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A Nightmare On Elm Street / Freddy (I) - Wes Craven

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Masques de Venise
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MessageSujet: A Nightmare On Elm Street / Freddy (I) - Wes Craven   Lun 12 Jan - 19:24



Titre original : A Nightmare On Elm Street

Titre français : Freddy : Les Griffes de la Nuit

Réalisateur : Wes Craven

Scénario : Wes Craven

Photographie : Jack Haitkin

Montage : Rick Shaine & Pat McMahon

Effets spéciaux :
Jim Doyle et David Miller (maquillage)


Costumes : Dana Lyman

Musique : Charles Bernstein

Genre : Horreur

Studios : New Line & Metropolitan Video

Pays d'Origine : USA - 9 novembre 1984 en sortie limitée, 20 novembre de la même année sur le reste du territoire

Date de sortie en France : 6 mars 1985

Durée : 91 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français, anglais

Sous-titres pour malentendants : néant


Rôles Principaux : Robert Englund (Freddy Krueger) - Heather Langenkamp (Nancy Thompson) - John Saxon (Donald Thompson) - Roney Blackley (Marge Thompson) - Johnny Depp (Glen Lantz)


Oui, ça y est Il est arrivé, l'instant béni où, délaissant une réalité infiniment plus stressante que les pires cauchemars de Wes Craven et de toute son équipe, nous allons enfin évoquer le Grand, l'Unique, le Merveilleux et le Très Inquiétant "Nightmare On Elm Street", premier opus d'une série désormais immortelle, plus connu toutefois en France sous les noms de - au choix, sur Nota Bene, on vous le laisse encore   - "Freddy I" ou "Les Griffes de La Nuit". :smokingbanana:

Freddy, c'est le Monstre, le Vrai Monstre, le Croquemitaine, Celui Qui Mange Les Enfants (et les jeunes adultes sans oublier quelques vieux, s'il le faut) après les avoir lacérés grave. Il se nourrit de leurs âmes, il se nourrit de leur force psychique. Freddy vit dans nos rêves après avoir hanté la vie de quelques uns et si Freddy vous attrape dans votre cauchemar, alors, prenez garde : un, deux, Freddy vous coupera en deux ... pour de vrai !

Emblématique Freddy, symbole de toute une génération qui se révolte encore aujourd'hui - avec raison - de le voir traiter de simple pédophile par un Samuel Bayer qui a cru bon d'assaisonner sa tambouille personnelle à la sauce de la logique froide en oubliant que Freddy est et restera A JAMAIS LE Croquemitaine par excellence. Nul besoin d'"expliquer" Freddy Krueger : Freddy est aussi vieux que la conscience collective. Freddy, c'est le Croquemitaine - c'est NOTRE Croquemitaine. Mieux : Freddy, c'est NOUS - ce que nous aimerions être, parfois. Vengeur, impitoyable, increvable, épouvantable, dément et tellement, tellement implacable, avec cette note d'humour noir, cette note d'un comique loufoque que laisse parfois transparaître le grand Robert Englund en pleine action devant les caméras.

Je dois vous expliquer le scénario ou vous l'avez bien en tête ?  Attention, les moins de douze ans, passez votre chemin  : si vous voulez vous faire peur, regardez plutôt les actus à la télévision. Mais pas Freddy. Freddy, il délasse, il déstresse, il relativise : Freddy, il est de notre côté - en dépit des apparences, il est du BON côté. Ce n'est pas lui qui cherchera à se réfugier derrière Dieu ou même derrière le Diable. Freddy traque, lacère, tue, joue avec nos peurs : il n'a pas besoin de se justifier, il EST, c'est tout.

... Et pourtant, une chose est sûre : de tous les films qui font partie de la série initiée par Wes Craven - sachant pertinemment que "Freddy contre Jason" et le film de Bayer, malgré la remarquable interprétation de Jackie Earle Haley, n'ont rien à voir avec elle - ce premier opus est le seul qui, vraiment, avant toutes choses, parvient à faire réellement peur. Nouveauté du scénario et du personnage - un tueur qui vous tue quand vous rêvez mais qui vous tue, du même coup, en vrai ? Moment de grâce cinématographique, inexplicable et inexpliqué, comme le fut, à un autre niveau et dans un autre genre, le mythique "Silence des Agneaux" de Jonathan Demme ? Miracle, tout simplement, du Dieu, trop versatile et bien souvent trop paresseux, hélas ! du Septième Art ? Ou alors rencontre insondable entre la Fiction la plus pure et notre Inconscient qui ne s'y attendait pas ? Si vous avez une ou plusieurs autres propositions à nous faire, n'hésitez pas : surtout, faites-le - venez avouer votre passion coupable pour Freddy Krueger. Nyarknyarknyark

Dans sa première version, "A Nightmare On Elm Street" s'ouvre dès le départ dans un décor de rêve - une mignonne petite banlieue de la classe moyenne et provinciale américaine - avec plein de fleurs, des petites filles qui sautent à la corde, de beaux jeunes lycéens de dernière année dont un Johnny Depp si jeune qu'on ne peut que regarder avec tristesse la silhouette qui se promène maintenant aux côtés d'Amber Heard, des coiffures comme on n'en faisait que dans les eighties, des parents qui ont des problèmes et, bien entendu, ne comprennent rien à ceux de leurs grands ados d'enfants ...

Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? Le début ? La scène où un anonyme "prépare" (avec quel soin :touille: ) les "lames" de Freddy, vraisemblablement dans la fameuse chaufferie ? Oh ! Ce n'est rien. C'est peut-être la réalité mais c'est peut-être déjà la cauchemar ... La scène renvoie au final où le cauchemar reprend ses droits. Parce que, finalement, peut-être la vie, notre vie éveillée, n'est-elle qu'un cauchemar ...

"A Nightmare ..." première version, on se le passe, on se le repasse et, on a beau avoir vieilli, on tremble aux mêmes tournants visuels. C'est incroyable : on s'épouvante toujours de la pendaison de Nick dans sa cellule par un Freddy invisible et ricanant, on se ronge toujours les ongles devant la fin singulièrement horrible et "confiturale" si vous me permettez ce néologisme de très mauvais goût (si, si, j'ai honte  ) d'un Johnny Depp si franc, si courageux, si mignon (car il était "mignon", à cette époque-là drunken ), on frémit, mi-malaise, mi-jouissance, devant la main, gantée et pourvue de lames, de Freddy apparaissant dans la baignoire, entre les cuisses d'une Nancy tout ce qu'il y a de plus adorable et qui finit par s'endormir, on délire, on grimpe sur son divan, on agite le drapeau à rayures rouges et vertes de Freddy quand, au final, la décapotable qui porte ses couleurs emporte les jeunes gens alors que tout semble - mais semble seulement - se remettre en ordre.

La boucle est bouclée et, tel quel, le film se suffit à lui-même. Le succès, hélas ou heureusement, généra des "suites" dont nous reparlerons mais aucune - il est vrai que je n'ai encore jamais visionné ni la sixième, ni la septième - n'atteint à la grâce diabolique, à la beauté glauque et cependant triomphale de ce premier "Freddy."

Allez, bonne soirée et n'oubliez pas, avant d'aller vous coucher, de chantonner tous en choeur  :talkingdevil: :

« Un-deux… Freddy te coupera en deux
Trois-quatre… remonte chez toi quatre à quatre
Cinq-six… n'oublie pas ton crucifix
Sept-huit… surtout ne dors plus la nuit
Neuf-dix… il est caché sous ton lit… »

Nota Bene : vous voulez savoir la scène qui me fait toujours frissonner avec délectation ?  ... Celle où, dans les locaux du lycée, apparaît Freddy au féminin ... Et pour vous, c'est quoi, votre scène vraiment révélatrice, dans "A Nightmare On Elm Street - One" ? ... Ne soyez pas timide : venez nous le confier : on ne vous dénoncera pas, promis, juré ... N'est-ce pas, Freddy ?

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