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Koji Suzuki

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Séraphine
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Koji Suzuki Vide
MessageSujet: Koji Suzuki   Koji Suzuki Icon_minitimeVen 9 Juin - 20:56

Ce japonais est une star dans son pays et est considéré comme le grand maître actuel de la terreur. Tant et si bien que sa trilogie « Ring » a été source de films.

Je me suis intéressée aux livres avec une interrogation : comment un asiatique traite t-il ce genre littéraire, né et développé surtout aux USA ?

Nous connaissons tous la smala des S. King et autres T. Harris mais chez les nippons, qu’en est-il ?

J’avais lu des critiques sur Internet, négatives.

Pourtant, j’aime bien. Il y a certes de grosses maladresses de traduction, ce qui n’étonnera personne étant donné la structure des langues orientales.

Mais le style est super dépouillé et efficace.

Le thème : le personnage principal, Sadoko, est une femme fatale, sorcière, qu’il vaut mieux ne pas croiser sous peine de mort. L’écrivain construit plusieurs nouvelles autour d’elle. A chaque fois, une histoire différente. Mais des personnages qu’on retrouve.

Exemple : dans un théâtre (quel symbole !), les acteurs meurent les uns après les autres, après avoir entendu la voix enchanteresse de la belle…sur des cassettes audio…pourtant vierges de tout son. C’est pire que la Lorelei ! Il y a une dimension fantastique et anxiogène, surtout que l’auteur ne délivre aucune clef du mystère. A chacun d’imaginer pourquoi ces situations…

Autre exemple : des personnages meurent mystérieusement après avoir visionné des cassettes télé qui leur disent « vous n’avez plus qu’une semaine à vivre ». L’univers de S. est fait d’odeurs, de sons et d’images. C’est assez original comme type de meurtres (loin des serial killers américains).

Ces nouvelles mettent toutes en scène les victimes d’une vraie malédiction. Malédiction qui reste informelle, non déclarée et comme floue. Le lecteur est donc suspendu au livre pour essayer de savoir

Ce qui frappe, c’est cette atmosphère particulière, assez douce. Point de cadavres ou de sang. Mais saturée de symboles assez malsains pour distiller la peur. Exemple : un des personnages trouve un cordon ombilical comme offrande sur un autel. Ca met mal à l’aise comme symbole. Le thème de la naissance « monstrueuse » est récurrent. Le bébé diabolique n’est autre que Sadoko qui se réincarne à l’infini, non sans laisser mourir la mère qui lui donne naissance.

Il m’est difficile de vous résumer ce que j’ai lu car tout est concis et allusif. Je dirais que la terreur est omniprésente mais voilée.

Bref, c’est dépaysant et innovant quand on veut sortir des gros (et répétitifs) poncifs américains.
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Koji Suzuki

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