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The Conjuring - James Wan

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Masques de Venise
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MessageSujet: The Conjuring - James Wan   Jeu 15 Jan - 11:33




Titre original : The Conjuring

Titre français : The Conjuring : Les Dossiers Warren

Réalisateur : James Wan

Scénario : Chad & Carew W. Hayes

Photographie : John R. Leonetti

Montage : Kirk M. Morri

Costumes : Christine M. Burke

Musique : Joseph Bishara

Genre : Horreur

Studios : Warner Bros

Pays d'Origine : USA - 19 juillet 2013

Date de sortie en France : 21 août 2013

Durée : 112 mn

Audio : anglais, français, italien

Sous-titres : français, italien, néerlandais

Sous-titres pour malentendants : italien, anglais

Rôles Principaux : Vera Farmiga (Lorraine Warren) - Patrick Wilson (Ed Warren) - Lili Taylor (Caroline Perron) - Ron Livingstion (Roger Perron) - Kyla Deaver (April Perron)


Honnête petit film de hantise, sans plus. On frissonne quelquefois et les effets spéciaux tournant autour de la poupée Anabelle parviennent à semer le trouble. Le maquillage de Lili Taylor, "possédée" par l'esprit démoniaque, est relativement banal mais l'actrice sait le faire "jouer", et ça sauve tout. Comme toujours, dans ce genre de films, la fin est un peu planplan avec cet exorcisme catholique, dans une famille non-catholique et dont les enfants ne sont pas même baptisés, qui réussit à renvoyer dans les ténèbres - du moins le croit-on - l'âme perdue d'une descendante d'une sorcière de Salem (cliché, oui, je sais mais bon, les Américains adorent ... ) avec une rapidité pour le moins incroyable. Dieu merci, il semble y avoir une chute qui laisse quelque espoir - et beaucoup d'ennuis en perspective pour les Warren. On comprend d'ailleurs très mal comment, ayant eux-mêmes un enfant, ils osent conserver dans leur cave autant d'objets ayant trempé dans l'une de leurs enquêtes. Le prétexte invoqué par Ed pour un journaliste : "Ces objets sont en sûreté ici et ainsi, plus personne ne peut s'en servir à de mauvaises fins" me semble un tantinet tiré par les cheveux. Mais enfin, nul scénario n'est parfait.

Celui-ci n'est pas sans évoquer, çà et là, l'affaire d'Amityville mais les scénaristes reçoivent en général des ordres pour user au maximum d'une facilité qui satisfasse au mieux la volonté d'avoir peur du public et les desiderata financiers des producteurs. Alors, oui, c'est sûr, "The Conjuring" n'a rien de "La Maison du Diable" de Wise - et en plus, vous vous en doutez, il est en couleur. Mais enfin, dans l'ensemble, l'histoire reste cohérente, ce qui est loin d'être toujours le cas dans le genre, avec les ingrédients habituels : la maison rachetée à bas prix par un couple qui a des soucis d'argent, des "chasseurs de fantômes" universellement reconnus et spécialistes en démonologie, les mânes haineux d'une sorcière qui sacrifia son enfant nouveau-né pour "baptiser" la maison que son mari lui avait offerte, une histoire, plus vague, de nouvelle habitante des lieux qui, sous l'emprise de la sorcière, tue elle aussi son fils, quelques apparitions ici et là, l'enfant somnanbule de service qui parle à son "ami" Rory par l'intermédiaire d'une boîte à musique ancienne, la nouvelle mère de famille du lieu - Caroline Perron - qui, à son tour, est victime de l'esprit infâme, une cave archi-sombre et super-encombrée, avec le lot habituel de toile d'araignées ...

Je crois avoir fait le tour. L'intrigue est classique et vous pouvez la deviner sans peine. La poupée Anabelle, que l'on voit apparaître dans un autre cas des Warren, au début du film, n'est là que pour assurer la liaison avec la "chute", assez bien imaginée mais un peu molle, je trouve. En fait, pour faire un bon film de hantise, il faut beaucoup, beaucoup d'imagination et d'audace, dans les prises de vue, dans les dialogues, dans l'ambiguïté des personnages - or, ici, aucun personnage n'est ambigu, pas même Caroline - il faut du panache, du punch, de l'originalité : se contenter de rapetasser de vieux tissus, ça ne sert pas à grand chose ; mais prendre tous ces horribles vieux tissus et en façonner une terrifiante arlequinade de couleurs et de sortilèges, ça, ce n'est pas à la hauteur du premier venu.

Cela dit, vous frissonnerez un peu, je le répète. Certains, parmi vous, se plaindront parce que le film n'exagère pas dans les effets gore. Ou alors pesteront contre un montage pas assez musclé - opinion que je partage. Mais enfin, bon, l'effet final de la chute est respecté : c'est déjà ça. Et cela peut laisser présager une "suite" - on aime tant les "suites" de nos jours  - qui pourrait se révéler ou supérieure (c'est rare mais ça arrive) ou alors, hélas ! bêtement stupide. Nous verrons bien. Si les producteurs le décident ... De notre côté, il ne nous reste qu'à invoquer le Veau d'Or pour que le résultat, si suite il y a, soit à la hauteur.

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