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Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015

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yugcib
Littérophage Nota Beniste Yugcibien - Specimen Unique
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MessageSujet: Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015   Jeu 13 Aoû - 18:13

Je fis ce matin, en fin de nuit, vers 4h, ce rêve là... qui m'a, "tout à fait convenu" :

... J'étais un jeune homme, âgé de 17 ans demeurant dans une très grande ville, sans doute à une époque correspondant à peu près au milieu du 21 ème siècle.
En classe de Terminale Littéraire j'excellais en composition française sur des sujets généraux, d'actualité, de réflexion... Je me destinais à des études littéraires, rêvant de devenir professeur de Lettres Modernes si possible dans cette ville, cette très grande ville où je demeurais, dans un quartier très peuplé de la ville, avec d'immenses et hautes barres d'immeubles de plus de trente étages, un quartier d'une très grande diversité sociale et d'origines "ethniques et culturelles" on va dire, dans un collège ou un lycée de ce quartier...
Je savais (j'en étais conscient et m'en sentais heureux, vraiment heureux) que j'avais "un contact facile" avec la majorité des jeunes de ce quartier, et que j'étais même vu comme un "porte parole" de bien des aspirations, des rêves, de tous ces jeunes dont certains étaient de "familles aisées et bourgeoises" et d'autres comme on dit "de milieu familial difficile", de catégories sociales d'exclus, de marginaux, de drogués, de raquetteurs, dans lesquelles catégories sévissaient la misère et le chômage... Et je me voyais très bien enseigner dans un collège ou dans un lycée au milieu de tous ces jeunes d'une grande diversité sociale...
Je tenais déjà sur le Net, un blog dans lequel ce que j'écrivais "n'était pas piqué des hannetons", mais qui était comme "universellement lu" par bon nombre de ces jeunes et même parmi des personnes de leur famille...
Curieusement, alors que je suis dans la réalité du monde dans lequel je vis en 2015, quelqu'un qui écrit beaucoup plus qu'il ne parle, dans ce rêve que je fis, j'étais au contraire bien plus prolixe en parole qu'en écrit, et cela en dépit de tout ce que je produisais sur le blog... D'ailleurs, dans le quartier où je demeurais, il m'arrivait souvent de passer des heures à discuter, soit à des terrasses de café, soit sur des places publiques aménagées en forums, avec autour de moi, de nombreux interlocuteurs... Les discussions étaient très animées, l'on ne parlait en général que de sujets, dans un perpétuel questionnement, qui nous paraissaient essentiels et très nombreux à être essentiels, aux uns et autres... L'on imaginait des réponses, des solutions à des problèmes de relation et de société, ou de comportements, chacun s'exprimait librement, et il n'y avait dans ces assemblées, aucun chef, aucun meneur ; c'était comme si on construisait entre nous un monde dans lequel le "principe fondateur", en fait la seule loi, la seule règle ayant cours, était la relation. Chacun, à l'occasion d'un événement particulier, parfois un événement très banal même, devenait le "héros du jour" et il y avait chaque jour, un "héros du jour"...
Du fait que ma famille se trouvait éloignée de cette grande ville, vivant à plusieurs centaines de kilomètres de là, j'étais en pension chez des gens d'un quartier situé à l'opposé de là où je devais me rendre au lycée, un quartier qui était cependant le même question diversité sociale.
Chez les gens où j'étais en pension, j'avais un ami, un ami de la même classe que moi, avec lequel je prenais tous les jours matin et soir le même bus pour aller au lycée. Curieusement dans le rêve, le bus depuis son terminus à l'extrémité de la ville, circulait sur une voie d'eau jusqu'à l'arrêt proche du lycée et il devait "sauter" pour se mettre un mètre plus bas, sur une voie de rails où il poursuivait son parcours tel une sorte de rame de TGV dont l'avant était comme une motrice de TGV.
Mon ami avait une soeur jumelle, très sympathique, un peu filiforme, mais toujours habillée très chic et très simple, en général d'une robe qui lui allait très bien. Elle avait un visage assez typé, des lunettes et un air de maîtresse d'école. Je savais, j'en étais conscient, qu'elle me trouvait "bien" et je sentais que j'avais "une grosse cote" auprès d'elle... Mais j'hésitais à m'engager dans une relation plus "intime et donc plus rapprochée" on va dire... Néanmoins j'étais "heureux fou" de sortir avec elle, les après midi où je n'avais pas cours...
Curieusement, aussi prolixe que je pouvais l'être (et même "hardi") en public, lorsque je me trouvais à discuter avec d'autres jeunes à la terrasse des cafés ou sur la place aménagée en forum ; lors de ces si "chic et agréables après-midi" en compagnie de la soeur de mon ami, je me retrouvais à côté d'elle comme "deux ronds de frite"... Mais sans cependant avoir les yeux baissés sur mes chaussures...
Je ne sais comment ce rêve prit fin, à vrai dire il se dilua comme sans disparaître et je m'éveillai heureux... Mais nous étions le jeudi 13 Août 2015 à 4h du matin, et le "moustflok" qui depuis plusieurs nuits vient m'attaquer le visage en bourdonnant comme un petit avion, squatte toujours dans ma chambre dont j'ouvre pourtant les volets et la fenêtre durant tout le jour...

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MessageSujet: Re: Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015   Jeu 13 Aoû - 18:27

... Ah, ce rêve là, je tenais à l'écrire, tel que je l'avais "comme vécu au vrai" : il fait partie de ces rêves "philosophiques" (ou parfois "visionnaires") qu'il m'arrive de faire "en fin de nuit"... En revanche, le rêve de 1h de la nuit, cauchemardesque et absurde au possible, rêve de digestion difficile, de "mauvais travail du foie" n'a "absolument rien de philosophique ni d'ailleurs de scénarisé" : c'est une "vraie horreur", celui là ! C'est la raison pour laquelle, ayant comme ma mère "le foie fragile", le soir j'évite de trop manger, en particulier du gras, de la charcuterie, et du chocolat (jamais, pour moi, de chocolat à dix heures du soir, en revanche à 9h du matin, ou à 3h de l'après midi pas d'problème !)

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MessageSujet: Re: Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015   Jeu 13 Aoû - 20:44

... C'est vrai : autant je suis prolixe sur la Toile (en particulier ici) ... Autant je ne le suis trop guère, en particulier dans ces grandes réunions de famille et ou de connaissances, durant lesquelles j'évite tout ce qui pourrait, suite à "un lièvre que je soulèverais" -même sans le faire exprès- déboucher sur l'existence de "mes travaux d'écriture", sur ma présence sur le Net par mon blog ou ma page Facebook ou autres pages par ci par là... D'ailleurs, sur bien des sujets on va dire "personnels" je suis "muet comme une carpe" (et je ne m'en porte pas plus mal)... D'ailleurs, "on ne me demande jamais rien" (en général)...
Je déteste ces comportements de gens qui pour un oui pour un non, ne cessent de "se mettre en avant" et "en rajoutent" de surcroît !
Comme j'ai déjà dit, je ne me fais AUCUN SOUCI pour des gens "bien dans leur peau, qui pètent de santé intellectuelle et qui réussissent souvent ce qu'ils entreprennent, même si eux aussi par moments dans leur vie y'a "des hauts et des bas"... En revanche, mon cœur, mon affection, la plus grande de mes considérations, mon esprit, va (court en fait) vers ces gens qu'on dit "être des gens de peu", des oubliés, des "pauvres bougres", des gens simples, qui n'ont pas forcément été beaucoup à l'école, qui font pas de bruit, qu'on délaisse, qu'on méprise même parfois... Ceux là, celles là, personne ne les "existe", c'est comme ces pauvres filles dans les bals de kermesse d'association, qui "font tapisserie" parce qu'elles sont "grosses, laides ou je ne sais quoi"... Merde, ce monde sans vraie bonté, ça me gonfle !
Déjà, en 2003, du temps que je bossais à la poste des Landes, "piratant les ordis de la Poste pendant le boulot"... J'avais écrit un texte à ce sujet "pas piqué des hannetons"... Et qui est toujours pour moi d'une grande actualité !

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MessageSujet: Re: Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015   Ven 14 Aoû - 11:39

... Tiens, le v'là, c'putain de texte que j'ai écrit en 2003 à la poste de Magesq dans les Landes (et qui à l'époque a fait, en tant que "document pirate", le tour du Groupement Postal et que même Monsieur Demaille mon directeur du Groupement Landes Océanes basé à DAX, a lu... ) :

DOCUMENT « SUPER PIRATE »… Ecrit à la Poste de Magescq en septembre 2003.

Introduction :
Ne vous méprenez pas sur ce terme de « gouine » que j’emploie dans la première phrase de ce texte…
Pour ce qu’il a d’injurieux et de choquant dans le sens que l’on lui prête, désignant avec brutalité et discrimination une femme qui a des rapports sexuels avec une autre femme.
Dans mon esprit, je reprends ce terme pour exprimer à ma manière que, selon les goûts et les couleurs de chacun, une « gouine » en l’occurrence, n’a que faire de la bite d’un mec…
Autant dire que ce langage qui est celui du fond de mes tripes est, pour les « branchés » de ce qui prévaut, s’achète, se vend et court si bien les rues… Comme la bite d’un mec, pour une femme amoureuse des femmes, comme du poulet ou de l’entrecôte Bordelaise pour un végétarien. Et je n’ai jamais rêvé de convaincre les végétariens à bouffer de la viande pas plus que je n’ai rêvé de faire goûter ma bite à une gouine… Quoique, au risque d’en interpeller pas mal d’entre vous, du temps de ma vie de garçon, je me serais bien volontiers blotti dans les draps entre deux « copines »… Pour un tour de chenille à cent à l’heure avec, à chaque « tunnel » vertigineux, une volée de bises tendres dans les petites jointures et petits creux…
Ah oui ! Je peux bien faire le procès de la pornographie ! Mais il n’y a plus de pornographie lorsque des tonnes de gentillesse et d’amour écrasent les hypocrisies, les leçons de morale, les préjugés, et le gris souris des lundis matins dans le bureau du grand boss pour le « breafing » hebdomadaire et une analyse serrée des résultats commerciaux !

Le texte :
Pour une gouine, ma queue c’est pas du poulet ni du rumsteak. Ce serait plutôt du vieux coq qui a fait du stop.
Dans les interstices des méandres de ton esprit Kafkaïen, j’ai capté toutes les noirceurs de trou de bale du monde que les mondialistes veulent nous bailler à la raie du cul, j’ai compris pourquoi les Sommets capotaient, et les Altermondialistes devenaient légions.
Mais aucun Larzac n’est encore assez haut, et les aigles récalcitrants ne s’embrassent pas encore dans le fond du bec.
Si ma queue était vraiment du poulet, j’en ferais profiter les vendeuses de serpillères au marché de Grosny sous les bombes Russes.
Je voulais me suicider dans le ventre de Maman avant de venir au monde… Et je suis venu, sans avoir été commandé : « l’enfant du péché » comme on dit chez les Intégristes, les Cathos et les puritains dur dur… On m’a aimé quand même ! Ma mère était une femme très belle, et mon père, beau comme un Dieu, aux dires de ma mère. Et en plus, mon père et ma mère étaient des purs, des idéalistes, des gens qui avaient le cœur dans les tripes, plein d’imagination et du soleil dans les mains. L’ennui, c’est qu’ils sont pas restés ensemble et qu’on s’est quitté quand j’avais 14 ans… Mais ça, c’est une autre histoire…
Quand j’ai vu ce que c’était, une fois « lancé » dans la « si drôle d’expérience », je ne pouvais plus me suicider : c’était foutu, il fallait assumer, assumer et prendre des coups de tatane que tu savais pas d’où ça venait.
Ce sont certains visages qui m’ont empêché de me suicider. Un jour, au Lycée de Mont de Marsan, en 1965, l’année de « Poupée de cire poupée de son », un copain m’ a dit : « Si t’as quelque chose à exprimer, si t’as envie de faire le con pour rire, si vraiment t’as des trucs à dire, alors restes pas tout seul dans un coin, dis le leur, fous le leur dans la gueule, n’aies pas peur qu’on se moque de toi ou qu’on te foute des coups de pied au cul, vas y, balances la purée… Sur cent qui se foutront de ta gueule ou seront complètement indifférents, y’en a sûrement un qui a besoin d’entendre ce que tu as à dire, rien que pour celui là, exprimes le… » C’était après que j’ai eu fait une « grosse bêtise ». J’avais 17 ans… J’ai promis que je ne recommencerai jamais. Mais à cet âge là, on est encore très loin de cette extrême vieillesse où l’on croupit sur un pieu à caca sans pouvoir chasser les mouches, sous les regards des jeunes femmes en robe chic, des belles filles, des petites filles ou des nièces qui te regardent crever à petit feu en te tendant un gobelet de flotte avec un sourire angélique.
Quand t’es tout petit bambin, tout le monde s’extasie : « Oh qu’il est mignon, oh qu’il est gentil ! »… Et autres sucreries pour faire plaisir au plantin bien placé dans la hiérarchie, plantin qui d’ailleurs a pourfendu sa plantine d’où le môme là…
A cet âge béni du Système, les joujoux gadgets, les bonbons à la con pleins de colorants, les émissions de télé débile avec des putains de goldoraks qui crachent le feu et tournoient dans le ciel avec des épées flamboyantes, ces jeux imbéciles qui bouffent la tête du môme et occupent ses doigts à longueur de journée pendant que les parents se niquent, s’enfilent des joints, se scotchent à Star Académy ; à cet âge béni, donc, tout est permis, tout est bon pour que le moutard adhère à la société de consommation… Qui le considère d’ailleurs comme un petit Dieu… Et il le sait, le moutard, qu’il est un petit Dieu, il en profite, il en redemande, des gadgets de merde, des bonbons colorés, des goldoraks et des nouvelles séries de guignols articulés que déjà tous les copains s’arrachent à la récré de la maternelle.
Quand il grandit, le môme, et qu’il va au bahut en 6ème, il faut que son père ou sa mère se fendent de tous les derniers trucs à la mode : fringues, tee-shorts, cartables, trousses… tout des marques hyper dans le vent pour en foutre plein la vue… Et même si le môme y mordait pas au Système, soit parce que les parents sont trop pauvres, ou parce qu’il y a quand même des gosses altermondialistes, alors c’est la ruée de tout le collège contre ce « petit con » qui veut pas faire comme tout le monde.
Merde au Système ! Merde aux marques ! Merde à la société de consommation !
Là où ça commence vraiment à se gâter, c’est quand le môme devient ado, qu’il fait partie d’une bande, qu’il écrit sur les murs, qu’il vend de l’herbe, qu’il se shoote à la bière et à la vodka, qu’il sort son couteau au Lycée, qu’il crame des bagnoles au bas de l’HLM de ses parents… Alors là, ça va plus ! Le môme devient un délinquant, les vieilles à cheveux en chou fleur et tous les bourges à belle bagnole leur tombent dessus et voudraient que Le Pen gagne aux élections…
Et puis il y en a, des mômes, qui vont en fac, entrent dans la vie active avec un boulot qu’ils n’ont pas choisi parce qu’on fait ce qu’on peut en définitive, alors ils tombent dans le Système : loyer à payer, crédits, impôts, allocs, chômage, des horaires à la con, une putain de bagnole à payer, des échéances, des vacances pourries au Camping des Flots Bleus aussi cher qu’une location en HLM, de la bouffe aseptisée achetée en grande surface le samedi jour des courses avec bousculade à la caisse, des Star Académy et des thrillers de Tom Cruise à la télé…
Enculatory Lavatory WC cireur… T’es niqué jusqu’à l’os, mon pote ! Mais ça fait du bien par où ça passe en attendant que le ciel nous tombe sur la tête avec tous ces petits Chinois qui bossent 15 h par jour dans les usines autour de Pékin pour un salaire de 300 euro par mois. Tu respireras comment, toi, quand tous ces petits Chinois auront une bagnole, et tu feras quoi dans la vie quand il n’y aura plus qu’eux qui bosseront ? Ouais, ça va encore continuer longtemps cette merde ?
Un autre monde possible ? Tu rigoles ! Est-ce que 100 milliards d’euro et des centaines de lois et dispositions pour que ce soit mieux et surtout plus juste, est-ce que toutes les plus ferventes résolutions pour que les vieux crèvent plus tout seul, que les gosses soient pas laissés en vadrouille, est-ce que des sommets, des re-sommets et des forums, des consciences toujours plus éveillées encore, oui, est-ce que tout cela mis bout à bout et jusqu’en haut du ciel, pourra vraiment changer la face du monde ? Si l’on ne comble pas dès aujourd’hui la plus énorme lacune non seulement de notre époque mais de tous les temps : l’absence d’amour.
Est-ce que la charité, c’est de l’amour ? Est-ce que aimer les gens qui font quelque chose pour les autres, c’est de l’amour ? Est-ce que tendre un gobelet d’eau à un vieux décharné et fatigué qui sent même plus sa soif, c’est de l’amour ? Est-ce que faire une méga – fête entre amis c’est de l’amour ? Est-ce que triquer comme un âne en face d’une jolie fille bien habillée, c’est de l’amour ?
Non ! Rien de tout cela n’est de l’amour ! Je crois que pour savoir ce que c’est l’amour, il faudrait aller encore plus loin que tout ce que dit le Nouveau Testament, Jésus, les prophètes, le Coran et tout le cinéma… Ou alors, tout simplement, être comme un tout petit enfant, mais vraiment tout petit, à peine sorti du ventre de sa maman… ou de la couveuse après transplantation et manipulation génétique. Ou encore, tiens, comme ce chien abandonné sur le bord d’une route et qui attend que ses bons maîtres qui l’aiment tant reviennent, surtout ce petit garçon avec lequel il dormait hier.
Là où il y a de l’innocence blessée, il y a de l’amour. Mais l’innocence blessée ne compte pas dans le monde des références, de la politesse obséquieuse, des « Monsieur Ducon » long comme le bras et des feux de l’amour…
Ah ! j’oubliais… Pour l’amour : il y a aussi les trisomiques ! Ces gens là d’ailleurs ne vivent pas vieux. J’en ai connu un, un seul, ayant atteint l’âge de 53 ans. Il était sur un fauteuil roulant, comme un bébé, il fallait le faire manger à la petite cuillère, lui mettre des couches, il ne savait dire que son nom, enfin, son prénom plutôt, il articulait en prononçant de petits sons aigus, il avait un regard d’ange. Sa mère, qui le promenait et ne le quittait jamais, me disait : «  Qui est-ce qui va s’occuper de lui quand je serai morte ? J’ai bientôt 80 ans, heureusement je suis en bonne santé. Mais je ne serai pas éternelle. C’est mon petit, il est tellement gentil, et quand il voit une mouche qui se promène sur sa main, il rit aux anges et voudrait lui caresser les ailes. Il va aller où, quand je serai morte ? Dans une maison de dingues où on va l’attacher, le laisser tout seul, le bourrer de médicaments ? Il ne survivra pas. »
Ces gens là, les trisomiques, ce sont pas des dingues. Loin s’en faut… Ils sont seulement différents de nous parce qu’ils n’ont pas les mêmes repères de sensibilité, une autre perception des liens relationnels. Ils ont une autre intelligence que la nôtre. Ils ne sont jamais des vedettes ni des stars, n’écrivent pas des livres, n’ont pas été à l’école, on les voit jamais à la Télé sauf quand on se sert d’eux pour les « montrer » en spectacle… émouvant et drôle si possible… J’en ai vu une fois dans un supermarché, sous l’œil d’un éducateur : ils poussaient un chariot et s’échangeaient dans leur langage à eux des impressions sur tout ce qu’ils voyaient et touchaient ou comparaient.
Alors moi, tu vois, si je crève, c’est aussi au paradis des trisomiques que je veux aller, avec celui des minous, des filles pas belles que personne ne fait danser le 14 juillet, le paradis de l’idiot du village qui fait des ronds dans l’eau, retrouver le pauvre vieux retraité des PTT qui, en 1970, bouffait à la cantine du Louvre à Paris, seul à une table de 4 à l’heure d’affluence, atteint d’une putain de danse de St Guy qui faisait qu’il s’en foutait partout, de la sauce et des pâtes et du yaourt à tel point que personne ne venait s’asseoir à sa table malgré le monde qu’il y avait… Et aussi le pauvre Lovisat qui montrait son cul devant tout le monde, monté sur le bar de la cantine des PTT à Paris PLM en 1968, un pupille de la Nation, un gars qui vivait tout seul, un paumé. La Poste l’avait bombardé liftier, il s’occupait de l’ascenseur, dépoussiérait les sacs, balayait la cantine… Une fois, j’ai discuté avec lui, je me suis aperçu qu’il était pas si con que ça, qu’il avait même fait des études tout seul, et qu’il lisait des livres. Il m’a dit : « Tu comprends, moi, ça m’amuse de les faire rire. Je le fais exprès : je pousse des cris terribles, je hurle, je montre mon cul, je fais des grimaces, je raconte des conneries, je sais qu’ils se foutent de ma gueule mais ça me fait plaisir de les voir rire et c’est ma façon de leur dire que je les aime. Au moins comme ça, je sais que j’ai rien à attendre d’eux, ça leur fait du spectacle gratuit »…
Dans le paradis des minous, des paumés, des filles laides, des trisomiques et des briseurs de vase sacré, et des toutous cagneux… Là au moins je suis sûr qu’il y en a, de l’amour ! C’est pas comme chez certains conseillers financiers de la Poste qui ont encore de belles perspectives de carrière et qui se font « mousser » pour percer chef d’établissement dans des villes touristiques hyper côtées : ceux là font partie des « aide prédateurs », encensent le Système en s’arrangeant aussi pour passer pour des branchés, sont toujours dans le sillage des Huiles et on les voit dans les bouffes gastronomiques de la Boîte, se pavaner comme des dindons dans les cocktails du « plan stratégique » de la Poste.
Cela ne me suffit pas que les riches soient moins riches, que les pauvres soient moins pauvres, qu’il n’y ait plus de prédateurs ni d’aide prédateurs, qu’il y ait moins d’injustice etc… Je voudrais avant tout qu’il n’y ait plus d’ennemour. L’ennemour c’est peut-être pire que la haine, la violence ou l’indifférence. L’ennemour, c’est de l’indifférence déguisée, un mauvais carnaval de masques caramélisés, des visages fétiches peinturlurés, le sourire commercial et obséquieux de l’hôtesse d’accueil d’un grand hôtel pour touriste lambda, avec un rouge à lèvres pétant, une bouche en anus de pigeon barbouillé de jus de cerise. Ou encore, le gobelet en plastique à moitié plein de flotte tendu par Raffarin à un vieux de maison de retraite médicalisée. L’ennemour on en crève bien plus que de la dureté du monde.
Y ‘a des tas de pauvres mecs et de pauvres nanas, moches comme des poux selon ce putain de système assujetti aux références et aux valeurs d’apparence, quelquefois handicapés, vivant seuls, sans le sou, traînant leur ennui dans les halls de gare ou dans les squares, avec une vie intérieure grande comme un cosmos en voie de développement, qui passent leur vie à crever d’envie de se régaler avec quelqu’un de chic et gentil. Et ça va de 7 à 77 ans et même plus, parce que ça, ça s’arrête jamais, même sur un pieu à caca.
Tu vas pas en crever parce que tu te seras fendu d’un petit geste d’affection pour une gonzesse paumée qui a une bosse dans le dos ou un œil pas tourné du bon côté…
Y’en a plein le cul, de cet orgueil de merde, de ces affèteries, de cet esprit de branché pour faire bien, de ces cocktails et de ces forums d’entreprise où l’on pue du bec après s’être enfilé des petits fours salés et des drinks musclés, où l’on pérore sur le dernier modèle qui va faire un putain de tabac…
Y’en a plein le cul, des meneurs, des prédateurs et aide prédateurs, mais aussi des intellos humanistes sortis de Science Po et des « locomotives » d’un autre monde possible qui ont tous plus ou moins lu les bouquins contre le sens du monde. Tous ces gens là sont certainement animés des meilleures intentions du monde, sauf les prédateurs bien sûr, mais ils sont comme des oiseaux à grande envergure : ils gîtent en des nids inaccessibles ou bien protégés et étendent leurs ailes, parcourent de grandes distances, font entendre leur cri mais ne s’embrassent jamais dans le fond du bec…
Ceux d’en bas, ceux des nids bousculés, ceux qui se font prendre et encager ne seront jamais à la Une de l’actualité, ne passeront jamais à la Télé, ne feront ni livres ni chansons.
Qu’il y ait des meneurs, pour vraiment faire avancer le Schmilblic, ou des gueuleurs… et jusqu’à même des incendiaires pour dénoncer ce putain d’Ordre du Monde, je le conçois ! Mais, à un certain moment, il faut passer le flambeau aux anonymes, aux copains, aux gosses qui feront le monde de demain… Il faut savoir en toute humilité, dire qu’on ne peut pas, tout seul, même avec des tonnes d’amour et tout le feu de son esprit et de son cœur, inventer un autre monde possible. Sinon, si l’on continue à encenser les meneurs, à les faire passer tout le temps à la Télé, à faire de leurs actions des articles de journaux bien pétants avec des commentaires percutants, on retombera toujours dans le sens du monde et rien jamais ne changera.
Il n’y aura jamais d’amour sans humilité. A quoi servirait le meilleur levier du monde si l’on ne le laissait qu’entre les mains des élus ?


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MessageSujet: Re: Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015   Ven 14 Aoû - 12:14

... Merde, c'est pas ma pomme que je mets en avant, c'est la pensée qu'il y a dedans et dont je ne suis pas propriétaire, n'étant que le "support" ou le "contenant"... Et en ce sens, la pensée, oui, elle doit être "portée en avant" ! ... Et je la porte !

... Et merde aux petits "clins d'œil coups de bâton", au pied qui te touche sous la table pour que tu la fermes, à tous ces cons et ces connes qui te castrent, qui veulent pas que tu fasses de la purée, qui voudraient pas qu'on te voie là où maintenant depuis qu'y a internet, tout le monde va...
Soit dit en passant, le Net c'est un grand océan à la surface duquel chaque vague peut être vue ou du ciel ou de n'importe quel bateau... sans être vue...
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MessageSujet: Re: Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015   

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Un drôle de rêve mais un rêve heureux que je fis en fin de nuit, ce 13 août 2015

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