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Retour de Mayotte

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yugcib
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MessageSujet: Retour de Mayotte   Mer 26 Fév - 20:39

Après un parcours interminable, avec trajet avion 2 escales l'une à St Denis La Réunion et l'autre à Marseille, plus un trajet en train TGV Paris CDG Dax, au total 26/27 heures de voyage, me voici de retour, je suis complètement lessivé ! J'étais enfin à Dax à 15h mercredi 26 février, étant parti de l'aéroport de Dzaoudzi à 11H 20, la veille mardi 25...
Demain, dans le fil "photos séjour Mayotte", fil qui va encore continuer durant quelques jours, je raconterai le voyage... La traversée de l'Afrique, notamment, et ce que j'ai pu observer durant de longues heures... En gros, bien que ce fut très fatiguant, et les heures si longues, ce fut par moments "époustouflant" (le survol de nuit du continent Africain, le ciel, les étoiles, ce que j'ai réussi à voir... eh oui, la nuit en avion, aussi étonnant et aussi incroyable que cela puisse paraître, eh bien "on voit des choses" ! Mais il faut s'appeler Yugcib pour pouvoir le dire, et je raconterai demain! )...

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MessageSujet: Re: Retour de Mayotte   Jeu 27 Fév - 8:39

... Pour ce récit du voyage de retour, pour celles et ceux que cela intéresse, en fait il sera plus détaillé que ce que j'avais prévu...

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MessageSujet: Re: Retour de Mayotte   Jeu 27 Fév - 8:48

On attend ton récit, Guy et repose-toi. Wink
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MessageSujet: Re: Retour de Mayotte   Jeu 27 Fév - 12:00

... Je n'ai pas pu, encore, retrouver mon sommeil normal. Et ce matin dès 5h 30 je ne pouvais plus du tout dormir... Il est vrai que je me suis couché hier soir vers 20h 30 (un record de "tôtité", chez moi!)...
Je sommeille léger, entrecoupé, par épisodes, avec plein de cauchemars, et cela depuis mon arrivée à Mayotte le 28 janvier...
Aussi, ce matin, j'ai mis près de 4h pour rédiger ce que je viens de poster dans le fil "photos séjour Mayotte"... Mais je vais "faire une sieste"... (le temps est gris)...
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MessageSujet: Re: Retour de Mayotte   Jeu 27 Fév - 12:55

Il va te falloir un peu de temps pour te remettre de tout ça mon pauvre Guy !
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MessageSujet: Re: Retour de Mayotte   Sam 1 Mar - 13:02

... Je livre ici, une "2ème copie modifiée", de mon texte "retour de Mayotte" ( la 1ère copie modifiée étant celle destinée plus particulièrement à des personnes de ma famille ou à des amis "proches")...

C'est en effet "cette version là" (2ème copie), que je destine -disons- (rire) à la... postérité(si j'ose dire)... Et qui est publiée sur mon blog, sur mon site...

Voici :

Retour de Mayotte

Ce voyage de retour fut long et éprouvant. En effet, il nous a fallu ma femme et moi, tout d'abord nous lever suffisamment tôt ce matin du 25 février, afin de nous rendre déjà jusqu'à la barge de Mamoudzou en face de Dzaoudzi sur Petite Terre.
Et, entre l'endroit où demeure notre fils à Kangani, jusqu'à Mamoudzou, dès 6h du matin, sur la nationale 1, dans la traversée de Trévani, Koungou, Majicavo, Kawéni, villes et villages surpeuplés, il y a d'interminables bouchons et l'on avance en voiture, au pas... Piétons, scooters, motos, camions, vélos, se faufilent dans les rond-points engorgés...
Arrivés à la barge d'embarquement (un passage vers Dzaoudzi toutes les demi-heures), il faut aller d'abord acheter le billet dans un office situé à quelque 500 mètres de là, et donc trouver à stationner (ce qui n'est pas une petite affaire), puis revenir avec le billet jusqu'à la barge et attendre d'embarquer. Le passage dure environ une demi heure, l'on débarque puis nouvel embouteillage entre Dzaoudzi et l'aéroport sur quatre kilomètres (à Pamandzi).
Formalités habituelles d'embarquement aéroport zone internationale : passeport, fouille, détection objets interdits, enregistrement bagages... Tout dela dure environ deux heures...
Montée dans l'avion, un Airbus de 343 places de la compagnie Airways XL à 11h 20 pour un envol prévu à 12h 20. Nos 2 cartes d'embarquement portaient le numéro 39 K et 39L (les J, K et L 39 sont 3 places sur la partie droite en queue, de l'avion, côté hublots, le L donc la mienne contre le hublot). Il y a 9 places trois par trois dont trois au centre sur chaque rangée et l'on est “serrés comme des sardines” là dedans, et les casiers de bagages en cabine sont situés au dessus (mais du fait que les gens y mettent des petites valises, c'est à peine si l'on arrive à caser son petit sac à dos, et autres petites affaires, de telle sorte que j'ai dû insérer mon sac à dos entre mes jambes).
L'aéroport de Dzaoudzi Pamandzi ayant une piste courte, l'accélération est donc assez brutale avant le décollage (qui se fit à l'heure exacte prévue 12h 20). Très vite, en un quart d'heure l'on passe déjà à plus de 5000 m d'altitude, j'ai vu s'éloigner la partie Est de Mayotte entre les nuages bas sous un ciel ensoleillé, puis l'on atteint ensuite les neuf, dix et onze mille mètres d'altitude au dessus de l'océan Indien dont on discerne de petites rides et des taches blanches en surface d'un bleu qui “tranche” avec le bleu du ciel, et surtout, comme flottant au dessus de l'océan, toutes les formations nuageuses telles des rouleaux, des masses floconneuses éparpillées, à perte de vue... A ce moment là je ne pouvais voir le soleil tout juste au dessus de l'avion, au zénith de sa course diurne apparente d'est en ouest... Je rappelle que la troposphère (la couche d'air dans laquelle circulent les nuages et qui est notre air respirable) a une épaisseur de 17 km entre les 2 tropiques, alors qu'elle n'a que 12 km d'épaisseur en latitude médiane... Ce qui a une influence directe sur tout ce qui se passe de bas en haut d'une formation nuageuse et qui explique en zone intertropicale la brutalité et la force des pluies... A près de 12000 m d'altitude, la température de l'air varie selon la latitude entre -45 et -60 degrés, soit -45 entre les tropiques pour une température au sol d'environ 25/30 degrés C, et -60 en latitude moyenne pour une température au sol qui celle que nous connaissons selon les saisons...
La distance (en vol avion) entre Dzaoudzi et Saint Denis de La Réunion, est d'environ 1700 km, soit deux heures de vol en Airbus vitesse de croisière 835 km/h. L'on survole Madagascar “en diagonale” dans sa partie Nord, ressortant un peu en dessous de Antananarivo (Tananarive).
Je n'ai pas vu grand chose à 11 000 m d'altitude, de la traversée de Madagascar, à part quelques cours d'eau, les routes les plus importantes dans leur tracé couleur de terre ocre rougeâtre, quelques forêts denses, des zones arides ou découvertes (déboisées), de rares villages, tout cela entre les formations nuageuses à ce moment là plus importantes qu'à l'ouest vers le canal du Mozambique zone de l'océan Indien située entre le Mozambique et Madagascar. Je discernai mal le relief, les montagnes en effet, vues verticalement, de moins de 3000 m, paraissent comme arasées (alors qu'au contraire les très hautes montagnes comme le Kilimandjaro au voyage aller, vues de côté dans le lointain, sont bien plus nettes et plus impressionnantes).
S'il y a 2h de décalage horaire (en plus) entre Mayotte et Paris, il y en a 3 entre Paris et Saint Denis La Réunion. De telle sorte que l'atterrissage à l'aéroport de Saint Denis eut lieu à 14h 30 heure de Mayotte mais 15h 30 heure de La Réunion.
La Réunion a une superficie de 1500 km carrés environ, soit 5 fois la superficie de Mayotte (374 km carrés) et avec une montagne comme cassée en son milieu par une sorte grand ravin géant, montagne dont le sommet atteint 3069 m (Piton des neiges, sans neige à vrai dire)... L'on est plus proche du tropique du Capricorne 23 et demi sud, vers 20/21 degrés... Donc avec des “saisons” plus marquées.
Dans la descente vers Saint Denis, j'ai vu la route le long de la côte, au pied d'une sorte de falaise rompue par des ravines, la ville de Saint Denis éparpillée en quartiers tout au long de la pente, et l'aéroport très proche de l'océan, avec une piste beaucoup plus importante qu'à Pamandzi.
Trois heures d'escale, nouveaux contrôles, vérification passeports, fouille, passage détecteurs, transit dans une vaste salle avec buffet, bar, boutiques “duty free”... Puis enfin départ de Saint Denis même avion, mêmes places sièges 39 K et L, à 19h 10 envol vers Marseille, et cette fois dix heures de taversée de nuit, de l'Afrique de l'Est et de la Méditérannée...
La place 39 J, à côté de ma femme côté couloir, fut au départ de Saint Denis, occupée par une jeune femme qui nous gratifia d'un sourire accueillant lorsqu'elle vit nos visages. Durant au moins la moitié du voyage, cette jeune femme passa son temps, comme bon nombre d'autres passagers, à visionner sur une tablette, des films téléchargés... Des écrans centraux situés au milieu en hauteur montraient la plupart du temps, la carte du trajet, de telle sorte qu'à tout moment l'on savait où l'on se trouvait. Mais de temps à autre, cette carte disparaissait et les écrans montraient des vidéos “insipides”, des films que je jugeais sans aucun intérêt, que je ne regardais pas, préférant de loin, la carte, la géographie du parcours plus ou moins détaillée avec les villes survolées, les pays...
Je n'aurai jamais imaginé ou cru que l'on pouvait voir autant de choses, la nuit, en avion, à 11500 m d'altitude!
Le moment le plus long et le plus “ennuyeux”, pour moi, ce fut en fait, durant les trois premières heures, le survol de l'océan Indien jusqu'à la côte Africaine (Dar es Salam, Tanzanie). Je trouvais l'équateur encore très loin, et la ligne rouge de la trajectoire ne s'allongeait guère très vite... Le ciel était alors souvent empli de nuages d'altitude, tout était sombre, presque invisible, à peine quelques étoiles bien pâles de ci de là...
Puis au delà du nord de la Tanzanie, de la chaîne de hautes montagnes et du Kilimandjaro (masse très sombre, bien sûr, de nuit) tout change : un ciel d'une pureté absolue, empli d'étoiles, de constellations, un ciel immense, profond, qui n'était pas noir tant les étoiles brillaient même les plus petites... Et au sol, si l'on ne discernait point évidemment les paysages, paysages confondus dans une couleur bleu nuit gris, l'on voyait les lumières des villes et villages, comme des taches étincelantes de différentes formes (souvent géométriques, carré, rectangle, cercle, lignes)... C'était “émouvant”, fantastique, cela me faisait rêver de voir toutes ces taches de lumière éparpillées dans la nuit Africaine, au sol, vu de 11000 m d'altitude, dans ces paysages bleu nuit grisâtres de Tanzanie, du Kenya, d'Ethiopie... Toutefois, aux confins de l'Ethiopie et du Soudan, et un peu avant, dans les régions du Kenya peu ou pas habitées, là, les lumières se faisaient beaucoup plus rares, isolées, à peine discernables...
Puis ce fut l'entrée dans le désert Lybien vers le milieu de la nuit, après le survol en diagonale du Soudan, : moment “sublime”, un ciel encore plus pur, plus absolu, plus profond, plus immense, plus “cosmique” si je puis dire, et oh, ces étoiles, ces étoiles! ... Je pensais à “Terre des hommes” d'Antoine de Saint-Exupéry, lorsqu'il raconte dans son livre lors d'une panne d'avion, son naufrage dans ce désert l'un des plus arides du monde, loin de tout, et qu'il est sauvé in-extrémis de la soif, par un bédouin...
Le désert Lybien aujourd'hui, n'est plus aussi inhabité, puisque j'ai pu discerner, très espacées cependant, quelques petites taches de lumières, lesquelles taches un peu plus loin vers la partie Nord Est en direction de l'Egypte, deviennent presque de petites “flaques” de lumières, en forme de carrés, de rectangles, de lignes brisées, de ci de là... Je pensais, je ne pouvais m'empêcher de penser à ces gens qui vivent là dessous, à l'électricité qu'on est parvenu à installer, au monde qui change, à toutes ces contrées jadis si éloignées, si isolées, que la mondialisation, que l'occidentalisation finit par gagner peu à peu...
L'on sort du continent Africain, pour entrer au dessus de la Méditerannée, lors de ce trajet en avion La Réunion Marseille, par le golfe de Benghazi, avec une vue sur les lumières de cette ville de Benghazi et de la côte de Cyrrénaïque, autrefois région de l'Empire Romain, puis l'on s'achemine vers la Sicile dont on survole Palerme et la côte sud, l'on aperçoit au loin la côte d'Italie du Sud ; l'on traverse en diagonale la Sardaigne... Et toujours les flaques de lumière des villes et des villages... Enfin c'est la descente sur l'aéroport de Marseille Provence à 3h de la nuit heure de France (5h à Mayotte et 6h à La Réunion).
La côte de France région Marseille est quasi invisible, puisqu'une zone de nuages et de pluie traverse à ce moment là toute la Provence et le golfe de Gênes et l'Italie du nord...
La jeune femme à côté de nous, sort de son sac à main un petit nécessaire de maquillage, et “l'opération” (j'ai pas trop regardé) a duré “un bon moment”... Cette jeune femme comme au moins la moitié des passagers de l'avion, descend à Marseille... L'avion se vide donc, et ne restent, cette fois, sans descendre, que durant une heure et demi environ, les passagers à destination de Roissy Charles De Gaulle.
L'avion repart à 4h 20 de Marseille Provence, et enfin à 5h 19 s'immobilise aéroport de Roissy CDG devant l'entrée du “boyau galerie” dont l'ouverture “colle” à la porte de sortie de l'avion.
Sortie ( nous étions complètement ankylosés et crevés), attente une demi heure arrivée des bagages le long d'un tapis roulant, récupération des deux valises... Munis d'un chariot l'on s'achemine du terminal 2A jusqu'au terminal de la gare TGV de l'aéroport (trajet interminable tant les couloirs sont longs)...
Attente du départ du train TGV prévu à 8h 19 pour Bordeaux, arrivée gare de Bordeaux Saint Jean 12h 37, puis de nouveau salle d'attente pour un autre TGV Bordeaux Dax, départ à 13h 51 arrivée Dax 15h..
A Dax, il “eût encore fallu” attendre 2h et demi pour un car “express” à 2 euro par personne s'arrêtant à Tartas... On a renoncé aux 2h 30 d'attente et “on s'est fendu” d'une course en taxi jusqu'à Tartas pour 50 euro, tellement on “n'en pouvait plus”!
... Pour conclure je dirai que “les deux ou trois choses” de ce séjour et de ce voyage qui m'auront le plus marqué, le plus “émerveillé” on va dire... C'est :
-D'avoir eu au moins une fois dans ma vie (mais c'est peut-être pas la dernière) l'équateur au Nord. (en effet, quand on vit sa vie avec l'équateur toujours au Sud, le jour qu'on l'a au nord l'équateur, on n'a plus la même “vision” de la planète question rapport avec le sol, la terre, le ciel... et “quelque part ça fait quelque chose” !
-Le soleil si haut dans le ciel, quasi à la verticale, à l'heure de midi au 12 ème sud; et qui “s'enfonce” (et “monte”) si vite le matin le soir, décrivant une courbe dans le ciel quasi perpendiculaire à la ligne d'horizon (mais j'avais déjà connu ça en Guyane)
-Les montagnes Africaines et le Kilimandjaro vu d'avion à 11500 m d'altitude avec les paysages, en dessous, l'immensité de la savane dans la traversée du Kenya et de la Tanzanie, lors du voyage aller au lever du jour le mardi 28 janvier... Puis dans le voyage retour de nuit, la traversée de l'Afrique, le ciel avec toutes ces étoiles, et les flaques de lumière dans les régions habitées du Kenya, de l'Ethiopie, du Nord Est du désert Lybien...
... Le poète et passionné de géographie, d'espace et de cosmos, de paysages immenses, que je suis... Ne pouvait qu'être émerveillé, pensif et rêveur, en effet, à la vue de tout cela... Et je me sentais loin, très loin de la “folie” (et parfois de la barbarie) des hommes, de tous ces gouvernements et de régimes et de systèmes, de justices et de lois des hommes, de codes et de procédures, d'hypocrisies et de scélératesses et bassesses des hommes, des religions et des superstitions, des économies et des politiques, de la société de consommation et de tout ce qu'on voit dans les duty free et les espaces commerciaux, les hypermarchés... Oui, je me sentais très loin de tout cela, comme dans un monde totalement pur, dans une géographie à la dimension de mes rêves, de mes réflexions, de ma pensée profonde (et parfois solitaire et difficilement communicable)... Loin aussi des bidonvilles de Mayotte, du fric roi et de la dope, de toutes les dopes du monde, du foot pourri et des jeux et des “cent balles dans l'dada pour que ça te trémousse 2 minutes le cul”... Des embouteillages monstres autour du rond point de Kawéni (par exemple), des amoncellements de poubelles crevées à perte de vue le long des routes de Mayotte, des “maisons et appartements prison forteresses à grilles et barreaux” de Mayotte, des chats et des chiens qu'on maltraite qu'on écartèle à Mayotte...
... Merci, au sourire de cette jeune femme qui s'est assise à côté de nous dans l'avion, à Saint Denis de La Réunion, le mardi 25 février à 18h 30...
... Merci à quelques uns de ces visages, de ces gens, de ci de là, aperçus, durant notre séjour à Mayotte, et avec lesquels nous avons pu échanger quelques mots, passer un petit moment...
... Merci à la troupe de makis au “fin visage de petit toutou” et au joli lézard vert avec un dessin sur le dos, qui chaque matin s'approchaient de nous comme pour nous dire bonjour...



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