Nota Bene

Nota Bene

Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Le Forum Que Vous N'Oublierez Pas De Sitôt - Histoire & Cinéma Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Extrémistes & Trolls S'Abstenir
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

 

La Chose - John Carpenter 1982

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
Invité
Invité



MessageSujet: La Chose - John Carpenter 1982   Dim 29 Juin - 12:09

1982. Le monde cinématographique ne jure que par un extra-terrestre nommé E.T. (pour Extra-Terrestre, quelle imagination…), Spielberg est adulé et tout le monde reprend en chœur :  « E.T. Retourner maison. »
Mais 1982, c'est aussi l'année de sortie de La Chose (titre original : John Carpenter's The Thing) de John Carpenter. Ce film d'horreur qui fut un échec commercial en salle deviendra culte lors de sa sortie en vidéo, quelques temps plus tard.


L'histoire est basée sur la nouvelle La Bête d'un autre monde de John W. Campbell écrite en 1934. Une première adaptation cinématographique a été réalisée par Howard Hawks et Christian Nyby en 1951 sous le titre La Chose d'un autre monde.

La version de Carpenter est plutôt une fidèle adaptation de la nouvelle originale qu'un remake du film de 1951.

« L'histoire s'articule autour d'une forme de vie extraterrestre métamorphe, qui infiltre une station de recherche scientifique norvégienne du continent Austral et tue l'équipe de recherche. Une équipe de chercheurs américains à proximité de l'incident mène l'enquête et est à son tour attaquée par la créature » Wikipedia


Le film est très sombre, très pessimiste, voire apocalyptique.
Nous sommes plongés dans un huis-clos au milieu d'un désert glacial, entièrement masculin (hormis la voix féminine de l'ordinateur) avec des personnages ayant de l'épaisseur. On repassera pour la love story habituelle...

Comme souvent chez Carpenter, la tension est palpable tout au long des scènes superbement traitées. Il suffit pour s'en rendre compte de voir celle du test sanguin qui n'est pas sans rappeler un test VIH, simple coïncidence selon le réalisateur...

Les effets spéciaux, à couper le souffle, ont été réalisés par Rob Bottin.
Vous ne verrez plus les chiens de la même manière   .
Ici pas d'informatique ou d'incrustation numérique mais uniquement du manuel, de la résine et du silicone. Rob Bottin a travaillé un an, sept jours sur sept, sur les effets spéciaux. A la fin du projet, exténué, il fit un séjour dans un hôpital !

Enfin, il ne faut pas oublier la bande originale signée Ennio Morricone. Et pourtant à l'écoute, cela ne sonne pas comme du Morricone mais plutôt comme du Carpenter. En effet, ce dernier avait réalisé les thèmes de ses précédents films (Fog  ou New-York 1997). La musique renforce la noirceur de l'action.

Le film a été tourné en studio mais aussi en extérieur en Colombie-Britannique au Canada. D'ailleurs, il reste encore sur place des vestiges du tournage comme l'hélicoptère norvégien ou la station.

J'ai découvert ce film un dimanche de 1985, en vidéo, chez un de mes oncles. Je ne l'ai plus oublié depuis.
Chaque nouvelle vision est l'occasion d'apprécier un peu plus ce chef-d’œuvre du film d'horreur.
Il est, pour moi, supérieur à Alien, pour rester dans le même genre, que j'aime pourtant beaucoup.

Si vous n'êtes pas claustrophobe, pas – trop – impressionnable et que vous aimez les bestioles improbables, courez le visionner Smile
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Dim 29 Juin - 12:24


Mazette, quelle critique !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Dim 29 Juin - 12:32

Merci  lol! 
Ce film que j'adore reste pour moi le sommet du cinéma de John Carpenter.

A savoir, La Chose est le premier opus de la Trilogie de l'Apocalypse du réalisateur qui comprend Prince des Ténèbres et L'Antre de la Folie, films que je recommande aussi chaudement.
Revenir en haut Aller en bas
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 60597
Age : 57
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Dim 29 Juin - 12:44

"Prince des Ténèbres", j'ai beau faire, je n'accroche pas. Il me manque "L'Antre de la Folie."

Mais "The Thing", j'ai adoré, j'adore et je continuerai à adorer : la fin est glaçante car l'un des deux survivants EST la Chose. Idem pour "La Nuit des Masques", la plus belle histoire de croquemitaine jamais contée au cinéma et signée, un fois encore, John Carpenter. Quand on compare à des "Vendredi 13" et autres "Jason", on se rend vraiment compte que Carpenter était génial.
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



https://www.notabeneculturelitteraire.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Dim 29 Juin - 14:02

Masques de Venise a écrit:
"Prince des Ténèbres", j'ai beau faire, je n'accroche pas. Il me manque "L'Antre de la Folie."
J'ai assez peu de souvenirs de Prince des Ténèbres, il ne m'a pas beaucoup marqué. En revanche L'Antre de la Folie est vraiment très très bon.
Sam Neill y excelle et l'atmosphère "Kingienne" et "Lovecraftienne" rend le film angoissant.

Masques de Venise a écrit:

Mais "The Thing", j'ai adoré, j'adore et je continuerai à adorer : la fin est glaçante car l'un des deux survivants EST la Chose.
D'ailleurs, Carpenter lui-même, 30 ans après, continue à dire qu'il ne sait pas qui a été infecté. Réalité ou esprit malicieux afin de préserver son film ?
Il était prévu une fin plus optimiste, mais Carpenter a tenu bon pour imposer sa fin.
Revenir en haut Aller en bas
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 60597
Age : 57
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Dim 25 Jan - 20:09




Titre original : John Carpenter's The Thing

Titre français : The Thing

Réalisateur : John Carpenter

Scénario :  Bill Lancaster, d'après la nouvelle de John W. Campbell, "Who goes there ?"

Photographie : Dean Cundy

Montage : Todd C. Ramsay

Effets Spéciaux :Rob Bottin

Musique : Ennio Morricone avec la musique additionnelle de John Carpenter & Alan Howarth

Genre : Science-Fiction / Horreur

Studios : Universal Pictures

Pays d'Origine : USA - 25 juin 1982)

Durée : 109 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français, anglais

Sous-titres pour malentendants : néant

Rôles Principaux : Kurt Russell (McReady, pilote d'hélicoptère) - Wilford Brimley (Blair, biologiste) - Keith David (Childs, mécanicien) - David Clennon (Parker, co-pilote) - T. K. Carter (Nauls, cuisinier) - Donald Moffat (Garry, responsable de la sécurité) - Thomas G. Waites (Windows, radio) - Richard Masur (Clark, responsable des chiens de traîneau) - Richard A. Dysart (Dr Copper) - Joel Polis (Fuchs, assistant biologiste) - Charles Hallahan (Norris, géologue) - Peter Maloney (Bennings, météorologue)


Voici l'un des films-culte de John Carpenter, l'un des maîtres de l'épouvante cinématographique. Film-culte à plus d'un titre car il fit un "flop" à sa sortie aux Etats-Unis. Pourtant, de nos jours, quand on cite le nom de son réalisateur, n'importe quel cinéphile vous répond presque obligatoirement : "Halloween" et "The Thing" - ou parfois "La Chose." Certes, il y avait eu une première "Chose", très précisément "La Chose d'un autre monde", adapté de la même nouvelle par Howard Hawks en 1951. Ce film impressionna durablement le jeune Carpenter (d'accord, Hawks, ce n'est pas non plus n'importe qui !   ), lequel, une vingtaine d'années plus tard à peu près, fera appel au fils de Burt Lancaster, Bill Lancaster, pour écrire un scénario il est vrai plus en phase avec la nouvelle - à ceci près que, contrairement au texte originel, la Chose n'est absolument pas télépathe.

Dût-on me prendre pour une folle - je sais en tous cas que a200tq ne doutera jamais, lui, de ma lucidité sur la question  - j'ose et j'oserai toujours le clamer haut et fort :  "The Thing" se laisse voir et revoir avec, toujours, le même ravissement (pour un peu, je mangerais des chocolats en le visionnant, ce que je ne ferais pas, par contre, allez savoir pourquoi, avec "Halloween" ). La musique, déjà, ces deux notes crépusculaires qui ouvrent le film sur la course effrénée du chien infecté, poursuivi par les survivants du camp norvégien, au milieu d'une neige antarcticale d'une blancheur crue et sans pitié, donne le ton. On sait que Carpenter a toujours apporté un soin particulier à la musique dans son oeuvre - celle de "Halloween" est encore dans toutes les têtes bien faites, inspirée par un air que son père avait enseigné au cinéaste - mais ici, il en a confié la composition à Ennio Morricone tout en se réservant, le malin, quelques morceaux additionnels.

Carpenter est aussi un adepte convaincu des huis-clos et celui-ci, qui débute en hiver et en plein continent Antarctique, est de très haute tenue. On sait déjà les tensions que peut engendrer, dans une situation normale, la co-habitation prolongée d'un groupe de personnes. Mais dans "The Thing", le problème est loin de relever d'une simple paranoïa, phénomène qu'il n'est pas toujours facile de traiter en douceur. Non, la paranoïa, dans "The Thing", est tout à fait légitime car, compte tenu de l'exceptionnelle capacité de la Chose à reproduire à peu près tout ce qu'elle peut digérer, les hommes du groupe mais aussi le spectateur de plus en plus méfiant finissent par ne plus savoir qui est qui. (Vous en arriverez même, qui sait, à douter de votre propre reflet dans l'écran du téléviseur éteint. Nyarknyarknyark )


Avec ça, une utilisation savante des jeux d'ombre et de lumière et, de temps à autre, le passage, très, trop rapide, d'une silhouette que, malgré tout notre bon vouloir, nous ne parvenons pas à identifier avec succès. La tension n'arrête pas de monter mais, et c'est le miracle du film, elle se remet à monter dès qu'on se repasse "The Thing" alors même qu'on connaît la fin pour y avoir assister mille et une fois. Pour atteindre chaque fois à pareil résultat, il faut vraiment que Carpenter ait pesé, jugé et admirablement traité son sujet.

Il faut bien reconnaître que, quel que soit le niveau de ses films, Carpenter fait toujours montre d'un sens inné de ce qui dérange, met mal à l'aise, inquiète, angoisse, épouvante ... et peut mener certains au choc cardiaque. Ce n'est pas tant les effets spéciaux en eux-mêmes - de nos jours, bien que fort réussis pour l'époque, les métamorphoses successives de la Chose peuvent prêter à sourire - que l'ambiance, quelque chose de très subtil (et d'affreusement efficace) qui plane sur vous à partir du moment où vous vous passez un Carpenter même si quelques uns - je pense à "Prince des Ténèbres" par exemple - paraîtront parfois assez abstrus à l'amateur.

A la limite, si vous voulez, John Carpenter, c'est une condition dans laquelle le spectateur se met pour plonger dans l'épouvante. On accepte son monde ou on le rejette : il n'y a pas de juste milieu. On criera au chef-d'oeuvre devant ses moins bons films par fidélité d'inconditionnel. Un homme qui vous a fait aussi peur avec "Halloween" et la "vision" par les yeux du tout jeune Mike Myers - et qui continue à le faire à chaque fois que vous vous repassez ce sacré Bon Dieu de long-métrage   - est un génie. Il a le droit, sinon le devoir, de s'égarer : c'est un Voyant, l'un de ceux dont parlait Rimbaud. Parce qu'il retrouve toujours le chemin de sa foi, de sa croyance dure et pure en l'horreur insolite, insidieuse ou violente. Voyez "Christine" par exemple, dont nous reparlerons. Le roman de King a la beauté d'une tragédie grecque et se révèle très difficile, quand on y réfléchit, à adapter. Carpenter va le faire (pourtant quelque peu contraint et forcé) et, au contraire de ce que choisit King dans son roman, lui va gommer au maximum les effets gore, ce qui fait de "Christine" un film sobre, extrêmement crédible ... et glaçant. (Je sais, King fut déçu mais cela finit presque toujours comme cela pour l'auteur du livre ou de la nouvelle adaptés. On dit en tous cas que rien ne l'attrista plus que l'élégant et ... glacial ... "Shining" de Kubrik.)

Mais revenons à "The Thing." Tout le monde connaît le thème : congelée dans l'Antarctique depuis des milliers d'années après avoir eu un accident de vaisseau spatial, une entité extra-terrestre se voit réveillée de son si long et si paisible sommeil par une bande de chercheurs norvégiens qui dynamitent le bloc de glace où elle repose. Forcément, tout le monde le comprendra, je l'espère, l'entité n'est pas très satisfaite d'être réveillée dans de telles conditions. down Ensuite, elle se sent complètement perdue et elle ne comprend sans doute pas très bien ce qu'il s'est passé. Mais comme c'est une "méchante" entité, à cent mille lieux du gentil "E-T Rentrer Maison" (lequel date de la même époque), elle va tout faire pour survivre en absorbant et digérant tout organisme vivant à sa portée. Elle en devient la parfaite imitation et elle progresse, elles progresse ... vers notre merveilleuse civilisation. drunken drunken


Après avoir exterminé le camp des Norvégiens, elle s'échappe sous la forme d'un chien de traîneau qui rejoint la station polaire américaine voisine et se place de facto sous la protection des glorieux Etats-Unis d'Amérique. Il faut dire que les Norvégiens, pas très malins, au lieu de tenter de s'expliquer, débarquent de leur hélicoptère et tirent dans tous les coins. Que faire dans un tel climat d'agressivité sinon abattre le tireur ?

Voilà, la Chose est dans les lieux. On notera que, si le froid ne la dérange pas outre mesure, elle ne supporte par contre absolument pas la chaleur. Si, physiquement, le moins que l'on puisse dire d'elle, c'est qu'elle ne pourra jamais prétendre au titre de "Miss Galaxie", mentalement, elle en a, dans ce qui lui sert de cervelle et fait montre en outre d'une remarquable capacité d'adaptation. A côté d'elle, les humains ne font pas le poids et, un à un, c'est l'hécatombe ... Jusqu'à ce qu'il n'en reste que deux, dont le merveilleux Kurt Russell, son irremplaçable bouteille de "J & B" dans une main et son arme de l'autre. (Vous vous rappelez "Les Voyages de Jaimie Mac Pheeters", qui passa à la TV française à la fin des années soixante ? Eh ! bien, le petit Jaimie, si attachant, si naturel, c'était Kurt Russel. Sans barbe, évidemment parce que la série, qui ne dura qu'un an à peu près, fut tournée en ... 1963 Wink )


Qui est la Chose désormais ? Qui a été contaminé ? Pire : l'un des deux l'a-t-il été réellement parce que les deux anciens camarades - qui ne s'appréciaient d'ailleurs pas tellement en temps normal mais, au moins, se respectaient - doivent maintenant tenir jusqu'en mars ... Et nous ne sommes qu'en janvier ...

"The Thing" reprend la grande obsession de Carpenter : l'opposition entre le Mal et le Bien à l'échelle cosmique. Vous me direz qu'il n'est pas le seul réalisateur à avoir traité ce vaste et passionnant sujet, et ceci d'ailleurs dans tous les genres, pas seulement celui de l'Epouvante. Mais ce qu'il y a d'unique, chez John Carpenter et ce qui rend probablement "The Thing" aussi unique que son créateur, c'est que le réalisateur donne l'impression d'être branché en direct sur cette lutte éternelle. Et ça fait drôlement flipper, je vous jure ... affraid

... Parfois, on se demande même si John Carpenter et ses films, ne sont vraiment QUE du cinéma ... Allez, bonne nuit et dormez bien ... 

_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



https://www.notabeneculturelitteraire.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/


Dernière édition par Masques de Venise le Dim 1 Fév - 18:34, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Jeu 29 Jan - 12:24

Superbe critique MdV à laquelle j'adhère totalement. ;)

Ce film reste et restera pour moi un grand moment du cinéma fantastique mais aussi de suspense.
Je trouve toujours autant de tension dans la scène du test sanguin même après plusieurs visions.
Revenir en haut Aller en bas
Carla
Déléguée Syndicalement Littéraire
Déléguée Syndicalement Littéraire
avatar

Féminin
Taureau Chat
Nombre de messages : 5850
Age : 54
Localisation : Aquitaine
Emploi : Informaticien parait-il
Loisirs : lecture, ciné
Date d'inscription : 16/08/2007

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Jeu 29 Jan - 12:53

Je suis trop impressionnable pour voir des films d'horreur (bonjour les cauchemars ensuite), alors il est probable que je ne verrai jamais The Thing. Je me souviens toutefois avoir vu la version de 1951 quand j'étais ado, et j'en garde un vague - mais bon bien qu'horrifié - souvenir. J'avais été très impressionnée par le huis clos dans lequel se déroulait l'intrigue : les hommes se retrouvent "coincés" par une chose qui les attaquent par l'intérieur, alors qu'ils ne peuvent pas s'échapper vers un extérieur trop hostile. Et c'est en effet la même problématique que l'on retrouve dans Alien.
_________________
Avoir un Corps m'est effroi - Avoir une Âme m'est effroi
Profonde - précaire Propriété - Possession, non choisie
Emily Dickinson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feuillesd-acanthe.kazeo.com/
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 60597
Age : 57
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Jeu 29 Jan - 13:06

Merci, a200tq. Je sais que tu es un inconditionnel, surtout de ce film. A vrai dire, je ne sais pas, sincèrement, combien de fois je me le suis passé et repassé (comme "Halloween"), et chaque fois, c'est pareil. Les amateurs, autour de moi, disent la même chose. La musique, la scène du test sanguin (auquel tu avais fait allusion dans ta propre fiche en mettant en valeur le rapport avec le test HIV), ce chien, admirablement dressé à mon sens et qui parvient à nous faire peur ... parce qu'il se comporte comme une intelligence vraiment supérieure, ce huis-clos, tout ce blanc et puis cette nuit épouvantable, et ces fusées éclairantes ... et la folie de Blair ... c'est un cocktail unique. Y compris dans l'oeuvre du réalisateur.

J'ai vu "L'Antre de la Folie" - un autre style, bien sûr - mais je fouille désespérément : le "Prince des Ténèbres" boude dans son coin et je n'arrive pas à lui mettre la main dessus. Ce qui me fait penser qu'il y a un placard que je n'ai pas encore exploré, tiens ... Je vais aller voir.
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



https://www.notabeneculturelitteraire.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 60597
Age : 57
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Jeu 29 Jan - 13:10

Apparemment, Carla, tu semble avoir reçu un choc similaire à celui du jeune Carpenter lui-même quand il découvrit "La Chose Venue d'Un Autre Monde." Celui-là, je ne l'ai jamais vu et j'ai l'impression - peut-être fausse - qu'il est en noir et blanc. Hawks n'était pas un spécialiste de l'horreur mais c'était un grand cinéaste, je pense donc que le film vaut le détour.

Le huis-clos ... L'une des grandes recettes du film d'épouvante - policier aussi, d'ailleurs. Sartre disait que "L'Enfer, c'est les autres". Carpenter, qui ne devait pourtant guère se soucier d'existentialisme, le prouve amplement avec "The Thing" et je veux bien croire que Hawks y avait réussi aussi. Quand on songe à son "Scarface" et à la façon dont il dirige Paul Muni ... Il faut que je me le repasse ... On verra ça plus tard.
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



https://www.notabeneculturelitteraire.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Carla
Déléguée Syndicalement Littéraire
Déléguée Syndicalement Littéraire
avatar

Féminin
Taureau Chat
Nombre de messages : 5850
Age : 54
Localisation : Aquitaine
Emploi : Informaticien parait-il
Loisirs : lecture, ciné
Date d'inscription : 16/08/2007

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Jeu 29 Jan - 13:27

Je l'avais vu en NB en effet, mais c'est surtout parce que ma télé, à l'époque, était en NB ;-) Mais je trouve que pour ce genre de film, le noir et blanc apporte une touche supplémentaire au suspens.
_________________
Avoir un Corps m'est effroi - Avoir une Âme m'est effroi
Profonde - précaire Propriété - Possession, non choisie
Emily Dickinson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feuillesd-acanthe.kazeo.com/
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 60597
Age : 57
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Jeu 29 Jan - 21:11

Je vais voir si je peux retrouver l'un de mes "Dictionnaires" du Cinéma. Je pourrais vérifier pour le Noir et Blanc. Mais tu me donnes envie de voir cette version parce que, de fait, le N & B permet beaucoup avec les jeux de lumières et d'ombres et ensuite parce que j'ai vu que Hawks n'avait pas été officiellement crédité alors que c'est lui qui l'a bel et bien tourné. De même pour le scénario, auquel Hawks a participé avec Ben Hecht, qui n'était pas quand même n'importe quel scénariste.
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



https://www.notabeneculturelitteraire.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 60597
Age : 57
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   Sam 31 Jan - 19:09

Aussi bien dans "Halloween", Carpenter en fait passer de larges extraits que les enfants regardent à la télévision alors qu'ils sont gardés par Jamie Lee Lewis, que sur Wikipédia qui indique son format, on peut constater que "La Chose d'un Autre Monde", signé Christian Niby mais en réalité de Howard Hawks, est bel et bien en Noir et Blanc.
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



https://www.notabeneculturelitteraire.com/
http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Chose - John Carpenter 1982   

Revenir en haut Aller en bas

La Chose - John Carpenter 1982

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: CINEMA, DVD, TELEVISION & C° :: Ciné-Club & DVD -