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Parmi les revendications majeures du mouvement des Gilets Jaunes figurent, notamment, deux éléments récurrents :

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tina gordue
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MessageSujet: Parmi les revendications majeures du mouvement des Gilets Jaunes figurent, notamment, deux éléments récurrents :    Parmi les revendications majeures du mouvement des Gilets Jaunes figurent, notamment, deux éléments récurrents :  Icon_minitimeDim 13 Jan - 19:44

#GiletsJaunes #Economie #Actualité

Parmi les revendications majeures du mouvement des Gilets Jaunes figurent, notamment, deux éléments récurrents :
- d’une part, l’augmentation des actions de service public provenant de l’Etat et de son action socio-économique ;
- et la diminution du poids fiscal français, qui pèse essentiellement sur le tissu ETI/TPE/PME.

Prises individuellement, ces deux revendications peuvent illustrer une contradiction profonde puisque la diminution des
revenus fiscaux de l’Etat accroît, en principe, la difficulté de ce dernier à financer des services nationaux. C’est la raison
pour laquelle toute politique sociale se voit ordinairement assortie d’une augmentation des impôts.

Cette contradiction évoquée n’en est en fait pas une, si l’on pense l’économie avec ses codes classiques. Un Etat souverain
est en capacité légitime, matérielle et souveraine d’acter une diminution des prélèvements publics tout en finançant, en
même temps, ses services publics. Une telle politique économique repose, d’ailleurs, sur une logique équilibrée. En réduisant
la proportion de taxes et impôts pesant sur une société, tout en augmentant, en qualité ou en quantité, certaines rétributions
publiques, la société accroît son pouvoir d’achat et l’économie nationale, indirectement, s’enrichit. C’est une théorie du
ruissellement inversée qui, étrangement, semble beaucoup moins naturelle aux yeux de certains que la fable du ruissellement
des GAFA

Une telle politique a toutefois une contrepartie majeure : elle exige une souveraineté monétaire. Pourquoi ? Car il est nécessaire
de contrôler sa monnaie en termes de valeur (pour accroître la compétitivité nationale au moment opportun) et en termes de
budget, en choisissant un budget potentiellement déficitaire en cas de besoin de développement stratégique. En effet, une
augmentation du déficit national doit être compensé à moyen terme par des gains de compétitivité. Une dépense publique est
un investissement, lequel doit, à terme, avoir une contrepartie positive pour un Etat. La monnaie, en la matière est l’arme de
l’Etat tandis que son budget correspond à sa stratégie.

Or, une monnaie et un budget souverains, c’est précisément ce dont la France est aujourd’hui dépossédée.

L’Union européenne, via les règles de sa Banque centrale, interdisent - par principe fondamental - toute dévaluation nationale.
Elles ne permettent aussi à un Etat-membre d’accroître ses liquidités qu’en étant bénéficiaire économiquement, ce qui assoit
chaque année davantage la position dominante de l’économie allemande (seule économie bénéficiaire de la zone euro) tout en
étouffant les autres Etats. L’économie allemande, quant à elle, profite toujours du dumping intra-européen pour faire construire
sa production industrielle dans des pays frontaliers d’Europe de l’Est, dont les revenus minimums ne se comptent qu’en
centaines d’euros. Sa production, ensuite, est revendue mondialement depuis l’Allemagne, au prix fort, de manière à garantir
un bénéfice optimal.

Quant au budget, l’Union européenne l’inhibe de façon identique. Ses « critères de convergence » exigent de ses Etats-membres
un déficit inférieur à 3%, n’autorisant finalement aucune politique interventionniste de l’Etat. Parallèlement, la proportion
annuelle des intérêts des dettes nationales - qui n’ont d’autre choix au sein de l’UE que d’être financées par les flux financiers
privés - augmente de manière exponentielle la part du budget à réserver au remboursement de la dette publique. Ce système
aberrant fait d’ailleurs fini des milliers de milliards d’euros que les Etats européens ont dépensé en 2008 pour sauver la finance
privée, laquelle leur rend bien. Un cercle vicieux qui, d’ailleurs, conduira inévitablement à une rupture lorsque la production
nationale ne sera plus en mesure de supporter la part des intérêts sur la dette publique.


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