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Le Vaisseau de l'Angoisse - Steve Beck

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Masques de Venise
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MessageSujet: Le Vaisseau de l'Angoisse - Steve Beck   Jeu 16 Avr - 19:33



Titre original : Ghost Ship

Titre français : Le Vaisseau de l'Angoisse

Réalisateur : Steve Beck

Scénario : Mark Hanlon & John Pogue

Direction de la photographie : Gale Tattersall

Musique : John Frizzell

Genre : Horreur

Production : Joel Silver, Robert Zemmeckis & Susan Levin

Studios : Warner Bros Pictures

Pays d'Origine : USA - 25 octobre 2002


Sortie en France : 1er janvier 2003 - Interdit aux moins de 12 ans

Durée : 90 mn

Audio : italien, anglais, français

Sous-titres : français, italien, anglais, néerlandais, arabe

Sous-titres pour malentendants : italien, anglais

Distribution :  Julianna Margulies (Maureen Epps) - Ron Eldard (Dodge) - Gabriel Byrne (Capitaine Sean Murphy) - Isaiah Washington (Greer) - Desmond Harrington (Jack Ferriman) - Alex Dimitriades (Santos) - Karl Urban (Munder) - Emily Browning (Katie) - Francesca Rettondini (Francesca)




Bon, ici, évidemment, on n'est plus sur le "Polarlys."

Et je préviens tout de suite les âmes sensibles : "Ghost Ship" est un tantinet gore. Remarquez, il existe, avec les DVD actuels, à plus forte raison avec les Blue-Ray, un moyen de relativiser le gore : vérifier les bonus. Si vous visionnez celui du "Vaisseau de l'Angoisse", vous aurez droit à diverses explications, avec images à l'appui, des trucages et des effets spéciaux utilisés notamment pour rendre crédible la scission en deux morceaux d'une bonne partie des passagers du paquebot de luxe, et ce dès les premières scènes affraid . Du coup, visionner ce genre de scènes devient plus facile . Pour tout dire, il n'y a jamais que la poupée animée utilisée pour certains plans de "L'Exorciste" de Friedkin qui m'a jamais causé problème. Franchement, je n'aime pas la voir même lorsque deux ou trois techniciens s'activent autour d'elle - et même aujourd'hui, alors que le film ne m'effraie plus.

Mais revenons à notre vaisseau maudit. Il a "disparu", comme escamoté de toutes les cartes et de tous les écrans des radars, au tout début des années soixante. A bord : six cents passagers comptant parmi le gratin international et cinq cents marins et employés italiens. Un orchestre aussi, avec la chanteuse Francesca, pulpeuse à souhait. Nous, spectateurs qui avons eu la primeur sanglante de "l'escamotage" du navire, sommes dès le départ au courant de la tragédie et d'une partie - mais d'une partie seulement - de ses fondements. Mais les membres de l'équipage de l'"Arctic Warrior", un remorqueur professionnel qui rentre joyeusement au port près de vingt ans plus tard, ayant récupéré une belle prime pour une épave ramenée à quai, ne savent bien évidemment rien de ce qui les attend s'ils acceptent ce que leur demande, avec des airs candides mais un regard pourtant très décidé, le jeune pilote qui noue ce soir-là conversation avec eux : ni plus, ni moins que d'aller récupérer l'épave d'un navire de très fort tonnage, que son métier lui a permis d'apercevoir errant à la dérive dans le détroit de Bering.

Ce n'est qu'en arrivant sur place ou, pour être plus précis, en manquant se fracasser contre la masse du paquebot, lequel, de manière inexplicable, apparaît puis disparaît sur l'écran du radar, que le capitaine Murphy et son équipage, sans oublier Jack Ferriman, l'obligeant pilote qui, cela va de soi, a tenu à les accompagner, se rendent compte de ce sur quoi ils sont tombés : l'épave de l'"Antonia Graza", si recherchée et jusque là obscurément enfouie dans les limbes maritimes. Venus pour renflouer ladite épave et la ramener à terre, venus aussi pour toucher une prime plus que substantielle vu le tonnage du navire et en vertu de la loi maritime, il ne leur reste qu'à préparer avec soin leur première montée à bord.

D'un bateau, on ne dit pas en général qu'il est en ruines. Mais, pour résumer, avouons que l'"Antonia Grazia" a beaucoup perdu de sa fraîcheur d'antan. Out La rouille, la moisissure, les rats, l'eau aussi (il y a une brèche assez récente dans la coque, due sans doute au choc de l'épave contre l'un des récifs voisins) y règnent en maîtres. Mais le plus ennuyeux, (ce dont les membres de l'"Arctic Warrior" ne parleront pas tout de suite parce que, tout de même, ce sont de vrais professionnels), c'est que, séparés en petits groupes pour cette première exploration, tous ou presque entrevoient des scènes ou des personnages qu'ils ne devraient pas être en état de voir. Epps, la seule femme du groupe, qui doit être vaguement médium sans le savoir à moins qu'elle ne soit poussée par un obscur instinct maternel, aperçoit très nettement une petite fille, habillée selon la mode des années soixante et qui la fixe un instant avant de disparaître. Greer, le Noir de service mais aussi commandant en second, ne voit pas grand chose mais il sent par contre que "quelque chose cloche." Murphy, en bon et honnête Irlandais, n'a aucun mal à distinguer dans la glace surmontant le lavabo, dans la cabine du capitaine, les traits aimables mais un peu las de celui-ci. Dodge et Munder ne voient pas grand chose mais probablement sont-ils moins réceptifs. Quant à Ferriman - avez-vous noté que, à une lettre près, ce nom signifie "le Passeur" ? - il joue plus ou moins les mouches du coche ou alors, il faut bien le dire, il réconforte de son mieux les nerfs un peu ébranlés. Mais lui ne voit rien non plus. En tous cas, s'il voit quelque chose, il reste motus et bouche cousue.

La publicité qui accompagna la sortie du film stipulait "un "Shining" flottant", ce qui vous traduit assez bien le thème du film. Un à un, les membres de l'équipage du remorqueur d'épaves vont trouver la mort - sauf Epps qui, "coachée" plus ou moins par Katie et réalisant que le responsable de l'horrible massacre perpétré en 1962 (je crois) n'est autre que Ferriman (lequel n'a pas vieilli d'une seule ride même s'il a, bien sûr, modifié et sa coiffure et sa garde-robe), provoque l'explosion du paquebot, permettant ainsi, selon la tradition rituelle, religieuse et cinématographique, aux âmes enchaînées par leur mort à l'"Andrea Grazia" et que Ferriman, agent diabolique, n'a pas marquées de son sceau (une espèce de point d'interrogation au creux de la paume), de reprendre ainsi leur liberté.

Recueillie par un navire alors qu'elle flotte sur un débris de l'épave du "Warrior", Epps est ramenée à bon port. Avant que les portes de l'ambulance qui doit l'emporter à l'hôpital ne se referment, elle a néanmoins le temps d'apercevoir ...

Oui, la chute est excellente  et "Le Navire de l'Angoisse", petit film musclé, sans prétention aucune, étayé par un scénario qui se défend plutôt bien, soutenu par une équipe de comédiens et de cascadeurs qui savent tous ce que l'on attend d'eux et s'y tiennent avec talent (la "transformation" finale de Ferriman, de jeune homme candide, voire un peu bébête, en serviteur de Satan, tout cela sans un seul effet de maquillage, est à souligner :bigsurprise: ) et agrémenté de fort beaux trucages et effets spéciaux, distille, fût-ce pour l'aficionado du genre, une angoisse continue et qui va croissante. Le tout sans blabla et sans grimaces inutiles.
Les effets gore sont peut-être un peu prononcés mais rassurez-vous, on a vu bien plus horrible.

Donc, si vous recherchez un bon petit film d'horreur qui vous fasse passer une excellente soirée et vous destresse sans problèmes, embarquez sans crainte sur "Le Navire de l'Angoisse." Et bon vent, surtout !

_________________
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