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Amityville 2005 - Andrew Douglas

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MessageSujet: Amityville 2005 - Andrew Douglas   Lun 16 Fév - 19:16




Titre original : The Amityville Horror

Titre français : Amityville 2005

Réalisateur : Andrew Douglas

Scénario :  Sandor Stern & Scott Kosar, d'après le roman de Jay Anson

Direction artistique : Marco Rubeo

Direction de la photographie : Peter Lyons Collister

Montage : Roger Barton et Christian Wagner

Décors : Jennifer Williams

Costumes : David C. Robinson

Effets Spéciaux : Ub Iwerks

Musique : Steve Jablonsky

Genre : Horreur / Epouvante

Studios : Metro Goldwyn Mayer

Pays d'Origine : USA - 15 avril 2005


Sortie en France : 22 juin 2005, interdit aux moins de 12 ans

Durée : 90 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français, anglais, arabe

Sous-titres pour malentendants : néant

Distribution : Ryan Reynolds (George Lutz) - Melissa George (Kathie Lutz) - Jesse James (Billie, le fils aîné de Kathy) - Jimmy Bennett (Michael, le cadet) - Chloë Moretz (Chelsea, leur jeune soeur) - Rachel Nichols (Lisa) - Philip Baker Hall (Le Père Calloway)


Oui, je sais, en bonne logique, j'aurais dû vous faire aujourd'hui le billet sur "Wild Things" - film qui n'est pas d'horreur mais qui bénéficie de l'un de ces Bon Dieu de scénarios comme on en voyait jadis aux meilleurs films noirs de Hollywood. Seulement, je suis en pleine crise d'arthrose  et, en général, ce n'est pas agréable. Pour me détendre, je vais donc tirer aujourd'hui à boulets rouges sur "Amityville 2005", non parce que j'ai de l'arthrose, comprenez bien ma pensée, mais parce que ce film, qui se veut un remake du célèbre opus de Stuart Rosenberg, en 1979, est un vrai navet ! L'avantage, c'est que, grâce à l'arthrose justement, mes boulets seront vraiment rouges ! Il faut bien que cette foutue déficience génétique serve à quelque chose, tout de même !

Alors, bon, Amityville, tout le monde connaît. Si, par un hasard improbable Confused , vous ne connaissiez pas, voyez ici, déjà, la fiche du livre que Jay Anson a tiré de l'"histoire" - réelle ou inventée - racontée par les Lutz. Ce qui reste authentique par contre, c'est le sextuple meurtre de la famille DeFeo dans cette même maison, avant que les Lutz ne l'achètent. Pour ça, si vous n'êtes pas au courant, vous tapez "DeFeo" sur Google, vous vous munissez de vos anciens cours d'anglais si vous n'êtes pas très doué ou si vous avez oublié les trois-quarts de ce que l'Education nationale française a tenté de vous fourrer dans la tête sur la langue de Shakespeare (ce qui n'est pas beaucoup, je l'écris comme je le pense et ça n'a rien à voir avec les enseignants mais bel et bien avec les technocrates du Mammouth) et vous trouverez tout de suite ce que vous cherchez. Ensuite, encore un petit effort et vous saurez tout. C'est une version : vous avez quatre heures et estimez-vous heureux que je sois dans un bon jour !

Revenons à ce navet redoutable qui se dissimule sous le titre "Amityville 2005." Même si on n'aime pas le légume en question, le fait est que le navet a en général du goût - un goût détestable, si vous voulez mon avis, et en plus, si vous mettez des navets dans votre soupe, celle-ci "tournera" bien plus vite. Quant à l'odeur du navet ... Passons. Du coup, quand je dis que "Amityville 2005" est un navet, je ne suis pas très honnête avec ce malheureux légume (le fait que j'en déteste le goût et l'odeur ne m'empêche pas de l'admettre avec franchise. ) En fait, le film d'Andrew Douglas est une chose, qui ressemble à un film d'horreur mais qui est filmée de façon si planplan et avec si peu d'imagination que ou bien vous éteignez tout de suite, ou bien (héroïque mais malveillant ) vous vous payez une sacrée crise de fou rire en grignotant des gâteaux ou du pop-corn.


Clichés, clichés, clichés. Partout, partout, partout. affraid Il paraît que le Diable - ou une entité similaire - se trouve dans la maison mais, contrairement à un préjugé visiblement partagé par les deux scénaristes de cette nullité filmique, le fait de faire assaillir un pauvre prêtre exorciste catho par une nuée de mouches ne suffit pas à attirer Belzébuth sur la scène. De toutes façons, tous ceux qui ont contribué à ce film se sont à jamais déconsidérés à mes yeux de cinéphile.  :non: Je ne doute pas que, des flammes de son Enfer, entre deux mouches qu'Il envoie pile se promener sur le front de notre cher Président Hollande, Satan ne jette Lui-même un regard de mépris absolu à une production aussi niaise - et qui prend le spectateur pour une casserole de nouilles trop cuites. Quelle époque ! Mais quelle époque vivons-nous !  :cheers: D'accord, le film date de dix ans mais c'est pratiquement du pareil au même : l'époque est en cause, qui s'imagine - avec quelle suffisance !  :AD: - que, avec quelques caméras, un pseudo metteur-en-scène, quelques comédiens démotivés et quelques effets spéciaux nullards, on peut créer un film d'horreur. N'est ni James Whale, ni Ted Browning qui veut. Idem pour ceux qui tentent de succéder à John Carpenter ou à Wes Craven.

Il faut que la cervelle chauffe et atteigne à l'ébullition parfaite, que le scénario existe, jaillisse, déborde, que les personnages, cyniques, repoussants ou tout amoureux, bondissent hors du script, que les décors aient une âme, une "touche" spéciale qui n'appartiendra qu'à eux, que les comédiens croient en leurs personnages et que, plus encore, le metteur en scène ait LE DON. Ce Don qui fait que vous reconnaissez au premier coup d'oeil le talent et parfois, pour ceux que les Dieux ont vraiment privilégiés, le Génie. Parce qu'il ne suffit pas de sortir avec son joli diplôme d'une Ecole de cinéma pour insuffler une âme à la pellicule. Pas plus qu'un cours ou deux d'"écriture créative" ne fera de vous un écrivain ou un scénariste si vous n'avez pas le "Ca", le petit plus, la petite étincelle de révolte et de folie qui vous poussent à dire "Bouse !" à vos producteurs dès qu'ils ont versé l'argent et à CREER. Prendre une histoire comme celle d'Amityville, la "moderniser" (!!!) à la sauce des effets spéciaux des années 2000 et puis se reculer et dire, béat : "J'ai fait un film !", ce n'est pas, n'en déplaise à Andrew Douglas et à toute son équipe, "faire un film", c'est gâcher de la pellicule. Ni plus, ni moins. allgreen


Et ces effets gore doublés de screamers qu'on intercale çà et là, pour faire chic ou parce que le producteur X ou Z l'a demandé ! Mais c'est d'un ridicule achevé ! Le gore, c'est le gore, Nom de Dieu ! c'est-à-dire qu'il doit vous faire ressentir ce que ressent le personnage en mauvaise posture, torturé, énucléé ou tout simplement éviscéré que vous voyez apparaître, et le screamer doit vous faire frôler la crise cardiaque : demandez donc à la petite Regan lorsqu'elle est possédée par le démon - l'un des screamers les plus célèbres et les plus utilisés sur le Net ! "Cliché", Regan dans "L'Exorciste" de Friedkin ?  Vous n'avez pas honte de mentir comme un arracheur de dents ? J'entends votre coeur qui s'emballe du clavier même où je tape ! ... Et pourtant, dans "L'Exorciste", les effets spéciaux sont encore assez "mécaniques."

Dans "Amityville 2005", on s'amuse à les guetter (faut bien s'occuper ! ) les fameux "effets spéciaux" qui coûtent si cher et qui font si peu d'effet. "Oh ! Le beau trou dans la tempe ! - Moi, je préfère les yeux blancs du type, là ... (Au fait, c'est qui ?) - Ah ! pas du tout ! C'est quand le pasteur Ketcham, le Maudit, se tranche la gorge et fait gicler tout son sang sur Lutz que c'est vraiment au top du ridicule ! - Le pasteur Ketcham ? C'est qui, ce mec ? J'étais parti à la cuisine voir s'il restait des gâteaux au chocolat, j'ai dû le rater ... - Vous n'êtes que des nazes ! Le plus ridicule, c'est la petite Jodie à la fin, quand le plancher l'aspire. - Mais Jodie, c'était pas une sorte de démon qui avait plus ou moins la forme d'un cochon dans la version de 1979 ? ... Au fait, il est parti où, le démon-cochon ? ... Non, ne me dites pas qu'ils l'ont censuré parce que ça pourrait "heurter les membres d'une certaine communauté" ! ..."

Mais on a beau les guetter, on s'ennuie quand même. :paix: :paix: On regarde, bien sûr. Ce n'est pas qu'on soit payé pour ça : c'est plutôt de la curiosité et puis l'espoir, toujours, de découvrir une "perle", quelque part, dans le magma boueux et sanglant d'Andrew Truc-Machin ... Quand on a l'optimisme chevillé au corps, que voulez-vous ...   ce n'est pas à cinquante-cinq ans tout ronds et en pleine crise d'arthrose qu'on va changer !


"Amityville 2005" : si on vous propose de le regarder, fuyez sans vous retourner. Le Démon de la Nullité cinématographique, c'est l'un des plus dangereux - en en plus, il est complètement c ....
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Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
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La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
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Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

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MessageSujet: Re: Amityville 2005 - Andrew Douglas   Sam 4 Avr - 20:52

Entièrement d'accord, même pas un nanar, juste un simple navet.
Cette mode des remakes est une vraie purge, à quelques - rares - exceptions près.
De toute façon, Hollywood a de plus en plus de difficultés à produire des films marquants, dans le bon sens du terme.
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Amityville 2005 - Andrew Douglas

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