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L'Amie Mortelle - Wes Craven

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Masques de Venise
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MessageSujet: L'Amie Mortelle - Wes Craven   Mer 6 Mai - 19:48



Titre original : Deadly Friend

Titre français : L'Amie Mortelle

Réalisateur : Wes Craven

Scénario : Bruce Joel Rubin, d'après le roman "Friend" de Diana Henstell

Direction de la photographie : Philipp H. Lathrop

Montage : Michael Eliot

Décors : John Loggia et Daniel A. Lomino

Musique : Charles Bernstein

Genre : Horreur / Science-Fiction :

Production : Robert Crawford, Patrick Kelley & Robert M. Sherman

Studios : Warner Bros Pictures

Pays d'Origine : USA - 10 octobre 1986


Sortie en France : 21 janvier 1987 - Interdit aux moins de 12 ans

Durée : 91 mn

Audio : anglais, français

Sous-titres : français

Sous-titres pour malentendants : néant

Distribution : Matthew Laborteaux (Paul Conway) - Kristy Swanson (Samantha Pringle) - Michael Sharrett (Tom "Slime" Toomey) -[b]Anne Twomey (Jeannie Conway) - Anne Ramsey (Elvira Parker) - Richard Marcus (Harry Pringle) - Russ Marin (Docteur Johanson) - Lee Paul (Sergent Volchek) - Andrew Roperto (Carl) - Charles Fleisher (La voix de BB) - Robin Nuyen (Le voleur) - Frank Cavestani (Le résident en colère) - Merritt Olsen (Le technicien) - William H. Faeth M. D. (Le médecin dans la chambre de Sam) - Joel Hile (Le député)
[/b]


Tourné après le premier "Freddy" mais dix ans avant "Scream", "L'Amie Mortelle" ne constitue certainement pas le summum de ce que Wes Craven peut produire. Mais enfin, que voulez-vous, tout créateur à ses hauts et ses bas et, ici, nous ne sommes peut-être pas dans les bas mais bel et bien dans le moyen le plus banal. De bonnes idées cependant avec ce BB, sympathique petit robot détruit par une espèce de vieille sorcière qui s'acharne à faire le mal et qui connaîtra une fin cruelle, bien digne de sa méchanceté . Excellente, quoique assez étonnante idée, pour la chute, où le corps de métal de BB veut étrangler son créateur en sortant du corps de Samantha, dans lequel, grâce aux travaux de Paul, il est en quelque sorte revenu à la vie. Une chute qui, bien que louchant fortement vers l'absurde, comme si Craven se parodiait lui-même, vaut le détour.

Apparemment, Craven ne s'est pas préoccupé de l'adaptation du roman et c'est peut-être là que le bât blesse. Ce film n'est pas vraiment - en tous cas à nos yeux - un Wes Craven puisque le cinéaste ne semble pas avoir mis la main à la pâte pour le scénario. Scénario inspiré, qui plus est, d'un roman de S. F., genre que, sauf erreur de ma part, le créateur de Freddy Krueger n'a pas souvent visité. Le thème, en gros, est une espèce de refonte moderne de l'histoire de "Frankenstein." Les différences : on est à l'ère de la puce électronique et Paul Conway, le petit génie qui tente de "sauver" celle qu'il aime en lui implantant la puce qui servait de cerveau à son robot BB, bidouille le tout non pas à partir de plusieurs cadavres mais avec un cadavre, d'ailleurs féminin, en bonne forme et une carte électronique en parfait état. Evidemment, ça change la donne.

Une espèce de "blanc" charitable nappe les travaux de ce surdoué qu'est Conway - interprété par le jeune Matthew Laborteaux, l'une des vedettes en son temps de "La Petite Maison dans la Prairie" mais qui s'est, depuis lors, reconverti et spécialisé dans la post-synchronisation. Et c'est sans doute tant mieux bien que, à certains moments, cela nous gêne un peu. En effet, si le spectateur des années 30 acceptait sans trop se poser de questions que la foudre rendît la vie à un Monstre que Boris Karloff devait rendre immortel, celui des années 80 est un peu plus exigeant. Ni Craven, ni son scénariste ne s'appesantissent sur la question - et c'est bien dommage.

De même, les personnages font vraiment clichés et comme, nous le répétons, le scénario ne brille guère par son originalité, fatalement, le spectateur ne saurait prendre son envol ainsi qu'il l'a déjà fait dans "A Nightmare on Elm Street" et comme il le fera dans "Scream" - pour ne citer que ces deux films-là. Kristy Swanson et Matthew Laborteaux s'évertuent à faire de leur mieux mais l'une comme l'autre sont un peu trop sages au milieu d'un univers qui, en dépit des efforts du scénariste et du cinéaste, ne parvient pas à atteindre ces sommets de glauque, bourrés d'humour noir, qui sont en général synonymes de la "griffe" Wes Craven.

Les dernières scènes cependant, quand l'esprit de Samantha se réveille une dernière fois pour dire adieu à celui qui a tenté de lui redonner vie, parviennent à émouvoir. Et puis vient la chute, dont j'ai déjà parlé et qui, par contre, quoique assez maladroite, est bien dans le style du metteur-en-scène.

En résumé, un bon petit film, bien sympa et un peu paresseux, qui ne vous fera pas peur (ou alors, c'est que vous n'avez jamais vu de film d'épouvante Quid ) et qui vous fera passer un bon petit moment de détente. Ensuite, très probablement, vous aurez une envie folle de revisionner ce bon vieux Freddy : ça calmera votre frustration.

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