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Eduardo Berti - (Argentine).

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Masques de Venise
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MessageSujet: Eduardo Berti - (Argentine).   Lun 26 Mar - 14:22

Né en 1964 à Buenos-Aires, en Argentine, Eduardo Berti a débuté en 1983 en tant que journaliste dans le supplément du journal "Cerdos y Peces" de la revue "El Porteño. De 1987 jusqu'à 1992, il devient un collaborateur permanent de la revue "Página/12."

En 1988, il tente un essai avec "Spinetta, Crónicas e iluminaciones" édité chez AC, à Buenos-Aires. En parallèle, il tient une chronique sur une radio libre : "El Bulo de Merlín." En 1990, il publie un autre essai, "Rockología", sur les années 80. Par la suite (en 1992), il collaborera à la réalisation de documentaires sur l'histoire du rock argentin.

Dans "Los pájaros" qui sort aux éditions Beas en 1994, il rassemble plusieurs nouvelles
mais, dès l'année suivante, retourne à la confection de documentaires. Il ne publiera plus avant 1997 et ce sera "Agua", son premier roman, publié par les éditions Tusquets, à Barcelone. Le thème : l'installation de l'électricité dans un petit village portugais que refuse le parti des cléricaux, aussi bien notables que paysans qui voient là une diablerie. Il sortira chez Grasset en 1999 sous le titre "Le Désordre Electrique.

En 1998, Berti s'installe à Paris où il restera jusqu'en 2006. Il planche sur "La Mujer de Wakefield" ("Madame Wakefield", toujours chez Grasset, en 2001), réécriture d'un conte de l'Américain Nathaniel Hawthorne encensé par Borges comme une préfiguration de Melville et Kafka. Sorti dès 1999 en Argentine et en Espagne, "Madame Wakefield" compte parmi les meilleurs livres de l'année 2000 et sera sélectionné pour le Fémina Etranger en 2001.

Après "La Vie impossible", nouveau recueil de nouvelles, Berti revient au roman avec "Tous les Funes" (publié en France chez Actes Sud), un roman onirique dans la veine de Borges.

Enfin, après avoir écrit le scénario de "Nordeste", le premier film de Juan Solanas, il publie cette année, toujours chez Actes Sud, "Rétrospective de Barnabé Lofeudo."


_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



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MessageSujet: Madame Wakefield   Lun 26 Mar - 14:46



Madame Wakefield
Traduction : Jean-Marie Saint-Lu


ISBN : 978-2742765355

Extraits
Personnages


En 1835, dans la lignée du "Rip Van Winkle" de Washington Irving, père de la littérature américaine, Nathaniel Hawthorne, dont l'un des aïeux avait été parmi les juges des fameuses "sorcières" de Salem, imagina un conte mi-fantastique, mi-absurde, où un homme, Charles Wakefield, quitte un jour le domicile conjugal sans rien dire, sans même aucun motif avoué, pour s'en aller vivre dans la rue voisine.

Dans "Madame Wakefield", Eduardo Berti reprend le conte mais le restitue du point de vue de l'épouse délaissée qui, on s'en doute, dès lors qu'elle réalise que l'homme à perruque roussâtre qui déambule dans Grub Street et qui ressemble tellement à son mari disparu sans tambour ni trompettes est réellement son époux, n'arrête pas de se poser des questions.

Elle va s'en poser pendant très précisément vingt longues années,
feignant d'être veuve et refusant dans la foulée la demande en mariage d'un ecclésiastique séduit par sa réserve et son deuil, le révérend Webster. Et, au-delà des vingt années, son mari sonnera à la porte, elle lui ouvrira, tout rentrera dans l'ordre pour le souper et, le lendemain matin, il sera mort dans son sommeil.

Sans que ni Mrs Wakefield, ni Amelia, sa servante, ni bien sûr le lecteur n'aient compris les raisons qui avaient poussé notre étrange héros à quitter son foyer.

Seul indice - enfin, si l'on peut dire : l'exemplaire de "Don Quichotte" qui, avec quelques vêtements, était la seule chose que Wakefield eût emporté pour tout viatique lors de sa si longue fugue.

Divisé en chapitres très courts, prenant parfois avec humour l'"estimé lecteur" à témoin, ce livre d'un peu moins de 250 pages nous pose donc une énigme qui ne sera jamais résolue à moins que nous ne trouvions tout au fond de nous-mêmes les raisons (la soif d'une "autre chose", la soif de liberté, la maladie mentale, qui sait ? ...) qui guident son protagoniste. On suspecte même parfois Wakefield d'être le fameux "Ned Ludd", leader invisible d'un mouvement populaire dirigé contre l'implantation des machines à tisser dans cette Angleterre qui, lorsque l'action débute, en 1809, est encore en guerre avec Napoléon Ier.


Kafka aurait fait certainement plus noir, plus étouffant. N'empêche : c'est vrai qu'il y a, dans "Madame Wakefield", quelque chose d'absurde qui le rappelle - à moins qu'il n'évoque Ionesco ou Beckett.  
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