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lettre F : Albert Fish

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Angeline
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MessageSujet: lettre F : Albert Fish   Jeu 21 Mai - 16:01

Albert Fish a reconnu avoir molesté plus de 400 enfants durant une période de 20 ans, et bien que son cas ait été éclipsé par d'autres, il mérite plus que quiconque le qualificatif de "monstre inhumain". C'était un tueur rusé, qui s'en prenait aux enfants. L'un des psychiatres qui l'examina a dit qu'à sa connaissance, c'était l'être le plus dépravé qu'il lui ait été donné de connaître.

Le vieillard rendait son enfance responsable de son état. Il fut abandonné à un âge très jeune, et placé dans un orphelinat, où il fut témoin d'actes de brutalité et de sadisme. Les enfants y étaient fouettés sans pitié.

D'après l'un de ses enfants, l'étrange conduite de Fish se révéla après janvier 1917. A cette époque, l'épouse de Fish le quitta pour un locataire nommé John Straube. Quand Fish revint de son travail, il trouva ses 6 enfants abandonnés à eux-mêmes, l'appartement vidé de ses meubles.

La conduite de Mrs Fish n'était pas non plus normale : elle revint, avec son amant, et demanda à réaménager avec lui. Devant le refus de Fish, elle cacha son amant dans le grenier et le nourrit en cachette. Fish le découvrit, et les mit tous 2 à la porte. Il ne devait jamais revoir son épouse. Il devint "père et mère" pour ses enfants, et se remaria au moins 2 fois, sans prendre la peine de divorcer.

Dès lors, sa conduite devint bizarre. Il amena sas enfants dans une maison de campagne appelée Wisteria Cottage, où ils furent témoins de scènes terrifiantes : par exemple, le vieillard montait au sommet d'une colline, levait les bras au ciel, et s'écriait "je suis le Christ!"

Fish était fasciné par la douleur, infligée à lui même ou aux autres. Il était à la fois sadique et masochiste, il encourageait ses enfants à le battre à coups de bâton. Un jour, son fils Albert Junior le surprit en train de se fouetter lui même à l'aide d'une pagaie garnie de clous. Devant l'insistance du jeune homme, son père avoua "j'adore me torturer".

Plusieurs fois, il fut interné dans des hôpitaux psychiatriques, mais toujours relâché. Il avait également l'habitude d'insérer des aiguilles dans son corps.
A la pleine lune, son visage devenait tout rouge, et il aimait manger de la viande crue.

Au cours des années, Fish se mit à collectionner tout ce qu'il pouvait trouver concernant le cannibalisme.

Il se mit aussi à répondre à des petites annonces émanant de veuves cherchant à se remarier. Les lettres qu'il leur envoyait (on en a retrouvé 40) étaient si obscènes qu'elles n'ont pu être citées au procès. Ses fantasmes tournaient autour des fonctions naturelles du corps humain, et fouetter de jeunes garçons. Fish indiquait clairement à ses correspondantes, que le mariage en lui même ne l'intéressait pas tellement, ce qu'il voulait, c'était une femme pour le frapper.

Quand Fish commença-t-il a tuer? C'est mal connu. Sa mémoire était défaillante au moment où il confessa ses crimes

Son crime le plus connu, fut le kidnapping et le meurtre de la petite Grace Budd en 1928.

L grand frère de Grace, qui vivait avec sa famille dans un taudis insalubre de New York, avait passé une petite annonce demandant un job d'été à la campagne. Se faisant passer pour le propriétaire terrien Frank Howard, Fish se rendit chez la famille, gagna leur sympathie, et obtint d'eux qu'ils leur confient la petite Grace, 10 ans, pour l'amener à une fête d'anniversaire.

Fish amena la fillette, ils prirent le train à White Plains, New York, le 3 juin 1928. A côté d'eux sur la banquette, Fish avait déposé une malette contenant ce qu'il appela "mes instruments de l'enfer", une hache, une scie, un couteau de boucher. Au moment de descendre du train, il les oublia, et ce fut la fillette qui les lui apporta.

Fish et Grace arrivèrent à Wisteria Cottage, un endroit isolé. Pendant que la fillette cueillait des fleurs à l'expérieur, Fish se dévêtit puis appela Grace. Quand elle l'aperçut, elle s'affola et s'écia "je vais le dire à maman", alors Fish l'étrangla, puis découpa son cadavre.

Comme il l'avoue plus tard de bonne grâce à la police, il prépara un ragout avec des légumes et en mangea pendant une semaine.

Pendant des années, la disparition de Grace Budd demeura un mystère : plusieurs personnes la signalaient de temps à autres, bien vivante, dans divers endroits.

Le mystrèe n'aurait jamais été éclairci sans la folie grandissante de Fish. En 1934, il écrivit une lettre aux parents Budd, pour décrire en détails la fin de Grace. Cette lettre devait le perdre.

Elle permit à la police de remonter jusqu'à lui, et le vieillard ne fit aucune difficulté pour avouer, confessant même d'autres meurtres.

La police déterra les ossements de Grace près de Wisteria Cottage.

Les avocats de la défense firent des efforts désespérés pour plaider la folie de leur client.

Mais l'accusation contrattaqua avec ses propres psychiatres qui déclarèrent Fish capable de déterminer le bien du mal.

Les jurés suivirent l'accusation et condamnèrent Fish à la chaise électrique.
La presse l'avait surnommé "le maniaque de la pleine lune".

En attendant son exécution, le vieillard confia aux autorités qu'il avait hâte d'âtre électrocuté,pour lui, ce serait l'extase suprême, la seule qu'il n'ait pas encore expérimentée.

La mort de Fish devait être aussi atroce que sa vie : toutes les aiguilles qu'ils s'était introduites dans le corps provoquèrent un court circuit, et il fallut s'y reprendre à deux fois, envoyant un voltage plus fort.

Bibliographie :

-La chasse à l'ogre (Michaël Angellela)

- Serial Killers, enquête sur les tueurs en série, chap. Albert Fish, le grand père tranquille, de Stéphane Bourgoin)

-Tueurs en série, les nouveaux monstres(coll. Scènes de crime, chap. l'ogre de Wisteria, par Etienne Jalieu)

-La dernière sonnette (version romancée, avec des noms différents pour les protagonistes, par Joseph Harrington)

-et pour les lecteurs anglophones, "Fiend", de Harold Shechter

ainsi qu'une vidéo sur YouTube.
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