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Babel - Alejandro Gonzalez Inarritu

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Thomas
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MessageSujet: Babel - Alejandro Gonzalez Inarritu   Mar 12 Déc - 10:15

Attention, ceci est un résumé complet du film !

Un couple américain en crise est en vacances au Maroc ; leurs enfants sont restés en Californie, sous la garde de leur nourrice mexicaine. Au Japon, une adolescente sourde et muette vit très mal ses handicaps et en veut à son père de la disparition de sa mère suicidée.

Soudain tout explose : de jeunes bergers, qui viennent de se voir confier par leur père un fusil qui doit leur servir à défendre leurs bête des attaques des prédateurs, essaient l’arme et blessent gravement l’Américaine.

Outre-Atlantique, la nourrice emmène leurs enfants au mariage de son fils, de l’autre côté de la frontière. Au retour, son neveu qui les ramène chez eux joue aux gendarmes et aux voleurs avec les garde-frontière et abandonne sa tante et ses petits protégés au beau milieu du désert.

Au Japon, la jeune fille joue les exhibitionnistes pour attirer les garçons, et jette son dévolu sur le flic venu interroger son père.

Pendant ce temps, le couple américain se rapproche à la faveur de l’épreuve qu’ils affrontent ensemble, dans un village perdu dans l’Atlas. Dans le désert frontalier, les enfants et leur nourrice sont retrouvés ; l’immigrée illégale est bannie des Etats-Unis. Au pays du soleil levant, on assiste à la réconciliation entre père et fille.

Je n’ai pas voulu écrire immédiatement sur ce film, que j’ai vu il y a maintenant une bonne dizaine de jours ; j’ai préféré le laisser un peu décanter dans mon esprit.

Pourquoi ? Parce qu’à la sortie de la salle, bien que marqué par certaines images, j’étais surtout déçu par ce que je percevais comme un défaut dans la construction de ce nouvel opus de Gonzalez Inarritu : si deux des trois histoires développées en parallèle (ou plutôt de manière croisée !) entrent parfaitement en résonance, la troisième (la partie japonaise du film) ne me semble liée aux deux autres que par un artifice que je ne vous dévoilerai pas (j’en ai déjà beaucoup trop dit !).

Certes, ce détail illustre la thèse de « l’effet papillon » en vertu duquel le mouvement d’ailes d’un de ces jolis insectes un point du globe peut finir par engendrer, aux antipodes, un typhon monstrueux. Le thème de la « fausse communication » (des êtres entrent en contact, très brièvement, puis se perdent totalement de vue, et pourtant leur rencontre a plus tard des conséquences imprévisibles au départ) peut également être évoqué.

Gonzalez Inarritu a essayé de développer le concept mis en place avec 21 grammes, mais cela coule moins de source ici, du fait précisément d’une relation factice, arrangée, entre une des branches de l’histoire et les deux autres, liées bien plus naturellement.

Peut-être ai-je complètement manqué le propos de l’auteur, et s’agissait-il justement pour lui de montrer comment un élément extérieur, infime, peut venir bousculer un univers (celui de la famille) établi, aux caractéristiques reconnaissables et – plus ou moins – stables. Si c’est le cas, il m’a manqué quelque chose pour le ressentir !

En revanche, chacune des histoires prise à part est bien écrite (merci Guillermo Arriaga, scénariste doué de films comme 21 grammes et Amours chiennes réalisés – comme on se retrouve ! – par Gonzalez Inarritu), très bien réalisée et jouée.

Il s’en est fallu d’un rien pour que j’aime beaucoup ; finalement, j’ai juste « bien aimé ».
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MessageSujet: Re: Babel - Alejandro Gonzalez Inarritu   Dim 17 Déc - 9:55

Dans mon cas, j'ai surtout été frappé par l'innocence des personnages qui subissent la faute.
Au Maroc, des enfants. Aux Etats-Unis, cette bonne tout ce qu'il y a de plus simple. Au Japon, la fille sourde.
Et ce sont aussi eux, à l'exception de la fille japonaise, qui commettent la faute.
Voilà pourquoi ce film m'a autant choqué. Ce sont des êtres innocents qui tout à coup subissent de plein fouet la violence de la vie, de la société...

SPOILER

Déjà, les enfants dont le jeu finit par coûter la vie à l'un d'entre eux.
Puis cette bonne enfantine elle aussi, qui n'a pas pensé une seule seconde aux conséquences de sa "petite" entorse à la loi par rapport aux lois internationales. Elle n'avait pas de mauvaises intentions mais finalement le plaisir qu'elle aura eu pendant la fête lui sera facturé très cher par la société pour ne pas avoir respecter ses règles.
Enfin la Japonaise qui fait tout, mais alors tout, "pour se prendre une pine". Je voyais vraiment pas comment dire la chose autrement. ^^ Elle subit beaucoup mais je trouve qu'elle est celle qui s'en tire le mieux au final. Le policier qui est venu la voir était quand même un gentleman.
Parce qu'au Maroc, les autorités sont celles qui persécutent. (tortures, meurtres) Aux Etats-Unis, celles qui obéissent aux règlements. (ils appliquent de A à Z leur règlement qui leur inculque la méfiance aux frontières et qui oblige la bonne à être reconduite) Au Japon, les autorités protègent. ( le policier a quand même eu un bon réflexe ici)

Babel, je l'ai surtout vu sous cet angle : la brusque confrontation entre l'innocence d'êtres d'une part avec la société d'autre part.
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Thomas
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MessageSujet: Re: Babel - Alejandro Gonzalez Inarritu   Lun 18 Déc - 9:45

Intéressante perspective que tu nous offres là, Heimdall, je n'avais pour ma part pas analysé le film de cette manière-là.

Cependant, même vu sous cet angle-là, il y a encore déséquilibre, et tu le soulignes toi-même : la partie japonaise se détache du reste...
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MessageSujet: Re: Babel - Alejandro Gonzalez Inarritu   

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