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The Relic - Peter Hyams

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Masques de Venise
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MessageSujet: The Relic - Peter Hyams   Jeu 25 Déc - 19:38




Titre original : The Relic

Titre français : The Relic (parfois "Relic" tout court)

Réalisateur (également à la photographie) : Peter Hyams

Scénario : Amy Holden Jones, John Raffo, Rick Jaffa, Amanda Silver, en libre adaptation de "Relic" de Douglas Preston & Lincoln Child

Montage : Steven Kemper

Musique : John Debney

Genre : Thriller / Horreur

Studios : Universal Pictures

Pays d'Origine : USA - 10 janvier 1997

Date de sortie en France : 29 janvier 1997

Durée : 110 mn

Audio : anglais, français, espagnol

Sous-titres : espagnol, français

Sous-titres pour malentendants : anglais




Rôles Principaux : Penelope Ann Miller (Dr Margo Green) - Tom Sizemore (Lieutenant de police Vincent d'Agosta) - Linda Hunt (Dr Cuthbert) - James Whitmore (Dr Albert Frock) - Leslie Van Bergen (Dr James Whitney)


Les abonnés au genre épouvante-horreur ont l'habitude de dire qu'il y eut un "Avant-Alien" et un "Après-Alien." Les fanatiques du thriller parlent de leur côté d'un "Avant-Le Silence des Agneaux" et à un "Après-La Silence des Agneaux." Le film que nous vous recommandons aujourd'hui date des deux "Après" mais, même si certains ont bougonné à l'époque que les auteurs d'effets spéciaux avaient cherché la ressemblance avec une scène fameuse d'"Alien 3" - je ne vous dis pas laquelle, si vous êtes un aficionado, vous reconnaîtrez tout de suite  affraidmanque de chance, c'est sur "Alien 3" et non "Aliens" (ou "Alien 2" de James Cameron) qu'a travaillé le chef des effets spéciaux de "The Relic", Stan Winston, plusieurs fois oscarisé soit-dit en passant. Néanmoins, n'ergotons pas trop : pour des gens qui sont avant tout "visuels" et s'adonnent aux effets spéciaux dans les films, c'est vrai que certaines scènes sont difficiles à effacer de l'inconscient.  

Film d'horreur sous-estimé à l'époque de sa sortie, "The Relic" demeure en outre un "petit budget" : soixante millions de dollars de l'époque, ce qui explique peut-être pourquoi Harrison Ford laissa filer le rôle, pourtant marquant, du lieutenant d'Agosta, l'abandonnant à un Tom Sizemore qui avait malheureusement manqué le rôle de Mr Pink dans "Reservoir Dogs" de Tarentino - lequel l'avait tout de même auditionné six fois - mais avait joué le flic lancé à la poursuite des "Tueurs Nés" d'Oliver Stone (sur un scénario de Tarentino) et quelques autres rôles remarqués, notamment pour Scorsese dans "A Tombeau Ouvert", en 1999. D'origine galloise, ce comédien n'a peut-être jamais trouvé le rôle de sa vie, et on peut d'autant plus le regretter qu'il a basculé dans l'addiction aux drogues de synthèse, ce qui lui a d'ailleurs valu un séjour derrière les barreaux.

Série B, disions-nous donc. Mais série B de qualité et il n'est pas de cinéphile qui ignore ce que cela veut dire. Une intrigue resserrée qui supprime sans hésitation le personnage-clef d'Aloysius Pendergast, l'agent du FBI qui fait sa première apparition dans le roman éponyme de Preston & Child. De même, William Smithback, l'embarrassant et talentueux journaliste qui trouvera une fin horrible dans "Valse Macabre" des deux compères, brille ici par son absence. On peut aussi déplorer que le scientifique Greg Kawakita, qui joue un tel rôle dans le roman et permet sa "suite", "Le Grenier des Enfers", ait été transformé pour les circonstances en un "Greg Lee" infiniment moins inquiétant et machiavélique. Enfin, pour les puristes, signalons que l'action s'est transportée du Museum de New-York à celui de Chicago.

En gros, l'intrigue imaginée par Preston & Child et surtout sa "chute" essentielle (et non l'épilogue) sont respectées. Les conditions dans lesquelles le "monstre" est créé par les Kathogas sont moins brutales ("The Relic" se veut une série B, non une série Z) mais encore plus diaboliques si possible et mettent vraiment le spectateur mal à l'aise. (Signalons aussi au passage que le mot "Kathoga" désigne dans le film la créature et, dans le roman, le peuple qui la forge.)

La photo et les couleurs sont belles, notamment en ce qui concerne le parcours de l'exposition "Superstition". Les jeux de lumière rendent assez bien l'ambiance du Museum décrite par Preston & Child - mais il n'y a peut-être pas assez de poussière dans certaines salles car, à croire Preston, qui y a travaillé de longues années, nombre de réserves du Museum de New-York ne seraient que de véritables nids à poussière.  

Venons en maintenant aux effets spéciaux, tournant auquel tant les critiques que les simples spectateurs attendent toujours le réalisateur. Eh ! bien, n'en déplaise à certains ronchons, ils sont d'excellente facture. La poursuite finale de Margo Green par le "monstre"  revêt même une élégance qu'on rencontre rarement dans les films de cette catégorie - on remarquera d'ailleurs que le film, dont la sortie était initialement prévue en 1996, prit du retard en raison justement du soin apporté par Winston à cette poursuite qui rend le "monstre" beaucoup plus convaincant que la grande carcasse de métal et de cuir qu'on croit apercevoir au tout début du film.

L'interprétation - nous évoquons la version française - est correcte, sans plus, avec une mention spéciale toutefois pour Sizemore qui joue, à fond et avec talent, sur la solidité et la présence. Le montage, toujours primordial surtout si l'on veut faire peur ou angoisser, comme le disait Hitchcock en personne  est précis, serré, fulgurant et compte pour beaucoup dans la relecture des plus positives qu'on peut faire de cette modeste série B. Enfin, la musique du générique, tant au début qu'à la fin, est fabuleuse. Celle de la bande-son, par contre, ne m'a pas particulièrement frappée.

"The Relic" de Peter Hyams est donc une oeuvre qui ne déparera pas votre DVDthèque. Et puis, de toutes façons, dites à ceux qui n'aiment pas que tous les goûts sont dans la nature. Ah ! et aussi, lisez le roman, bien sûr.

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