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Mario Benedetti (Uruguay)

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Carla
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MessageSujet: Mario Benedetti (Uruguay)   Dim 30 Nov - 15:22

Né en 1920, l'écrivain uruguayen Mario Benedetti est particulièrement prolifique, mais malheureusement réservé aux hispanophones, son oeuvre n'étant pas traduite, exception faite de La Trève (La Tregua) l'oeuvre qui, en 1960, l'a fait connaitre au grand public hispano-américain.

La Tregua

Martin Santomé, modeste comptable dans une entreprise de Montevideo, a 49 ans. Il est veuf depuis longtemps, a élevé seul ses trois enfants, qui, en grandissant, s'éloignent peu à peu de lui, et se prépare à entrer peu à peu dans la vieillesse, l'heure de la retraite étant proche. C'est alors que rentre dans sa vie une jeune femme, Avellanada.

C'est un très court roman (moins de 200 pages), se présentant sous la forme d'un journal intime, et pourtant, dans ce court espace, Benedetti brosse un portrait d'un homme attachant, qui s'attache à décrire les sensations qu'il ressent face à l'âge, à ses enfants, à cette jeune femme qui surgit inopinément dans sa vie, face au monde qui l'entoure aussi, avec une grande acuité, et aussi bcp d'humour, même lorsqu'il parle de sujets tristes ou difficiles.
Un roman qui m'a bcp ému, qui parvient à rester léger et souvent drôle, alors qu'il parvient (en si peu de pages, je trouve ça admirable) à aborder un nombre incroyable de sujets, comme je l'ai écrit plus haut. Benedetti y livre également de belles pages sur la perte de l'être aimé, et aborde (certainement une grande première dans l'amérique latine catholique et machiste des années 60) le sujet de l'homosexualité masculine, ainsi que celui de la croyance en Dieu.

Je vous propose quelques extraits, en espagnol (mais sans les accents car je n'ai pas le bon clavier) puisque j'ai lu La Tregua dans la langue d'origine - si celà pose des problèmes j'en ferai la traduction.

Citation :
Hoy, como todos los 24 de abril, cenamos juntos. El menu, preparado por Blanca fue el punto mas alto de la noche. Naturalmente, eso también predispone al buen humor. No es del todo absurdo que un pollo a la portuguesa me deje mas optimista que una tortilla de papas. No se le habra occurido a ningun sociologo efectuar un detenido analisis sobre la influencia de las digestiones en la cultura, la economia y la politica urugayas ? (...) Nuestra innata vocacion de democratas se apoya en un viejo postulado "Todos tenemos que comer." A nuestros creyentes les importa solo en parte que Dios les perdone sus deudas, pero en cambio piden de rodillas, con lagrimas en los ojos, que no les falte el pan nuestro de cada dia. Y es Pan Nuestro no es - estoy seguro - un mero simbolo : es un pan aleman de a kilo.

Citation :
Casi todos los domingos, almuerzo y ceno solo, e inevitablemente me pongo melancolico. Qué he hecho de mi vida ? es una pregunta que suena a Gardel o a Suplemento Feminino o articulo del Reader's Digest.

Citation :
Quiero decir que en el momento en que Isabel desaparece, yo tenia veintiocho anos y elle veinticinco. Estabamos, pues, en pleno auge del deseo. Creo que mi deseo fisico mas vehemente me fue inspirado por ella. Sera por eso tal vez que si bien soy incapaz de reconstruir el rostro de Isabel, puedo en cambio volver a sentir en mis manos, todas las veces que lo necesite, el tacto particular de su cintura, de su vientre, de sus pantorillas, de sus senos. Por qué las palmas de mis manos tienen una memoria mas fiel que mi memoria ?

Citation :
Frio y sol. Sol de invierno,que es el mas afectuoso, el mas benevolo. Fui hasta la Plaza Matriz,y me senté en un banco. Frente a mi un obrero municipal limpiaba el césped. Come me sentiria yo si fuera un obrero municipal limpiando el césped ? No, ésa no es mi vocacion. Si yo pudiera eligir otra profesion que la que tengo, otra rutina que la que me ha gastado durante treinta anos, en ese caso yo elegeria ser mozo de café. Y seria un mozo activo, memorioso, ejemplar.

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