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Akutagawa Ryûnosuke

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MessageSujet: Akutagawa Ryûnosuke   Ven 4 Sep - 21:07

La biographie de ce très grand auteur japonais, qui se suicida en juillet 1927 en avalant du cyanure, a déjà sa place dans notre rubrique "L'Anniversaire du Jour."
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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

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MessageSujet: Re: Akutagawa Ryûnosuke   Ven 4 Sep - 21:08

Prochainement, sur ce fil, notre opinion sur "Rashômon & Autres Contes."
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MessageSujet: Re: Akutagawa Ryûnosuke   Sam 5 Sep - 16:33

Magistralement porté à l'écran par le génial Kurosawa ! Il me semble que le titre du film est Rashômon ou la porte de l'enfer.
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MessageSujet: Re: Akutagawa Ryûnosuke   Dim 13 Sep - 17:57

Superbe film, en effet, Millie. La scène où l'âme du disparu s'exprime par la voix de la femme - il me semble - est typique du génie japonais en matière de fantastique.
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MessageSujet: Rashômon & Autres Contes   Dim 13 Sep - 18:33



Sakuhin-shu
Traduction & introduction : Arimasa Mori

Extraits

Personnages


La présente édition est une intégrale, contrairement au petit volume Folio qui lui, ne comporte que quatre nouvelles sur les quinze qui composent le manuscrit originel.

Comme toujours dans un recueil de ce type, certains récits parlent au lecteur de façon plus directe que d'autres. En ce qui me concerne, voici mon palmarès par ordre de préférence décroissant : "Le Nez - Le Mouchoir - Chasteté d'Otomi - Les Kappa - Villa Genkaku - Dans le Fourré - Figures Infernales."

Au fil de ses contes, Akutagawa mêle les récits remontant au Japon féodal et les histoires contemporaines. La nouvelle "Les Kappa" est à part car on peut la voir comme une réflexion à la Jonathan Swift émise par l'auteur sur le monde dans lequel il évolue :
le narrateur, à la suite d'une chute dans un trou, tombe dans un monde parallèle, celui des Kappa, peuple mi-batracien, mi-humain, chez qui il va résider quelque temps. S'en suit toute une série de digressions des plus intéressantes, mettant en parallèle les valeurs humaines (et spécialement japonaises) et les valeurs kappa. Lorsque notre narrateur retourne dans son monde, on le prend pour un fou et il finit dans un asile d'où il ne désespère pas de s'enfuir pour rejoindre le monde des Kappa qui, désormais, lui manque ...

Finesse et ironie sont les armes favorites d'Akutagawa. Avec elles, il parvient à faire sourire mainte et mainte fois son lecteur alors que, pour peu qu'on analyse la trame des histoires, on s'aperçoit qu'il n'y en a pas une seule qui ne soit tissée de tristesse.

Dans "Figures Infernales", fondée sur le terrible sacrifice consenti par un peintre pour atteindre à la perfection de son art, ou dans "Le Fil d'Araignée", qui met en scène un damné auquel le Bouddha offre une chance qu'il gâche par égoïsme, sans oublier "Ogin", où une famille de Japonais christianisés renonce à "Deus" devant les flammes du bûcher, nous plongeons dans le drame le plus noir, mais avec un élément fantastique que, en dépit du discours de l'Ombre, ne joue pas un rôle si important "Dans le Fourré."

"Chasteté d'Otomi" - en temps de guerre, une jeune femme risque de se faire violer pour préserver la vie d'un chat - "Villa Genkaku" - récit des conséquences de l'adultère d'un mari désormais mourant sur toute une famille - et le superbe "Mouchoir", où l'auteur oppose avec subtilité les coutumes japonaises et les coutumes occidentales, ne seraient pas déplacés dans une anthologie où trôneraient également Tchékhov et Mansfield. Petite touches à peine visibles, demi-teintes, silences qui disent tout, temps suspendu l'espace de quelques secondes primordiales ... : ce sont de vraies merveilles.

Quant au "Nez", où un moine affligé d'un appendice nasal encombrant parvient à se le faire réduire pour regretter ensuite le temps où ce nez le rendait "anormal", c'est, à mon avis, le joyau le plus étincelant de cet écrin serti de nouvelles qu'est "Rashômon." Et même si je ne vous ai pas parlé de celle qui a donné son titre au recueil ni encore de quelques autres, vous auriez bien tort de supposer qu'elles ne valent pas qu'on s'y arrête. Lisez Akutagawa : c'était un conteur de génie.
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MessageSujet: La Magicienne   Mer 18 Mai - 20:05



Hina, Kaika no satsujin, Kaika no otto, Yôba, Aki
Traduction & avant-propose : Elisabeth Suetsugu


ISBN : 9782809703979

Extraits
Personnages


Cinq nouvelles, dont la plus longue, "La Magicienne", donne son titre au recueil, et qui datent toutes de la fin de la vie de leur auteur. Mentionnons au passage que "La Magicienne" justement est l'une des très rares nouvelles d'Akutagawa qui fasse appel à un thème carrément fantastique, l'invocation des dieux par un médium utilisé contre son gré.

Les nouvelles d'Akutagawa, ça se savoure, ça se relit aussi. Avec Tanizaki mais en utilisant moins de thèmes axés sur le sexe, le fétichisme et le sadisme, il demeure l'un des maîtres du genre au Japon. Par conséquent, ne vous contentez pas de "Rashômon", immortalisé à l'écran par Kurosawa qui, dans sa partie, était aussi un génie. Ces cinq nouvelles en particulier montrent la perplexité et la nostalgie d'Akutagawa face à la modernisation - qu'il sait nécessaire - de son pays mais dont il n'ignore pas non plus qu'elle risque de faire périr bien des traditions.

Comme, par exemple, celle des Poupées que l'on exhibe pour la Fête des Filles et qui est le sujet de la première nouvelle. Ces poupées, grandeur nature et représentant traditionnellement l'Empereur, l'Impératrice, quelques courtisans dans un décor splendide, s'apprêtent, au tout début du XXème siècle, à être vendues à un Américain afin de permettre à la famille de remonter un peu la pente sur le plan financier. L'histoire nous est contée, avec une infinie poésie, par la fille du vendeur, devenue adulte et la fin, l'image de cette petite fille occidentale qu'elle a vue un jour jouer avec les têtes de poupées dépareillées, est singulièrement émouvante et tragique.

L'amour assassine ou répudie, selon que vous lisez ensuite "Un Crime Moderne" ou "Un Mari Moderne." Les deux récits sont déchirants, de façon cynique et sanglante pour le premier, plus tendre et infiniment plus mélancolique dans le second. Dans le premier, on peut dire que le Japon traditionnel triomphe mais le "Mari Moderne", membre d'ailleurs de l'aristocratie samouraï, lui, a plutôt le comportement d'un vaincu.

"La Magicienne" est un authentique récit fantastique comme seuls les Japonais sont capables de nous en écrire et qui, par certaines scènes (l'horrible vieille sorcière s'avançant lentement à genoux vers le héros), évoqueront au cinéphile un Japon certainement hypermoderne mais qui n'a pas oublié les racines dans lesquelles il puise une bonne part de son cinéma d'épouvante - qui est, nul connaisseur ne le niera, tout à fait différent, comme le cinéma coréen d'ailleurs, du genre "à l'américaine." En gros, un jeune homme tombe amoureux d'une servante qu'il voudrait épouser. Un beau jour, celle-ci donne sa démission. Après divers aléas, il retrouve sa trace : elle vit désormais chez une tante, voyante renommée de Tôkyô et personnage franchement détestable, qui a bâti sa renommée sur sa façon d'invoquer un certain dieu dont les arrêts peuvent se révéler aussi positifs que négatifs. Mais pour cela, elle a besoin de quelqu'un qui entre en transe. Il ne lui reste plus que sa jeune nièce qu'elle a si bien menacée des pires représailles que la jeune fille s'est soumise à son sinistre destin. Mais voilà qu'un riche client de la voyante veut désormais prendre la jeune fille comme concubine. La vieille est bien disposée envers ce prétendant : elle peut trouver un autre medium mais les sommes que lui versera le client se sentiront toujours très au chaud dans son escarcelle avide. Evidemment, la situation va se renverser ... Et Akutagawa en profite pour nous rappeler que, comme le disait Shakespeare par la voix de Hamlet, "il y a [...] bien plus de merveilles dans le ciel et sur la terre que ne peuvent rêver toutes nos philosophies." Les descriptions, tant diurnes que nocturnes de l'ancienne Edo, sont en outre saisissantes de beauté ... et de fantastique à l'état pur.

Quant à la dernière nouvelle, "Automne", c'est certainement la plus triste : deux soeurs qui aiment le même homme ; l'aînée se sacrifie (la tradition veut que l'aînée se marie avant la cadette) tandis que la puînée obtient l'homme qu'elle aime. A la fin ...

Ma foi, la fin, je vous la laisse découvrir : elle est d'une mélancolie insigne et raffinée et tout l'art du grand Akutagawa trouve à s'y exprimer avec cette simplicité poétique qui le caractérise.

A lire. C'est sûr. D'ailleurs, tout Akutogawa est à lire.

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