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JEAN LUC BANNALEC

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Elisabeth
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MessageSujet: JEAN LUC BANNALEC   Lun 23 Avr - 15:33





Un romancier allemand qui vend des millions d’exemplaires des aventures d’un flic breton ? Oui, cela existe : Jean-Luc Bannalec (alias Jörg Bong) et son commissaire Dupin connaissent un tel succès outre-Rhin que l’impact s’en fait sentir sur le tourisme finistérien. Rencontre à l’ombre des murailles de Concarneau.


« Ça, il nous fait venir du monde… » Tandis que le soleil se couche sur Riec-sur-Bélon, dans le sud du Finistère, en caressant la rivière, au Bistrot de Rosbras, Marie Le Beux, la patronne, découvre avec plaisir le livre qu’on lui tend. On sent qu’elle aimerait chercher tout de suite les pages où il est question de son petit restaurant, mais elle se retient. Dans L’Inconnu de Port Bélon, quatrième volume des enquêtes du commissaire Georges Dupin à paraître en France, le héros vient manger au Bistrot de Rosbras. Et une visite de Dupin, pour un restaurant, aujourd’hui, dans la région, ça compte…

Dans toute la Bretagne, l’effet Bannalec se fait sentir. Jean-Luc Bannalec, c’est le « père » du commissaire Dupin. A l’office du tourisme de Concarneau, on a même mis en place un circuit qui guide les touristes dans les lieux fréquentés par le policier. A la brasserie L’Amiral, où le commissaire vient souvent boire un café, le romancier est devenu un ami des patrons, Arnaud et Catherine Lebossé. Au point d’écrire avec eux, à six mains, une Cuisine bretonne du commissaire Dupin (1). « Ce n’est pas du tout marginal. La célébrité acquise par le restaurant grâce aux livres nous amène beaucoup de touristes allemands », explique Catherine Lebossé.

Coup de foudre dans le Finistère
Allemands ? Eh oui. Car Jean-Luc Bannalec, cet auteur de best-sellers ancrés en Bretagne, qui a pris pour nom de plume celui d’un petit village de la région de Concarneau, est allemand. Et il écrit en allemand. Pendant quelque temps, il a entretenu le mystère sur son identité véritable. On en sait plus aujourd’hui : son vrai nom est Jörg Bong, il vit à Francfort où il dirige S. Fischer Verlag, l’une des plus importantes maisons d’édition allemandes. Il y publie, entre autres, Christoph Ransmayr et Leon de Winter, et évoque avec gourmandise les auteurs français de son catalogue : Anna Gavalda, Jean-Marie Blas de Roblès et Edouard Louis, le dernier à l’avoir enthousiasmé, dont il va publier bientôt Histoire de la violence.

Jörg Bong est un sentimental. En 1980, il vient en vacances avec sa femme Julia à Carantec, dans le nord du Finistère. Il a 23 ans, et c’est le coup de foudre : le promeneur est bouleversé par la beauté des paysages, tandis que le professeur de littérature allemande qu’il est à l’époque est ému par la façon dont, à chaque pas, l’Histoire est inscrite dans le décor : « J’ai beaucoup voyagé. Je n’ai jamais vu une telle diversité de paysages. Et j’ai l’impression qu’il n’y a pas de rupture, mais une continuité du passé avec le présent. »

Passionné de polars et amateur de Georges Simenon – qui a lui aussi situé à Concarneau, à L’Amiral précisément, des scènes d’un des premiers Maigret, Le Chien jaune –, Jörg Bong s’arrête un jour, des années plus tard, à Pont-Aven, dans un restaurant dont les murs sont couverts de copies de Paul Gauguin. « Je me suis dit : et si, parmi ces toiles, il y en avait une authentique ? » L’idée de départ d’Un été à Pont-Aven était née.

“Raconter des histoires, c’est la façon la plus humaine de comprendre le monde.”
Il se lance, écrit sans peine la première enquête de Georges Dupin et l’envoie à ses confrères éditeurs, sans trop d’espoir. Quelques refus plus tard, l’un d’entre eux pourtant le prend. Nous sommes alors en 2012. C’est le succès, immédiat, énorme : plus de trois millions d’exemplaires vendus en Allemagne pour ses cinq premiers livres et une série télévisée adaptée qui fonctionne très bien, elle aussi.

En France, ça décolle plus gentiment : près de 10 000 exemplaires en grand format à ce jour. Georges Dupin, nom choisi en hommage à l’enquêteur d’Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, Le Mystère de Marie Roget et La Lettre volée), est un commissaire gourmet et bon enfant, plus Pepe Carvalho ou Maigret que Sam Spade, qui traîne ses guêtres du nord au sud de la Bretagne.

L’Inconnu de Port Bélon est le quatrième roman traduit en France. C’est un roman d’énigme habile, qui sait prendre des chemins de traverse et mêle une intrigue à la résolution plutôt inattendue à une visite documentée du milieu des ostréiculteurs. En Allemagne, le sixième volume de la série paraîtra en juin. Barbu, le cheveu rare mais hirsute, une légère barbe et le teint rougi par le soleil, Bong/Bannalec parle avec une douceur et un enthousiasme communicatifs. « Raconter des histoires, c’est la façon la plus humaine de comprendre le monde. L’écriture fige les histoires, c’est dommage. Mes livres sont emplis de mille petites histoires bretonnes. » Jusqu’à quand ? « J’ai des idées pour neuf livres. Après, je ne sais pas.»

“En Bretagne, quand on regarde la mer, on est à six mille kilomètres de l’Amérique : ça fait rêver…”
Aux raisons de son succès, il oppose une incrédulité souriante : « Je ne sais pas. Peut-être ai-je adopté un autre ton que celui des thrillers violents qui avaient alors du succès, en écrivant au contraire des livres lents et à énigmes. Sans doute, aussi, les Allemands adorent-ils la Bretagne, ce sentiment d’illimité qu’elle offre. Quand on regarde la mer, on est à six mille kilomètres de l’Amérique : ça fait rêver… »

Ce qui l’amène à évoquer la politique, l’Europe au sein de laquelle il souhaiterait un renforcement des régions. « J’aime les cultures périphériques. La richesse est là. L’Europe, c’est abstrait. Le concret, c’est ici. En Allemagne, malgré le fédéralisme, notre diversité a été réduite au XIXe siècle. Je suis né d’une mère belge et d’un père avec des racines hollandaises. Mais ce n’est pas vécu chez moi comme une richesse. »

Jörg Bong passe maintenant trois mois par an en Bretagne, où il a acheté une maison. Il n’écrit que l’été – « Je ne veux pas mélanger l’écriture et ma vie d’éditeur. » Bon camarade, il affirme aimer ses confrères du polar breton, ces romanciers français à la diffusion locale : Jean Failler et son héroïne Mary Lester, Stéphane Jaffrézic et le capitaine Maxime Moreau. Et la Bretagne se réjouit de cette invasion douce…

(1) Ed. Presses de la Cité, 328 p., 29 €.

A lire

L'Inconnu de Port Bélon de Jean-Luc Bannalec, traduit de l'allemand par Amélie de Maupeou, éd. Presses de la Cité, 464 p., 21 €. Les précédentes enquêtes de Dupin (Un été à Pont-Aven, Les Marais sanglants de Guérande et Etrange printemps aux Glénans ) sont disponibles en poche chez Pocket.

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Elisabeth
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MessageSujet: Re: JEAN LUC BANNALEC   Lun 23 Avr - 15:41

Péril en mer d'Iroise Jean-Luc Bannalec




Périls et mystères en mer d'Iroise... Trois cadavres en trois lieux de crime, et le commissaire Dupin est sur le pont ! Le premier corps est retrouvé au petit matin dans un local à filets de la criée de Douarnenez ; la victime est une pêcheuse professionnelle. Sur l'île de Sein, le corps sans vie d'une jeune chercheuse spécialiste des dauphins gît dans le cimetière dit " des cholériques ". Le troisième cadavre, enfin, sur la presqu'île de Crozon, est celui d'un professeur de biologie à la retraite, passionné d'histoire. Ces trois meurtres sont liés, cela ne fait aucun doute... Mais qui serait le coupable parmi les pêcheurs et les travailleurs de la mer ? Quel est le motif de ces crimes ? Dupin apprend bientôt qu'une volumineuse croix en or pur – une relique de la fameuse cité engloutie d'Ys ? – aurait soulevé bien des convoitises, poussant les protagonistes à s'espionner...
Contrebande d'alcool et de cigarettes, pêche d'espèces interdites, fonds marins en péril, quête d'un trésor perdu sont au cœur de cette cinquième enquête de Dupin, forte en iode.........

Résumé du site Babélio, mon avis ensuite......
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