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Boogeyman - Stephen T. Kay

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Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
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MessageSujet: Boogeyman - Stephen T. Kay   Ven 27 Fév - 20:47




Titre original : Boogeyman

Titre français : Boogeyman

Réalisateur : Stephen T. Kay

Scénario :  Eric Kripke, Juliet Snowden et Stiles White

Direction de la photographie : Bobby Bukowski

Montage :  John Axelrad

Musique : Joseph LoDuca

Décors : Patricia Devereaux et Robert Gillies

Costumes : Jane Holland

Genre : Horreur / Thriller

Studios : Ghost House Pictures

Pays d'Origine : USA - 4 février 2005


Sortie en France : 28 juin 2006, interdit aux moins de 12 ans

Durée : 89 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français

Sous-titres pour malentendants : néant

Distribution : Barry Watson (Tim) - Emily Deschanel (Kate Houhgton) - Skye McCole Bartusiak (Franny Roberts) - Tory Mussett (Jessica) - Andrew Glover (Boogeyman) - Charles Mesure (Le père de Tim) - Lucy Lawless (La mère de Tim) - Philip Gordon (L'oncle Mike) - Aaron Murphy (Tim enfant) - Jennifer Rucker (Pam) - Scott Wills (Le collaborateur) - Michael Saccente (Le père de Jessica) - Louise Wallace (La mère de Jessica) - Brandan Simmons (La grand-mère de Jessica) - Josey Tweed (La soeur de Jessica)


Trompettes de la Renommée, abaissez-vous ou entonnez une marche funèbre. Sniffsniff Sniffsniff Ce film, "Boogeyman" - littéralement "Le Croque-Mitaine - est une affigeante crétinerie dont on peut se demander pour quelles raison,s certainement bien douteuses, quelques producteurs ont cru bon de le financer. Un scénario d'une incohérence rare, des personnages qui sont tous des stéréotypes, un pseudo-coup de théâtre avec apparition du fantôme d'une enfant dont on ne comprend absolument pas ce qu'il vient faire ici, une fin abrupte et courue d'avance et enfin un "Boogeyman" dont je ne me suis aperçue qu'il était "interprété" par un acteur qu'en vérifiant la distribution.

Le scénario donc :poingordi: . Un petit garçon, Tim, croit, comme tant d'enfants en ce monde, que la porte du placard de sa chambre dissimule un croquemitaine. Son père tente de le convaincre du contraire et alors, figurez-vous que, sous nos yeux épouvantés (si ! si ! j'étais épouvantée affraid ), le croque-mitaine attire le papa dans le placard, la porte se referme et hop ! tout est dit et le petit Tim se retrouve orphelin de père. (Visiblement, le père est parti, seul ou avec une autre mais l'enfant a "réinventé" l'histoire pour la mieux tolérer.)

Depuis cette date mémorable, on comprend que Tim ne supporte plus les portes, notamment les portes de placard. Il est, comme on dirait chez nous, en cette époque bénie par les dieux de la sottise verbale  , "portophobe" - ah ! ah ! j'en connais qui n'y avaient pas pensé, à cette injure-là !    - et si vous pensez au nombre de portes qui sont susceptibles de vous guetter dans toute votre existence, que ce soit chez vous ou chez les autres, dans un immeuble privé ou administratif, il y a de quoi baliser. Pourtant, Tim ne consulte pas de psychiatre. Courageux - c'est lui, le héros, n'est-il pas ? :non: - il essaie de se guérir lui-même tout en restant persuadé que son papa a été enlevé par le Croquemitaine . Il a un emploi de graphiste (il me semble) et son avenir est plutôt radieux parce qu'il a tapé dans l'oeil d'une riche héritière, Jessica, qui l'invite d'ailleurs dans sa famille pour Thanksgiving. C'est chez elle, dans un lieu et à un moment des plus délicats (quoi, vous n'avez pas compris ? Mais vous êtes encore moins doué que les scénaristes de cette horreur ! :clégal: ), qu'il apprend que sa mère est morte. Et comment l'apprend-il ? Je vous le donne en mille !  Il l'apprend par un rêve-cliché où sa mère-cliché sort de son cercueil-cliché pour l'agripper de ses longues mains maigres-cliché. Du coup, il n'a plus bien entendu qu'un seul objectif, filer droit à la maison où habite encore le Croquemitaine. Il faut bien qu'il y range les affaires de la défunte. Wink


C'est une assez belle maison, très isolée, avec plein de parquets qui squikent et craquent de partout (si vous ne savez pas ce que signifie "squiker", c'est que vous ne vous êtes jamais promené en fauteuil roulant avec une hanche arthrosée et grincheuse : désolée mais je ne peux rien pour vous. Savoir, c'est souffrir. ) et une petite fille blonde qui rôde souvent à vélo dans le coin. Tim la découvre cachée dans la remise. Elle s'enfuit en laissant derrière elle un sac sur lequel il est écrit : "Ne pas ouvrir." Forcément, Tim ouvre le sac - oh ! inutile de faire le vertueux , vous auriez fait comme lui ! Et il tombe sur des liasses et des liasses d'avis de recherche relatifs à des enfants, garçons et filles, ayant disparu depuis au moins une vingtaine d'années. Plus tard, comme de juste, le spectateur - et Tim - découvrent avec stupeur (moi aussi, j'étais stupéfiée  ) que la petite fille au sac n'est autre que l'une de ces malheureuses petites victimes. Est-ce le Croquemitaine qui l'a tuée ? Est-ce le père de Tim (ben oui, pourquoi pas, hein ? Au moins, ça mettrait un peu de sens dans cette histoire de glaouch [= niais, en breton] ) De toutes façons, ni vous, ni moi ne le saurons jamais. Cette histoire dans l'histoire n'est jamais explicitée. C'est un cliché de plus pour rendre l'ambiance plus lugubre et pour allécher le chaland qui passe, toujours bonne poire ...

Ensuite ... Laissez-moi réfléchir ... Il y a la voisine et amie d'enfance de Tim qui se fait coincer toute seule dans la maison, vide en apparence mais avec le Croquemitaine dans son placard. Ah ! oui, il y a aussi Jessica qui se pointe, toujours aussi affriolante et aussi bébête. Pendant ce temps-là, Tim court de droite et de gauche comme une espèce de figure de mode longiligne qui vient d'apprendre que la Haute Couture ne veut plus entendre parler que de modèles obèses ou, au minimum, en un surpoids bien rassis. Mais j'avoue ne pas avoir saisi pourquoi il se dépense autant,  si ce n'est que les producteurs, les scénaristes et le réalisateur estimaient probablement que toutes ces courses et cet affolement animeraient un peu une "action" qui s'enlisait. Enfin - c'est le moment que ceux qui ne s'étaient pas encore endormis attendaient avec impatience !    - Tim affronte le Croquemitaine et, forcément (et bien que je puisse vous garantir qu'il y a eu deux suites à cette débilité sans nom), il tue cette pauvre petite chose. (Comme si on pouvait tuer le Croquemitaine !  Demandez un peu à Michael Myers ou à Freddy Krueger ce qu'ils en pensent l'un et l'autre : ça les mettra de bonne humeur et vous récolterez de beaux autographes.)

Les personnages stéréotypés, vous les avez vus arriver de loin, pratiquement dès le début : l'héritière sans complexes et qui ne pense qu'à coucher, le héros (jeune et pas mal de sa personne mais à part ça, à mon avis, pas grand chose dans la tête ) qui court, saute, transpire et se fige brutalement toutes les fois qu'il doit passer une porte ou qu'il en voit une, l'amie d'enfance sympa et très belle (on ne cherchera pas à nier que les soeurs Deschanel ont hérité d'excellents gènes) qui aime les chevaux et la vie au grand air, la petite fille fantôme victime d'un pédophile dont on ne connaîtra jamais le nom (et on connaîtra encore moins les raisons qui font que cette enfant se montre si attachée à la remise des parents de Tim, d'où mon idée, peut-être baroque mais tant pis, comme quoi c'était le géniteur disparu qui était responsable de tous ces crimes ... :touille: ), la mère de Tim dans deux ou trois apparitions hystériques et mortifères, le père de l'héritière et toute la famille de celle-ci qui jugent visiblement que Tim est un moins-que-rien et enfin le Croquemitaine qui, tel Nosferatu s'effaçant dans l'aurore du magnifique film muet de Murnau, s'éteint alors que pointe le jour nouveau. lol!

Je crois avoir fait le tour de cette imbécillité filmique. La seule chose qui continue à m'intriguer dans l'affaire, c'est la présence de la petite fille fantôme, ou plutôt les raisons de sa présence. Pour le reste : belle maison, beaux décors, bien lugubres, comédiens corrects (Emily Deschanel par exemple) ou qui en font des tonnes (Barry Watson), au point que, avec un peu d'imagination, on arrive à percevoir l'odeur de leur sueur et de leur peur. Ca agace mais enfin, on fait avec. Question réalisation ... Ma foi, je ne me suis pas rendue compte qu'il y en avait une mais bon, elle est signée Stephen T. Kay, un cinéaste dont la carrière, si on doit la juger sur le scénario de "Boogeyman", me semble des plus sujettes à caution.

Final (éblouissant ) : les volets que le héros, vainqueur du Croquemitaine, ouvrent triomphalement sur le jour qui se lève. Rideau. Merci, m'sieurs-dames et à la revoyure !

Au cas où vous auriez gardé quelques illusions, PAS UN SEUL frisson d'angoisse, une lente torpeur qui s'installe en vous (surtout si vous grignotez en regardant votre DVD), peut-être un petit somme pour les plus âgés ou les moins patients et la tentation d'aménager une partie de votre DVDthèque avec un beau petit écriteau : "Somnifères & Divers."

Et, au bout du compte, en plus de tous ces pauvres enfants dont on ne saura jamais le sort exact, deux victimes de plus : vous, le spectateur ... et le Croquemitaine, cette pauvre créature qui méritait certainement mieux.

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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
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Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
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Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. 
Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. 
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MessageSujet: Re: Boogeyman - Stephen T. Kay   Sam 28 Fév - 10:26

En tous les cas, ce genre de film a quand même un mérite : te faire faire de superbes critiques humoristiques que j'adore !
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MessageSujet: Re: Boogeyman - Stephen T. Kay   Sam 28 Fév - 14:27

Merci, Lydia J'avoue que j'aime assez les faire, prendre ici un ton un peu plus "déjanté" que d'habitude. Et puis, comme disait René Goscinny, j'ai eu de mauvaise lectures quand j'étais jeune : je lisais "Achille Talon", par exemple ...  Eh ! ça marque à jamais ! Autant que du Balzac ou du Zola !
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MessageSujet: Re: Boogeyman - Stephen T. Kay   Sam 28 Fév - 16:40

Ah, voilà, c'est donc ça !  Ce n'est pas Sœur Marie-Thérèse qui te jettera la bouteille pierre !
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MessageSujet: Re: Boogeyman - Stephen T. Kay   

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