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Marivaux

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Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
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Masques de Venise

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Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

Marivaux Vide
MessageSujet: Marivaux   Marivaux Icon_minitimeMar 3 Fév - 23:41

4 février 1688, Paris (France) : naissance de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, dit Marivaux, romancier et auteur dramatique.

Par sa naissance, il appartient à une famille de magistrats qui a ses racines en Normandie. Après avoir exercé dans l'administration de la Marine, son père est nommé directeur de la Monnaie et muté à Riom, puis à Limoges où le suit toute la famille.

En 1710, le jeune Pierre Carlet entreprend son droit à Paris
mais un jour, il fait la connaissance de Fontenelle qui l'introduit dans le salon de Madame Lambert. On peut dire que, de ce jour, Marivaux est perdu pour le Droit tandis que le théâtre français vient de gagner l'un de ses grands noms.

Le premier texte connu de Marivaux date de 1712. Il s'agit d'une pièce de théâtre : "Le Père prudent et équitable ou Crispin, l'Heureux Fourbe." Le jeune écrivain tâte d'ailleurs un peu de tous les genres : roman parodique, poème burlesque ou simple chronique journalistique. Indéniablement, le parodique l'attire et il manifeste un talent certain pour reprendre les grands thèmes classiques et les rénover tout en les parodiant. On n'en veut pour preuve que son "Homère travesti" qui date de 1716.

En 1718, il fait un mariage heureux avec une jeune héritière au doux prénom de Colombe. Hélas ! il se laisse séduire par les agiotages de la Régence et le système de Law. En 1720, il est ruiné et son épouse meurt, trois ans après. Désormais, Marivaux doit travailler s'il veut survivre. Et c'est là qu'il se tourne résolument vers le théâtre.

Dès 1720 il est vrai, il avait remporté un certain succès avec son "Arlequin poli par l'amour." La comedia dell'arte le fascine et, comme Molière et tant d'autres avant lui, il lui emprunte thèmes et personnages. Mais, comme pour ses parodies en prose ou en vers, il en fait réellement quelque chose de neuf, peaufinant, égalisant, imposant un style à partir duquel se créera plus tard le terme "marivaudage" et révolutionnant de fond en comble, sans que peut-être ni lui ni ses contemporains s'en soient immédiatement rendus compte, l'art de la comédie théâtrale.

En 1722, les Comédiens italiens donnent "La Surprise de l'Amour", que Théophile Gautier tenait pour le chef-d'oeuvre de son auteur et, un an plus tard, c'est la fameuse "Double Inconstance" où se croisent et s'entrecroisent les amours contrariées de Silvia et Arlequin.

Parmi ses nombreuses pièces, on citera encore ses comédies philosophiques comme "L'Ile des Esclaves" ou "La Colonie." Toutefois, en dépit de sa volonté d'observer les travers de la société de son époque, Marivaux traite essentiellement des sentiments amoureux, des révoltes de la jeunesse et de son angoisse à l'idée d'accéder à l'âge adulte, le tout se déroulant sous l'oeil des aînés et bien sûr du public.

De son vivant, le théâtre de Marivaux fut boudé par les Comédiens français et leur public. Ces complexes ballets de masques et de mensonges ne furent jamais très à la mode. Pourtant, ainsi que le disait Voltaire, que de finesse psychologique dans ces couples qui mentent et se jouent les uns des autres ...

Marivaux a également écrit quelques romans dont, bien entendu, "La Vie de Marianne" qu'il commença à rédiger en 1731, et "Le Paysan Parvenu" auquel il s'attaqua en 1735. L'un et l'autre ont en commun d'être inachevés même si des suites apocryphes ont été proposées aux lecteurs après la mort de Marivaux. Tous deux sont aussi écrits à la première personne et narrent l'ascension sociale pour le premier d'une enfant trouvée et, pour le second, d'un fils de paysan.

A la fin de sa vie, Marivaux fut élu à l'Académie française. Il devait mourir d'une pleurésie, à Paris, le 12 février 1763.

Cet homme dont les tournures grammaticales étaient souvent en porte-à-faux avec le langage du temps s'est forgé un style tout-à-fait unique, plus alambiqué que ne l'admettait la langue classique du XVIIIème mais avec des images et des trouvailles d'une étonnante poésie. Ainsi, c'est à Marivaux que nous devons la locution "tomber amoureux" qui, peu à peu, remplaça celle de "se rendre amoureux", laquelle prévalait à l'époque. Le terme "marivaudage", créé du vivant même de l'intéressé, était au départ très péjoratif mais, les goûts changeant et le rythme de la société s'accélérant, les Romantiques - et Musset tout particulièrement - allaient en faire quelque chose d'exclusivement positif, voire de flatteur.

De nos jours, les comédies de Marivaux - il a écrit quelques tragédies mais celles-ci ne marchèrent jamais - font toujours salle pleine. En ce qui concerne ses romans, c'est selon car la légèreté, la grâce, le rythme qui caractérisent son théâtre y sont moins sensibles (en tous cas, telle est notre opinion. Wink) Pour vous en faire une idée, procurez-vous sa "Vie de Marianne" et voyez par vous-même.  Marivaux Chapeau2
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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."  - 
Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

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Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. - Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. - Pierre Desproges


Dernière édition par Masques de Venise le Mar 4 Fév - 10:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Marivaux   Marivaux Icon_minitimeMar 3 Fév - 23:52

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