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Patrice Leconte

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Lorenzaccio
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MessageSujet: Patrice Leconte   Ven 29 Juin - 16:09

Récemment, j'ai découvert deux films de Leconte (radicalement différents !)...

LES GRANDS DUCS
Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Jean Rochefort, Catherine Jacob et Michel Blanc
les personnages :
Trois vieux acteurs abonnés aux rôles minables sont prêts à tout pour remplacer au pied levé trois acteurs du même acabit (ou même pires), pour jouer trois rôles ridicules dans une pièce non moins mauvaise...
L'actrice vedette de cette pièce qui ne marche que parce qu'elle est là...
Un metteur en scène qui est le je-m'en-foutisme incarné...
Un auteur dramatique qui a repris la plume de papa et qui n'écrit que des navets, qui n'a plus un sou et qui veut saborder la pièce par quelque moyen que ce soit...
(présenté comme ça, on dirait du Lelouch )
Ce film est une grande comédie à l'italienne (je trouve !), qui s'amuse entre misère et faste du milieu cinématographique... ça a fait un vrai bide à sa sortie, certes, mais j’adore. Ne serait-ce que pour le trio Marielle-Noiret-Rochefort, ce film vaut son pesant de cacahuètes !


RIDICULE
Charles Berling, Jean Rochefort, Fanny Ardant, Judith Godrèche, Nernard Giraudeau
Ici, les vices sont sans conséquences, mais le ridicule tue.

Au début du règne de Louis XVI, les jeux à la cour se multipliaient : depuis la fin de règne de Louis XV, ce n’étaient que bals, jeux de société et salons mondains… Se développait alors le « bel esprit »...
Cette œuvre (oui, à ce niveau-là, ce n’est plus un film !) montre alors comment une absence d’esprit (ou de marque d'esprit) pouvait briser en un clin d’œil (ou en une simple chute) la vie à la cour… ou la vie tout court.
Pléthores de nominations z’et de récompenses amplement méritées…
D’aucuns rapprochent ce film aux caractères de la Bruyère ? Qu’est-ce que vous en pensez ? je n’l’ai pas encore lu, celui-là…
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MessageSujet: Re: Patrice Leconte   Jeu 1 Mai - 22:57

Dernier en date de Leconte : Une Promesse

Patrice Leconte a une filmographie plutôt variée, passer des Bronzés (entre autres) à Une Promesse n'est pas une mince affaire. Un drame fanco-belge réalisé par un français, tourné en anglais avec des acteurs britanniques et dont l'histoire se situe en Allemagne, d'après la nouvelle « La voyage dans le passé » de l'autrichien Stefan Zweig, il y a de quoi y perdre son latin.

Le trio de chic et choc de ce semi huis-clos se compose de l'immense Alan Rickman, de la douce Rebecca Hall et de Richard « Robb Stark » Madden. Ce dernier a abandonné la barbe pour ce rôle de jeune diplômé qui, en 1912, va intégrer l'entreprise de Herr Hoffmeister (Rickman) et faire tellement bonne impression qu'il va rapidement être promu secrétaire particulier du big boss et emménager chez lui. Outre l'ascension professionnelle, le jeunot va surtout pouvoir lorgner sur Frau Hoffmeister (Hall) de plus près, parce qu'il nous fait une petite fixette sur la madame. Puis voilà, le Herr s'en aperçoit à peu près mais ne dit rien et les voit se rapprocher, on se demande même s'il ne joue pas les aveugles. Mais bon, le jeune Zeitz (Madden) est envoyé sur ordre du chef au Mexique pour superviser une nouvelle usine (rien de nouveau, tout est dans la bande-annonce) et là, c'est le drame. La Frau fait alors la fameuse promesse : à son retour deux ans plus tard elle sera à lui. Sauf que la guerre éclate et le délai sera radicalement rallongé.

Les personnages évoluent dans les non-dits, les sentiments se voient mais ne sont pas dans la démonstration. Tout est dans la retenue. Mais décidez-vous! Le film est définitivement très lent ; la beauté des costumes et des décors, ainsi que le charisme de Rebecca Hall ne suffisent pas à faire oublier l'atmosphère à fleur de peau de l'histoire. Eh dire que Leconte était plus « optimiste » que Zweig..ça promet pour l'œuvre originale. Au final, que ceux qui cherchaient une romance enflammée passent leur chemin, les autres vous pouvez aller vous faire votre idée.

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Patrice Leconte

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