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Hellraiser - Clive Barker

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Masques de Venise
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MessageSujet: Hellraiser - Clive Barker   Mer 21 Jan - 19:18




Titre original : Hellraiser

Titre français : Hellraiser - Le Pacte

Réalisateur : Clive Barker

Scénario : Cliver Barker d'après son roman "The Hellbound Heart"

Photographie : Robin Vidgeon

Montage : Richard Randel & Tony Randel

Costumes : Johanna Johnston

Décors : Michael Buchanan

Musique : Christopher Young

Genre : Horreur

Studios : Europacorp

Pays d'Origine : Royaume-Uni - 11 septembre 1987

Date de sortie en France : 24 février 1988

Durée : 94 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français

Sous-titres pour malentendants : néant

Rôles Principaux : Andrew Robinson (Larry Cotton) - Clare Higgins (Julia Cotton) - Ashley Laurence (Kristy Kotton) - Sean Chapman (Frank Cotton) - Oliver Smith (Frank, dans sa version monstrueuse) - Doug Bradley (Pinhead, le Maître des Cénobites)

Tout d'abord, une précision : j'aime bien le Clive Barker écrivain d'horreur même si je le trouve parfois trop hanté par le gore et aussi par un sado-masochisme que je trouve beaucoup plus franc et bien moins tarabiscoté chez Sade. Le film qu'il a tiré de son propre roman répond bien entendu à ce que lui-même en attendait. On y remarque quelques belles scènes plus oniriques que vraiment cauchemaresques : le problème, c'est qu'elles sont rares. En fait, le film souffre à la fois d'une faiblesse indiscutable du scénario et d'une absence de profondeur réelle chez les personnages - sauf Kristy peut-être. Jugez plutôt.

Dans un pays arabe - on m'a dit qu'il s'agissait du Maroc - Frank Cotton, qui a déjà des airs de fou, achète à un vieux marchand un très joli cube-puzzle dont il sait qu'il va lui permettre d'atteindre à des plaisirs infinis (lesquels, ce n'est pas précisé mais rien qu'à regarder Frank et la crasse qu'il a sous ses ongles, on peut redouter le pire. )Revenu en Angleterre, il allume des bougies, marmonne quelques incantations et ouvre le puzzle. Noir complet : plus de Frank Cotton.

On ne sait trop combien de temps après, son frère, Larry, un homme charmant et un peu passif, revient habiter la maison familiale en compagnie de sa seconde épouse, Julia, une femme dont la coiffure, le maquillage, les lunettes noires et toute l'attitude font penser à une dominatrice déguisée en grande bourgeoise. Kristy, la fille que Larry a eu de son premier mariage, a pris une chambre en ville. Et on peut dire qu'elle a eu sacrément raison parce que, très vite, Julia, qui n'a pas froid aux yeux, il faut le reconnaître, découvre un monstre écorché dans une pièce laissée à l'abandon. Il s'avère que le monstre en question n'est autre que Frank - lequel a été l'amant de Julia - revenu du pays du Cube ou plutôt évadé de l'Enfer des Cénobites grâce à un peu de sang que son frère, blessé lors du déménagement, a laissé couler par mégarde dans la pièce. Pour se reconstituer un corps digne de ce nom et pouvoir revivre dans notre monde, il faut à Frank du sang, beaucoup de sang ... Il charge Julia de lui en procurer.

S'ensuit une peu imaginative succession de messieurs qui sont lâchement attirés dans la pièce abandonnée à elle-même par une Julia qui se fait tout aguicheuse - elle a bien du mal à se faire aguicheuse, à mon sens, mais passons ... Le Frank monstrueux leur fait, on ne sait trop quoi, la caméra a l'élégance de ne pas s'attarder sur le processus mais enfin, le résultat est plutôt sanglant. Oh ! la belle rouge ! Oh ! la belle verte !

Sur ce, débarquent les Cénobites, attirés bien malgré elle par Kristy qui a découvert la fameuse boîte. Ils cherchent à s'emparer de la jeune fille mais elle leur promet de leur livrer Frank s'ils lui laissent la vie sauve. D'abord incrédules - visiblement, Frank est la première victime à avoir réussi à s'évader de leur Enfer - Pinhead (ainsi appelé parce qu'il a un visage criblé d'épingles) et sa clique acceptent le marché.

Y a-t-il "chute" ? Oui et non. En tous cas, on dirait bien que l'histoire va pouvoir recommencer ... Qui sera le prochain acheteur de la boîte, miraculeusement retourné au Maroc, chez le vieux marchand ? Eh ! Eh ! ... :talkingdevil:

Esthétiquement, le film, je le répète, n'est pas mal du tout même si le gore finit par lasser. Mais l'intrigue ne tient vraiment qu'à un fil, comme vous avez pu le constater, et ensuite, eh ! bien, les personnages semblent des coquilles de noix absolument vides. On ne comprend pas pourquoi Frank est aussi obsédé, pourquoi son frère se montre par contre si soumis, encore moins ce que cherche Julia, personnage pourtant "fort", qui avait beaucoup à donner au spectateur. La jeune Ashley Laurence est la seule à tirer son épingle - oh ! pardon ! - du jeu : même si Barker n'a pas donné à son personnage beaucoup de consistance, l'actrice en tire un maximum.

Le film n'en eut pas moins un succès raisonnable et engendra plusieurs suites qui furent réalisées par des cinéastes professionnels - dont trois par un certain Rick Bota. J'avoue hésiter pour l'instant à regarder le deuxième volet, que je ne possède d'ailleurs pas. Mais sans doute le ferai-je, par pure curiosité envers le personnage de Pinhead, à vrai dire peu présent dans le premier opus mais à qui le second concocte, semble-t-il, un passé honorable.

En résumé, un film qui se laisse voir mais qui n'est certes pas un chef-d'oeuvre. Gore peut-être, mou, c'est certain.

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