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Gertrude BANIZEWSKI

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Angeline
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MessageSujet: Gertrude BANIZEWSKI   Dim 17 Mai - 15:59

Cette affaire s'est passée en 1965, à Indianapolis, Indiana. Elle est restée comme une des affaires criminelles les plus horrifiantes aux USA jusqu'à aujourd'hui. Un film en a été tiré, vers 2006 "An American crime" qui n'est jamais sorti en salle, mais existe en DVD.

Voici les faits :

Gertrude Banizewski n'avait jamais été une femme particulièrement brillante, mais rien dans sa vie banale n'aurait pu laisser prévoir l'horrible cauchemar dont elle allait être l'auteur durant l'été 1965. Jusqu'à cette époque, Gertrude était une une ménagère divorcée, vieillie prématurément, vivant seule avec ses 7 enfants, dont 3 adolescents, Stephanie, Paula et Johnny, dans un modeste faubourg d'Indianapolis.

Ses revenus étaient plus que modestes, et pour gagner un peu d'argent, Mrs Banizewski décida de prendre en pension 2 enfants, pour l'été, pendant que leurs parents voyageaient avec une fête foraine, en tant que concessionnaires d'un stand de boissons : Sylvia Likens, 16 ans et sa soeur infirme de la polio, Jenny, 15 ans. Les parents Likens devaient payer 20 dollars par semaine pour la pension de leurs 2 filles. Ils ne prirent pas la peine de visiter la maison, ni de s'enquérir de Gertrude, une parfaite inconnue. Les filles Likens et les filles Banizewski avaient lié amitié dans la rue.

Pendant la première semaine de leur séjour, les 2 adolescentes ne reçurent que très peu de nourriture, ce qui était d'ailleurs le cas de toute la famille, les repas consistant en biscuits, toasts et soupe en boîte. La maison ne possédait qu'une plaque chauffante et 3 cuillères pour nourrir 10 personnes.

Un jour, le chèque de Lester Likens n'arriva pas le mardi comme prévu. Gertrude traîna les 2 filles dans la chambre du haut en leur criant : "Je me suis occupée de vous deux, espèces de garces, pour rien !". Elle les frappa avec une planche.

Le lendemain, l'argent arriva.

Au cours des semaines qui suivirent, l'étrange rage de Gertrude prit des proportions effrayantes, jusqu'au point où elle ne pouvait même plus supporter la vue des 2 Likens. Son sadisme augmentait chaque jour, particulièrement envers Sylvia.

La malheureuse jeune fille n'y comprenait rien, mais elle obéissait. Chez elle déjà, elle était habituée aux coups et aux punitions exagérées.
Elle était battue plusieurs fois par jour, avec une planche, parfois sur le dos, parfois à l'arrière de la tête, par Gertrude, Paula, parfois les autres.

Ces actes sordides se passaient en présence des enfants Banizewski et de parfois, jusqu'à 15 enfants du voisinage.

Gertrude brûla les doigts de Sylvia avec des allumettes et encouragea les garçons du voisinage, Coy Hubbard et Ricky Hobbs, à éteindre leurs cigarettes sur la peau de Sylvia "pour lui donner une leçon".

Les garçons s'entraînaient au judo sur Sylvia, l'envoyant valdinguer par terre et contre les murs.

Les filles Baniewski aussi, ainsi que les petites voisines, étaient encouragées à maltraiter Sylvia. Les accusations contre elles étaient variées : elle avait dit du mal de telle ou telle personne, elle avait volé, elle avait mangé en cachette, elle était malpropre....

Un jour que Sylvia avait admis avoir eu un petit ami en Californie, où elle avait résidé avec ses parents l'année d'avant, Gertude se mit dans la tête que Sylvia était une prostituée et le fit savoir à tous les jeunes du quartier.

A partir de ce moment là, elle garda Sylvia enfermée et attachée dans la cave de la maison, ne la délivrant que pour l'obliger à des actes dégradants devant les autres : danser nue et d'autres gestes encore plus révoltants.

Cette femme au foyer jusqu'alors passive se transforma peu à peu en une folle furieuse, jusqu'au jour où elle perdit tout sens de la réalité et, avec l'aide de Ricky Hobbs, au moyen d'une aiguille chauffée au rouge, grava sur l'estomac de Sylvia les mots "Je suis une prostituée et j'en suis fière".

Sylvia était aussi, pendant ce temps, affamée, et Gertrude lui interdisait l'usage des toilettes. Ensuite, pour "nettoyer la sale fille", Sylvia était plongée dans des bains brûlants. Elle était régulièrement jetée en bas des escaliers de la cave.

Les horribles tortures cessèrent un soir où Coy Hubbard frappa Sylvia avec un manche à balai, la plongeant dans l'inconscience.

Complètement paniquée, Gertrude appela la police et prétendit à l'officier Dixon que Sylvia était réapparue après des semaines d'absence, torse nu, dans le jardin, tenant à la main une lettre où elle s'accusait d'être "allée avec une bande de garçons en plein milieu de la nuit, les garçons ont eu ce qu'ils voulaient, puis ils m'ont mutilée et tatouée sur l'estomac"

La lettre était authentique, Sylvia ayant été forcée de l'écrire sous la menace, quelques jours avant sa mort.

Tous les enfants présents répétèrent l'histoire, comme des perroquets. Mais Jenny réagit enfin et murmura à l'officier Dixon : "Je vous dirai tout si vous me sortez de là."

La vérité fut découverte au cours d'un procès qui fit sensation.

Mais les raisons du comportement aberrant de Gertrude resteront à jamais un mystère. Elle se borna à répéter : "Je voulais lui donner une leçon."

Voir suite... Explications, et que sont-ils devenus?
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MessageSujet: Re: Gertrude BANIZEWSKI   Dim 17 Mai - 17:29

Mais et les parents ? Ils n'ont pas bougé ? Ils ne s'étonnaient pas de ne pas voir leurs filles leur écrire ? ... scratch
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MessageSujet: Re: Gertrude BANIZEWSKI   Dim 17 Mai - 17:53

Les lettres n'ont jamais été envoyées, et c'est encore là un mystère : Gertrude forçait Sylvia à écrire des lettres pour s'accuser de tous les péchés, mais les filles de toutes façons n'avaient pas l'adresse de leurs parents, qui suivaient des fêtes foraines itinérantes. Là encore, dans leur détresse et leur naïveté, pensaient-elles que Gertrude était toute puissante? Et Gertrude dans sa stupidité pensait que ce serait un bon alibi à montrer à la police? Mystère.

Mais le pire, c'est que durant les 4 mois du calvaire de Sylvia, ses parents sont passés par Indianapolis, et sont allés voir leurs filles. PAS UNE SEULE FOIS elles ne se sont plaintes! Juste qu'elles avaient faim et qu'elle voulaient aller manger un hamburger.

Une fois, Jenny a rencontré leur soeur aînée Diana (18 ans) dans un parc, elle lui a dit que Sylvia était maltraitée, et la conclusion de Diana, c'est que Sylvia méritait sûrement d'être punie. Elle s'est quand même donné la peine d'aller voir Gertrude, qui ne l'a pas laissée entrer, et Diana n'a pas insisté.

Une fois, une assistante sociale est venue, à la suite d'un coup de fil anonyme disant que dans cette maison, il y avait une enfant avec des plaies ouvertes. Gertrude lui a dit que Sylvia s'était enfuie de la maison, l'assistante sociale a classé l'affaire.

Le pasteur de la paroisse est venu plusieurs fois, Gertrude lui a dit que Sylvia était partie et se prostituait, tout ce qu'il a répondu c'est "prions" et n'a pas cherché plus loin.

La voisine d'à côté, Mrs Vermilion, est venue plusieurs fois, elle a été témoin de Paula frappant Sylvia à coup de ceinture, lui jetant un verre d'eau brûlante au visage, et elle n'a rien dit, rien fait, que de se dire que sa pauvre voisine était une femme bien à plaindre, seule avec tous ces enfants.

En présence de ces gens de l'extérieur, Jenny n'a pas bronché tellement elle était terrifiée. Et du reste, tous ces "légumes" l'auraient-ils crue?
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