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Pat Conroy

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Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
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MessageSujet: Pat Conroy   Dim 3 Sep - 15:48




Etoiles Notabénistes : *****


The Great Santini
Traduction : Eric Déchaille


ISBN : 9782277231554

Extraits
Personnages


Comme tous ceux qui connurent une enfance malheureuse, Pat Conroy rêvait de l'exorciser dès qu'il le pourrait et de la meilleur manière qui fût. Bien qu'il eût reçu le Don, ce ne fut cependant pas avant d'avoir publié deux ouvrages - deux récits sur ses années d'enseignant dans des régions difficiles du Sud des Etats-Unis - qu'il se risqua à étudier la question. Renonçant d'instinct au récit, il opta pour la fiction romancée. En effet, tous ceux qui ont traversé ce type d'enfance et cherchent à la restituer par écrit le savent, le récit, malgré ses qualités, risque fort de faire frôler le choc anaphylactique au malheureux auteur et de le conduire droit à la Mort, voire, dans le pire des cas, à le pousser vicieusement dans un monde de folie suicidaire qui finit souvent par l'entraîner à l'asile. D'autant que votre Inconscient vous souffle qu'un volume ne suffira pas. Les enfances malheureuses, c'est comme le Démon : leur nom est légion et, avant d'en découdre avec elles, il faut bien prendre ses précautions. Autant qu'on en prendrait avec un abcès démesuré ou avec un cancer : y aller par étapes et avec la plus grande prudence, en n'hésitant pas à s'injecter une foule de contre-poisons si c'est nécessaire.

Pat Conroy
a donc imaginé une famille qui aurait pu être la sienne, la famille Meecham. Le père, Wilbur "Bull" Meecham, est pilote de chasse chez les Marines, s'est couvert de gloire et de médailles pendant la Seconde guerre mondiale, rêve, en ces années Kennedy, d'en faire baver à Fidel Castro et aux "Russkoffs" mais, comme la guerre ne se déclare toujours pas, doit se contenter de recevoir chaque année une feuille de route qui lui ordonne seulement de changer de base d'exercices. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les premières pages s'ouvrent sur une maisonnée réveillée à trois heures du matin et prête à sauter dans la voiture pour prendre la route afin de passer de la Géorgie en Caroline du Sud. Techniquement, on ne change pas de région : cela reste le Sud mais enfin, un nombre impressionnant de kilomètres sépare les deux bases et mieux vaut rouler la nuit pour être à temps à l'arrivée du camion de déménagement. Pour ne rien dire de l'entrevue obligatoire de Bull avec son nouveau supérieur hiérarchique, qu'il déteste déjà pour des raisons qu'on apprendra plus tard.

La mère, Lilian, les quatre enfants et le chien, Okra, rejoignent donc Bull dans la voiture. La mère est une très jolie femme, née à Atlanta dans une bonne famille et qui est tombée amoureuse, à dix-sept ans, d'un Marine de vingt-trois, lequel était par contre un Yankee pur-sang d'origine irlandaise et catholique par-dessus le marché, le fameux Bull Meecham. Le couple a eu dans l'ordre : Ben, l'aîné, dix-sept ans aujourd'hui et souvent "tête de Turc" de son géniteur ; Mary Anne, une enfant très intelligente mais au physique un peu ingrat, mal-aimée par ses parents (elle est même persuadée que sa mère la déteste) et qui protège une très vive sensibilité sous la carapace d'une sensibilité mordante ; Matthews, souvent surnommé "le Nain" en raison de sa taille et enfin Karen, bonne élève et jeune personne qui devrait, si elle tient ses promesses, devenir aussi jolie que sa mère.

Dès cette première scène dans la voiture roulant de nuit, le lecteur comprend que Lilian, bien que parfaite "Belle du Sud", et ses quatre enfants, vivent dans un climat de tension perpétuelle (sauf lorsque le père s'en va en mission). La progression du roman le prouvera amplement même si, pour ce coup d'essai, Conroy a tenté d'adoucir la situation, d'arrondir les angles les plus meurtriers de cet espèce d'iceberg familial et littéraire. Seule chose qu'il ne cache pas - et qu'il répétera toute sa vie comme une cruelle antienne - il a commencé à haïr son père alors qu'il portait encore des couches. Et il se rappelle avoir vu Bull frapper Lilian alors qu'il se trouvait, jeune bébé, sur sa chaise haute, dans la cuisine. Ce qui l'étonne et même le stupéfie, c'est que, en parallèle et à de rares moments, il soit également capable d'aimer la brute qu'il a comme géniteur. Mais c'est ainsi et, dans le cas de ces enfances si spéciales, c'est presque toujours le cas.

Dans une scène qu'il faut rapporter (et dont Conroy reparlera dans "La Mort de Santini"), Ben part à la recherche de son père, face à qui, pour la première fois, il vient d'avoir le dessus alors que Bull frappait sa mère une fois de plus. Tentant de le remettre sur ses pieds, Ben ne sait que lui répéter : "Je t'aime, papa." Et alors que cette phrase devrait apaiser la situation, le jeune homme, pantois, constate qu'elle affole au contraire son père, lequel titube de plus en plus et tourne, dans le champ où il a échoué avec sa voiture, à peu près comme un taureau enragé. Et plus Ben répète cette phrase, plus s'accroissent la peur et l'ahurissement de Bull. A tel point que Ben réalise en un éclair qu'il vient en fait, avec cette phrase, de découvrir une arme aussi inattendue que redoutable ... et parfaitement inexplicable.

Pourquoi ce "Je t'aime, Papa" produit-il pareille impression sur cette brute beuglante, à demi-alcoolique et qui se veut plus fruste qu'elle n'est ? Difficile à dire. Difficile à analyser aussi quand on n'a que dix-huit ans. Seul le principal intéressé, s'il consentait à se comporter comme un être humain à part entière et non comme un Homme primitif, pourrait nous donner la solution. D'autant que toute l'intrigue nous est présentée à travers les yeux de Ben et de l'extérieur. Même les entrevues entre Bud et les autres Marines, qu'ils soient ses supérieurs ou pas, ne nous sont restituées que parce qu'il les a racontées à sa famille. Lorsqu'il songe à son avancement, rien d'éclairant non plus. C'est toujours aussi primaire et grossier.

Conroy nous dévoile ici une partie seulement de ce qu'il a connu et vu jusqu'à ses dix-huit ans. Mais, bien qu'il l'ait sans doute cherché, il n'a pas pu s'introduire dans la tête de son géniteur. Plus tard, avec l'expérience que lui auront donnée trente-cinq ans de plus ("Le Grand Santini" sort quand il a la trentaine à peu près, "La Mort de Santini" quand il en a soixante-cinq), son jugement sera plus aigu, plus incisif et certainement plus proche de la vérité - et teinté d'une pointe de sadisme, n'en doutons pas.  

Dans l'espoir (inutile et il le sait déjà à cette époque) de clore cet exorcisme, Conroy fait s'achever "Le Grand Santini" par la mort de Meecham, dans un exercice de vol. Si les choses s'étaient passées comme cela, peut-être le destin des sept enfants Conroy (car en fait, ils étaient sept), en  particulier celui de Carol Anne (la véritable Mary Anne) et de Tom, eût-il été carrément différent et assurément plus stable. Si les choses s'étaient passées comme cela, Pat Conroy n'aurait eu qu'un seul combat à mener contre le souvenir de son enfance et de son père. Les aurait-il effacés tous deux de sa mémoire, cela, c'est une autre histoire. En général, quand on vit l'une des formes de ces enfances, on a beau se racler et se racler la tête pour tout en sortir, puis courir enterrer toutes ces ordures dans la benne la plus éloignée, elles renaissent toujours.

Autant donc les combattre et les combattre encore. Seul avantage de ces assauts répétés : s'ils ne vous brisent pas, ils vous forgent. A bon entendeur !

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Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

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Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
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MessageSujet: La Mort de Santini   Lun 4 Sep - 14:40



Etoiles Notabénises : **

The Death Of Santini, The Story of A Father and A Son
Traduction : Marie Bisseriex


ISBN : 9782956012108

Extrait
Personnages


Nous remercions les Editions du Nouveau Pont qui, dans le cadre d'une Opération Masse Critique réalisée par le site Babélio, nous ont fait parvenir cet exemplaire à titre gracieux.

On a souvent reproché à Pat Conroy de puiser son inspiration aux mêmes sources. N'ayant lu de lui jusqu'ici que "Le Grand Santini" et son malencontreux "épilogue", et ne m'étant par ailleurs jamais intéressée au "Prince des Marées", son plus gros succès en librairie, je crois, après "Santini", je ne saurais me prononcer. Dans ma fiche relative au "Grand Santini", je laissais entendre que ce livre appelait une suite et une fin qui permettraient d'éclairer un peu plus le caractère pour le moins énigmatique du Colonel Meecham, alias Don Conroy, le père de l'auteur. Ces éclaircissements, à mon avis indispensables, nous eussent permis, à nous, lecteurs, de mieux saisir les tenants et les aboutissants de cette relation d'amour-haine entretenue par le père et le fils et à laquelle Conroy avait su nous intéresser.

J'attendais donc beaucoup de cette "Mort de Santini" et, dans les quatre premiers chapitres, je n'ai pas été déçue. Reprenant cette fois-ci son nom à l'état-civil, l'auteur y décrit sa sortie du lycée, son entrée à l'Académie militaire de "La Citadelle", où il passera quatre ans avant de devenir enseignant dans une région assez désolée du Sud. Il vante son enthousiasme, bien dans le cadre des années soixante-dix, pour les droits civiques, pour ce vent de liberté qui paraît souffler sur le monde occidental. Il ne cache pas que, au contraire des idées conservatrices de sa famille et surtout de son père, il opte avec une volupté presque sadique pour le ticket libéral et démocrate (au sens qu'il avait à l'époque.) Il évoque également les deux ouvrages qu'il publie avant son roman-massue, et qui sont tous deux des récits.
Signalons que, déjà et même si l'on cherche à se défendre contre cette idée, l'impression nous vient que, question ego, Pat Conroy est aussi bien servi que son géniteur ...

Torturé - on peut le comprendre - par toutes les questions qu'il continue pourtant à se poser au sujet de son père et dans le désir, on peut le supposer, de tout remettre à plat et au net, Conroy confesse avoir traversé une véritable dépression lorsqu'il écrit "Le Grand Santini". Mais il n'envoie pas moins son manuscrit à un éditeur. Le manuscrit est accepté mais Conroy se garde bien  d'en piper mot à sa famille, avec laquelle il demeure en bons termes bien que ses relations avec sa mère se semblent quelque peu refroidies. D'ailleurs, la dame a enfin divorcé pour se remarier avec un autre Marine, mais médecin celui-là, le Dr John Egan.

Quand il voit le titre de l'ouvrage, qui fait référence à la personne pour lui la plus importante au monde, c'est-à-dire lui-même, le père Conroy ne se tient plus de joie. Au bout des cent premières pages en revanche, il téléphone à son fils pour lui débiter un chapelet d'insultes. Le fils accepte tout mais supplie son père de lire l'ouvrage jusqu'à la fin et jusqu'à la phrase où, après la mort de Meecham, Ben trouve enfin le courage d'avouer qu'il aimait (et aime toujours) son père. Nouveau coup de téléphone : Don Conroy est en larmes. Il pleure tellement que c'est à peine s'il peut réussir à dire qu'il a le meilleur des fils et qu'il n'en a jamais douté.

Tout lecteur normal - et je ne vous dis rien de ceux qui ont eu pour père une réplique, à un ou deux détails près, du "Grand Santini" - se frotte alors les mains et se dit : "Enfin ! Enfin ! Voilà le moment tant attendu ! Le père et le fils vont encore se disputer mais le fils va demander à son père, tout ramollo qu'il est maintenant, ce qui l'a fait agir ainsi au temps de son enfance."

Eh ! non, rien de tout ça, mes petits gars (pour reprendre une expression favorite de Santini).  Non seulement fils et père s'embrassent et se chahutent un peu - on est des hommes ou on ne l'est pas, Nom de Dieu et rectifiez-moi votre doigt sur la coutume du pantalon ou j'vous ferai regretter d'avoir vu le jour ! - mais mieux : quand arrive l'heure des dédicaces, Pat Conroy invite son père à signer avec lui. Il fait ainsi une vedette de l'homme qu'il aurait, selon lui, détesté alors qu'il portait encore des couches-culottes.

Idem quand le roman est adapté au cinéma. Idem d'ailleurs partout ailleurs. Soupçonnant peut-être le désappointement de ses lecteurs, l'auteur nous révèle tout de même que sa mère - on s'en doutait depuis longtemps, mon pote, si tu veux savoir  - n'est pas une authentique "Belle du Sud" mais vient d'une famille de "pauvres Blancs" de l'Alabama. Elle-même a été abandonnée avec ses trois sœurs par sa mère, désormais "grand-mère Stanny", laquelle a fui un mari assez rustre et brusquement illuminé par une foi telle qu'il s'en est allé prêcher la Bonne Parole sans plus s'intéresser à ses rejetons. C'est Helen, l'aînée des enfants, qui a élevé les fillettes jusqu'à ce que Stanny (je crois en fait qu'elle s'appelle Margaret) les appelle à Atlanta où elle s'est installée auprès de son second mari (ou de l'un de ses amants), d'origine grec mais doué pour les affaires.

Le reste du livre n'est qu'une suite de "découvertes" de ce genre qui, à l'exception peut-être de l'incroyable égoïsme de Stanny, défaut outrancier qui explique en partie le narcissisme tout aussi extraordinaire de Peg (la "Lillian" du "Grand Santini"), n'apporte rien au lecteur en ce qui concerne la famille Conroy. Issus de Chicago, comme on le sait déjà et de souche irlandaise, les Conroys offrent tous, à divers degrés, l'exemple parfait d'hommes qui ne s'expriment que par la brutalité (même celui-ci qui s'est fait prêtre, c'est dire). D'où viennentt ce goût pour la violence, cette façon exclusive de s'exprimer, ce désir de brutaliser femmes et enfants ? On ne le sait pas et on ne le saura jamais car Pat Conroy a renoncé à l'apprendre et à nous faire part des résultats de son enquête.

Là-dessus, Peg attrape une leucémie.
Je devrais compatir - je fais un effort, bien sûr  - mais le cancer, quelque organe ou système de votre corps qu'il touche, ne fera jamais de vous une sainte ou un saint. Qui pis est, tout cela se déroule dans la plus franche gaieté : tout le monde fait de l'humour, tout le monde rigole, tout le monde s'esclaffe - sous la violence de la maladie cette fois et les rémissions pleines de malice qu'elle accorde jusqu'à une fin brutale. Il faut bien admettre que, élevés par un père comme "Le Grand Santini", les Conroys ont été à bonne école pour s'esclaffer et faire les clowns quand il fallait !

Evidemment, le benjamin de la fratrie, Tom, fait sa mauvaise tête et refuse de rigoler quand il faut. Le petit doigt sur la couture du pantalon, lui, il n'en a rien à foutre.  Résultat : on est obligé de l'interner pour son bien - il est vrai que, vous en étonnerez-vous ? il est d'une rare violence, surtout quand il voit son père ... Ce qui n'empêchera pas Tom, trahi par ses frères et sœurs comme il l'a été par sa mère et son père, de monter un jour sur le toit d'un immeuble et de se laisser tomber d'une hauteur de quatorze étages ...

Une autre, qui ne rigole pas quand il faut et prend grand plaisir à invectiver, cracher son venin et pleurer quand elle ne le devrait pas, c'est Carol-Anne, la cadette (la Mary-Anne du "Grand Santini"), devenue lesbienne en grandissant (probablement un rejet de la mère et une tentative avortée d'identification au père) et qui consulte très régulièrement des psys, lesquels, les méchants, l'entretiennent dans la haine des siens. Son seul point intéressant : elle rédige de fort beaux poèmes, dans le genre très noir, et elle est éditée. Néanmoins, malgré toute sa haine envers son père, elle viendra, elle aussi, s'effondrer au pied de son lit de mort, en affirmant avoir toujours été "la seule à comprendre vraiment qui il était."

Dommage qu'elle ne nous en touche pas un mot, à nous, lecteurs : ça nous aurait rendu service.
Un peu tard, certes mais enfin, mieux vaut tard que jamais.

Bref, à la fin de "La Mort de Santini", vous pourrez vous dire, à l'instar du regretté Jean Yanne et, je l'espère pour vous, avec la même férocité que lui : "Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil."

Si ce qu'a écrit Pat Conroy dans ce livre, ce n'est pas gâcher l'une des plus belles haines qui aient jamais été engendrées, je voudrais bien savoir ce que c'est ... Dommage, vraiment.
"Le Grand Santini" était loin d'être un chef-d'œuvre stylistique mais il vivait, il rugissait, il griffait, il mordait. "La Mort de Santini" se contente de papoter et de faire appel aux bons sentiments en se gardant bien de poursuivre l'exploration des mauvais qui firent, justement, le premier succès de librairie de l'auteur.

Bref, même si je l'ai lu jusqu'au bout, je déconseille "La Mort de Santini". Désolée. J'ai le tort d'être franche. Encore resté-je polie parce que, si je laissais aux commandes de mon clavier, s'exprimer la petite fille qui, en moi, a eu un père dans le genre de Bull Meecham, je vous raconte pas ce que vous pourriez lire comme injures et obscénités diverses ...  

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