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The Caller - Matthew Parkhill

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Masques de Venise
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MessageSujet: The Caller - Matthew Parkhill   Dim 15 Fév - 20:24




Titre original : The Caller

Titre français : The Caller

Réalisateur : Matthew Parkhill

Scénario :  Sergio Casci

Genre : Epouvante / Thriller

Studios : Bankside Films

Pays d'Origine : Puerto Rico - 1er septembre 2011


Sortie en France : 30 mai 2012 (En DVD)

Durée : 92 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français

Sous-titres pour malentendants : néant

Distribution : Rachelle Lefevre (Mary Kee) - Stephen Moyer (John Guidi) - Gladys Rodriguez (Mrs Guidi, sa mère) - Lorna Ravert (La voix de Rose) - Luis Guzman (George, le jardinier) - Ed Quinn (Steven, l'ex-mari de Mary) - Marisé Alvarez (La gouvernante) - Alfredo de Quesada (L'attorney Davis) - Cordelia González (La Juge) - Aris Mejias (La Jeune Femme) - Brian Tester (L'attorney Kirkby) - Grace Connelly (Dr Hain) - Abimael Linares (Le Jeune Homme) - Wilfrid Perez (Un autre jeune homme)[/b]

Une déception absolue. L'idée primitive, cependant, n'était pas mauvaise et manifestement inspirée d'un thème récurrent chez l'écrivain et brillant scénariste Richard Matheson : l'escamotage de personnages qui vivent dans votre présent et le passé qui se rapproche de plus en plus au point de devenir le présent. Mais nous ne saurons jamais, hélas !  si Sergio Casci a lu Matheson : en tous cas, s'il l'a fait, il n'a manifestement rien compris à son univers. Mais le comble, c'est qu'il s'est imaginé qu'il pouvait faire mieux.

Une grande partie du problème vient de là, voyez-vous. Le reste est dû à l'indigence de  l'interprétation (à de rares exceptions près comme Luis Guzman) et à la mollesse complaisante de la réalisation.


Au départ, vous avez une jeune femme, Mary Kee, qui traverse quelques difficultés pour divorcer d'un homme visiblement violent, Steven. Pour couper les ponts, elle s'installe dans le premier appartement qu'elle trouve. Bien que nous soyons en 2011, l'appareil téléphonique qui se trouve dans ledit appartement est noir, à cadran, et confectionné dans cette bonne vieille ébonite de jadis qu'on ne voit plus depuis belle lurette : de toutes façons, ces appareils ne sont plus en phase avec les centraux électroniques. Ca n'empêche pas celui de l'appartement de Mary de carillonner à mort et, quand elle décroche, une certaine "Rose" lui demande des nouvelles de "Bobby."

Vues les allures de tortue asthmatique de la mise en scène, le spectateur met un certain temps à comprendre que ces appels viennent du passé. Il met aussi un certain temps à réaliser que cette voix féminine, assurément maléfique, "punit" Mary toutes les fois que celle-ci essaie de "rompre" avec elle. Le châtiment choisi : l'escamotage des personnages qui s'intéressent ou protègent la jeune femme. Jusqu'à son nouveau petit ami, John Guidi, dont elle finit par retrouver la tombe, une tombe qui recouvre la dépouille d'un enfant de treize ans maximum.

Pour le connaisseur, c'est du Matheson, y a pas à barguigner.
Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler de l'auteur américain, ça tourne vite en une espèce de bouillie cinématographique sans queue ni tête et sans aucun condiment valable pour relever le goût. La post-synchronisation française de l'héroïne n'arrange pas les choses : sa voix est encore plus molle que la soi-disant réalisation de Matthew Parkhill. En plus, Rachelle Lefevre a trop souvent l'air lasse (de quoi, on se demande, parce que, cet air-là, elle avait déjà avant d'emménager dans l'appartement), voire carrément nunuche.

A la toute fin du film, quand "Rose" se fâche complètement, elle a réussi à faire communiquer la Mary adulte du présent avec la petite Mary du passé. Comment, pourquoi, on ne sait pas - et on ne saura pas. Pareil tour de force n'est cependant pas à la portée du premier venu et, si elliptique qu'il soit parfois dans ses nouvelles, Matheson donne toujours une explication logique. Quand la crise de "Rose" culmine, on voit alors apparaître les jambes, les talons plats et la jupe longue et droite d'une possible "gouvernante" qui entre dans la cuisine de Mary et puis, pouf ! tout disparaît ! A la fin, ayant compris que le placard de sa cuisine contient une "cache" où Rose a emmuré les cadavres de tous ceux qu'elle a tués (dont Bobby, sans doute), Mary tue son propre ex-époux et l'emmure à son tour.

Et voilà. La tonalité générale (sauf pour les scènes de jardin, superbes), est d'un vert glauque, pas très ragoûtant, avec beaucoup d'ombres (sans doute pour essayer de faire peur un maximum à un spectateur qui ne comprend pas le dixième du quart de ce qui se déroule sous ses yeux.) Pas d'interprétation, je le répète (ou alors, des rôles secondaires qui sont les seuls à tirer leur épingle du jeu), une réalisation shamallow de dernière catégorie, un scénario qui se veut complexe mais qui est surtout dépourvu de toute cohérence, aucun frisson en perspective (pour avoir peur, il faut tout de même comprendre au minimum ce qui vous fait peur ) et un doublage détestable (sauf la voix de Rose : j'ignore qui a rempli le rôle en post-synchronisation pour la France mais la comédienne relève un peu le niveau.)

A regarder à une seule condition : si vous êtes fanatique des puzzles auxquels il manque plusieurs pièces qu'on ne retrouve jamais. Si c'est le cas, vous adorerez.

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