Nota Bene

Nota Bene

Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Le Forum Que Vous N'Oublierez Pas De Sitôt - Histoire & Cinéma Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Extrémistes & Trolls S'Abstenir
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  Évènements  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

 

Une rencontre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
yugcib
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
avatar

Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 7729
Age : 70
Localisation : 186 route d'audon, 40400 TARTAS
Emploi : Sans activité
Loisirs : Vélo, promenade, littérature, écriture
Date d'inscription : 16/10/2005

MessageSujet: Une rencontre    Lun 12 Mai - 20:27

Une rencontre, film de Lisa Azuelos, avec François Cluzet dans le rôle de Pierre, un avocat ; et Sophie Marceau dans le rôle d'Elsa, écrivain...
A lire le résumé (qui tient en deux lignes) laconique, évoquant un sujet "bateau" et dans une banalité sans magie ; l'on se dit que cela ne vaut guère le coup d'aller voir ce film...
Je me doutais bien cependant qu'il y avait quelque chose de particulier, et de "pas ordinaire", dans ce film.
A vrai dire, l'ayant vu, j'ai été dérouté, surpris, et par moments, je me suis senti gêné... Le vécu, le ressenti des personnages (celui de la femme de Pierre en particulier) est très bien joué...
Et il y a ces scènes de vie familiale, avec les enfants...
Mais cela reste à mon sens, "du cinéma"... En l'occurrence ici "une oeuvre d'art"... Mais la réalité, la réalité vécue par les gens, par les couples qui se séparent ou "ont des liaisons extraconjugales"... Est plus brute, moins sujette à "en faire de la littérature ou du cinéma de qualité"...

_________________
"Nous ne pouvons savoir! Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères! [Arthur Rimbaud]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yugcib.e-monsite.com
yugcib
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
avatar

Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 7729
Age : 70
Localisation : 186 route d'audon, 40400 TARTAS
Emploi : Sans activité
Loisirs : Vélo, promenade, littérature, écriture
Date d'inscription : 16/10/2005

MessageSujet: Re: Une rencontre    Jeu 15 Mai - 14:19

... Après réflexion, je pense qu'il ne s'agit point là d'une oeuvre d'art... Une fiction, somme toute, sur un thème "bateau", que j'ai trouvée pour ma part "assez dérangeante" et, finalement, bien dans le sens de ce qui est produit dans le genre... avec la "modernité" -très actuelle- en plus, et les jeux de visage, de regard, de Sophie Marceau...

_________________
"Nous ne pouvons savoir! Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères! [Arthur Rimbaud]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yugcib.e-monsite.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une rencontre    Jeu 15 Mai - 20:44

J'avais vu un film avec François Cluzet qui reprenait la vie d'un patron d'une agence de presse, alcoolique. Ça s'appelait "Un dernier pour la route". Ce n'était pas mal mais je trouve que ce comédien s'enferme dans des rôles très moralisateurs.
Revenir en haut Aller en bas
yugcib
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
avatar

Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 7729
Age : 70
Localisation : 186 route d'audon, 40400 TARTAS
Emploi : Sans activité
Loisirs : Vélo, promenade, littérature, écriture
Date d'inscription : 16/10/2005

MessageSujet: Re: Une rencontre    Ven 16 Mai - 8:29

... L'on ne peut pas dire, que, dans "Une rencontre", François Cluzet soit "spécialement moralisateur"... Il incarne trop, à mon sens, dans ce film, ce type de personnage masculin, la cinquantaine confortable, dans un milieu aisé (il est avocat, dans l'histoire) "pas spécialement séducteur mais séducteur quand même", qui est marié, a une vie de famille, et qui un beau jour rencontre une femme qui lui plaît au delà de toute mesure, une femme qui, elle aussi, est attirée... Et le début du film (cela se passe dans un salon du livre à Rennes, une manifestation "mondaine" où l'on y côtoie des gens "branchés"-et pour certains un peu "atypiques-) est finalement "assez représentatif" de ces milieux aisés, intellectuels, où la "morale" soit dit en passant, sert de "couverture", de "vernis", et "se fout la malle", vite fait dès qu'une belle et émouvante "occase" se présente...comme par hasard, en l'occurrence la rencontre d'un homme ou d'une femme qui va "tout remettre en question"... Et c'est fou, fou, ce que ce thème est "porteur", ce que le "commun des mortels" adhère, et voudrait bien lui aussi, connaître et vivre ce genre d'histoire dans sa vie...
C'est donc cela, ce que je viens de dire, qui me gêne, auquel je n'adhère pas du tout...
Il est vrai que je n'ai jamais pu, de ma vie, depuis mon enfance, dissocier la Culture (celle que l'on acquiert et celle que l'on porte en soi et qui se développe), de la "morale" (je veux dire de la "morale" dans la relation)... Quoique je ne sois point loin s'en faut, un défenseur de la "morale bourgeoise et ou religieuse ou de tout ce qu'on voudra de "dans le sens du monde"...

_________________
"Nous ne pouvons savoir! Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères! [Arthur Rimbaud]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yugcib.e-monsite.com
yugcib
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
avatar

Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 7729
Age : 70
Localisation : 186 route d'audon, 40400 TARTAS
Emploi : Sans activité
Loisirs : Vélo, promenade, littérature, écriture
Date d'inscription : 16/10/2005

MessageSujet: Re: Une rencontre    Sam 17 Mai - 8:27

... En revanche, j'ai beaucoup aimé le film "NEBRASKA", d'Alexander Payne, que j'ai vu tout dernièrement, un film réalisé en 2013, en Noir et Blanc.
En "toile de fond" de ce film, ce sont ces paysages infinis, plats, sous un ciel immense, des terres agricoles des grandes plaines centrales des USA, de "l'Amérique profonde", avec les mêmes bourgades aux maisons de bois, et les gens, pour la plupart touchés par la crise économique d'après 2008, vivant petit, sans perspective d'avenir, sans autres distractions si l'on peut dire que de se réunir dans des cafés saloons où l'on boit des bières et du wisky à longueur de journée, où, le soir on se retrouve entre voisins, amis, connaissances, autour d'une séance de Karaoké... Et dans les maisons, dans les familles, l'on y vit replié, sans activité sans travail le plus souvent, assis des heures sur un canapé devant la télé, et ce sont tous les potins du coin qui animent les conversations, avec des propos truculents, des formulations, un langage "à l'emporte pîèce", et l'on ressasse les "pieux souvenirs", ceux du temps de ce qui, autrefois il n'y a pas encore si longtemps, fut... et n'est plus...
Les gens sont obèses, difformes, avec des visages ravagés, bouffis, apathiques, et ils ont des parcours de vie chaotiques, c'est ce que l'on voit dans le film ; mais tout cela est montré avec beaucoup de sensibilité, du réalisme, un réalisme lucide et tragique, sans "parti pris", et les dialogues valent par moments leur "pesant d'or", tant ils sont émaillés de propos truculents, émouvants et drôles...
Un vieil homme, Woody Grant, incarné par Bruce Dern, croit "dur comme fer" avoir gagné un million de dollars à une loterie (il a reçu une lettre en ce sens, qu'il garde sur lui tout le temps) et toute l'histoire en fait, tourne autour de ce million de dollars supposé et qui fait rêver autour de ce viel homme partout où il passe...
L'un des fils du vieil homme, David, incarné par Will Forte, accompagne son père dans son voyage, depuis Billing dans le sud du Montana, jusqu'à Lincoln dans le Nebraska, une expédition dans la voiture du fils, de quelque 1200 kilomètres, car c'est à Lincoln que Woody Grant doit “toucher son million de dollars”, au bureau de la loterie... Au cours de ce voyage, il y a les arrêts dans des motels, et le passage dans la ville où Woody a passé son enfance et où il y retrouve son frère et ses neveux, et sa femme qui était restée à Billing, le rejoint par le car.... Nous assistons alors là à une truculente scène de famille, avec évocation de souvenirs...
La femme de Woody Grant, Kate, est incarnée par June Squibb ; et l'autre fils, Ross, le frère de David, par Bob Odenkirk...
Tous ces personnages sont émouvants et drôles, et bien représentatifs quoiqu'un peu caricaturaux, de “l'américain lambda”, très moyen, pauvre et sans avenir dans ces bourgades du Middle West...
Bien sûr, on s'en doute, il n'y a pas de miracle : le million de dollars c'est du vent, du rêve... Et justement le rêve il est bien là, aussi immense, aussi générateur d'espérances noyées dans des beuveries et des karaokés de bar saloon, que ces immenses paysages plats et monotones des Grandes Plaines centrales de l'Amérique du Nord...

_________________
"Nous ne pouvons savoir! Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères! [Arthur Rimbaud]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yugcib.e-monsite.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une rencontre    Mar 27 Mai - 18:44

Bonsoir,

Je voudrais rebondir là-dessus :

yugcib a écrit:
Et le début du film (cela se passe dans un salon du livre à Rennes, une manifestation "mondaine" où l'on y côtoie des gens "branchés"-et pour certains un peu "atypiques-) est finalement "assez représentatif" de ces milieux aisés, intellectuels, où la "morale" soit dit en passant, sert de "couverture", de "vernis", et "se fout la malle", vite fait dès qu'une belle et émouvante "occase" se présente...comme par hasard, en l'occurrence la rencontre d'un homme ou d'une femme qui va "tout remettre en question"... Et c'est fou, fou, ce que ce thème est "porteur", ce que le "commun des mortels" adhère, et voudrait bien lui aussi, connaître et vivre ce genre d'histoire dans sa vie...
C'est donc cela, ce que je viens de dire, qui me gêne, auquel je n'adhère pas du tout...

Je suis entièrement d'accord avec Yugcib.
Quand Chabrol, pour ne citer que lui, dépeignait les travers de la bourgeoisie, c'était pour mieux lui taper dessus.
Alors qu'à l'heure actuelle, effectivement, on se retrouve avec ce type de sujet.

D'ailleurs, je pense que c'est aussi en lien avec le fait qu'il n'y ait pratiquement plus de véritable cinéma populaire au sens premier du terme, c'est à dire avec des personnages non issus des CSP+ (ou PCS+) tout en n'étant pas misérabiliste.

Enfin, pour revenir sur F. Cluzet, pour moi, un de ses meilleurs rôles est celui de Mickey dans L'Eté meurtrier.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une rencontre    

Revenir en haut Aller en bas

Une rencontre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: GRAND DEPOUSSIERAGE 2015/2017 :: Divers -