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Alice & le Pickpocket - Caroline Quine (Caroline Keene)

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Masques de Venise
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Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Alice & le Pickpocket - Caroline Quine (Caroline Keene)   Mer 16 Nov - 13:30



Titre Original : The Clue In The Jewel Box
Texte français : Hélène Commin
Illustrations : Albert Chazelle


ISBN : non cité - Editions Hachette Bibliothèque Verte 1963

Notre Opinion
Personnages


Citation :
[...] ... Quatre heures sonnèrent lorsqu'Alice et ses amies se présentèrent chez Mme Alessandro. Louisa ouvrit la porte et leur fit une petite révérence en les priant d'entrer.

- "Madame vous attend au salon," annonça-t-elle avec cérémonie.

Bess et Marion étaient fort intimidées, connaissant à présent la qualité de leur hôtesse. Mais celle-ci les mit à l'aise par son accueil simple et bienveillant.

- "M. Faber m'a téléphoné ce matin," dit-elle à Alice. "Je suis très contente que vous soyez allée chez lui.

- J'y ai vu des choses superbes," fit la jeune fille. "Il a promis de me procurer le cadeau que je veux offrir à mon père.

- Je sais aussi que, sans le vouloir, il vous a révélé mon identité," continua Mme Alessandro. "Et je vous saurais le plus grand gré de n'en parler à personne. C'est pour éviter toute publicité que je suis venue me réfugier ici, dans votre belle ville.

- Est-ce pour cela qu'on n'entend jamais Louisa dire "Votre Majesté" en s'adressant à vous ? N'est-ce pas contraire à tous les usages ?" demanda Bess.

- "Si," répondit Mme Alessandro. Elle se tut un instant, les yeux baissés. Puis elle se ressaisit et poursuivit, souriante : "En arrivant en Amérique, j'ai décidé d'adopter les usages de votre pays et je suis devenue tout simplement une vieille dame comme tant d'autres. Mais Louisa n'a pu s'y résigner : elle tient à m'appeler Madame Marie, en souvenir du temps où j'étais la reine Marie."

Lorsqu'on servit le thé, Alice et ses amies s'efforcèrent de ne pas manifester une admiration indiscrète devant le splendide service d'argent massif que la servante disposa devant sa maîtresse en grande cérémonie. Elles n'avaient jamais rien vu d'aussi somptueux. Délicatement ciselée, chacune des pièces portait sur l'une de ses faces un monogramme surmonté d'une couronne.

Tandis que ses invitées savouraient gâteaux et petits fours, Mme Alessandro évoqua avec mélancolie sa vie passée, puis la situation actuelle de son pays natal. Mais, écartant bientôt ces tristes pensées, elle commença à parler aux jeunes filles de ses trésors et de ses souvenirs. Elle semblait particulièrement attachée à une magnifique tapisserie, tissée d'un bleu profond et rehaussée d'or, qui représentait des danseuses.

- "Cet ouvrage fut exécuté tout exprès pour moi," expliqua-t-elle. "Et je lui attache autant de prix qu'à mon merveilleux œuf de Pâques."

Le regard d'Alice glissa rapidement vers le bonheur-du-jour, sur lequel se trouvait le bibelot, délicatement posé sur son piédestal d'or. La jeune fille, qui brûlait du désir d'en connaître le secret, hésitait pourtant à formuler sa requête.

- "Louisa, apporte-moi donc l'œuf rose," fit soudain Mme Alessandro, comme si elle avait pu lire dans la pensée de son invitée.

La servante obéit. Elle plaça l'objet sur un guéridon d'acajou, devant sa maîtresse.

- "Mes enfants, je vais vous montrer un véritable trésor," annonça celle-ci d'une voix douce. "Si vous voulez en connaître le secret, regardez !" ... [...]

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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



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MessageSujet: Re: Alice & le Pickpocket - Caroline Quine (Caroline Keene)   Mer 16 Nov - 13:54

Citation :
[...] ... Malgré le peu de sympathie que lui inspirait le jeune homme, Alice jugea qu'il convenait de le retenir à déjeuner.

- "Quand est-ce que je verrai ma grand-mère ?" demanda-t-il.

- "Bientôt, je l'espère. J'irai chez elle cet après-midi pour lui montrer ce que vous m'avez apporté.

- Voilà bien des complications !" observa-t-il d'un ton maussade. "Ce serait plutôt à moi d'aller la voir !

- J'ai mes raisons," expliqua Alice sèchement. "Si vous voulez que je vous aide, il faut attendre.

- Vous prenez des airs bien supérieurs, je trouve," continua M. Baume avec impatience. "Douteriez-vous de mon honnêteté ?

- Vos preuves me paraissent concluantes, monsieur. Mais votre grand-mère est naturellement la seule personne à pouvoir juger de leur authenticité.

- Elle n'aura aucune hésitation, j'en suis sûr," répondit M. Baume fermement.


A trois heures, cet après-midi-là, la fidèle Louisa introduisit Alice dans le salon de Mme Alessandro. Quelques instants plus tard, la visiteuse s'asseyait à une petite table devant laquelle la vieille dame était déjà installée. Elle y déposa avec précaution la lettre et le jouet que lui avait remis Francis Baume. Sa gorge se serra lorsqu'elle vit l'exilée caresser l'animal en peluche.

- "Mon petit Michel jouait avec cet agneau," dit l'aïeule, souriant à travers ses larmes. "Je le lui avais donné moi-même le jour de ses trois ans.

- Et la lettre ? La reconnaissez-vous aussi ?"

Mme Alessandro
ajusta ses lunettes pour examiner la feuille de papier.

- "Oui, c'est bien l'écriture de Nadia, la gouvernante de mon petit-fils," déclara-t-elle. "Aucun doute n'est permis : ce jeune homme dont vous m'avez parlé, Alice, n'est autre que mon cher Michel. Allez vite lui dire de faire ses bagages et de venir s'installer ici tout de suite.

- Mon Dieu, Madame Marie !" protesta Louisa faiblement. Et, voyant que sa maîtresse la regardait avec surprise, elle s'expliqua, confuse : "Je crains que cela ne soit bien précipité : vous allez vous fatiguer et puis, nous n'avons pas de chambre prête pour recevoir le prince Michel.

- C'est vrai," convint Mme Alessandro. "Quand mon petit-fils arrivera, ce sera une grande fête. Nous donnerons un dîner en son honneur ... Louisa, nous attendrons donc un jour ou deux. Prépare-toi à recevoir dignement le prince. De mon côté, je vais lui écrire une longue lettre."

Alice se risqua à indiquer qu'il serait peut-être souhaitable d'enlever certains des bibelots les plus rares, parmi ceux qui ornaient les pièces. Louisa approuva d'un signe de tête, mais la proposition parut déplaire à Mme Alessandro.

- "Il me semble que je puis avoir confiance en mon petit-fils," observa-t-elle froidement.

- "Certes, à condition qu'il s'agisse réellement de lui," rappela Alice. "Or, vous n'êtes pas encore certaine que M. Baume soit le prince Michel. Les preuves qu'il a fournies ont beau paraître concluantes, il n'empêche que ce garçon nous a peut-être trompées.

- Je réfléchirai à ce que vous m'avez dit," promit Mme Alessandro, rassérénée. ... [...]

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