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Fred Vargas.

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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeSam 25 Mai - 17:52

Pour un cri du cœur, c'est un cri du cœur Very Happy ! Bon, n'ayant (encore) jamais lu Fred Vargas, je ne peux me prononcer sur le sujet !
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Déc - 15:20

On connaissait Fred Vargas dans le polar noir et atypique, elle existe aussi en Essai philosophique =

" Petit traité de toutes vérités sur l'existence" et "Critique de l'anxiété pure"

Ces deux ouvrages sont destinés aux philosophes doués d'humour, et de sens de la dérision;
Comme il doit y en avoir peu qui courent les rues, ceci explique la relative obscurité de ces deux ouvrages, difficiles à résumer, et à analyser;
Il s'agit de deux recueils imitant le style réflexif et cérébral des essayistes philosophes ( ou inversement); seulement, voilà, au moment où le lecteur (sérieux et qui ne connaît pas l'écrivain) s'attend à une dialectique serrée qui crapahute dans l'abstrait, la dite dialectique zioup ! glisse et dérape joyeusement dans l'aphorisme ironique, la réflexion qui fait du coq à l'âne, et la conclusion gavroche genre
"vous avez compris ? bon, c'est bien, je peux continuer, parce que, croyez moi, ce n'est pas de la tarte de vous garder du désespoir lorsque vous êtes, comme ça avachi devant la télé; d'ailleurs, si ça ne vous ennuie pas, je préférerais - pour le sérieux de la chose, hein- que vous l'éteigniez; c'est ça, éteignez et faites un effort, je continue; "
Et ainsi de suite;
On l'aura compris, nous avons affaire ( l'un suivant l'autre) à deux monologues brillants, pince sans rire, loufoques, irrésistibles;
Je conseille vivement leur lecture à tous ceux qui se posent des questions existentielles
= candidats au Bac, ( ou à la magistrature) femmes de ménage sur le point de sombrer dans l'alcoolisme, et amoureux transis ! un bain de gaieté !
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Déc - 15:28

Mais c'est que tu finirais presque par me convaincre de lire du Vargas !
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Déc - 15:33

J'avais offert ça pour Noël à François, c'est très très marrant, pince sans rire, loufoque....
Si toi, tu veux tenter un Fred Vargas, je te conseille "pars vite et reviens tard"; à mon avis, c'est le mieux;
Une historienne du MA comme toi, devrait aimer, je crois; elle prend un "mythe" et en fait une énigme, c'est sa façon de procéder; mais bon, on va voir si tu aimes; on peut vivre sans, hein; moi je n'aime pas tout, tout d'elle....
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Déc - 15:43

Tu vas rire... Je savais que j'en avais un dans ma bibliothèque, laissé par une cousine qui, lors d'un déménagement, m'a gentiment donné un sac entier de livres. Il s'avère que c'est justement " Petit traité de toutes vérités sur l'existence" !
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Déc - 16:03

Lis le par petits bouts, sinon, c'est indigeste, même marrant;
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Déc - 16:13

Dès que j'aurai fini mes livres en cours. Mais je vais suivre ton conseil !
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 23 Déc - 12:21


Fred Vargas. - Page 2 Avt_fr10


Déniché hier, une interview expressive ( de qui ? hum, j'sais plus ! mais je mets des guillemets) de Fred Vargas, mon idole ! non seulement cette femme est géniale en "rom pol" mais en plus elle est calée ( CNRS quand même) altruiste ( elle a fait de très sérieuse recherches pour limiter la contagion de la grippe aviaire et en a déposé les conclusions sur le bureau du ministre) et humble, pleine de rêve et d'humour !



"Le rendez-vous est fixé dans le XIVe arrondissement. Forcément. Son fief. Celui où elle a grandi, celui où elle vit toujours, à deux pas de ce carrefour Edgar-Quinet, où se noue, sur fond d'épidémie de peste, l'intrigue de Pars vite et reviens tard, cet étrange best-seller qui l'a révélée au grand public, en 2001. Nous sommes dans un bistrot anonyme, entre percolateur et banquettes en skaï, face à la gare Montparnasse. Fred Vargas est là, vêtue sans façons. Jeans, col roulé bleu marine, anorak à capuche bleu ciel (un modèle bulgare des années 1970?), cigarette à la main: qui, au comptoir, irait imaginer que cette petite femme aux yeux marron et au sourire ironique a vendu cinq millions de polars en quelques années? Qu'ils sont traduits dans trente-cinq pays? Que les producteurs se les arrachent pour les porter sur grand écran? "Vous allez vite comprendre que je n'ai pas la grosse tête. J'ai un ego gros comme une lentille", attaque-t-elle d'emblée.

Pourtant, il y a un mystère Vargas. Au fil des interviews et des portraits qui lui sont consacrés, ce sont toujours les mêmes formules et le même petit folklore qui ressurgissent. En "Vargas" dans le texte, et par ordre d'entrée, on y croise sa "jume" adorée - comprendre sa soeur jumelle, Jo, peintre -, ses "rom-pol" - abréviation de roman policier - expédiés en trois semaines

Timide mais incorrigiblement bavarde, faisant assaut de modestie mais théorisant à tout crin, féministe fascinée par la structure des contes de fées, intello et popu, viscéralement de gauche mais amie de François Bayrou: les strates qui composent Fred Vargas, archéologue dans le civil, sont multiples et accidentées. De là, sans doute, cette voix unique dans le polar français.

A la maison, pourtant, c'est peu de dire que l'on préférait la collection Blanche à la Série noire. "A 13 ans, on nous faisait lire Nerval", résume-t-elle. Chez les Audoin-Rouzeau - Vargas est un pseudonyme qu'elle empruntera au personnage d'Ava Gardner dans La comtesse aux pieds nus - on voue un culte à la littérature. Le père, Philippe Audoin, est un Pic de La Mirandole qui fréquente assidûment les surréalistes. On lui doit d'ailleurs plusieurs ouvrages savants, dont un Breton (Gallimard) et un Huysmans (Veyrier). "Il était monstrueusement cultivé, intellectuel jusqu'au bout des ongles et doté d'un sens de l'humour ravageur", se souvient le romancier Marc Dugain, auteur d'Une exécution ordinaire. Le jeune Dugain fréquente depuis toujours le clan Audoin-Rouzeau: la mère de Fred est sa marraine et il considère cette dernière comme sa "soeur". Etrange destin, les deux inséparables amis d'enfance, qui vont fêter leurs cinquante ans cette année, trustent aujourd'hui côte à côte les sommets des listes de best-sellers.

Dans l'effervescence de l'après-68, le père aux inclinations libertaires reçoit toutes sortes d'écrivains, de musiciens et de peintres. Stéphane, le frère aîné, Jo et Fred, les jumelles, et Marc, l'ami de toujours, observent, écoutent, absorbent comme des éponges. "On était des enfants de "bourges", bien sûr, mais on étouffait dans cette France pompidolienne. Attention, nous n'avonsjamais été trotskistes ou maoïstes! On rêvait plutôt de fonder un phalanstère", raconte Marc Dugain. On retrouve d'ailleurs la trace de ce fantasme adolescent dans les polars de Fred Vargas - que l'on songe à l'improbable petite communauté de la pension de la place Edgard-Quinet dans Pars vite et reviens tard ou encore aux "évangélistes" de Debout les morts. Fred Vargas a toujours adoré les clans - clan familial jadis, clan du polar aujourd'hui.

L'adolescente écume les ciné-clubs - Mort à Venise, Deep End, Le guet-apens, Family Life, se gave de musique - Beatles plutôt que Stones, Janis Joplin, mais aussi Gustav Mahler - et, bien sûr, lit jour et nuit. "Rousseau, Hemingway et Proust, ma trilogie magique", se souvient-elle. Clin d'oeil littéraire, ses chats portent tous des noms tirés de l'oeuvre de l'hilarant P. G. Wodehouse.

A l'époque, Fred s'essaie brièvement à la bande dessinée et tâte de l'accordéon. Plus tard, lors de festivals de polar, de Lamballe à Saint-Nazaire, les habitués des fins de soirée arrosées auront droit à ses interprétations savoureuses de Fréhel ou de La fiancée alsacienne, une chansonnette revancharde de 1870 ("Prussien, mon c?ur n'est pas pour toi!"). On la croise d'ailleurs souvent, étui d'accordéon à la hanche, aux cours de Leroi-Gourhan, au Collège de France. Fred se lance dans de longues études d'archéologie, jusqu'à devenir une archéozoologue réputée du CNRS (qui lui décernera même sa médaille de bronze). "J'ai passé des mois à trifouiller des intestins de puces pour étudier l'épidémiologie de la peste", sourit la romancière. La très sérieuse spécialiste du monde médiéval Frédérique Audoin-Rouzeau publie alors, dans des revues savantes, des articles aux titres aussi glamour que La taille du b?uf domestique en Europe de l'Antiquité aux Temps modernes ou Le rat noir (Rattus rattus), les voies du commerce et de l'expansion de la peste. "On retrouvera dans ses romans cette capacité clinique à disséquer les choses", analyse Marc Dugain. "Elle gardera ce goût pour les grandes peurs ancestrales comme le loup, le diable ou la peste, ce qui lui conférera une place à part dans le polar", complète son ami Claude Mesplède, auteur d'un monumental Dictionnaire des littératures policières (Joseph K.). Mais pour les best-sellers, il faudra attendre encore un peu...

Un beau jour, pourtant, Fred rentre à la maison un manuscrit sous le bras. "Tu as écrit une connerie?" interroge ce père qui méprise la Série noire. "Oui", répond-elle avec sa franchise habituelle. La "connerie" s'appelle Les jeux de l'amour et de la mort, une histoire de meurtre dans les milieux de la peinture. Poussée par une amie, elle va le présenter au Festival du film policier de Cognac, en 1986. Miracle, il décroche le prix du roman policier. La récompense lui est remise sur scène par Léo Malet et Andréa Ferréol. "Allez, il faut dire un petit mot", lui souffle le père de Nestor Burma. Pétrifiée de timidité, littéralement soutenue par les épaules, d'un côté par Ferréol, de l'autre par Malet, Fred aperçoit, au premier rang, Robert Mitchum, invité d'honneur du Festival. Le grand "Mitch", son idole. Celui dont elle collectionne même les mauvais films. Alors, elle se lance: "Eh bien, s'il suffit de signer un roman policier pour voir Robert Mitchum en vrai, je crois que je vais en écrire une douzaine..."

Aujourd'hui encore, quand elle raconte la suite, on peut voir des étoiles dans ses yeux: "A ce moment-là, je l'ai vu se lever et venir lentement vers moi, comme dans La rivière sans retour, me prendre dans ses bras et m'embrasser!" La photo du baiser hollywoodien trône toujours chez elle. Malet-Mitchum: pouvait-on rêver parrainage plus approprié pour une romancière cinéphile et amoureuse des vieux quartiers de Paris?

Publiés au Masque, ces Jeux de l'amour et de la mort - que l'auteur a d'ailleurs quasiment reniés depuis - font une entrée bien timide dans les librairies. Avec ce prénom, tout le monde est d'ailleurs persuadé que l'auteur est un homme. "Vargas, lui, joue le jeu avec sincérité", écrit par exemple Michel Lebrun, dans L'année du polar 1987. La romancière embraye sur L'école du crime et Ceux qui vont mourir te saluent, mais tant Le Masque que les autres éditeurs sollicités refusent alors ces deux manuscrits.

Pas découragée pour autant, Fred imagine un nouveau personnage, solitaire et tout en nonchalance, le commissaire Adamsberg (voir encadré page suivante). Adamsberg... Laissons Fred Vargas raconter les premiers pas hésitants de ce héros appelé à un grand avenir: "L'aventure dans laquelle il apparaît s'intitulait L'homme aux cercles bleus. Comme les grands éditeurs me reprochaient d'écrire des romans "atypiques", je l'ai proposé à un éditeur, qui dirigeait une petite collection chez Hermé. Il l'a publié mais, sept jours plus tard, la maison a fait faillite. Le roman n'a quasiment pas été distribué. J'ai juste pu en racheter une caisse, à cinquante centimes le volume. Je l'ai posée dans un coin, chez moi." On a connu naissance plus triomphale...

Heureusement, va survenir la rencontre avec Viviane Hamy. L'éditrice étrenne justement Chemins nocturnes, une nouvelle collection policière. Elle publie Vargas. Le succès va être très progressif: 1 000 exemplaires pour Debout les morts, 8 000 pour Sans feu ni lieu et, soudain, en 1999, 50 000 pour L'homme à l'envers, variation policière autour de la peur du loup. "Je pensais que je ne ferais jamais mieux", se souvient la romancière. Légère erreur d'appréciation: le suivant, Pars vite et reviens tard s'écoule à 330 000 exemplaires! Le phénomène Vargas est en marche.

Malgré le succès, la "polarchéologue" ne va rien changer à ses habitudes. Elle roule toujours à vélo ou dans sa vieille Clio "un peu pourrave", déjeune à la pizzeria de l'avenue du Maine et porte, donc, d'improbables anoraks bulgares. Son dernier roman, Dans les bois éternels, sorti l'an dernier, a beau lui avoir rapporté plus de 500 000 euros, selon nos estimations, ses amis sourient en l'entendant encore lancer parfois, sortant d'un restaurant: "Allez, avec mes droits d'auteur, ce soir, on s'offre un taxi!" Tout juste a-t-elle consenti à s'adjoindre les services d'un agent réputé;

Les habitudes d'écriture, elles non plus, n'ont guère varié. "Les premières bribes me viennent lorsque je rêve, allongée. Ce ne sont encore que des îlots épars, sans aucun lien. Pour Pars vite et reviens tard, tout a commencé par l'image d'un marin breton échoué à Paris. Puis l'idée de la peste est venue se greffer là-dessus. Avant de commencer à écrire proprement dit, il me faut impérativement l'assassin. Alors, je me lance." De nuit, dans l'atelier qu'elle a longtemps partagé avec sa soeur jumelle, Jo, toujours à deux pas du cimetière Montparnasse, ou, depuis qu'elle s'est mise en disponibilité du CNRS, au calme, en Normandie. En trois semaines, sans véritable plan - "avec la grande angoisse de la page 150, où tout bascule" -, à raison de quinze heures par jour, le premier jet est bouclé. Il est alors soumis à Jo, qui agrémente les marges de petits smileys - ou d'ironiques: "peut mieux faire" - puis repris et corrigé, présenté à nouveau à la soeur jumelle, etc. Cela peut durer trois mois jusqu'au moment où Jo s'écrie: "C'est bon, on ne touche plus à rien!" Marc Dugain et un ou deux proches font alors une ultime relecture.

"Son succès ne doit rien au hasard, analyse Claude Mesplède. Elle refuse les modes, la facilité du fait divers ou des arcanes de la procédure et invente son propre monde, entre poésie et exorcisme." Un charme salué par de grandes pointures anglo-saxonnes: "Val McDermid et Graham Hurley aiment beaucoup ce qu'elle écrit, la responsable du Masque. En décollant parfois du réel, elle parvient à toucher un lectorat qui dépasse largement celui du polar traditionnel." Adulée par le public - elle signe à la chaîne lors des séances de dédicace -, soutenue depuis toujours par Le Monde et Télérama, elle suscite une étonnante unanimité.

Sous ses airs désinvoltes, pourtant, l'univers de Fred Vargas est fortement structuré. L'archéologue du polar peut savamment disserter pendant des heures sur l'essence du roman policier à travers les âges. On résume: aux temps préhistoriques - on vous avait prévenu... -, l'homme dessine sur les parois des grottes pour exorciser ses peurs; plus tard, le conte médiéval met en scène forêts inextricables et dragons, à travers lesquels un preux chevalier, venu de nulle part, devra se frayer un chemin jusqu'au château et sa princesse; le roman policier ne serait que l'épigone de cette tradition immémoriale: au milieu d'un lacis de fausses pistes, le héros écarte le "danger vital" et rétablit une forme d'harmonie universelle. "En fait, j'écris des contes pour adultes, une littérature-médicament que l'on ingurgite avant de s'endormir, apaisé", résume notre structuraliste du XIVe arrondissement.

On comprend mieux pourquoi il est si difficile de rattacher Vargas à une tradition. "Il y a un peu de Pierre Véry en elle", risque François Guérif. Peut-être aussi un petit côté "réalisme poétique" des faubourgs à la Prévert (après tout, l'auteur de Paroles n'est-il pas l'inventeur du nom Série noire?). En tout cas, peu d'affinités avec les queens of crime anglo-saxonnes. Au risque de surprendre, elle confesse en revanche une certaine fascination pour Agatha Christie - "Je ne suis pas encore parvenue à percer le secret de cette incroyable mécanique" - et des amours de jeunesse, jamais démenties, pour Arsène Lupin et Sherlock Holmes





Ainsi va Fred Vargas, l'esprit sans cesse en ébullition. Entre deux bouffées de cigarette, penchée au-dessus de la table du petit café de Montparnas
se, elle soupire: "En fait, j'ai beaucoup de mal à me défaire de mon côté intello. Le seul moyen que j'ai trouvé jusqu'à présent, c'est de me mettre dans la peau d'Adamsberg. Ces temps-ci, je suis dans la phase de cogitation. Il y a deux ou trois idées qui me trottent dans la tête. J'espère m'y mettre pour de bon cet été. Au fond, écrire me repose de moi-même."

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Fred Vargas. - Page 2 Vide
MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeMer 6 Aoû - 17:24

Comme la saison s'y prête, avec un climat hésitant propice aux orages, à la touffeur, j'ai été dénicher ma pile de "rompol" de Fred Vargas, et comme il n'y a pas de vraie fiche sur mon préféré, en voici une =

Fred Vargas. - Page 2 97822910

Pars vite et reviens tard n'est pas le premier roman de Fred Vargas, c'est simplement le premier que j'ai lu;
J'avais entendu parler du film et en avais vu des extraits qui m'avaient semblés appartenir à un film original; pour Noël, j'ai donc acheté le livre pour mon fils grand cinéphile devant l'éternel; il ne l'a pas lu, il n'aime pas les romans policiers;
Et puis, j'ai vu le film à la télévision - un bout- et j'ai adoré Michel Serrault et Garcia; qui ne les aime pas ? un soir de disette livresque, j'ai donc été emprunter le livre;
Je l'ai adoré, c'est - je pense- mon préféré;

Chercheuse au CNRS et brillante intellectuelle, Fred Vargas écrit dit-elle "pour s'en sortir"; on peut la comprendre;
Seulement, voilà, elle a un "don" un vrai;
On peut posséder une inventivité véritable, voire étourdissante, un style magnifique, et on peut échouer dans l'écriture et ne pas "réussir" un livre; quelque chose manque, ou les éléments sont discordants, ou pas en phase;
Fred Vargas, dès les premiers mots, réussit un fil magique tissé avec d'humbles moyens mais qui emprisonne le lecteur dans un cercle enchanté......Humour déjanté, vision du monde, humble, tendre, décalée, fantaisiste, son roman vous retient dans un univers où se côtoient les pauvres types, les animaux, les rues de Paris, mais aussi les songes, les rêves, les pensées;

Jos Le Guern est un marin; un ancien marin à poisse; un très bon marin dont le bateau a coulé, tragiquement, parce que son armateur ne voulait pas y faire de réparations; deux hommes y ont péri et Jos Le Guern a failli en tuer un troisième, à mains nues, l'armateur; prison, fini, coulé, cassé Jos Le Guern, comme son bateau;  alors, il est monté à Paris, et un soir de cuite, s'est retrouvé dans les vapeurs d'alcool au coude à coude avec un fantôme; celui de son arrière arrière grand père; chez les Bretons, c'est comme ça, les soirs de cuite, les aïeux comprennent que ça ne tourne pas rond chez vous, et ils viennent vous tirer par les pieds; bref, au terme d'un conciliabule aviné et assez laborieux, l'ancêtre finit par fixer dans la tête de Jos Le Guern une idée = se faire "crieur public" ; après une sorte de résistance, Jos tente le coup et ça marche;
Seulement, voilà, parmi les nouvelles qu'il crie, les petites annonces à prix fixe, la météo marine, et le calendrier des naufrages historiques, se glissent d'étranges messages; oh, Jos a sa morale, il ne dit pas à la criée n'importe quoi; il évalue, les trucs tordus, à la poubelle; là, cependant, le prix est quadruplé, et, ma foi, même si les textes sont étranges, il est difficile de leur trouver un caractère franchement condamnable;
Alors, il les lit;
Cependant qu'un habitant de la petite place publique, intrigué par ces messages qui lui paraissent recopiés de textes anciens, prend l'habitude de les noter scrupuleusement sur un calepin;
Pas très très loin, on installe les locaux d'un nouveau commissariat, une brigade criminelle; avec à sa tête le commissaire Adamsberg; un type doué aux succès qui ont fait sa réputation, en dépit d'un caractère de "pelleteux de nuages" et d'un comportement dont la nonchalance et la distraction font criser son adjoint Danglard, malgré  l'attachement qu'il lui voue;
Le commissariat est en travaux, la brigade s'installe, Adamsberg incapable de retenir le nom de ses hommes les note soigneusement sur son petit carnet, avec un descriptif physique, histoire de pouvoir appeler par son nom le lieutenant à qui il parle; Danglard, lui, installe les ordinateurs; banalité......
Et puis, une brave dame pousse la porte du commissariat avec timidité;
Sur le point d'être refluée par les policiers, un fragment de ce qu'elle raconte retient l'attention du commissaire qui passe par là;
Juste une histoire de "tag" sur des portes; peu de choses, mais .......Elle dessine alors de façon bien ressemblante un grand 4 à l'envers, avec une jambe barrée de deux traits, et les initiales CLT, notées en bas, comme une signature;
Sous les yeux excédés de Danglard, Adamsberg reste songeur, puis part faire photographier ces étranges chiffres;

C'est le début d'une enquête étrange, drôle et tragique, inattendue, passionnante; d'étranges personnages tendres truculents, décavés croisent notre route; un cabaretier normand, un ancien taulard érudit qui fait de la dentelle, un vendeur de skate board simple d'esprit, des historiens érudits et aides -ménagères durant la journée, une vieille grand mère déroutante, et bien sûr des victimes, étranglées et, étrangement noircies au charbon de bois;

Si vous n'avez jamais lu un roman policier de Fred Vargas, commencez par celui-ci, il en vaut vraiment la peine;


UN EXTRAIT ICI


Dernière édition par Elisabeth le Lun 18 Aoû - 17:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeVen 15 Aoû - 18:49

Je vais écouter ton conseil et commencer par celui-ci.
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeVen 15 Aoû - 19:10

Il est vraiment très très réussi, et la façon dont elle utilise le moyen-âge est très intéressante; MP
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 25 Aoû - 16:47

Fred Vargas. - Page 2 Arton210

Dans les bois éternels de Fred Vargas, fait suite à Sous les vents de Neptune

Dès le début, s'affiche la suite de l'intrigue de Sous les vents de Neptune et, ici, chose nouvelle, s'affiche aussi le côté fantastique des "rompols" de Fred Vargas;

Adamsberg, dans le jardin de la vieille maison qu'il vient d'acheter pour Camille et Thomas ( Tom, son fils) s'y rencontre avec son voisin, venu, pétri de curiosité, le prévenir que sa maison est "hantée" ; hantée par Sainte Clarisse, une religieuse du XVIIIème siècle, qui y égorgea sereinement 7 femmes âgées, avant d'être tuée par le fils - méfiant et costaud- de la huitième;
Une "ombre" rôde donc dans le vaste grenier et fait perdre l'esprit aux femmes qui habitent la maison, déjà trois d'entre elles y ont mis fin à leurs jours;
Il en faut plus pour "chiffonner" comme il le dit, le commissaire, qui aurait tendance à trouver là un attrait de plus à la maison;

Mais, au sein de sa paisible incrédulité, le mot "ombre" éveille cependant des échos en lui; D'autres échos; bien différents;
Car une "ombre" pèse sur ses jours, un "flou", un "brouillard" sombre......
Les Stups et lui se disputent deux cadavres, deux SDF, retrouvés égorgés dans des impasses et que rien ne relie, si ce n'est qu'ils ont tous deux de la terre sous les ongles, et que le mode opératoire de leur assassinat est identique; et, préoccupé, Adamsberg sent rôder autour de lui une "ombre", qui a, sent-il, quelque chose à voir avec ces deux assassinats;

C'est le début d'une enquête folle, époustouflante, durant laquelle des personnages hors norme vont jouer leur rôle;
L'un des immenses talents de Fred Vargas est sa faculté de tirer de son imaginaire des créatures totalement inattendues, pittoresques, à la limite du crédible - y compris dans un conte de fées pour miséreux- et de leur insuffler une telle vérité et une telle force logique dans leur psychologie, que la lecture achevée, on se demande si nous ne passons pas à côté de la VRAIE réalité; si nous ne devrions pas nous aussi, nous interroger sur les choses et les êtres, nous sentir l'envie de lorgner nos voisins sous le nez en nous demandant qui ils sont, en fait, s'ils nous disent bien tout et ne dissimulent pas, eux aussi, un passé douteux et des actes innommables;

La magie "Vargas" contamine tout ce qu'elle touche, y compris le règne animal = Ici, par exemple, le chat de Camille ( gros chat blanc hypersensible) devenu le protégé de Danglard, l'adjoint du commissaire, va se révéler digne des exploits de son ancêtre le Chat Botté et, rampant, terrorisé, sur des kilomètres, retrouver sa maîtresse adorée, truffe au sol, suivi par plusieurs voitures de police et un hélicoptère;  
Comme d'habitude, aussi, l'enquête va se cristalliser  autour d'une énigme du passé = un grimoire célèbre qui renferme, à la vue de tous, l'équation et les ingrédients et recette de la vie éternelle; pas moins;
Lorsque la lecture s'achève on repose les pieds par terre et on se demande, éberlué et enchanté "où va-t-elle chercher tout ça ?"


Un extrait = ICI
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Elisabeth
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 29 Sep - 17:01

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Sans feu ni lieu de Fred Vargas


Ici, pas encore de commissaire Adamsberg pour mener l’enquête, mais des personnages récurrents aux 3 premiers romans : Louis Kehlweiler, dit l’Allemand, toujours accompagné de son crapaud Bufo, et les trois évangélistes, Lucien, Marc et Matthias, historiens doctorants et chercheurs désargentés et au chômage, qui habitent 3 étages ( répartis de façon chronologique) d’une même maison = "la baraque pourrie";
L’histoire est assez brillamment menée, pleine d’humour, originale, décalée avec ravissement;
Le début est alléchant, ce pauvre idiot de Clément Vauquer qui semble accusé à tort de plusieurs meurtres de femmes, et qui vient trouver refuge auprès de Marthe, ex prostituée qui l’a élevé. Elle va le défendre bec et ongle, même si beaucoup de charges pèsent contre lui, et convaincre ses amis de mener l’enquête =
C'est un crétin ou quoi, ce type ? Louis Kehlweiler s'énerve. Cette histoire ne tient pas debout ! Il ne fait de doute pour personne que Clément Vauquer est bel et bien coupable des deux meurtres dont on l'accuse. En outre, la police possède son signalement, il ne restera pas longtemps en cavale. Oui, mais Clément, l'accordéoniste demeuré, est un protégé de la vieille Marthe... Cela suffit pour que Kehlweiler demande à Marc, Lucien et Mathias de cacher le fugitif quelques jours. sans moufter, les évangélistes s'exécutent, prenant sous leur aile avec une sympathie détachée le malheureux Clément, et ne semblant pas s'alarmer outre mesure de la possibilité qu'il soit un dangereux psychopathe......Lucien le laisse sortir à la nuit tombée " pour lui rendre sa dignité" et Mathias l'occupe avec lui au sous sol à recoller des fragments préhistoriques brisés;
Durant ce temps, le 3 ème évangéliste entre deux paniers de linge à repasser - il faut bien gagner sa soupe- cavale sur les traces de "l'Allemand" à Nevers, pour reprendre toute l'affaire à son début;
Fred Vargas n'a pas attendu l'arrivée du "pelleteux de nuages" Adamsberg, pour tricoter un univers douillet, fraternel, décalé et dérisoire dans lequel on se réfugie aves délice.....
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 9 Mar - 16:25

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L'homme à l'envers Fred Vargas


Nous sommes fin Juin, et la chaleur est déjà accablante dans le Parc du Mercantour;
Lawrence, un scientifique canadien qui se destine habituellement à l'étude et à la protection des grizzlis dans le Nord Canadien va voir s'achever son séjour et le permis qui lui permet de résider en France; voilà 6 mois qu'il a consacrés à l'étude et la protection des loups du Mercantour; il s'est peu à peu laissé ensorceler par ces animaux et en compagnie des autres gardes, il les suit prend des notes et observe leur évolution;
Ces quelques loups une quarantaine environ, sont, à l'origine venus il y a des années des Abruzzes Italiennes en traversant les Alpes; ils se sont implantés en France et s'y sont reproduits;
Lawrence s'est pris d'affection pour eux;
Il s'est pris aussi d'affection pour Camille Forestier, une jeune française qui vit avec lui et compose des musiques de films et effectue aussi des travaux de plomberie;
Cependant, depuis quelques temps les éleveurs observent des massacres de moutons - des brebis uniquement- et ils sont inquiets;
En compagnie des autres gardes, Lawrence s'interroge quels sont ceux des loups qui s'attaquent aux brebis et pourquoi ?
Lorsque ces exactions se multiplient, puis qu'une éleveuse Suzanne est retrouvée égorgée, la peur et la colère enflamment les habitants;
Une gigantesque battue s'organise et va déraper vers une hantise = est-ce bien un loup gigantesque qui s'attaque aux hommes et aux bêtes ? ou alors, y aurait-il un monstre ancestral, un loup-garou ?
A Paris, cependant, le commissaire Adamsberg, traqué lui aussi par une folle qui veut le tuer est intrigué par ces reportages qu'il suit à la télévision; les loups, lui l'homme des Pyrénées, il connaît;
C'est le début d'une étrange affaire, une chasse au monstre, cocasse, naïve terrifiante......
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 9 Mar - 16:48

Il faut absolument que je me mette au-dessus de ma PAL un bouquin de Fred Vargas !
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 9 Mar - 16:58

D'après moi, tu devrais aimer.....C'est plein d'humour ! c'est original, bien écrit; mais bon, chacun son rythme, il y a plein d'oeuvres que j'ai tardé ( et encore !) à découvrir;
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 9 Mar - 17:02

C'est surtout qu'il y en a tellement à lire que j'en oublie certains. Mais là, ça y est, j'ai placé en tête celui que tu m'avais conseillé.
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 9 Mar - 17:05

Si c'est Pars vite et reviens tard , je pense oui, tu devrais vraiment aimer ( moyen-âge);
Mais il y a tant de choses qui entrent en ligne de compte......
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeLun 9 Mar - 17:08

Oui, c'est bien celui-ci en effet.
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeSam 14 Mar - 15:32

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Temps glaciaires  Fred Vargas


Depuis  L'armée furieuse une enquête hallucinante inspirée par le mythe de " la chasse sauvage" ou "la chasse maudite" (   http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_fantastique  )  écrit et publié en 2011, elle n'avait plus rien publié;
4 ans et un nouvel éditeur plus tard ( Viviane Hamy ayant cessé de l'éditer sur d'obscurs motifs) Fred Vargas revient auprès de son public fidèle avec ce policier dont la critique salue l'inventivité jamais en défaut;
Le roman s'ouvre sur les efforts désespérés d'une vieille femme qui tente d'atteindre la boite aux lettres pour y poster son courrier; on comprend tout de suite en suivant cette description assez dramatique que la lettre que veut poster - seule- Alice Gauthier est lourde de son poids de destin;
Et puis quoique qu'elle défaille juste au moment d'atteindre son but, la lettre est postée par la passante qui vient à son aide;
Bref, trois jours plus tard pas moins, Alice Gauthier est retrouvée dans sa baignoire les poignets tranchés après un apparent suicide;
Et nous voilà au seuil d'une nouvelle enquête où les flics débonnaires mais finauds reniflent quelque chose de bizarre, ce quelque chose ne tardant pas à dériver lentement mais sûrement jusqu'au bureau du commissaire Adamsberg, qui, chacun le sait "attire" infailliblement les trucs "bizarres" comme si ils étaient guidés vers lui par des forces obscures;
Il y aura dans cette dernière enquête beaucoup de choses obscures, enchevêtrées, comme "une grosse pelote d'algues séchées" dira Adamsberg;
Et il aura beaucoup de mal à trouver pour le guider une fil sorti de cette pelote et qui ne casse pas entre ses doigts;
Nous cheminerons ainsi à sa suite de l'Islande - une île maudite- à la France du XVIIIème siècle ressuscitée par un étrange comptable descendant présumé - et traumatisé- de Maximilien Robespierre;

J'ai bien sûr, beaucoup apprécié, mais je ressens le besoin de prendre du recul, je ne perçois pas dans ce dernier roman la si forte unité qui conduit d'un mythe ré-écrit à ces sortes de contes terrifiants et ironiquement décalés dont Fred Vargas a le don;
A relire, donc;
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitimeSam 23 Mai - 16:20

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EXTRAITS



Soyons honnête, je n'avais jamais lu du Fred Vargas par préjugés (j'ai même longtemps cru que c'était un homme... c'est pour dire...). En effet, ce titre me faisait rire mais ne me donnait aucune envie de lire le contenu. Je me disais "et pourquoi pas Va faire les courses et n'oublie pas les carottes " ? Bref, il m'arrive ainsi de passer à côté de certaines lectures par bêtise (parfois c'est le nom de l'auteur qui me rebute... oui, je sais, c'est grave, Doc !) Heureusement que certaines personnes ne réagissent pas comme moi et qu'elles ont eu raison de mon entêtement. Il faut dire que pour cet opus, le mot magique a été prononcé : "Moyen-Âge". Que voulez-vous, je n'y résiste pas ! Alors c'est quand même avec un certain scepticisme que j'ai ouvert ce roman, me demandant bien comment ma période préférée allait pouvoir intervenir dans un polar moderne... et j'ai tourné les pages à une cadence frénétique. Parce qu'il faut bien le dire, c'est bien fichu, bien ficelé et j'ai vraiment aimé. Oui, oh, je vous vois arriver avec vos grands sabots, vous allez dire que tant qu'il y a du Moyen-Âge, cela ne peut que me plaire. Eh bien non ! Car on a tellement surfé sur la vague des romans historiques que l'on peut lire tout et n'importe quoi. Quant aux polars, je deviens difficile pour en avoir lu une flopée. 

Sous une écriture en apparence légère, notre romancière sait parfaitement travailler la psychologie des personnages et jouer sur les nerfs du lecteur. C'est bien écrit, très fluide et agréable à lire. Il ne me reste plus qu'à aller voir ses autres livres maintenant ! 
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MessageSujet: Re: Fred Vargas.   Fred Vargas. - Page 2 Icon_minitime

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