Nota Bene

Nota Bene

Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Le Forum Que Vous N'Oublierez Pas De Sitôt - Histoire & Cinéma Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Extrémistes & Trolls S'Abstenir
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  ÉvènementsÉvènements  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

 

Alençon (61) : des tensions communautaires inexpliquées dans un quartier, « il y a peut-être bien 50 nationalités ici »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 65549
Age : 58
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Alençon (61) : des tensions communautaires inexpliquées dans un quartier, « il y a peut-être bien 50 nationalités ici »   Dim 26 Aoû - 14:05

Les Arabes n'aiment pas les Afghans ...  Mais il fallait peut-être songer à refuser que ces gens-là éloignent les Français - les vrais - avant de déclarer, maintenant, que le départ des Afghans est une négation de "l'Etat de Droit" ... 

Citation :



Des Français, des Turcs, des Portugais, mais aussi des Espagnols, des Marocains, des Vietnamiens… « Il y a peut-être bien 50 nationalités ici » , tente Yannick Bouchard pour résumer le brassage du quartier de Perseigne, dans le sud de la ville d’Alençon. Voilà huit ans que l’homme dirige le restaurant d’insertion Aux goûts d’ici et d’ailleurs situé juste à côté de la place de la Paix, centre névralgique de cette cité populaire de quelque 5 000 habitants. La quarantaine avenante, il sait de quoi il parle : en cuisine, une Géorgienne, une Mongole et une Vietnamienne s’activent. Au service, un jeune Sénégalo-Algérien apporte les plats aux clients.

Mais dans cette tour de Babel que forme Perseigne, un pays manque désormais à l’appel : l’Afghanistan. La cause ? Une rixe mortelle survenue le 1er août, qui a déclenché l’exode de la soixantaine d’Afghans qui vivaient ici depuis quelques mois. Certains sont partis précipitamment, sans demander d’aide. D’autres ont été relogés ailleurs en Normandie. Vingt-huit ont quitté la région, indique la préfecture de l’Orne. Sur les quelque 130 Afghans réfugiés ou demandeurs d’asile présents dans la communauté urbaine d’Alençon au milieu de l’été, il n’en reste plus qu’une quinzaine.

Un « coup de folie » , selon les mots d’un retraité de Perseigne, est à l’origine de cette migration. Le 1er août en fin d’après-midi, une rixe d’une rare violence oppose deux groupes soit une quarantaine de personnes. Alors que les commerçants de la place de la Paix baissent leur rideau de fer en vitesse, Afghans d’un côté et riverains de l’autre s’affrontent. Tous, ou presque, sont équipés de barres de fer, de tournevis, de battes de baseball, de couteaux ou même d’armes à feu. La bataille rangée dure plusieurs dizaines de minutes, jusqu’à l’arrivée des pompiers. Massoud, un Afghan de 29 ans, meurt, touché par deux balles au bras et à la jambe. Dix autres personnes blessées, dont quatre par arme à feu, sont emmenées à l’hôpital, placées sous protection policière. Dès le lendemain, six fourgons de gendarmes arrivent sur place. Ils resteront une dizaine de jours pour sécuriser un quartier sous tension.

Le contexte de l’affrontement reste encore flou. Le 11 août, le parquet de Caen a ouvert une information judiciaire pour « meurtre et tentative de meurtre en bande organisée » et « tentative de viol en réunion » après le visionnage d’images de vidéosurveillance montrant un jeune Afghan victime d’une tentative d’introduction d’une barre de fer dans l’anus. Des armes laissées sur place sont en cours d’analyse.

Aucune interpellation n’a eu lieu pour le moment. « Avec cette rixe, l’agressivité réciproque entre deux groupes qui ne se supportent pas a atteint son paroxysme, mais le motif est flou. Nous n’avons que des rumeurs, pas de faits concrets  » , explique la procureure de Caen, Carole Etienne. Les rares Afghans restés à Alençon confient leur peur des « Arabes » , un mot désignant dans leur bouche certains Maghrébins de Perseigne.

(…) La rixe, Bernard assure ne pas l’avoir vue. Mais, dit-il, « il y a certains jeunes, ici, qui n’aiment pas les étrangers, et les Afghans ça les dérange. » Au quotidien Ouest-France, une riveraine a raconté une anecdote datant de quelques jours avant le drame, concernant un voisin. « En arrivant à Perseigne en voiture, il s’est fait arrêter par un jeune, qui lui a demandé :  » C’est quoi ton ethnie?  » Quand il lui a répondu être syrien, il l’a laissé partir. C’était comme un droit de passage. Mais, s’il était afghan, il ne l’aurait pas laissé passer. »

(…) Au début de l’Aïd, cette fête musulmane entamée le 21 août, on lui a déconseillé, comme aux autres Afghans encore à Alençon, d’aller à la mosquée de Perseigne. Le jeune homme dit avoir vu rôder une voiture avec des gens armés devant le centre d’hébergement. Il répète en boucle : « No security.  » Ismael, un compatriote, résume : « Peu importe Caen ou Paris, je m’en fiche de la ville, je veux juste partir d’ici. » (…) Mais Didier Geslain, organisateur de plusieurs concerts en faveur des migrants à Alençon, regrette cette situation. « Eloigner les Afghans, c’est un recul de la démocratie et de l’Etat de droit , juge-t-il. Il n’y a pas de raison de céder à l’injonction d’une petite bande d’une quinzaine de cinglés. »

(…) Le Monde

(Lionel - http://www.fdesouche.com/ - 25.08.2018)

_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."  - 
Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

Jean Hougron

Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. - Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. - Pierre Desproges
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/

Alençon (61) : des tensions communautaires inexpliquées dans un quartier, « il y a peut-être bien 50 nationalités ici »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: LES PETITS MONDES MAL PENSANTS ET POLITIQUEMENT INCORRECTS DE CERTAINS NOTA BENISTES :: Le Nouveau Coin De MDV : Convalescente Mais Toujours Là -