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Scott Cawthon & Kira Breed-Wrisley (USA)

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MessageSujet: Scott Cawthon & Kira Breed-Wrisley (USA)   Sam 14 Jan - 19:47



Five Nights At Freddy's : The Silver Eyes
Version Originale : Anglo-américain
Editions : Scholastic
Etoiles NB : *****


ISBN : 9781338134377

Extraits
Personnages


Ce livre est issu de quatre jeux vidéos, eux-mêmes suivis dans leur catégorie de un ou deux spin-off. Le seul jeu dont j'avais vu des extraits m'avait plu et ce livre m'a été offert pour mon Noël 2016 par ma petite Neko-Chan. En outre, je vous annonce qu'il sera suivi d'un sequel, par les mêmes auteurs (Cawthon étant le créateur du jeu primitif), fin juin 2017, ouvrage intitulé celui-là "The Twisted Ones" et que je compte bien me procurer. (Oui, je sais, en principe, c'est un roman pour "young adults" : et après ? Je lis toujours les "Contes" de Perrault et la comtesse de Ségur, vous savez ? Jelisavecplaisir )

En dépit de ma curiosité, je m'attendais à un résultat probablement inférieur au jeu. Eh ! bien, j'avais tort ! Le livre est déjà moins gore que peut l'être le jeu dans certaines scènes mais surtout, les auteurs sont parvenus à lui instiller cette atmosphère glauque et qui vous fait honteusement frissonner, voire paniquer, cette ambiance qui donne tout son charme au jeu-vidéo affraid . Mieux encore, le livre a le mérite de reconstituer en détails l'intrigue du jeu tout en vous permettant de revenir, lorsque vous le voulez, à ceux que vous n'avez pas bien saisis. En outre, autant que j'ai pu en juger, la fin reste "ouverte" et ça, pour moi, c'est toujours prometteur.

L'intrigue est à la fois classique, donc, avec une base simple (= la peur qu'inspirent toujours les marionnettes et automates dans le genre et cela depuis pratiquement la nuit de la Littérature Nyarknyarknyark ), et complexe, lorsque nous avançons dans le temps et que les enfants devenus adultes et qui avaient vu disparaître le jeune Michael, se retrouvent quelques dix ans après sa mort pour participer à l'inauguration du centre hospitalier qui portera désormais son nom. A l'exception d'un seul d'entre eux, tous ont quitté la petite ville américaine où se déroule l'action pour poursuivre leur études (et/ou oublier le passé). Celle que l'on peut tenir comme l'héroïne, Charlie, a vécu la fin de son adolescence à New-York ou dans une mégapole américaine de ce type. Aussi se retrouve-t-elle un peu déstabilisée à son retour : habituée à la jungle new-yorkaise, le calme, les petites maisons, les connaissances qu'elle retrouve, presque intacts, dans la cité qui l'a vue naître lui produisent un effet étrange.

Et c'est d'autant plus important que Charlie n'est autre que la fille de celui qu'on peut considérer comme le responsable - indirect, soit, mais patent - du drame survenu là jadis. Henry, le père de Charlie, qui s'est entretemps suicidé (à moins qu'il n'ait été "suicidé", qui peut savoir ? :talkingdevil: ), était un ingénieur de génie (sans jeu de mots idiot). De ses mains, sortaient des automates, des marionnettes qui semblaient pour ainsi dire vivantes. Dans le premier restaurant qu'il avait créé, très modeste, alors que Charlie était encore bien jeune et dont elle ne se souvient que par bribes, un "incident" s'était déjà produit. Que voulez-vous, les problèmes techniques ont toujours existé ...  Les parents de Charlie avaient alors fait leurs bagages et étaient venus s'installer dans la petite ville dont je vous parle depuis le début et là, Henry, incorrigible, n'avait pas pu résister. Il avait créé un restaurant-pizzeria qui avait très vite obtenu un succès d'ailleurs bien mérité, tant en raison de la qualité de ses plats et de son service que de l'originalité de son spectacle (entièrement assuré par des automates anthropomorphes dont raffolaient les enfants et qui avaient la taille d'adultes moyens) : "At Freddy's." Le restaurant avait été baptisé du nom de la vedette du show, Freddy Fazbear, un "animatronic" (je vous donne le terme anglais) à la bonne bouille d'ours rieur. Il y avait aussi le lapin, Bonnie, dont Charlie ne parvient pas à se rappeler si la fourrure était jaune ou brune ... Et puis quelques autres ... Et tout ce petit monde dansait, chantait, blaguait, servait, faisait rire et riait ...

... jusqu'au jour où le petit Michael, l'un des clients, disparut comme s'évanouit la fumée dans la brume et où la tragédie s'installa à demeure.


De toute évidence, Michael avait été enlevé et tué. Jamais on n'avait retrouvé son corps ou une seule trace de lui. Ce qu'il était devenu appartenait désormais à la légende de la ville - une ville qui voulait oublier tout en honorant la mémoire de la famille endeuillée. Paradoxal mais compréhensible, dans le fond. Bien sûr, pour ce faire, on ne pouvait qu'inviter à la cérémonie en mémoire de Michael tous ceux qui avaient été ses amis les plus proches dans l'enfance. Et voilà comment Charlie se retrouve dans l'ancienne maison qu'elle occupait jadis avec son père, une maison où elle retrouve des "animatronics" qui avaient servi exclusivement à égayer son enfance personnelle, comme la Licorne sur ses rails par exemple, dans sa chambre ... Ces retrouvailles, qui débutent dans un début d'après-midi souriant et ensoleillé et s'achèvent entre chien et loup, quand le soleil s'apprête à se coucher, montrent d'emblée combien les auteurs sont imprégnés de leur monde et aussi combien ce monde, même s'il ne se montre pas encore carrément hostile, est susceptible de créer en vous un sourd malaise qui se transformera bientôt en peur franche et peut-être en panqique ...

En principe, tout se termine bien et l'affreux bonhomme qui avait repris les "animatronics" en main et qui était responsable de la disparition de Michael et d'autres enfants obtient le sort qu'il mérite. Et notre Charlie s'apprête à rejoindre son New-York bien aimé lorsque ...

... lorsque l'on se dit que quelque chose ne passe pas, qu'il y a un "Mais" ("animatronic" lui aussi, qui sait ?) quelque part et que nous n'avons pas vu ou su le voir - il se dissimulait trop bien, ce hideux coquin.
Cette impression, je l'ai eue avant d'être mise au courant pour le sequel, c'est donc vous assurer que, même lu en VO, "Five Nights at Freddy's", bien qu'il ne casse pas trois pattes à un canard ni par le style, ni par le vocabulaire (vous le lirez facilement, allez : lancez-vous si vous aimez le genre ! ) est un honnête roman d'épouvante qui se laisse lire vite et bien (personnellement, je l'ai dévoré en trois jours, quatre au maximum, en le lisant à haute voix).

Nous verrons si la suite tient ses promesses. En tous cas, nous en reparlerons, c'est certain.

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Scott Cawthon & Kira Breed-Wrisley (USA)

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