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Culture & Universités

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Masques de Venise
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MessageSujet: Culture & Universités   Lun 4 Mai - 16:55

Si l'on a pu, à bon droit, parler d'une "Renaissance carolingienne", laquelle s'étend à peu près de la fin du VIIIème siècle au début du IXème, les temps sont par la suite trop porteurs d'insécurité et de troubles divers pour que la culture latine ne se voit contrainte et forcée à un repli systématique. Elle va donc s'endormir pour deux siècles à peu près, le temps de permettre au XIème siècle de stabiliser à nouveau une vie intellectuelle qui se remet à bouillonner et de montrer une fois encore aux clercs les chemins qui mènent aux sources de l'érudition antique.

Alors, c'est le coup de tonnerre, la grande invention du siècle et la naissance réelle de la Littérature de notre pays : la Chanson de Geste sort du néant et s'en va, de ville en ville, de château en château, distraire et enseigner, faire rire et pleurer.

De rire et de pleurer, le Breton Pierre Abélard, grand philosophe, dialecticien et théologien chrétien, qui deviendra le père de la scolastique [= courant philosophique tendant à réunir les principes de la philosophie grecque, notamment les discours d'Aristote, avec la théologie chrétienne, telle que fixée par les Pères de l'Eglise et par Anselme] et du conceptualisme [= en gros, un concept est un objet mental et rien que cela], aura maintes occasions tout au long de son existence. Passons sur ses amours sulfureuses avec Héloïse et sur le châtiment atroce que lui fit infliger l'oncle de celle-ci, le chanoine Fulbert, pour souligner que cette personnalité exceptionnelle sera pratiquement le premier à faire salle comble dans les amphithéâtres avec ses cours de théologie et de philosophie.

Le XIIIème siècle sera pour sa part le siècle des Universités. Il démarre fort, dès 1200, avec la création, par Philippe-Auguste, roi de France, de celle de Paris. Cinquante-deux ans plus tard, Robert de Sorbon parvient, avec l'aide financière et tout le pouvoir dont bénéficie à l'époque la reine Blanche de Castille, régente de France au nom de son fils, Louis IX, durant la Septième Croisade, à adjoindre à cette Université un "Collège" qui, avec les ans et l'habitude, deviendra "la Sorbonne." On y étudie la théologie mais aussi la morale. Il ne faut pas confondre cet établissement avec un deuxième collège, destiné plus précisément à l'étude de la philosophie et des humanités, créé par le même Robert de Sorbon en 1271 et que Richelieu fera démolir en 1635 pour le remplacer par l'actuelle Eglise de la Sorbonne.

Bien sûr, d'autres universités voient le jour un peu partout dans le pays. Parmi leurs anciens élèves destinés à se faire un nom, nous nous contenterons de citer Jean de Meung, qui allait offrir une "suite" de qualité au "Roman de la Rose" de Guillaume de Lorris, Arnould Gréban, célèbre pour ses "Mystères de la Passion" et, bien sûr, François Villon.

Mais à l'extérieur de nos frontières aussi, ça bouge. En Italie tout spécialement, St Thomas d'Aquin rédige une "Somme Théologique" dont l'influence sur la pensée et la réflexion religieuses et philosophiques européennes s'étendra jusqu'à la Renaissance, et même jusqu'à Descartes.

Que dire, enfin, de notre XIVème siècle, si ce n'est qu'il se consacra surtout à une nouvelle forme de poésie, raffinée et savante. Quant au XVème, on n'exagère pas lorsque l'on affirme que, surtout dans sa dernière moitié, il a déjà un pied dans la Renaissance. Jelisavecplaisir

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