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Halloween 2 / La Nuit La Plus Terrifiante - Rick Rosenthal & John Carpenter

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Masques de Venise
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MessageSujet: Halloween 2 / La Nuit La Plus Terrifiante - Rick Rosenthal & John Carpenter   Sam 14 Fév - 20:54



Titre original : Halloween 2

Titre français : Halloween 2 ou La Nuit La Plus Terrifiante

Réalisateur : Rick Rosenthal et John Carpenter, ce dernier n'étant pas crédité

Scénario :  John Carpenter & Debra Hill

Direction artistique : Michael Riva

Direction de la photographie : Dean Cundy

Montage : Mark Goldblatt

Décors : Peg Cummings

Effets Spéciaux : Ub Iwerks

Musique : John Carpenter & Alan Howarth

Genre : Horreur / Slasher

Studios : Universal Pictures

Pays d'Origine : USA - 30 octobre 1981


Sortie en France : 16 juin 1982, interdit aux moins de 13 ans

Durée : 92 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français

Sous-titres pour malentendants : néant

Distribution : Donald Pleasence (Dr Samuel Loomis) - Jamie Lee Curtis (Laurie Strode) - Dick Warlock (Michael Myers adulte) - Lance Guest (Jimmy Lloyd) - Pamela Susan Shoop (Karen Bailey) - Hunter Von Leer (Shérif-adjoint Gary Hunt) - Leo Rossi (Budd Scarlotti) - Tawny Moyer (Jill Franco) - Ana Alicia (Janet Marshall) - Charles Cyphers (Sherif Leigh Brackett) - Nancy Stevens (Marion Chambers) - Ford Rainey (Dr Frederick Mixter) - Gloria Gifford (Mrs Viriginia Alves) - Jeffrey Kramer (Dr Graham, médecin-légiste)[/b] - Cliff Emmich (Mr Bernard Garrett) - Lucile Benson (Mrs Gloria Elrod) - Anne Bruner (Alice Martin) - Jonathan Prince (Randy)[/b] - Billy Warlock (Craig) - Roger Hampton (L'Agent de Police à l'école) - John Zelda (Terence Gummel, de la Police fédérale)- Catherine Bergstrom (Debra Lane, la productrice TV) - Alan Haufrect (Robert Mundy, annonceur reportage TV) - Howard Culver (L'homme en pyjama du pré-générique) - Leigh French (La Mère de Gary) - Ty Mitchell (Gary, l'Enfant blessé) - Ken Smolka (Un policier) - Nancy Platt Jacobi (La voix du flash-info) - Nancy Loomis (Annie Brackett) - Kyle Richards (Lindsay Wallace - Images d'archives) - Brian Andrews (Tommy Doyle - Images d'archives) - Tony Moran (Michael Myers - Images d'archives)




Ce film est la suite directe du "Halloween" de John Carpenter. Celui-ci aurait préféré Tommy Lee Wallace, chef-monteur du premier opus, pour diriger le second car, pour sa part, il estimait ne plus rien avoir à dire sur la question. Finalement, ce fut Rick Rosenthal qui fut retenu. Il essaya d'imposer son propre style au film tout en respectant l'idée originale mais Carpenter, mécontent du résultat obtenu qui, selon lui, ne faisait vraiment pas peur, intervint à la post-production et retourna nombre de scènes en les épiçant de beaucoup de gore. Dont la fameuse scène où, pour la première fois paraît-il au cinéma, on voit une seringue hypodermique crever un globe oculaire.

Autre changement : la préférence accordée à Dick Warlock, cascadeur de formation, qui joua également dans "Les Dents de la Mer" de Spielberg et que l'on retrouvera dans "Halloween III" dans le rôle de l'assassin du clochard, en lieu et place d'un Tony Moran qui, pourtant, selon nous, s'était montré impeccable dans le premier opus. (Mais peut-être n'était-il pas libre au moment du tournage. ) Ce changement permet de caractériser un peu plus le personnage de Michael Myers : le masque blanc, la tignasse rousse et cette allure de zombie qui s'ignore. Il ne paraît émerger sur le plan humain, encore est-ce très brièvement, qu'au moment où, tout près de tuer Laurie (laquelle est en fait sa soeur cadette, adoptée après le drame par les Strodes), celle-ci l'appelle par son prénom. Il vacille alors, hésite. Mais c'est vraiment très court.

L'amour de Carpenter pour le huis-clos terrifiant est ici respecté. Si la petite ville est toujours là, quelque part, l'action est centrée sur les couloirs et les chambres de l'Hôpital local où, sans se lasser, Myers traque Laurie tandis que celle-ci fuit devant lui, au fur et à mesure qu'il massacre les membres de l'équipe médicale de nuit. Et, comme toujours, la recette fonctionne alors que, logiquement, on devrait en avoir soupé après "Halloween I", dont nul ne niera qu'il reste LA référence dans le genre. C'est la force de l'archétype qui intervient ici à plein : un comte Dracula qui ne mordrait aucune belle jeune femme ne tiendrait pas longtemps au cinéma. De même, Michael Myers semble à jamais condamné à errer, un couteau à la main, à la recherche d'une proie : c'est cela que le spectateur, consciemment ou non, attend de lui. Son silence, sa respiration de forge illuminée, son allure mécanique et son apparente indestructibilité (il ne faut rien moins qu'une explosion et un gigantesque incendie pour le tuer et encore, est-il bien mort ? ) l'inscrivent à jamais parmi les grands archétypes de la Terreur cinématographique. Aussi mutique que Freddy se révèle bavard et volontiers blagueur - je crois l'avoir déjà fait remarquer, désolée mais j'aime bien opposer les deux personnages qui, chacun à sa façon, interprète le rôle-clef du Croquemitaine de notre enfance Wink ), Michael Myers, bien que psychopathe absolu et possédé, de surcroît semble-t-il, par le Mal absolu, n'est pas dénué d'une certaine dignité (que ne possède pas par contre le Jason de la série des "Vendredi 13" mais dont on peut découvrir quelques éclats dans "Candyman" par exemple). En cela, il est et reste unique pour nous autres, aficionados de l'épouvante cinématographique - en tous cas toutes les fois que trop de gore et des scénarios ineptes ne viennent pas contrarier sa nature foncière. :touille:

Aurait-on dû tourner "Halloween II" ? Economiquement, oui, bien sûr, vous lanceront des producteurs encore tout émus à l'idée des recettes en jeu. Artistiquement, c'est autre chose. Comme Wes Craven bien plus tard avec son "Freddy Sort De La Nuit", Carpenter essaie, mais lui dès le début, de couper court aux dérives éventuelles que Hollywood pourrait - et va - imposer à sa création. Il est trop intelligent et trop au fait des moeurs des sociétés de productions pour penser un seul instant qu'il va réussir. Mais il essaie : après tout, Michael Myers est son "enfant" et il faut bien défendre son enfant, même quand il est pervers et tout à fait perdu pour la société. Derrière Rosenthal, Carpenter s'y met de tout son coeur, sacrifiant seulement à ce gore dont on sait qu'il ne déteste pas user de temps à autre, ceci afin d'allonger un peu la sauce et de tenter d'insuffler une nouvelle force à cette angoisse de la traque qui, dans le premier opus, se suffisait largement à elle-même. Il clôture par une explosion et un incendie, immolant sur l'autel de sa création le Dr Loomis en personne qui, en principe, décède avec Michael dans l'hôpital en flammes.

Au début pourtant, les espoirs de Carpenter paraissent se réaliser. "Halloween III" se caractérise en effet par le fait que, au profond désenchantement des spectateurs (ainsi qu'à leur plus grande stupeur), Michael Myers n'y fait pas une seule apparition et que le scénario ne présente aucun rapport, de près ou de loin, avec ses performances antérieures. Mais, sept ans plus, en 1988, Dwight H. Little - par ailleurs futur metteur en scène du "Fantôme de l'Opéra" avec Robert Englund - ressuscite et Myers et Loomis dans "Halloween IV : Le Retour de Michael Myers", un film qui soulage tous les fans même s'il est à mille lieues, question maîtrise du sujet, du "Halloween" originel. La seule "qualité" que semble posséder Myers, c'est le sens de la famille. En effet, dans "Halloween IV", il cherche à tuer la fille de Laurie (laquelle, à la demande de Jamie Lee Curtis, est sortie de l'histoire par la grâce d'un accident de voiture), laquelle est donc sa nièce. Bref, même si Carpenter espérait avoir bouclé la boucle, tout recommence ...

Mais ceci est une autre histoire, les amis.  Nous en reparlerons un autre soir. Si vous le voulez bien !

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