premier ou première du canton au certificat d'études primaires. Quand j'entends des personnes se prétendant spécialistes des sciences de l'éducation exprimer leur mépris hautain à l'égard des instituteurs de cette étoffe, je leur demande de ne pas cracher dans la soupe, une soupe qu'ils seraient bien incapables de préparer et d'en surveiller la cuisson.
Par la suite et jusqu'à l'âge adulte, le souvenir de ce journal revenait souvent dans les conversations. Mon frère avait conservé un livre de vie rassemblant les meilleurs textes ainsi que ceux  des correspondants de Seine et Marne. Dans les années 2004, je découvris qu'un instituteur de Gironde, René Hourtic, avait publié un ouvrage rassemblant les textes de ses élèves rédigés dans les années 60. J'ai acheté son livre et je suis entrée en contact avec lui. Il m'encouragea à faire la même chose et j'ai eu l'idée d'ajouter les témoignages des élèves.
Cet été, en lisant la présentation de La classe ininterrompue par Mona Ouzouf, j'ai pensé que Riante vallée pourrait l'intéresser, puisqu'elle affirme que" l'acte d'enseigner et la capacité d'apprendre changent la vie de façon décisive." Elle poursuit, à propos des instituteurs de la famille Sandre : " Aucun de ces hommes ne peut admettre que l'éducation populaire développe des besoins factices. Ce serait renier leur métier, se renier eux-mêmes. Et voilà pourquoi la République d'abord honnie, devient parce qu'elle a lié son existence à cette éducation publique, une figure tolérée, acceptée, tutélaire enfin."  Je n'ai pas osé la contacter.


LE MOT DU MAÎTRE

"
C’est en forgeant qu’on devient forgeron.


- Quand tu auras manié la bêche autant que moi, tu sauras bêcher !
- Ce n’est pas en regardant ton voisin faire de la bicyclette que tu deviendras toi-même un bon cycliste !
- C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Et, naturellement vous savez que pour apprendre à bêcher, à monter à vélo ou à forger, il faut les outils indispensables d’exercice, d’expérimentation et de travail. Mais vous pensez parfois que l’école échappe à cette loi et qu’elle peut apprendre à l’enfant à monter à vélo sans posséder au moins une bicyclette.
Comprenez que nous réagissions contre cette erreur : qu’on peut, par des mots trompeurs et de belles phrases, remplacer les outils essentiels. On forme alors des bavards et non des hommes. Nous éditons un journal pour que l’enfant apprenne à écrire en écrivant ; nous aurons des correspondants pour qu’ils s’habitent à rédiger des lettres et à user de la poste et du train. Nous nous mêlons à la vie pour que nos élèves estiment, comptent, calculent, imaginent. Nous achetons fiches, livres, pour permettre l’enrichissement né de la complexité et de la splendeur de la vie. Nous avons crée la coopérative scolaire pour que les futurs citoyens s’exercent ainsi, par la pratique de la vie collective, à remplir demain leur rôle d’homme.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Mais la salle où l’on forge n’est plus, elle aussi, la classe solennelle ou résonne la seule voix du maître.
Elle est l’atelier vivant où chacun s’affaire selon sa fonction, dans le jaillissement splendide des étincelles.
Oui, nous forgeons l’avenir ! "



TEMOIGNAGES


Cinquante années plus tard, quelques anciens élèves nous confient leurs souvenirs.


Je garde de mon séjour à l’école de Vincelles d’agréables moments de travail et de gaîté. Malgré les conditions difficiles (plusieurs niveaux et peu de matériel), la réalisation de Riante Vallée nous apprenait beaucoup de choses : préparer son texte à la maison, le lire chacun son tour devant les autres, choisir celui qui serait amélioré en vue de la publication et justifier ce choix. Ensuite il fallait l’écrire lisiblement au tableau  et on corrigeait avec le maître tout ce qui n’allait pas en grammaire, orthographe, vocabulaire et ponctuation. Le travail d’impression exigeait une grande concentration car il fallait placer les lettres une par une à l’envers. On pouvait s’aider d’une glace. Tout cela s’effectuait dans le calme car il ne fallait pas déranger les autres cours. Quand le maître s’occupait des plus petits, les grands devaient travailler en silence. Dur, dur la discipline... mais on avait envie d’aller à l’école et de continuer ce qui était commencé.
                                                                                                                     Françoise

Le travail d’imprimerie était long et minutieux : prendre les lettres de plomb dans le casier avec une pince et les placer une par une à l’envers sur le composteur correspondant à une ligne ; serrer avec une vis l’extrémité de cette ligne pour bloquer ; organiser la mise en page en fonction de la longueur du texte et de la taille de l’illustration. Tout devait tenir dans le cadre. On encrait avec un rouleau, on plaçait la feuille et on appuyait. La machine à imprimer ressemblait à un gaufrier rectangulaire dont une partie s’abattait. Il ne fallait pas mettre trop d’encre pour éviter les bavures et le gaspillage de papier.

                                                                                                         Michel  et Colette

La correction du texte recopié au tableau me captivait. C’était magique. Il fallait mettre les événements du récit et les explications dans le bon ordre. Il fallait aussi construire des phrases avec des propositions qui s’articulaient grâce aux conjonctions et aux pronoms relatifs. On évitait les répétitions. On construisait quelque chose qui prenait forme et devenait cohérent. C’était passionnant. Rien que d’y penser j’ai envie de réviser ma grammaire.

                                                                                                                     Georges

Je n’étais pas très bon en français et pourtant on retenait mes textes. J’étais heureux de participer à la correction en vue de la publication dans le journal scolaire.

                                                                                                                  Raymond

On choisissait mes textes et pourtant j’avais la certitude de ne pas être bonne en français. Cette expérience m’a sans doute stimulée.

                                                      Suzanne


On faisait quelque chose en commun : choisir des textes, les corriger, les illustrer, et les imprimer. Il n’était plus question de notes ou de classement. Pourtant on s’investissait. On avait un but : Riante Vallée qui serait lu par nos parents, nos grands parents, nos voisins...

                                                                                                                  Jeanne et André

J’aimais illustrer les textes et dessiner sur la plaque de lino, puis je creusais avec une gouge les parties devant rester en blanc. Je dois préciser que je n’étais pas toujours disposé à l’effort car je me reposais sur ma facilité à mémoriser. Ma participation au journal scolaire m’a donné envie de travailler autrement et les deux dernières années de ma scolarité m’ont été très profitables
                                                                                                                      Louis

Notre vie était simple mais riche d’occupations et de découvertes. Nous avions donc beaucoup de choses à raconter et le journal scolaire nous faisait prendre conscience de cette richesse.
      Yvette et Monique

C’est vrai, et cette richesse nous l’échangions car nous avions des correspondants dans d’autres régions de France. Nous leur écrivions des lettres accompagnant Riante Vallée et nous échangions aussi les produits du terroir. C’était merveilleux de recevoir un colis avec de bonnes choses.
     Madeleine

Comme Louis, j’aimais le dessin et j’illustrais les textes des autres. J’aimais creuser avec la gouge dans la plaque de lino marron en faisant très attention. Réfléchir à mon texte à la maison me plaisait aussi. Mon intérêt pour le dessin évoque aussi un autre souvenir : quand nous donnions notre spectacle de Noël, le maître récupérait les emballages des sacs de ciment pour y peindre des décors. En ces années d’après guerre on réutilisait beaucoup par nécessité. Malgré ces contraintes, le résultat était véritablement magnifique.

Nicole

Gravement brûlé aux jambes, je suis resté très longtemps immobile sur mon lit d’hôpital, puis à la maison où le maître venait me faire travailler tous les soirs. Ainsi je n’ai pas redoublé et quand j’ai de nouveau marché je suis retourné à l’école sans inquiétude. J’ai été heureux de retrouver mes camarades et de participer au journal scolaire qui avait relaté mon accident

Michel

Devenu aveugle, mon camarade Yves avait dû quitter l’école du village pour un institut spécialisé à Paris. Avant son départ, le maître lui avait enseigné le braille. Alors moi aussi j’ai eu envie d’apprendre et je me suis procuré le matériel nécessaire pour correspondre avec lui. J’avais déjà appris à placer les lettres à l’envers quand j’imprimais Riante Vallée. Le braille m’a paru facile car il faut aussi écrire à l’envers en perçant le papier avec un poinçon.

Georges



REMERCIEMENTS


Nous tenons à remercier ici :

L’instituteur qui a assuré la publication du journal scolaire et qui a accepté de nous confier sa collection de Riante Vallée.
Toutes les personnes qui nous ont confié des photos et documents d’époque.
Les anciens élèves, auteurs des textes rassemblés dans cet ouvrage, dont certains ont spontanément apporté leurs témoignages.
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charpentier hélène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Jeu 26 Déc - 9:59

http://pmcdn.priceminister.com/photo/Hourtic-Rene-Un-Village-Raconte-Par-Ses-Enfants-Livre-520063130_ML.jpg

Voici l'ouvrage de René Hourtic, instituteur qui m'a encouragée à composer Riante vallée. Comme il avait débuté sa carrière dans la Marne, il fut d'autant plus heureux de m'aider. Il suffit de taper René Hourtic sur Google pour obtenir des informations. Le lien suivant donne des détails sur toutes les activités de René Hourtic dans son vllage de Teuillac et ce fut exactement ce que firent mes deux instituteurs à Vincelles.

www.youtube.com/watch?v=nZL9nuTxpB0


Dernière édition par charpentier hélène le Jeu 26 Déc - 10:17, édité 1 fois
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'Ecole   Jeu 26 Déc - 10:15

Merci pour le lien, Hélène, je vais aller regarder; ce que je viens d'en lire me donne envie, c'est aussi à quelques années près, mon enfance et ma jeunesse
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Souvenirs d'Ecole

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