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La suite logique, donc, interviendra en mai 2018 pour les élections présidentielles.

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tina gordue
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MessageSujet: La suite logique, donc, interviendra en mai 2018 pour les élections présidentielles.   Jeu 15 Mar - 12:49

#Colombie #Amérique_Latine #Eléctions

Le 11 mars dernier se tenaient en Colombie les élections législatives fixant pour un mandat de quatre ans la composition des nouvelles chambres
parlementaire et sénatoriale. A l'inverse du processus électoral français, l'élection du corps législatif colombien au suffrage universel direct précède
l'élection de la présidence de la République, laquelle a lieu deux mois plus tard. Elle est donc un baromètre direct des tendances d'opinion pour les
présidentielles.

L'assemblée nationale a été remportée par le parti de droite conservatrice "Centro Democrático" dont la figure de proue, Iván Duque, est candidat
aux élections présidentielles de mai prochain. Quant au Sénat, il est remporté à la majorité par le Partido Liberal (social-démocrate)
de Humberto De la Calle, talonné de trois sièges par le "Centro Democrático". Avec un total de plus de 4 millions de suffrages exprimés en sa faveur,
Iván Duque ressort donc grand favori pour les élections présidentielles de mai prochain et leader de la coalition de droite. Son adversaire social-progressiste,
Gustavo Petro, se positionne comme prévu comme candidat de la coalition de gauche mais ne comptabilise que 2,8 millions de voix en sa faveur. Par
conséquent l'arithmétique des alliances électorales place en tête la coalition de droite colombienne, portée par Duque, avec près de 5,9 millions de voix
contre 3,3 pour la gauche. La victoire de Duque aux élections présidentielles paraît presque acquise mais reste toutefois conditionnée par une alliance
hypothétique entre le Partido Liberal (1,8 millions de votes en sa faveur) et la coalition de gauche portée par Gustavo Petro. Seule cette configuration
est susceptible de faire pencher la balance en faveur de Petro. Or, pour l'heure, de la Calle a annoncé vouloir se présenter seul aux élections présidentielles
en tant que troisième grand candidat.

L'élément politique le plus notable de ces élections législatives réside principalement dans la montée en puissance du parti "Centro Democrático", lequel
signe du même coup le désaveu du Président actuel colombien Juan Manuel Santos, issu du "Partido de la U". Ce dernier, artisan des accords de paix
avec les FARC depuis 2016, avait décidé de poursuivre les négociations avec la guérilla marxiste malgré la victoire du "Non" à la paix acté par le
référendum du 2 octobre 2016. La stratégie politique de Santos a constitué alors à espérer rallier autour de lui une partie de la gauche pacifiste colombienne
et de conserver un socle de droite moins conservatrice et favorable aux accords de paix. Les résultats semblent démontrer que ce choix politique n'aura
pas été payant. D'une part, Juan Manuel Santos ne saurait bénéficier du crédit suffisant pour jouir d'un réel vote de gauche car il fut historiquement trop
lié à l'ex-Président Álvaro Uribe, connu pour sa répression politique vis-à-vis de la gauche colombienne. Mais plus important encore, son camp originel
de la droite et du centre-droit semble lui faire comprendre qu'il ne le soutient pas dans sa politique pacifiste à l'égard des FARC, préférant à celle-ci le
choix d'une remise en cause des accords de paix portée en l'occurrence par Iván Duque.

La suite logique, donc, interviendra en mai 2018 pour les élections présidentielles.


Cercle Aristote a partagé la publication de Cercle Jean Bodin - Lyon. 15.03.2018
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