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"Toute langue supposant des locuteurs, la question s’est posée du même coup d’identifier la ou les populations qui ont parlé et développé l’indo-européen commun

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tina gordue
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MessageSujet: "Toute langue supposant des locuteurs, la question s’est posée du même coup d’identifier la ou les populations qui ont parlé et développé l’indo-européen commun   "Toute langue supposant des locuteurs, la question s’est posée du même coup d’identifier la ou les populations qui ont parlé et développé l’indo-européen commun Icon_minitimeVen 22 Mar - 19:55

Extrait de l'éditorial de Nouvelle Ecole 68 :

"Toute langue supposant des locuteurs, la question s’est posée du même coup d’identifier la ou les populations qui
ont parlé et développé l’indo-européen commun, d’identifier aussi la culture matérielle qui était la leur et de situer
son emplacement sur la carte. De l’indo-européen, on est ainsi passé aux Indo-Européens. C’est l’irritante question
du foyer d’origine qui, dans le passé, a donné lieux aux hypothèses et aux supputations les plus diverses.

Jusqu’à une période toute récente, on ne disposait pour étudier les Indo-Européens que de moyens relativement limités.
La discipline essentielle était (et demeure) bien sûr la linguistique. L’archéologie a aussi joué un rôle, mais avec cette
limitation évidente qu’elle ne s’intéresse qu’aux cultures matérielles (d’où les fréquentes tensions opposant les
linguistes et les archéologues). S’y ajoutent enfin les nombreux travaux, tels ceux de Georges #Dumézil et de bien
d’autres chercheurs, qui portent sur l’étude comparée des #religions indo-européennes, des #mythes, des épopées,
des formulaires poétiques, etc., travaux dont on ne saurait sous-estimer l’importance puisqu’ils ont permis de
mettre au jour les contours d’une véritable mentalité indo-européenne (religion cosmique, idéologie des trois fonctions).

Or, depuis quelques décennies seulement, on dispose d’un nouveau moyen d’aborder la question. La mise au
point de techniques de laboratoire, notamment le séquençage de l’ADN, qui permet de cerner de façon de plus
en plus fine la structure du génome des populations, a ouvert des perspectives décisives permettant d’identifier
les porteurs de l’indo-européen commun et de restituer l’histoire de leurs migrations. A l’étranger, ces travaux se
multiplient à l’heure actuelle d’une façon impressionnante. Ils restent néanmoins mal connus en France, où les
études indo-européennes ont trop souvent été obscurcies par des préjugés politiques et des polémiques inutiles.
Ce sont eux que présente le dossier central de ce numéro.

Ces derniers acquis achèvent de démentir la thèse d’un foyer commun situé en Anatolie, soutenue récemment par
Colin Renfrew et quelques autres, qui identifiait les Indo-Européens d’origine aux premiers agriculteurs venus d’Asie
mineure, malgré les objections que lui avaient déjà adressées les linguistes, ainsi d’ailleurs que les thèses
« transcaucasienne » (Gamkrelidze-Ivanov) ou « balkanique » (Diakonoff). Elle apporte en revanche un éclatante
confirmation à la thèse dite des « kourganes », en référence aux travaux de Marija Gimbutas et de ses successeurs,
qui plaçait l’origine des #IndoEuropéens dans les steppes pontiques situées entre le Dniepr et la Volga. La tradition
des kourganes, bien représentée par les cultures de Yamnaya ou de Maïkop, se caractérise notamment par des
sépultures individuelles sous tumulus, l’importance centrale du cheval, l’usage du chariot, une économie de type
pastoral, une société patriarcale et guerrière. C’est cette culture, dont la phase I débute au Ve millénaire av. notre
ère, qui est à l’origine, à partir de la seconde partie du IVe millénaire, de l’indo-européanisation progressive du continent
européen, où le mouvement a ensuite été prolongé par les porteurs de la Céramique cordée, puis des
«vases campaniformes»". Alain de Benoist, philosophe

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Alain de Benoist, philosophe   22.03.2019
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