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Sexcrimes - John McNaughton

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Masques de Venise
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MessageSujet: Sexcrimes - John McNaughton   Mer 18 Fév - 19:31



Titre original : Wild Things

Titre français : Sexcrimes

Réalisateur : John McNaughton

Scénario :  Stephen Peters

Direction de la photographie : Jeffrey L. Kimball

Décors : Edward T. McAvoy

Costumes : Kimberley A.Tillman

Montage : Elena Maganini

Musique : George S. Clinton

Genre : Thriller

Studios : Columbia Pictures

Pays d'Origine : USA - 20 mars 1998


Sortie en France : 24 juin 1998, interdit aux moins de 16 ans

Durée : 108 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres :  anglais, français, hindi, suédois, turc, danois, hongrois, polonais, islandais, néerlandais, arabe, finnois, tchèque

Sous-titres pour malentendants : néant

Distribution : Matt Dillon (Sam Lombardo) - Kevin Bacon (Sgt Ray Duquette) - Neve Campbell (Suzie Marie Toller) - Theresa Russell (Sandra Van Ryan) - Denise Richards (Mrs Van Ryan) - Daphne Rubin-Vega (Détective Gloria Perez) - Robert Wagner (Tom Baxter) - Bill Murray (Kenneth Bowden) - Carrie Snodgress (Ruby Toller) - Jeff Perry (Bryce Hunter) - Cory Pendergast (Jimmy "Jimbo" Leach) - Mark Macaulay (Walter) - Toi Svane Stepp (Nicole Beach) - Dennis Neal (Art Maddox) - Eduardo Yáñez (Frankie Condo) - Antoni Corone (Le chef de la police)


Eh ! bien, non, pour une fois, ce n'était pas un film d'horreur.
 :clégal: L'intrigue avait retenu mon attention car elle promettait - en tous cas sur la jaquette - d'être assez tordue. Et puis, il y avait Bill Murray et Kavin Bacon sans oublier Matt Dillon et ses invraisemblables oreilles... Le plus extraordinaire, dans tout ça, c'est que, pour une fois, la jaquette disait la vérité : en fait d'intrigue tordue, c'est du tordu de chez tordu, de la grande, de la très grande qualité. Il paraît que le film a engendré deux "suites" (avec d'autres personnages) mais à mon avis, celles-là n'ont pas dû fonctionner aussi bien : tout repose sur l'effet de surprise et une recette de ce genre ne donne sa pleine mesure que lorsqu'on la cuisine pour la première fois.

Mais, quand on le voit pour la première fois, "Wild Things" bénéficie, c'est indéniable, d'un excellent scénario, digne de ceux de certains bons films "noirs" des années quarante ou cinquante. Ou alors comparable - en une certaine mesure - aux "Diaboliques" de Clouzot - le scénario du roman éponyme de Boileau-Narcejac n'étant pas mal non plus.

Dans "Wild Things", tout commence avec un Conseiller d'éducation appartenant à une école huppée, Sam Lombardo (incarné par Matt Dillon), accusé de viol par deux de ses étudiantes. Très vite, l'accusation vole en éclats : le coup a été monté par les deux filles, et tout spécialement par la blonde Sandra Van Ryan, une horrible "fille à maman", très jalouse de voir sa mère se taper le Conseiller d'éducation en question.

Seulement, ce que je vous raconte là, ce n'est que le tout début du film.  Vous vous doutez bien que je ne crierais pas au scénario-miracle si le film devait s'en tenir là. Des rebondissements, il y en a et le spectateur est mené en bateau - sans jeu de mots car il y a beaucoup de bateaux dans "Wild Things" dont une bonne partie de l'action se déroule en Floride - du début jusqu'à la fin. Croit-on avoir compris, saisi la solution que hop ! elle nous file entre les doigts et nous revoici avec une nouveauté tout à fait inattendue et paradoxale sur les bras.

Qui est qui ? Qui joue avec qui ? Et qui sait qui joue exactement avec qui, où, comment et pourquoi ?

La seule indication que le réalisateur accepte de nous donner - le seul avertissement - c'est quand Suzie Toller évoque Céline et son "Voyage Au Bout de la Nuit." Mais c'est un indice qui ne servira qu'aux Européens ayant lu l'auteur français et qui savent bien que le lire n'est pas aussi simple que ça ...

Ah ! vous aimeriez bien que je vous en dise plus, n'est-ce pas ?  N'y comptez pas : je ne vais pas spoiler à mort. Pour un film d'épouvante ou d'horreur, en général, comme vous savez aussi bien que moi de quel film je parle, ce n'est pas grave mais ce "Wild Things" - le titre français est d'une rare stupidité - n'est pas du même tonneau. Après vous avoir exposé le tout début de l'intrigue, on est tenu de se taire. Sinon ... Vous n'aurez plus aucun plaisir à découvrir ce film modeste mais astucieusement produit par un producteur connu pour son flair, Kevin Bacon lui-même.

Pour épicer la sauce, vous aurez droit à quelques scènes de ... voyons, comment DSK appellerait-il la chose ?  ... de triolisme, mais plutôt soft. Et puis, les héroïnes sont jeunes, avec une plastique de rêve et évoluent dans un Etat où le bikini est de rigueur. Donc, les messieurs seront aux anges. Les dames aussi, pourquoi pas ? Ne soyons pas sexistes ! 

Cela dit, "Wild Things" va bien plus loin que le banal triangle, sexuel ou amoureux, et l'amas de chairs nues platement étalées pour racoler le chaland. L'intrigue, machiavélique, n'est pas dépourvue d'humour et, à la toute fin, le spectateur est pratiquement du côté de ...

... Vous verrez bien de qui.

Un bon petit film, à consommer sans a priori. Même le revoir doit être pas mal.

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