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Mortelle Saint-Valentin - Jaimie Blanks

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MessageSujet: Mortelle Saint-Valentin - Jaimie Blanks   Mar 24 Mar - 19:17



Titre original : Valentine

Titre français : Mortelle Saint Valentin

Réalisateur : Jaimie Blanks

Scénario : Donna Powers, Wayne Powers, Gretchen J. Berg & Aaron Harberts, d'après le roman de Tom Savage

Direction de la photographie : Rick Bota

Montage : Steve Mirkovich

Décors : Stephen Geaghan

Costumes : Karin Nosella

Musique : Don Davis

Genre : Horreur / Fantastique

Production : Dylan Sellers, Grant Rosenberg et Bruce Berman (en exécutifs)

Studios : Warner Bros

Pays d'Origine : USA - 2 février 2011


Sortie en France : 27 juin 2001 - Interdit aux moins de 12 ans

Durée : 96 mn

Audio : anglais, français, italien

Sous-titres : français, italien, allemand, espagnol, néerlandais, portugais

Sous-titres pour malentendants : italien, anglais

Distribution : Marley Shelton (Kate Davies) - David Boreanaz (Adam Carr) - Denise Richards (Paige Prescott) - Jessoca Capshaw (Dorothy Wheeler) - Jessica Cauffiel (Lily Voight) - Katherine Heigl (Shelley Fisher) - Daniel Cosgrove (Campbell Morris) - Fulvio Cecere (Leon Vaughn) - Hedy Burress (Ruthie Walker) - Johnny Whitwork (Max Raimi) - Woody Jeffreys (Brian) - Adam Harrington (Jason Marquette) - Claude Duhamel (Gary Taylor) - Wyatt Page (Evan Wheeler) - Benita Ha (Kim Wheeler)
- Paul Magel (Lance)



Pour une bonne surprise, c'est une bonne surprise. Le sujet du slasher (= psychopathe qui tue en général avec une arme blanche dans une poursuite éreintante pour les jambes des victimes et les nerfs des spectateurs affraid ) a été tellement traité et retraité qu'on pouvait, à bon droit, se sentir profondément suspicieux. Bon, évidemment, bien que de bonne qualité, "Valentine" ne parvient pas à égaler l'inoubliable "Halloween" de Carpenter. N'empêche : Jaimie Blanks nous improvise ici une version assez originale du thème. Certains diront qu'on devine très vite qui est l'assassin - il y en a qui devinent le nom du meurtrier avant d'avoir ouvert le livre ou encore vu la première scène du film, c'est comme ça, on n'y peut rien . C'est peut-être possible si vous passez vos journées entières à regarder des films de ce type depuis au moins quinze ans mais, à mon avis, si ces fanfarons racontent ça, c'est surtout parce qu'ils ont honte d'avouer qu'ils n'ont pas compris tout de suite - et peut-être qu'ils n'ont pas encore compris. 

Il faut dire que, pour compliquer les choses (ce qui est son travail, d'ailleurs Wink ), le réalisateur de "Mortelle Saint-Valentin" nous fait défiler sur son podium, non sans délectation, une belle brochette de types que Céline n'eût peut-être pas traités d'"agités du bocal" mais chez lesquels son passé de médecin eût certainement décelé pas mal de fêlures, pour ne pas dire de failles immenses. Il y a d'abord cette horreur de Jason Marquette, véritable obsédé sexuel qui se croit irrésistible, même avec un bout d'épinard entre les dents de devant . Puis le doux, le tendre, le prévenant Campbell Morris, qui n'est autre qu'un gigolo et un escroc de la pire espèce . Mention spéciale à Max Raimi, artiste de qualité et apôtre de l'échangisme, personnage qui, s'il existait, demanderait sans aucun doute à sculpter pour l'Eternité dans le marbre les traits si nobles de notre cher DSK (avec un petit pourcentage pour Dodo-la-Saumure, cela va de soi) . Après ça, vous avez le père de Dorothy Wheeler, un fringant quinquagénaire qui court en petite tenue derrière sa toute nouvelle épouse, sous les yeux mêmes de sa fille Evil or Very Mad . Le shériff de service, quant à lui, trouve Paige très à son goût même s'il a l'âge d'être largement son frère aîné (pour ne pas dire plus ... ) Pour nous résumer, disons que la majeure partie des personnages mâles du films sont plus ou moins du même acabit et restons-en là. Certes, il y a bien Adam Carr, qui a l'air beaucoup plus sympa et nettement moins obsédé. Hélas ! quand il a bu, il devient plutôt bizarre  - et même violent. Pour sa décharge, signalons que, au début du film, il n'a pas bu une goutte depuis trois semaines.

Côté filles, eh ! bien, on n'est pas à Hollywood (pardon car l'équipe a tourné en fait à Vancouver) pour rien : le nom même de Denise Richards, qui vaut pourtant mieux que son impeccable plastique, dira ce qu'il doit dire aux amateurs. Côté gore, ma fois, cela reste relativement "retenu" - sauf peut-être la scène dans le jacuzzi, certainement une mort atroce par électrocution mais il faut bien dire que, enfant, la petite Paige avait dit à celui qui, bien plus tard, deviendra son assassin : "Plutôt m'ébouillanter que de danser avec toi." Qui sème le vent ... Vous connaissez la suite ...

Quand on est un gamin de douze ans, hypersensible, hyperintelligent, avec des lunettes de myope, rejeté par tous ou presque parce qu'il est différent (trop gringalet, trop bons résultats scolaires, trop calme, etc ...), ce n'est pas une phrase qu'on oublie. Surtout si, par la faute d'une autre fillette, Shelley Wheeler, à l'époque pourtant handicapée par un physique assez enrobé, on se voit injustement accusé d'agression sexuelle et on finit dans un centre spécial avant d'atterrir dans une clinique psychiatrique.

Ah ! c'est du lourd, hein ? :touille: Au moins, on peut dire que notre assassin a un mobile qui vaut le détour.

Eh ! oui, traumatisé, et bien traumatisé, qu'il est, notre assassin de la St Valentin. Mais, je le répète, il est aussi très intelligent. En ce sens, la fin est un véritable coup de génie car on comprend alors que, lentement, sûrement, au cours de toutes ces années où il est devenu plutôt beau garçon, l'enfant qui s'appelait Jeremy Melton et qui s'appelle maintenant ... (devinez ) ...  a dressé un plan machiavélique, attirant tout d'abord dans ses filets la principale responsable et l'amenant à lui avouer la haine qu'elle nourrit envers celles qu'elle a pourtant conservées pour amies.

Ici se placent deux détails très importants : tout d'abord, on distingue assez vite le déséquilibre du personnage de Shelley Wheeler. En outre, lorsqu'on voit se déplacer le "tueur", on remarque qu'il n'a pas toujours une carrure typiquement masculine. Ce qui fait qu'on finit par se poser des questions auxquelles la fin donne une réponse suprêmement délectable.

Voilà, vous avez déjà le nom de l'un des assassins. Reste à découvrir l'autre, le véritable Maître du Jeu - qui tue impitoyablement sa complice - car son seul rêve, son seul but, c'est de vivre pour toujours avec la seule des fillettes, maintenant une séduisante adulte, qui, à sa proposition de danse, lui avait gentiment répondu : "Plus tard, peut-être, Jeremy."

Sans que celle-ci se doute un instant qu'il est lui-même un psychopathe. Bien entendu.

Un bon petit film, donc, qui donne bien plus qu'il ne promet. Ajoutez à cela des scènes vraiment originales, comme celle de l'exposition de Max (un "labyrinthe" d'une splendeur rare), les décors de la St Valentin dans la maison des Wheelers, la scène, très glauque et très belle, du jacuzzi, le masque de Cupidon joufflu que porte toujours le tueur, quel qu'il soit, et surtout, dans la scène finale, le regard du psychopathe enfin satisfait.

Et si vous avez des doutes sur le final, écrivez-moi un MP. Parce que, je l'avoue sans honte, j'ai mis un certain temps à réaliser, moi aussi, ce que j'avais vu.

_________________
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